persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 20 novembre 2016

Oui, Jésus est roi.
Mais son royaume n'est pas de ce monde.
Ici-bas, son trône, c'est une croix.
Son pouvoir, aimer jusqu'à donner sa vie pour ses amis.
Ses troupes, les petits et les simples.
On ne verra réellement Jésus en gloire qu'au ciel, 
et c'est là aussi qu'on verra réellement la gloire de ceux qui l'auront suivi.

samedi 19 novembre 2016

Un dieu incapable de ressusciter les morts
est un dieu qui ne vaut pas la peine qu'on donne sa vie pour le suivre.
Les sadducéens, en ne croyant pas à la résurrection, 
ne croient pas, en définitive, en Dieu.

vendredi 18 novembre 2016

Fêter saint Pierre et saint Paul en même temps
à l'occasion de la dédicace de la basilique qui leur est consacrée,
c'est rappeller que l'Eglise est multiple, par essence,
et qu'elle a besoin de chacun pour être complète :
les lettrés et les analphabètes, les intellectuels et les manuels,
les peureux et les audacieux, les convertis de la première heure et ceux de la dernière,
les intransigeants et les diplomates, les sédentaires et les missionnaires,
ceux qui ont le souci des païens et ceux qui ont le souci des chrétiens,
ceux qui vivent dans la pauvreté et ceux qui administrent les biens de l'Eglise.
Il n'y a pas une seule façon d'être chrétien : 
unité ne signifie pas uniformité.

jeudi 17 novembre 2016

Moins notre vie est conforme à l'Evangile,
plus on "interprète" les enseignements du Christ
pour les rendre acceptables selon notre situation.
Ce n'est que quand on s'efforce sincèrement de les mettre en pratique
que ses enseignements sont limpides et faciles à comprendre.

mercredi 16 novembre 2016

Plus nous mettons en pratique les commandements de Dieu ici-bas, 
plus nous augmentons notre capacité à profiter de sa présence pour l'éternité.

mardi 15 novembre 2016

Mieux vaut être un pécheur repentit qu'un juste auto-satisfait de sa propre perfection :
quand l'un prie "Jésus, fils de Dieu, sauveur, pitié pour moi, pécheur",
l'autre dit "je te remercie, Dieu, pour l'être exceptionnel que je suis."
Le premier recevra l'amour de Dieu et son pardon, 
le second ne recevra que sa propre admiration narcissique.

lundi 14 novembre 2016

Il est facile de perdre l'amour de Dieu que nous avions étant enfants,
et d'ailleurs nombreux sont ceux qui l'ont perdu sans même s'en rendre compte.
Il est essentiel de le ranimer et de l'entretenir comme un feu au fond de notre coeur,
parce que, sans amour de Dieu, la religion n'est qu'une coquille vide, 
une armure en carton, un chèque en bois, un souvenir folklorique.

dimanche 13 novembre 2016

Être "affairé sans rien faire", c'est faire toute sorte de choses dans sa vie,
mais pas celles qui sont réellement utiles, c'est à dire
pratiquer l'amour de Dieu par-dessus tout et du prochain comme soi-même.
On est souvent débordés et stressés pour des choses sans réelle importance,
parce qu'elles ne nous précèderont pas au ciel :
ce ne sont que des préoccupations terrestres, appellées à disparaître,
même si elles nous paraissent essentielles aujourd'hui,
quand on garde le nez sur son nombril ou les yeux rivés au sol.  
Tant qu'à être occupé, autant que ça soit par des choses qui ont de la valeur,
et rien n'est plus important que de rechercher, en tout et partout, 
l'amour qui, lui, gardera toute son importance et son intérêt au paradis.

samedi 12 novembre 2016

C'est vrai qu'il faut prier sans se décourager.
Bien sûr, il faut demander à Dieu des choses qui soient dans ses cordes,
et qui aient un rapport avec le commandement de l'amour qu'Il nous a laissé.
Mais même pour des demandes légitimes,
il faut parfois insister des mois, voire des années.
Cette obstination, Dieu n'en a pas besoin, mais nous oui :
c'est le temps qu'il nous faut pour être disposés à recevoir la grâce de Dieu
et pour avoir la force de la mettre ensuite en pratique. 
Ce qu'on a demandé avec insistance, on ne peut le rejeter quand on le reçoit enfin.

vendredi 11 novembre 2016

Il n'est pas de saint qui n'ait attendu avec ferveur le retour du Christ,
et qui n'ait accueilli la mort comme l'accomplissement de tous ses désirs.
Non pour la mort elle-même, qui est notre ennemie et l'ennemie de l'humanité,
mais pour la rencontre avec Dieu qui s'y trouve cachée, 
et pour la résurrection promise et réalisée en Jésus Christ.

jeudi 10 novembre 2016

C'est étonnant comme les premiers chrétiens ne se mêlent jamais de la chose publique,
la "res publica", qui est devenue pour nous la politique.
Saint Paul demande à Philémon de bien traiter son esclave Onesime,
mais il ne se révolte pas contre l'esclavage en soi.
C'est que les premiers chrétiens ne cherchent pas à changer la condition de chacun,
mais que chacun, quelque soit sa condition, cherche à suivre le Christ et se convertisse.
Les changements sociétaux, s'ils doivent avoir lieu,
sont une conséquence de cette conversion sincère, 
non leur préalable.

mercredi 9 novembre 2016

Aujourd'hui nous fêtons la dédicace, l'inauguration, de la basilique du Latran en 324. Appelée "Mère de toutes les églises", elle l'est véritablement, dans le sens où c'est le premier lieu officiel, visible, public, et adapté à la liturgie, dont ont disposé les chrétiens. Jusque là, en effet, le christianisme était une religion interdite, persécutée avec plus ou moins d'intensité depuis ses origines. L'empereur Constantin, par l'édit de Milan de 313, permet à chacun d'adorer qui il veut, et donc aux chrétiens de pratiquer leur foi au grand jour. La construction de la basilique du Latran en 320 est la manifestation extérieure de cet "édit de tolérance" : puisque les chrétiens sont désormais légitimes, il faut leur donner un lieu de culte public, c'est la mentalité romaine.
Bien.
Mais la première messe ne date pas de 324. Depuis toujours, les chrétiens se réunissent, non pas dans les catacombes, contrairement à l'idée reçue, mais dans les maisons des uns et des autres, comme on le refera par la suite dans les pays où le christianisme sera de nouveau persécuté. C'est d'ailleurs ces réunions qui font qu'on se reconnait chrétien, au-delà du baptême : l'assiduité à participer au partage du pain et du vin, et de la parole de Dieu, est ce qui constitue l'Eglise primitive. Et pas besoin d'un bâtiment en pierre pour cela : la première communauté chrétienne a fortement conscience du fait que l'Eglise, c'est eux, ce sont les personnes qui la constituent, ce n'est ni un lieu ni une bâtisse. Ils sont les pierres vivantes de l'édifice spirituel dont le Christ est la pierre angulaire. D'ailleurs, "Eglise", "Ecclesia", signifie "communauté", et non pas "bâtiment au milieu du village".
Est-ce que l'Eglise a gagné à avoir des édifices publics pour exercer son culte au su et au vu de tous ? Oui, indéniablement, dans le sens où cette visibilité a permis l'évangélisation au grand jour de toute l'humanité.
Est-ce qu'elle y a perdu quelque chose ? Ah. Eh bien... Oui aussi, dans le sens où, aujourd'hui au moins, beaucoup de chrétiens délèguent leur appartenance à l'Eglise au bâtiment qui en porte le nom : ils pensent qu'ils peuvent faire partie de l'Eglise sans jamais y mettre les pieds, il suffit qu'elle soit là pour que tout aille pour le mieux.
Ça me fait de la peine, quand on vend une église pour en faire un magasin de chaussures ou un restaurant. Toute église est ma maison, depuis ma naissance, et n'importe où dans le monde, il suffit de rentrer dans une église pour être chez soi, quand on est chrétien. Mais, d'un autre côté, qu'on détruise ou qu'on vende des églises, peu m'importe : en effet, si elles sont vides parce que les chrétiens les ont désertées, alors non seulement elles ne servent à rien, mais elles deviennent un signe de honte : une église abandonnée, c'est le rappel du manque d'amour de notre époque pour Dieu, de l'indifférence envers notre foi, nos coutumes, notre religion, notre salut. Indifférence pour le sacrifice du Christ, pour l'amour de notre communauté chrétienne, pour le message de l'Evangile. Une église vide, c'est le signe visible de l'abandon invisible de Dieu par son peuple.
Ce n'est pas facile à entendre et pourtant c'est la vérité. 
Seigneur, augmente en nous la Foi et l'Amour : que ton peuple revienne à Toi, qu'il retrouve la joie de la fête d'être réuni, dans ta maison, auprès de Toi.

mardi 8 novembre 2016

Ce que les humbles prennent pour de précieux conseils,
les orgueilleux le voient souvent comme d'odieux reproches.

lundi 7 novembre 2016

Les prêtres sont les garants de la succession ininterrompue de témoins
qui remontent non seulement à l'époque du Christ, mais à sa volonté explicite
d'instituer des apôtres auxquels Il a confié son Eglise.
Une paroisse peut vivoter sans prêtre, mais pas vivre pleinement. 
Il faut des prêtres. Des saints prêtres.

dimanche 6 novembre 2016

La tentation de devenir "comme des dieux" date du péché originel,
autant dire qu'elle n'est pas d'aujourd'hui.
Mais elle est toujours aussi présente, et notre époque, comme toutes celles avant elle,
essaye encore d'éliminer Dieu et de vivre sans Lui,
en tentant de trouver l'immortalité par nos propres moyens,
comme cherchent à le faire les transhumanistes par exemple.
Tout ça pour obtenir quelque chose que Dieu veut de toutes façons nous donner,
si nous l'acceptons dans notre vie et que nous suivons le chemin qu'Il nous a tracé...
Ah, mais c'est qu'accepter l'immortalité de la part de Dieu demande de l'humilité,
et c'est bien ce qui manque à tous ceux qui se prennent pour des dieux, justement, 
alors que c'est l'une des caractéristiques à laquelle on reconnait les saints.

samedi 5 novembre 2016

"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent".
J'ai toujours pensé que cette phrase de l'Evangile n'a pas besoin d'interprétation,
qu'elle est à prendre au pied de la lettre. 
Et je n'ai jamais trouvé de raison de penser que j'avais tort.

vendredi 4 novembre 2016

Plusieurs activités sont incompatibles, juste parce qu'elles sont toutes chronophages :
rechercher la richesse, les plaisirs de la chair ou le pouvoir,
ou rechercher la fréquentation de Dieu et mettre en pratique ses commandements.
On ne peut pas tout faire à la fois, alors on fait nécessairement des choix,
qu'on en ait conscience ou pas, qu'on se rende compte des conséquences ou pas.
Mais l'insouciance, l'ignorance ou l'indifférence ne changeront rien au résultat : 
soit notre chemin mène vers Dieu, soit il ne mène nulle part.

jeudi 3 novembre 2016

Saint Martin de Porrès, c'est l'illustration de ce qui est important dans la foi.
Fils illégitime d'un noble espagnol et d'une esclave noire libérée,
abandonné par son père dans son jeune âge, il veut rentrer chez les dominicains,
mais la loi, à son époque et dans son pays, le Pérou, l'interdit aux métis.
Il y entre cependant, mais comme simple portier,
et n'aura jamais accès à la vie conventuelle complète.
Mais c'est lui qui est saint, et aucun autre frère du couvent. 
Et c'est ça qui compte, au-delà des injustices des hommes, fussent-ils d'Eglise.

mercredi 2 novembre 2016

C'est devant la mort que notre foi est mise à nu :
ou nous croyons à la résurrection et à la vie éternelle,
ou nous n'y croyons pas, ni à ça, ni à Dieu, ni en rien.
C'est là que beaucoup se rendent compte qu'ils ont perdu la foi,
sans même s'en rendre compte, à force de vivre loin de Dieu, 
alors qu'ils étaient persuadés, hier encore, d'être des chrétiens.

mardi 1 novembre 2016

Beaucoup de gens confondent la toussaint et la fête des morts,
au point de fleurir parfois les églises avec des chrysanthèmes pour la toussaint,
ce qui n'a pas de sens : ce sont des fleurs blanches qu'on devrait mettre,
roses, lys, ce que vous voulez, mais pas des chrysanthèmes !
La toussaint n'est pas la fête des morts mais des vivants,
de ceux qui ont choisit la vie par Dieu, avec Dieu et en Dieu 
et dont on fête, à l'avance, la résurrection et la joie éternelle !