aléatoire

vendredi 26 mai 2017

Je ne parle jamais d'actualité dans mes homélies ni ici
parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Des catastrophes? Des attentats, des morts, des accidents, des guerres,
des horreurs, des trahisons, des scandales, des abus, des maladies et des misères?
Dites-moi quelque chose de neuf, quelque chose qui ne soit pas déjà arrivé mille fois.
La Parole de Dieu, l'exemple de Jésus, le salut du monde, la résurrection,
la vie éternelle, la rédemption, le pardon des péchés, le retour du Christ,
là, oui, d'accord, on a de la vraie nouveauté, quelque chose d'inédit, d'énorme,
d'inimaginable, tellement méconnu, méprisé, oublié, falsifié, détourné, parodié,
que ça vaut la peine d'en parler, chaque jour que Dieu nous donne.
Si ceux qui croient en Dieu n'en parlent pas, qui le fera?
Pour lire les journaux, on n'a pas besoin des curés, on sait le faire tout seul.
Saint Dominique ne parlait que de Dieu, ou avec Dieu.
Ça me va, comme programme. 
Tout le reste passera, Dieu ne passera jamais.