samedi 6 novembre 2021
vendredi 5 novembre 2021
La résurrection et la vie éternelle, ça a l'air trop beau pour être vrai.
Mais qu'est-ce qui est trop beau pour être vrai avec Dieu ?
Il a créé l'univers à partir de rien, et en maintient l'existence depuis lors.
Alors nous ressusciter et nous donner l'éternité dans son royaume, franchement,
ça ne doit pas être bien compliqué pour lui.
jeudi 4 novembre 2021
Je l'ai déjà dit mais je le répète : la peur est l'une des armes favorites du diable.
Se laisser diriger par elle est une excellente façon de s'éloigner de Dieu.
La colère aussi est dangereuse. Elle peut parfois être sainte (mais n'est pas le Christ qui veut),
mais il y a plus de chances qu'elle soit peccamineuse que rien d'autre la plupart du temps.
mercredi 3 novembre 2021
Aujourd'hui nous fêtons saint Martin de Porrès, qui est certainement peu connu en France, mais très connu au Pérou. Fils d'un caballero espagnol et d'une esclave noire, bien que reconnu par son père, il sera toute sa vie considéré comme un citoyen de seconde zone, autant par l'étrangeté de ses origines que par sa couleur de peau. Confirmé par celui qui deviendra saint Toribio de Mogrovejo, le premier archevêque de Lima, il est, à douze ans, apprenti coiffeur et assistant dentiste. Il fait la connaissance d'un père Dominicain, qui l'invite à venir au monastère, parce qu'il a déjà une réputation de sainteté par la droiteur de sa vie. Il ne peut cependant pas devenir frère, à cause de la couleur de sa peau, selon la coutume de l'époque. Peu importe : il sera un "donné". Il n'a pas accès au choeur en tant qu'acteur de la liturgie mais il peut cependant vivre au monastère et y rendre des services. Deux ans plus tard, son père vient lui rendre visite et, après avoir parlé avec le provincial, il est convenu que Martin devienne frère coopérateur. Ça reste une sous-catégorie, mais il est admis cependant à faire sa profession religieuse, ce qui n'est pas rien. Devenu le portier de la maison, il est connu pour sa charité sans borne : il sert tout le monde, qu'il s'agisse de soldats espagnols, d'esclaves ou d'indiens, personne n'est banni de sa générosité, personne n'est jugé, tous sont traités avec la même bienveillance. Il héberge même les chats, les chiens et jusqu'aux souris, qu'il protège des appétits des félins. D'autre part, il a des dons pour soigner les malades, et il exerce ses talents tant envers ses frères dominicains que dans la rue. Il ne faudrait pas croire cependant qu'on lui en rend grâce : la plupart du temps, c'est sous les insultes, les moqueries et les humiliations qu'il rend service. De plus, la jalousie provoquée par sa renommée de sainteté lui cause souvent du tort. Mais lui, heureux d'aimer, ne s'offusque pas, ne se défend pas, ne se décourage jamais. Son supérieur finit par lui imposer de venir demander l'autorisation avant de faire des miracles, tant sa réputation fait de l'ombre aux autres frères, et Martin, toujours docile, ne manque pas de lui obéir. Quand il va faire les courses pour le monastère, il n'est pas rare qu'il distribue, sur le chemin du retour, tout ce qu'il avait acheté aux pauvres. On comprend bien qu'il devenait compliqué de lui confier même les tâches les plus simples, car toutes étaient soumises à l'impératif de la charité, et devenaient secondaire dès qu'on lui demandait quelque service que ce soit. Sentant sa mort venir, il demanda un jour aux frères de chanter le Credo, et il remit son âme à Dieu au cours de cette prière.
Saint Martin de Porrès forme, avec saint Toribio de Mogrovejo et sainte Rose de Lima, ce qu'on pourrait appeler la "trinité" des saints du Pérou. Ils ont tous vécu à la même époque, au début du 17ème siècle, passant leur vie à faire connaître, dans ce pays nouveau, la joie qu'il y a à servir Dieu et à être disciple du Christ. Par des miracles, une vie chaste et droite, de grands sacrifices et beaucoup de souffrances supportées avec patience et bonne humeur, ils ont répandu l'Évangile et la bonne nouvelle du salut dans tout le pays, au point que même les autorités Incas de l'époque demandaient le baptême comme une grâce qui leur serait faite. L'histoire de l'évangélisation de ce pays est bien différente de la "légende noire" inventée beaucoup plus tard. Elle se fonde sur des saints qui ont su, par leur humilité, leur amour de Dieu et des pauvres, et leur générosité sans limite, non pas imposer une religion nouvelle par la force à une population réticente, mais évangéliser avec amour et don de soi, donnant envie à tout un peuple de marcher, à leur suite, dans leurs pas du Christ.
mardi 2 novembre 2021
lundi 1 novembre 2021
dimanche 31 octobre 2021
Les institutions diocésaines ne mènent plus à grand-chose aujourd'hui,
et on a souvent l'impression, vu des paroisses, qu'elles ne servent qu'à se maintenir elles-mêmes,
créant des illusions d'activité dans le seul but de justifier leur existence.
Par contre, ce qui fonctionne toujours et qui porte des fruits invisibles mais splendides,
c'est la rencontre personnelle, sur le terrain, avec toute personne qui cherche Dieu.
Le monde actuel n'a que faire de structures rigides qui viennent d'en haut,
mais il a soif de rencontres humaines simples, bienveillantes et ouvertes à tous.
samedi 30 octobre 2021
En 1949, Holzner écrit :
(les chrétiens du Ier siècle) devaient porter sur un plan spirituel l'idée fondamentale de la civilisation antique : "être citoyen", et devenir les membres du corps du Christ, les citoyens de la cité céleste, sans constituer pour autant un État dans l'État. Le chemin se trouvera aplani devant l'Eglise, lors de la chute du monde antique. l'Église devra alors créer, grâce à l'esprit chrétien, de nouvelles institutions sociales, dont les peuples jeunes se feront les protagonistes. Aujourd'hui ce temps semble définitivement révolu. Il n'existe plus de société chrétienne, d'État chrétien au sens de celui du Moyen Âge. Pour cette raison il nous faut, aujourd'hui plus que jamais, nous souvenir de nos forces essentielles. Une Église qui voudrait travailler de nos jours avec les méthodes anciennes, qui voudrait en appeler à des privilèges périmés, conditionnés par le temps, deviendrait un corps étranger. Placé dans une situation analogue, Paul nous dit : "cherchez ce qui est en haut !". (J. Holzner, Paul de Tarse, ed. 1950, p.533).
Comme quoi la situation actuelle n'est pas nouvelle, elle se voyait venir depuis bien longtemps,
et un état d'esprit de reconquête chrétienne du monde, de retour au passé,
ne mènerait à rien d'autre qu'à faire devenir le christianisme
définitivement obsolète aux yeux du monde.
Il est temps, au contraire, de tourner les yeux vers le Royaume de Dieu à venir,
et de laisser derrière nous
"le christianisme de ceux qui pensent humainement, des adeptes d'un christianisme embourgeoisé, mondain, qui s'installent confortablement ici-bas, et font de la politique avec les mêmes moyens et les mêmes armes que les enfants de ce monde"(ibid).
vendredi 29 octobre 2021
jeudi 28 octobre 2021
mercredi 27 octobre 2021
Si la façon de pratiquer le christianisme des siècles passés était si parfaite,
comment en est-on arrivés à l'apostasie qui touche tant de chrétiens de notre temps ?
La situation actuelle de l'Église n'est pas née de nulle part.
On trouve, au long des siècles, et dès le Nouveau Testament,
nombre de plaintes concernant des chrétiens qui sont retournés dans le monde.
C'est trop facile de tout mettre sur le dos du concile Vatican II, comme s'il avait tous les défauts.
Certes, il y a eu après lui des flottements dans la liturgie, des abus, voire des aberrations, ici ou là.
Mais il existe bien des endroits où tout ceci n'a pas eu lieu,
où les prêtres ont célébré fidèlement en n'ajoutant, n'enlevant et ne changeant rien au Missel Romain, quand bien même il serait en langue vernaculaire et non plus en latin.
A-t-on connu pareille désertion quand la liturgie, au IVè siècle, est passée du grec au latin ?
Certes non. Pourtant il s'agissait, là aussi, d'un changement important des habitudes
et il ne fait aucun doute qu'il y a eu, à cette occasion, des inconditionnels du "c'était mieux avant".
Mais le fond du problème est à chercher ailleurs, me semble-t-il.
Ce n'est que mon avis, mais le manque d'adhésion spirituelle intime de générations de chrétiens
aux enseignements du Christ, qui vont à contre-courant des ambitions et des envies du monde,
me semble être plus à blâmer que des changements cosmétiques dans la façon de célébrer.
Pour suivre le Christ, il faut accepter de porter la croix de l'amour inconditionnel du prochain.
Il y a inévitablement un renoncement aux biens de ce monde, et à "faire comme tout le monde".
Cette adhésion du coeur ne vient pas uniquement de la liturgie,
et elle est confrontée à la tentation d'abandon de Dieu qui se trouve en chacun de nous.
Qui est encore prêt à renoncer à tout pour suivre le Christ ?
Je ne parle pas des exceptions, mais du peuple de Dieu dans son intégralité.
Qui est prêt à renoncer à sa volonté propre, pour faire la volonté de Dieu ?
Qui est prêt à devenir, selon l'expression de saint Paul, l'esclave de Dieu ?
Le combat chrétien est un combat spirituel. Pas culturel. Pas des modernes et des anciens.
Donne-nous, Seigneur, la force d'accepter ton amour, et de te le rendre sans réserve,
en acceptant de t'aimer par dessus-tout et d'aimer notre prochain comme nous-même.
Parce que c'est là, et nulle part ailleurs, que se joue le défi de notre Salut Éternel.
mardi 26 octobre 2021
Je ne crois pas à l'imposition de principes, même chrétiens, par la contrainte.
Le christianisme, c'est l'acceptation libre de l'amour de Dieu librement proposé.
Former la conscience pour nous aider à prendre la bonne décision, oui.
Imposer à la conscience des règles à exécuter sous peine de châtiments, non.
lundi 25 octobre 2021
dimanche 24 octobre 2021
Que les choses soient claires : la foi chrétienne est basée sur
- les Saintes Écritures, en particulier les Évangiles et le Nouveau Testament ;
- la Tradition, qui les a illustrées et les mises en pratique au long de l'histoire ;
- et le Magistère, qui nous aide à vivre notre foi chrétienne dans le monde de ce temps.
Elle n'est pas basée sur des articles sur internet, des magazines, des blogs, la télé, la radio ;
ni sur l'opinion personnelle de tel curé, religieux, évêque voire cardinal ;
ni même sur des révélations privées ou des apparitions, ni sur les voyants ou les mystiques,
qu'ils soient reconnus ou non par l'Église.
Elle n'est basée ni sur ce blog, ni sur mon avis, ni sur celui d'aucune personne privée.
Si on veut être guidé par les enseignements du Christ, le seul et unique chemin sûr,
c'est celui des Saintes Écritures,
telles que les saints les ont comprises, vécues et transmises au cours des siècles,
et que le Magistère nous dit qu'il est juste et correct de les vivre aujourd'hui.
Tout ce qui vient d'ailleurs peut être juste, comme ça peut aussi être faux,
et se laisser guider par des opinions personnelles,
c'est prendre le risque de marcher dans la mauvaise direction
sans même en avoir conscience et avec une bonne foi
qui ne change rien au fait qu'on n'est pas nécessairement dans la vérité.
samedi 23 octobre 2021
vendredi 22 octobre 2021
On entend souvent dire que les mots sont pires que des armes,
et qu'ils peuvent faire plus de dégâts qu'elles.
C'est sans doute vrai.
Le mensonge délibéré, qu'on appelle aujourd'hui post-vérité (incroyable mais vrai),
est responsable de millions de morts.
Par contre, pour les mots destinés à nous sauver du péché et de la mort,
j'ai souvent l'impression qu'ils tombent dans l'oreille d'un sourd,
et qu'il est bien rare qu'ils se concrétisent dans un effet visible.
Ils révèlent cependant le fond des coeurs, quelle que soit la réaction provoquée :
sommes-nous décidés à choisir Dieu comme notre roi et notre sauveur,
ou préfère-t-on n'en faire qu'à notre tête sans nous préoccuper de lui dans notre vie ?
jeudi 21 octobre 2021
mercredi 20 octobre 2021
On n'en a jamais fait "assez", en amour.
Parce que ce que l'on a fait hier, c'était bien, peut-être, mais pour hier.
Aujourd'hui, il faut recommencer à zéro.
Mais ce n'est pas une tâche désespérante à la Sisyphe, au contraire,
parce que celui qui aime bénéficie de ses bonnes actions,
par la paix, la joie et la satisfaction qu'elles lui apportent,
et quand on aime chaque jour, ça donne à chaque journée une valeur irremplaçable.
mardi 19 octobre 2021
lundi 18 octobre 2021
Autant un prêtre prêt à transiger sur tout peut vite poser des problèmes,
en particulier au niveau doctrinal et de fidélité à l'enseignement du Christ et de l'Église,
autant un prêtre qui n'admet de transiger sur rien en pose aussi,
en particulier au niveau de la miséricorde et de l'accueil de ceux qui sont loin de l'Église.
Pour la doctrine, sois un roc inébranlable.
Mais pour la charité, sois de la pâte à modeler, et tu agiras bien.