lundi 7 novembre 2016
Les prêtres sont les garants de la succession
ininterrompue de témoins
qui remontent non
seulement à l'époque du Christ, mais à sa volonté explicite
d'instituer des apôtres
auxquels Il a confié son Eglise.
Une paroisse peut
vivoter sans prêtre, mais pas vivre pleinement.
Il faut des prêtres.
Des saints prêtres.
dimanche 6 novembre 2016
La tentation de
devenir "comme des dieux" date du péché originel,
autant dire qu'elle
n'est pas d'aujourd'hui.
Mais elle est toujours
aussi présente, et notre époque, comme toutes celles avant elle,
essaye encore
d'éliminer Dieu et de vivre sans Lui,
en tentant de trouver
l'immortalité par nos propres moyens,
comme cherchent à le
faire les transhumanistes par exemple.
Tout ça pour obtenir
quelque chose que Dieu veut de toutes façons nous donner,
si nous l'acceptons
dans notre vie et que nous suivons le chemin qu'Il nous a tracé...
Ah, mais c'est
qu'accepter l'immortalité de la part de Dieu demande de l'humilité,
et c'est bien ce qui
manque à tous ceux qui se prennent pour des dieux, justement,
alors que c'est l'une
des caractéristiques à laquelle on reconnait les saints.
samedi 5 novembre 2016
vendredi 4 novembre 2016
Plusieurs activités
sont incompatibles, juste parce qu'elles sont toutes chronophages :
rechercher la richesse,
les plaisirs de la chair ou le pouvoir,
ou rechercher la
fréquentation de Dieu et mettre en pratique ses commandements.
On ne peut pas tout
faire à la fois, alors on fait nécessairement des choix,
qu'on en ait
conscience ou pas, qu'on se rende compte des conséquences ou pas.
Mais l'insouciance,
l'ignorance ou l'indifférence ne changeront rien au résultat :
soit notre chemin mène
vers Dieu, soit il ne mène nulle part.
jeudi 3 novembre 2016
Saint Martin de
Porrès, c'est l'illustration de ce qui est important dans la foi.
Fils illégitime d'un
noble espagnol et d'une esclave noire libérée,
abandonné par son père
dans son jeune âge, il veut rentrer chez les dominicains,
mais la loi, à son époque
et dans son pays, le Pérou, l'interdit aux métis.
Il y entre cependant,
mais comme simple portier,
et n'aura jamais accès
à la vie conventuelle complète.
Mais c'est lui qui est
saint, et aucun autre frère du couvent.
Et c'est ça qui
compte, au-delà des injustices des hommes, fussent-ils d'Eglise.
mercredi 2 novembre 2016
C'est devant la mort
que notre foi est mise à nu :
ou nous croyons à la résurrection
et à la vie éternelle,
ou nous n'y croyons
pas, ni à ça, ni à Dieu, ni en rien.
C'est là que beaucoup
se rendent compte qu'ils ont perdu la foi,
sans même s'en rendre
compte, à force de vivre loin de Dieu,
alors qu'ils étaient
persuadés, hier encore, d'être des chrétiens.
mardi 1 novembre 2016
Beaucoup de gens
confondent la toussaint et la fête des morts,
au point de fleurir
parfois les églises avec des chrysanthèmes pour la toussaint,
ce qui n'a pas de sens
: ce sont des fleurs blanches qu'on devrait mettre,
roses, lys, ce que
vous voulez, mais pas des chrysanthèmes !
La toussaint n'est pas
la fête des morts mais des vivants,
de ceux qui ont
choisit la vie par Dieu, avec Dieu et en Dieu
et dont on fête, à
l'avance, la résurrection et la joie éternelle !
lundi 31 octobre 2016
Estimer les autres
supérieurs à soi-même,
avoir leur intérêt à
coeur avant le nôtre,
voilà bien quelque
chose qui va à contre-courant de notre époque,
qui met en avant le
droit (et même le devoir) à l'épanouissement personnel.
Ce n'est pourtant pas
de la faiblesse, ni être timoré, mou ou soumis,
d'agir comme saint
Paul le recommande à tout chrétien.
Bien au contraire :
pour en être capable, il faut se posséder soi-même,
être souverain sur sa
propre vie, et décider de la mettre au service des autres.
Alors que se prendre
pour le centre du monde et ne penser qu'à soi et à son plaisir,
un nourrisson en est
capable avant même de savoir parler.
dimanche 30 octobre 2016
C'est bien de se
convertir et de décider désormais de suivre sérieusement le Christ,
mais il faut que ça
soit suivi d'effets concrets.
Zachée, par exemple,
décide de lui-même de donner la moitié de ses biens aux pauvres,
et de rembourser au
quadruple toute personne qu'il aurait volé :
son appréciation de
Jésus n'est pas juste une posture,
il en découle du bien
pour pas mal de monde.
Il faut qu'il en soit
ainsi pour nous tous :
un chrétien qui
n'apporte rien de bon à personne n'a de chrétien que le nom.
samedi 29 octobre 2016
vendredi 28 octobre 2016
Toutes les religions,
à l'époque du Christ, sont excluantes :
à chaque peuple et à
chaque région son ou ses dieux, ses croyances et ses rites.
Ça s'impose aux
peuples vaincus, mais en dehors de ça, ça ne se transmet pas,
ça sert au contraire à
se distinguer et à se différencier des autres.
Le christianisme
apporte une nouveauté totalement inédite :
dès qu'on devient chrétien,
on devient un seul peuple, tous fondamentalement égaux,
quelle que soit notre
origine, race, couleur de peau, culture, richesse ou langue,
notre peuple, notre
lieu de naissance, notre statut social, notre sexe ou notre âge.
Alors oui, il y a des
religions qui divisent, parce qu'elles sont, au fond,
un signe
d'appartenance réservé à une catégorie exclusive et excluante.
Mais le christianisme
est ouvert à tous, sans exception.
C'est une religion
certes communautaire, mais en aucun cas communautariste
parce que tout être
humain, par le baptême, peut en devenir membre de droit.
Ce n'est pas un hasard
si on l'a qualifiée de "catholique", c'est à dire
"universelle"...
jeudi 27 octobre 2016
Saint Paul nous
indique ce qu'il faut posséder
pour avoir les moyens
de lutter contre les forces du mal :
aimer la vérité et la
justice, annoncer l'Evangile, avoir la foi,
rechercher le salut,
connaître la Parole de Dieu.
Je ne connais pas beaucoup
de chrétiens qui aient l'équipement complet de nos jours.
Mais rares sont ceux
qui savent qu'on est en guerre contre le diable et ses troupes...
Rien d'étonnant, donc,
à ce que ceux qui recherchent le salut soient peu nombreux.
mercredi 26 octobre 2016
Ah, ça, Dieu déteste
l'injustice, aucun doute là-dessus, il le redit assez souvent.
Mais l'injustice, pour
Lui, c'est par exemple de ne pas savoir pardonner,
quand Lui nous
pardonne tout pour peu qu'on le lui demande.
C'est de ne pas savoir
partager,
alors que Lui nous a
tout donné, à commencer par notre vie, et par la sienne.
Ne crois pas que
l'injustice soit "tuer ou voler".
C'est aussi ne pas
savoir faire du bien en retour de celui qu'on reçoit de Dieu.
mardi 25 octobre 2016
lundi 24 octobre 2016
dimanche 23 octobre 2016
Comment s'articule le
fait que Dieu soit à la foi juste et bon ?
N'est-il pas injuste
qu'il pardonne quiconque lui demande pardon ?
Ça le serait, s'il
n'appartenait pas au pécheur de réparer les conséquences de ses péchés.
Le pardon de Dieu nous
permet d'entrer au paradis, c'est un fait.
Mais nul n'y entrera
sans avoir d'abord réparé le mal qu'il a fait :
soit ici-bas, sur
terre, directement ou par la pénitence quand il n'y a pas d'autre solution,
soit au purgatoire, si
on a négligé ce devoir de justice pendant notre vie terrestre.
C'est pour cette
raison que le pardon des péchés,
qu'on obtient quand on
va demander pardon à Dieu dans la confession, n'est pas injuste,
et que ce n'est en
aucun cas une licence pour pécher autant qu'on veut,
comme si le mal qu'on
fait n'avait pas la moindre conséquence
à cause de l'amour que
Dieu nous porte et de sa facilité à nous pardonner.
samedi 22 octobre 2016
Le sens originel des
priorités, c'est aimer Dieu, puis les autres, comme soi-même.
Le péché du monde,
c'est de s'aimer soi-même, puis les autres s'ils me sont utiles,
et enfin, quand on n'a
plus rien d'autre à faire ou qu'on n'a pas le choix, Dieu.
Rien d'étonnant que
tout marche à l'envers
quand les priorités
sont inversées !
Et que toute
l'humanité en souffre,
quel que soit notre
degré de responsabilité personnelle dans cette situation.
vendredi 21 octobre 2016
Nombreux sont ceux qui
redoutent ou qui détestent la confession.
S'humilier devant un
prêtre et reconnaître ses péchés, quelle horreur !
Eh bien, qu'est-ce que
ça sera le jour où il faudra le faire devant Dieu,
surtout si, ayant pu
sur terre faire pardonner nos péchés avant cette rencontre,
on ne l'a jamais fait
et qu'on n'est du coup absolument pas présentable.
jeudi 20 octobre 2016
Jésus ne fait pas
exprès d'apporter la division,
comme le ferait le
"diviseur", "diabolos" en grec, le diable en français.
Il ne veut pas semer
la zizanie, ni monter les hommes les uns contre les autres.
Mais Il sait bien que
c'est pourtant ce qui va se produire
parce que dans un monde
dirigé par le mensonge, l'orgueil et l'égoïsme
par le refus de
reconnaître ses torts et la responsabilité du mal qu'on a pu faire,
la Vérité qui sort de
sa bouche met chacun devant un choix douloureux :
reconnaître ce qu'on a
fait de mal, se convertir et désormais chercher à ne plus pécher,
ou tout nier et accabler
le Christ, le ridiculiser, le persécuter et chercher à le faire taire.
Et ce choix coupe
l'humanité en deux, inévitablement :
ceux qui se
convertissent et ceux qui s'endurcissent,
ceux qui abandonnent
le péché et ceux qui le font surabonder,
ceux qui choisissent
l'amour de Dieu et ceux qui le haïssent.
mercredi 19 octobre 2016
Un excellent moyen de
ne jamais oublier Dieu ? La messe quotidienne.
Quand ce n'est objectivement
pas possible, au moins la prière quotidienne.
Et le souci constant
de l'amour du prochain,
la prédisposition
joyeuse à rendre les services qu'on pourrait me demander.
Fais cela, et la venue
du Christ ne te surprendra pas comme un voleur,
puisque tu vivras de toutes
façons chaque jour avec Lui.
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