persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 16 juillet 2016

Matthieu est l'évangéliste qui prend le plus de soin
à démontrer que Jésus est bien le messie attendu par le peuple d'Israël,
celui que les prophéties avaient annoncé.
C'est pour ça que, même s'il ne nous concerne pas directement,
il est important de bien connaître l'Ancien Testament : 
il préfigure le Nouveau, qui à son tour éclaire l'Ancien.

vendredi 15 juillet 2016

C'est souvent qu'on fait des marchés avec Dieu,
quand on a besoin de Lui pour quelque chose de grave.
Concède-moi ce que je te demande, et je ferai ci ou ça : je brûlerai un cierge,
je ferai un pélerinage, j'arrêterai de fumer, je ferai tel effort ou telle chose difficile...
C'est la miséricorde que Dieu veut, non les sacrifices.
Si, au lieu de faire des marchés avec Lui, on mettait en pratique sa Parole,
alors Il nous écouterait quand on lui demande quelque chose
parce que nous l'écouterions aussi quand c'est Lui qui demande, 
et que nous deviendrions ses amis au lieu de n'être que ses débiteurs.

jeudi 14 juillet 2016

La prière consistant à demander à Dieu
de nous faire rencontrer des gens qu'on aime et qui nous aiment
n'est pas la seule qu'il est capable d'exaucer, 
mais c'est la seule dont on est certain qu'elle le sera.
La résurrection des morts est la clé qui donne un sens à l'existence humaine,
en particulier au scandale des injustices, de la souffrance, de la maladie et de la mort.
Si Dieu n'avait pas prévu de nous ressusciter, la vie n'aurait aucun sens,
ni la religion, ni la foi dans un Dieu et encore moins dans un Dieu censé nous aimer.
Mais si Dieu nous ressuscite à la fin des temps, si la mort n'est pas définitive,
si une récompense éternelle attend celles et ceux qui ont mis leur foi en Lui,
alors la vie n'est pas absurde, alors Dieu n'est ni incompétent ni cruel ni absent,
alors ce qu'a enseigné Jésus est vrai et ça vaut la peine de l'écouter et de le suivre, 
de porter son joug et de se charger de son fardeau.

mercredi 13 juillet 2016

C'est vrai que Dieu est une évidence pour les tout-petits.
Ensuite l'expérience du mal, les difficultés, les souffrances, les tentations,
les injustices, les abandons, les frustrations, les méchancetés etc...
nous font perdre pied et nous éloignent de Lui,
à moins que notre vie ne soit batie sur le roc des sacrements et de la prière 
qui maintiennent en vie cet amour innocent et confiant envers Jésus Christ.

mardi 12 juillet 2016

Les miracles d'aujourd'hui sont la plupart du temps très discrets :
un homme libéré de deux démons, une onction des malades qui guérit,
une conversion subite, des bénédictions de maisons qui font fuir des esprits,
une personne dans un endroit sans prêtre qui en trouve un à l'heure de mourir...
En fait, il y en a partout, des miracles.
Il n'y a juste pas grand monde pour en être témoin,
principalement parce que le monde préfère les ignorer 
que d'avoir à se remettre en question et à se convertir.

lundi 11 juillet 2016

On dit de la règle de St. Benoit qu'elle est équilibrée et humaine.
Bien.
Mais quand on la lit, on se rend compte de son niveau d'exigence,
et on n'y trouve ni laxisme, ni complaisance pour la faiblesse ou le péché :
c'est que toute son ambition est de permettre aux moines de ne penser qu'à Dieu,
et de régler toute leur vie en fonction de cet amour qui doit tout surpasser.
Ça illustre, si besoin était, à quel point on est loin du compte dans notre vie
quand il s'agit d'aimer Dieu par-dessus tout, de tout son coeur et de toute son âme.
Il n'est plus possible, après avoir lu cette règle, de penser qu'on en a fait assez
ou qu'on peut se reposer sur ses lauriers toute sa vie
juste parce qu'on a été au catéchisme et fait sa première communion 
sans plus jamais mettre un pied à l'église après en dehors des occasions exceptionnelles.

dimanche 10 juillet 2016

Être "moderne", ça ne veut rien dire.
Les humains de chaque époque, par le simple fait qu'ils étaient en vie
et relativement jeunes de préférence,
se sont toujours considérés "modernes",
que ce soit aujourd'hui ou il y a dix mille ans.
"Moderniste", c'est autre chose.
Ça veut dire qu'on veut être dans le vent, à la page, voire à l'avant-garde,
reconnu comme tel, et qu'on se sent à cause de ça supérieur à tous les ringards
dont on considère, pour une raison ou pour une autre, qu'ils ne sont pas à la mode...
On ne le dira pas comme ça, on dira qu'ils vivent à une autre époque, par exemple,
ou qu'ils n'ont pas su s'adapter au temps actuel, qu'ils n'y comprennent rien.
Bref, quelles que soient les périphrases qu'il utilise pour se moquer des autres, 
le "modernisme" est essentiellement une vanité, et rien d'autre.
C'est une grâce particulière, quand on a l'occasion de faire le bon samaritain. 
Il ne faut pas la laisser passer, mais s'en réjouir.

samedi 9 juillet 2016

Que Dieu nous garde de jamais le renier devant les hommes !
Je n'ai pas envie d'entendre, le jour où j'arriverai devant la porte du paradis, 
"passe ton chemin, je ne te connais pas !".

vendredi 8 juillet 2016

C'est notre droit le plus absolu de ne pas pardonner.
Oui, c'est vrai.
Mais c'est notre droit le plus absolu aussi de pardonner.
Tout dépend de qui on veut imiter, 
et de si on est plus ami de la paix ou de la guerre.
Une vertu oubliée par notre siècle est la persévérance :
on abandonne très vite le combat de l'amour de Dieu et du prochain,
un rien nous fait trébucher et changer de direction.
Heureusement que Dieu a pitié de notre faiblesse 
et qu'Il est prêt à nous pardonner dès qu'on revient à Lui !

jeudi 7 juillet 2016

Là où l'annonce de l'Evangile n'intéresse personne, ne fait pas bouger les foules,
ne remplit pas les églises et ne provoque aucune vie chrétienne communautaire,
le Christ nous demande de ne pas rester et d'aller annoncer son royaume
où il sera accueilli avec ferveur et où il provoquera des fruits de conversion.
Jusqu'alors, on n'était pas obligés de suivre cette recommandation au pied de la lettre,
il y avait assez de prêtre pour en mettre partout, même où personne n'en a cure.
Mais il nous va bientôt falloir revenir aux fondamentaux, contraints et forcés,
quand il n'y aura plus assez de prêtres pour couvrir tout le pays,
ce qui est déjà le cas dans de nombreuses régions.
Alors on cherchera Dieu, et on ne le trouvera pas, 
le jour où il faudra assumer la conséquences de décennies de désintérêt envers Lui.

mercredi 6 juillet 2016

On me demande régulièrement ce que je pense du célibat des prêtres,
si ça n'est pas trop invivable et insupportable,
avec un clin d'oeil et un sourire egrillard, de pitié ou qui se veut complice.
Ce qui est insupportable, c'est que des gens qui pensent être chrétiens
n'aiment pas Dieu, en tout cas pas d'un amour aussi profond que l'amour conjugal,
au point de n'avoir strictement aucune idée de la possibilité même de cet amour.
Ce qui est insupportable, c'est que des baptisés qui pensent avoir la foi
désertent les églises et les sacrements,
les saintes Ecritures et les enseignements du Christ et de l'Eglise,
parce qu'ils n'ont pour Lui aucun amour et ne s'en rendent même pas compte.
Ce qui est insupportable, c'est d'être les témoins permanents
du désintérêt et de la méconnaissance de son peuple pour Dieu,
quand il ne s'agit pas carrément de mépris affiché ou d'absence totale de foi en Lui. 
Le célibat, à côté de tout ça, n'est qu'une brindille perdue dans une tempête.
Proclamer que le royaume des Cieux est tout proche,
voilà la mission des apôtres, de leurs successeurs, les évêques,
de leurs collaborateurs, les prêtres.
Ce ne sont pas d'abord des administrateurs, des gardiens du temple ou des pdg, 
et il ne leur est pas demandé de sauver le monde, ni de le diriger ou de le juger.

mardi 5 juillet 2016

Toute idolâtrie est incompatible avec la foi au Dieu que le Christ nous a révélé.
C'est pourquoi la religion catholique est inconciliable avec
le culte de l'argent, le culte du corps ou celui du bien-être ou du plaisir,
mais aussi avec le culte des personnes qui se prennent pour le Christ. 
Le seul sauveur est Jésus Christ et le seul moyen de salut, la croix.
Des foules désemparées et abattues, il y en avait au temps de Jésus,
il y en a encore aujourd'hui, il y en aura toujours.
Par contre, on n'est pas obligé d'en faire partie, 
mais pour en sortir, il faut se décider fermement à suivre le Christ.

lundi 4 juillet 2016

N'oublions jamais d'où nous venons :
nous sommes poussière, et nous redeviendrons poussière.
Ça met en perspective la reconnaissance infinie que nous devrions avoir envers Dieu,
qui a fait à partir de rien l'être que nous sommes,
nous a donné la vie et une réserve de jours à vivre, des qualités et des capacités,
sans qui nous n'existerions pas.
Rien n'est dû : n'agissons pas comme des enfants gâtés envers Dieu, 
à toujours réclamer plus ou autre chose sans jamais apprécier ce qu'Il nous a donné.

dimanche 3 juillet 2016

Ce qui compte, ce n'est pas qui on est sur terre,
la gloire de ce monde passera.
Non, ce qui est important c'est qui on sera au ciel,
et ça sera proportionnel à notre générosité ici-bas :
qui donne sans compter aux pauvres,
celui qui donne de ses bien, de son temps et de son coeur à qui en a besoin, 
voilà qui sera grand dans le royaume des cieux.

samedi 2 juillet 2016

Le message du Christ n'est pas fait pour des esprits sclérosés et secs,
pour des gens qui croient déjà tout savoir et tout avoir compris, 
mais pour des esprits souples et ouverts, avides de vérité et de bien faire.