persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 8 mai 2017

Au Carmel de Cuzco, les soeurs assisent à la messe depuis une petite pièce
séparée du choeur par de gros barreaux entrecroisés en fer forgé, hérissés de pointes.
Un jour quelqu'un leur a demandé en riant si elles avaient peur qu'une d'elles s'échappe,
et elles ont répondu en souriant qu'ils n'étaient pas là pour les empêcher de fuir,
mais pour empêcher le monde de les envahir pour les disperser.
Ça m'a fait penser aux dogmes de l'Eglise Catholique :
beaucoup pensent qu'ils sont là pour interdire aux croyants de réfléchir par eux-mêmes,
alors que leur fonction est d'empêcher le monde 
d'altérer l'intégrité du dépôt de la Foi chrétienne. 
Ce n'est pas du tout la même chose.

dimanche 7 mai 2017

Ce que Jésus est venu nous proposer, c'est de passer l'éternité avec lui, qui est Dieu,
si on a choisi de vivre selon son exemple et ses enseignements,
afin d'être ressuscités par le Père comme son Père l'a ressuscité,
la même façon de vivre entrainant les mêmes résultats.
Y a-t-il une éternité possible en dehors de Jésus ? Je ne sais pas.
Ce que je sais, c'est que Jésus est le seul médiateur agréé par Dieu
entre l'humanité et Lui-même,
et que la vie éternelle dont Il nous a révélé le chemin par son messie
consiste à vivre avec le Christ pour l'éternité.
Ça, c'est de l'ordre de la Révélation.
Toute autre théorie est de l'ordre de la spéculation intellectuelle 
et n'est basée sur rien d'autre que sur notre imagination ou nos désirs personnels.

samedi 6 mai 2017

Le bonheur définitif et permanent ne peut pas venir de ce monde ni dans ce monde.
En effet, même quand on obtient tout ce qu'on désirait,
vient un moment où ça ne nous satisfait plus :
"tout passe, tout lasse, tout casse ", comme dit le proverbe.
Notre bonheur définitif ne peut donc en aucun cas venir de nous-mêmes,
parce que nous sommes finis, que ce qu'on produit l'est aussi,
et que ça a donc des limites auxquelles on est confrontés tôt ou tard.
Il ne peut ainsi venir que de Dieu, parce que Lui est infini, contrairement à nous, 
et Lui seul est en mesure de nous conduire à un bonheur qui ne passera jamais.

vendredi 5 mai 2017

J'ai toujours trouvé très enrichissant de discuter avec des gens
avec lesquels je ne suis pas d'accord, quelle qu'en soit la raison,
dans la mesure où la conversation se passe dans un cadre amical,
sans pression ni jugements, sans idéologies ni phrases toutes faites,
sans invectives, insultes, violences ou ironies blessantes, 
sans le besoin d'avoir raison ou d'écraser l'autre en le ridiculisant.
Non, juste une conversation entre personnes qui cherchent la vérité,
capables de penser par eux-mêmes et d'exprimer ces pensées clairement.
On apprend beaucoup, quand on a la chance (très rare) de pouvoir faire ça,
parce que la sagesse, quelle que soit son origine ou les raisonnements qu'elle emprunte,
reste la sagesse, et les gens qui l'aiment et la recherchent 
trouvent toujours leur intérêt à discuter avec d'autres chercheurs de vérité.

jeudi 4 mai 2017

Quand on a la chance de faire de ce qu'on aime son métier,
il peut arriver un moment où on oublie la passion
pour ne voir plus que le moyen de subsistance,
avec le peu d'enthousiasme que ça comporte.
Il est alors important de savoir s'extraire des considérations matérielles
pour retrouver le plaisir qu'on avait avant de passer professionnel,
parce que n'avoir aucune joie à faire un métier qu'on n'aime pas, d'accord, 
mais n'en avoir aucune à faire ce qui nous plait, c'est du gâchis.

mercredi 3 mai 2017

Le secret de la sainteté, ce n'est pas d'être meilleur que les autres,
ni même d'avoir anéanti tous nos péchés, comme si c'était possible.
Non, notre secret, à nous, chrétiens, c'est de laisser le Christ agir en nous.
Si quelqu'un a un parfum très agréable, rien qu'en le prenant dans les bras
on s'imprègne de ce parfum et on sent bon, nous aussi.
Eh bien c'est exactement ce qu'on fait avec Jésus :
on ne le lache pas, on ne l'abandonne pas, au contraire,
on suit ses commandements et on s'efforce de l'imiter dans notre façon de vivre,
et peu à peu la bonne odeur de sa sainteté nous imprègne. 
Les saints ne sont pas meilleurs que les autres, mais ils sont plus fidèles au Christ.

mardi 2 mai 2017

Jésus est le pain de vie, celui qui donne la vie éternelle à qui le mange, littéralement.
On est prêt à faire toutes sortes de régimes pour perdre un peu de poids,
à toutes sortes de traitements et d'opérations pour rajeunir ou rester en bonne santé,
à suivre n'importe quel remède miracle dans l'espoir d'augmenter la durée de notre vie.
Et le remède de vie éternelle, celui que Jésus nous a laissé,
qui ne coûte rien et qu'il est si facile d'acquérir,
celui qui permet de juste s'endormir dans la mort au lieu d'être englouti par elle,
on en fait tellement peu de cas que certains ne viennent même pas le recevoir,
estimant qu'ils n'en ont pas besoin et que ça ne leur apporte rien.
Sauver un homme sage, c'est encore possible. 
Mais sauver un fou qui court à sa mort sans réfléchir, c'est plus difficile.

lundi 1 mai 2017

Quand le Seigneur me fait la grâce de me faire rencontrer
ne serait-ce qu'une seule personne qui Le cherche sincèrement
et qui veut se former et démarrer une vie spirituelle cohérente,
ça me paye de tous ceux qui n'en ont rien à faire de Lui
et qui ne voient dans l'Eglise qu'un folklore vaguement rassurant
dont ils n'ont besoin que deux ou trois fois dans leur vie,
et encore, à condition qu'on ne leur parle pas trop de Dieu. 
Bon, la paye ne tombe pas souvent, mais quand c'est le cas, ça fait un bien fou.

dimanche 30 avril 2017

Il y a quelques années, des gens qui osaient se prétendre théologiens
ont affirmé que la résurrection n'était qu'un détail dans la vie du Christ,
et que même si elle n'avait pas eu lieu ça ne changeait rien
 à la validité de son enseignement et du christianisme.
Quelle folie !
Sans la résurrection, Jésus n'est qu'un sage parmi tant d'autres,
rien ne le distingue des autres prophètes, de quelque religion qu'ils soient.
Mais non !
Le Christ est ressuscité, comme il l'avait annoncé,
parce qu'il est le Fils de Dieu, comme il l'avait affirmé.
Et ça, ça change tout, parce que c'est ce qui valide la vérité de son enseignement
et qui prouve que nous sommes bien appelés, nous aussi, à la résurrection
comme il nous l'a promis.
Dieu ne pouvant ni se tromper ni nous tromper,
ça inscrit ses paroles et ses actes dans le marbre.
Toute notre foi et notre confiance est basée sur le fait historique de la résurrection.

samedi 29 avril 2017

Les diacres, à l'origine, ont été conçus comme un ordre propre,
mis à part pour s'occuper de la gestion des biens de l'Eglise
et de leur juste répartition pour le soutien matériel de la veuve et de l'orphelin.
Quelle grâce immense d'avoir rétabli un diaconat permanent
qui renoue avec la plus pure tradition apostolique !
Seul l'Esprit Saint pouvait inspirer cette restauration.
C'est la preuve, s'il en fallait une, qu'Il est toujours présent et actif dans l'Eglise, 
et en particulier dans le Concile qui a opéré cette restauration.

vendredi 28 avril 2017

C'est rassurant de savoir qu'il y avait des pharisiens, docteurs de la loi,
qui n'étaient pas hostiles à Jésus et qui savaient faire preuve de sagesse.
Gamaliel, le maître auprès de qui a été formé Saul, est de ceux-ci.
Comme quoi on a toujours tort de faire des amalgames :
ce ne sont pas "les" pharisiens qui haïssaient Jésus, mais "des" pharisiens.
Pas "les" juifs ou "les" docteurs de la loi mais "des" juifs et "des" docteurs de la loi.
Preuve en est que la toute première communauté chrétienne
était constituée en majorité de juifs, de pharisiens, de scribes et de docteurs.
Ce n'est que dans un deuxième temps que nous, païens,
avons été appelés à notre tour à la grâce du salut et de la connaissance du Christ,
évangélisés par ces croyants d'origine juive ou hébraïque qui ont donné leur vie 
pour nous faire participer au salut qu'ils ont reçu les premiers.

jeudi 27 avril 2017

J'ai du mal à comprendre qu'on puisse être agressif et exigeant envers les prêtres,
surtout quand on leur demande un service ou un sacrement,
comme si le fait de leur rentrer dedans était le meilleur préambule possible
pour obtenir d'eux ce pour quoi ils ont consacré toute leur vie
et qu'ils seraient heureux d'offrir, dans la mesure de leurs possibilités, 
si on leur demandait gentiment et aimablement.

mercredi 26 avril 2017

Quand notre vie n'est pas en accord avec les commandements de Dieu,
que l'on ne suit ni les enseignements du Christ ni son exemple,
je comprends qu'on n'ait pas envie d'aller à la messe.
Il est pénible d'aller se montrer en pleine lumière 
quand nos oeuvres sont ténèbres.

mardi 25 avril 2017

Je suis toujours surpris par le nombre incroyable de gens
qui ne vivent pas leur vie, mais se contentent de celle qui leur est proposée.
Ils cochent des cases oui ou non, mais n'écrivent pas les questions.
Ils font un travail qu'ils n'ont pas choisi ou qu'ils n'aiment pas,
vivent avec une personne qu'ils apprécient vaguement sans plus, ou même pas,
n'ont en guise d'idées propres que les préjugés de "tout le monde",
des phrases toutes faites ou des pensées prédigérées par d'autres,
et ne savent ni d'où ils viennent ni où ils vont, ni pourquoi ni comment.
À quoi ça sert d'avoir un cerveau si on ne l'utilise pas ?
D'avoir un coeur si on ne l'écoute pas ?
D'être créés à l'image de Dieu si on veut le bannir de notre vie ? 
À quoi bon être humain si c'est pour vivre la vie d'un ruminant ?
Les signes qui accompagnaient la première évangélisation,
après avoir accompli leur but, qui était la conversion des peuples, ont disparu.
Une fois qu'on croit en Dieu, on n'a plus besoin de miracles pour croire,
on a trouvé bien mieux que les signes extérieurs de la puissance de Dieu.
Mais, dans la mesure où on est, aujourd'hui, à nouveau au niveau zéro de la foi,
il n'est pas insensé de penser que les miracles vont redevenir plus courants, 
au moins le temps que cette nouvelle évangélisation porte ses fruits.

lundi 24 avril 2017

Le vent souffle où il veut, et l'Esprit Saint aussi souffle sur qui Il veut.
C'est un grand mystère, pour moi, que Dieu semble choisir qui Il veut,
comme ça Lui chante, sans qu'on sache pourquoi ni qu'on Le comprenne.
En tout cas, c'est certain qu'on ne peut pas tirer le moindre orgueil de ce choix,
parce que l'amour n'a jamais de justification, en fait.
Pourquoi aime-t-on plus telle ou telle personne,
sans qu'elle ait rien fait pour ça, sans qu'on puisse soi-même l'expliquer ? 
L'amour est toujours un cadeau, on ne peut rien dire de plus.

dimanche 23 avril 2017

La résurrection du Christ ne fait plaisir qu'à ceux qui l'aiment.
On comprend qu'ils aient eu du mal à réaliser que c'était vrai,
c'est un évènement tellement fou qu'on ne peut pas le prendre à la légère.
Mais j'imagine la joie insensée qui a dû les envahir
quand ils ont enfin cru non seulement qu'il est ressuscité,
mais que, du coup, tout ce qu'il avait dit est donc vrai :
il avait annoncé l'inconcevable et ça a eu lieu,
ce qui crédibilise l'ensemble de son enseignement et de ce qu'il est.
Comme j'aimerais que tous les chrétiens ressentent cette même joie !
Mais on ne peut la ressentir que si on aime le Christ d'un même amour, 
cet amour de Jésus sans lequel la religion chrétienne n'est qu'une coquille vide.

samedi 22 avril 2017

Sans la perspective d'une vie éternelle,
notre vie terrestre n'a pas de sens.
Même les athées ressentent l'inanité de notre vie,
la fragilité de nos accomplissements,
la futilité de nos efforts et de notre travail,
la vacuité de nos possessions et même de nos plaisirs.
Il suffit qu'on soit confrontés à la maladie,
à la précarité, à nos limites, à la frustration ou à la mort,
ou même tout simplement au silence ou au désoeuvrement,
et l'absurdité d'une vie sans perspective d'éternité apparait vite sous le vernis.
La résurrection du Christ, c'est la preuve d'une existence surnaturelle de notre vie,
c'est une fenêtre ouverte sur notre éternité et notre continuité au-delà de la mort.
Aucun évènement, dans toute l'histoire de l'humanité, 
n'a jamais révélé comme celui-ci quel est le sens véritable de notre vie terrestre.

vendredi 21 avril 2017

Dans les diocèses, on a tendance à discuter interminablement
sur les moyens de ramener le peuple de Dieu dans les églises ou les services diocésains,
en rendant plus attractive la messe (sic) ou en étant plus accueillants,
en se pliant en quatre pour les demandes sacramentelles
comme si elles avaient quelque chose à voir avec la recherche de la foi,
ce qui n'est malheureusement quasiment jamais le cas,
en tout cas selon mon expérience personnelle.
Bref, à centrer nos efforts sur le cosmétique et la communication,
on en oublie parfois l'essentiel :
le rôle de l'Eglise est de faire connaître au monde Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
Voilà, nous dit saint Paul, quel doit être le coeur de notre action,
la seule chose réellement importante de notre mission,
le fondement de notre raison d'être en tant qu'Eglise.
Parce que c'est dans ce mystère que se révèlent la hauteur, la profondeur,
la longueur et la largeur de l'amour de Dieu, qui s'est livré pour nous,
ainsi que l'accomplissement du plan de Dieu et l'annonce de notre salut.
Ceux que ce mystère n'intéresse pas, à quoi bon passer la majeure partie de notre temps
à leur proposer des animations et ce qui n'est pour eux que du folklore religieux,
en ayant, en plus, la sensation du devoir accompli parce qu'on leur a "fait plaisir", 
alors qu'on n'a rien accompli de notre mission première ?

jeudi 20 avril 2017

S'il devait y avoir des degrés dans le fait d'être chrétien,
ils correspondraient à l'intensité de notre relation personnelle à Jésus Christ.
Être chrétien, ce n'est pas juste "être gentil" ou s'occuper des pauvres,
être généreux ou bienveillant, pacifique ou joyeux,
intéressés au salut du monde ou au bonheur de l'humanité.
Toutes ces qualités sont la conséquence de notre foi, non ce qui la constitue.
Au coeur de la foi il y a Jésus Christ et rien ni personne d'autre,
et toute notre façon d'agir en tant que chrétien trouve là sa source et sa raison d'être. 
Le christianisme sans le Christ n'est qu'un humanisme athée.