Ils sont rares, ceux qui se préoccupent du bien-être de tout le monde autant que du leur.
C'est dommage, parce que c'est à ce genre de détail que l'on reconnait les disciples du Christ.
Pour tous ceux qui veulent à tout prix marier les prêtres,
et qui pensent que c'est LA solution à tous les problèmes de l'Église,
merci d'aller relire Lc 14, 26-27.
C'est bien gentil de toujours parler des lois plus ou moins tardives instituées par des hommes,
mais ça ne serait pas du luxe de tenir compte aussi des enseignements de Jésus lui-même.
Tiens je connais une catéchumène adulte hébergée dans une communauté nouvelle,
et je lui ai demandé si elle pouvait continuer sa préparation au baptême avec eux,
mais elle m'a répondu : "non, ils n'ont pas le temps".
Une communauté religieuse qui n'a pas le temps de transmettre la Foi ?
Tsk tsk... il serait peut-être bien qu'ils révisent leurs priorités.
Le discours des Béatitudes (mt 5) est facile à comprendre quand on prend en compte le commandement du Christ d'aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même. Ce que Jésus nous dit c'est : n'ayez pas peur, tout est prévu pour ceux qui mettent en pratique ce commandement. Vous qui êtes humbles, le Royaume des Cieux est à vous ; vous qui êtes doux, vous posséderez la terre ; vous allez connaître l'affliction si vous suivez mon commandement, mais c'est moi-même qui vous consolerai ; n'ayez pas peur d'être assoiffés de justice, parce que la justice de Dieu prévaudra à la fin ; soyez miséricordieux pour être traités avec miséricorde lors du jugement ; gardez le coeur pur, même si apparemment personne ne le fait, parce que c'est comme ça que vous verrez Dieu ; agissez en faveur de la paix et vous serez vraiment les enfants de Dieu ; la recherche de la justice vous vaudra des ennuis mais n'ayez pas peur, c'est en persévérant que vous parviendrez au Royaume de Dieu ; à cause de mon commandement, vous serez insultés, persécutés et calomniés, mais réjouissez-vous parce qu'une grande récompense vous attend dans les Cieux. Bref, réjouissez-vous et vivez dans l'allégresse, parce que ce n'est pas en vain que je vous demande d'aimer Dieu et votre prochain : cet amour aura sa récompense, malgré les apparences trompeuses de ce monde qui passe. Ça ne va pas être facile tous les jours de me suivre, vous allez rencontrer des difficultés, des obstacles, être confrontés à des gens qui me haïssent et qui vous haïront pour être mes disciples, et vous souffrirez toute sorte de tribulations à cause d'eux, mais gardez courage, ne désespérez pas, persévérez dans le bien, car seuls ceux qui auront persévéré jusqu'au bout trouveront la récompense de la vie éternelle dans le Royaume des Cieux. Ça vaut la peine d'aimer, courage et en avant !
Je trouve qu'il y a beaucoup trop de gens qui ont besoin de générer un entourage
pour se convaincre de faire des choses qu'ils prétendent pourtant aimer eux-mêmes.
Par exemple, il y a une génération aujourd'hui qui raffole de l'adoration eucharistique.
Ça me semble être une chose excellente.
Mais pourquoi attendre que ça soit organisé par la paroisse, qu'il y ait de la publicité,
que l'on sollicite l'assistance de la communauté chrétienne et que l'on fixe des dates et heures,
alors qu'il est si simple d'aller prier, seul, dans l'église,
là où le Christ est réellement présent dans le tabernacle,
et profiter d'un tête à tête intime avec Dieu
sans avoir besoin de toute cette scénarisation fastueuse ?
Si par malheur nous étions condamnés pour l'éternité, ça ne serait pas parce que Dieu nous déteste,
ou qu'il se venge de nous, ou nous en veut pour quelque raison que ce soit.
Pour aller en enfer, il faut l'avoir choisi, pas nécéssairement intellectuellement parlant,
mais par la façon de vivre qui aura été la nôtre.
Il faut avoir rejeté Dieu, c'est à dire l'amour, volontairement, en toute connaissance de cause.
Dieu ne fait que tenir compte de notre choix : si nous le haïssons,
il ne va pas nous imposer sa présence pour l'éternité.
Mais la haine est du côté du damné, et non pas de Dieu.
Voici l'explication de la parabole de l'intendant indélicat (Lc 16, 1-8).
Le maître, c'est Dieu. L'intendant, c'est nous. Les biens du maître qui sont dilapidés, ce sont les qualités que Dieu nous a données, et dont nous ne se servons que pour nous-même et non pour les mettre au service du bien de tous. C'est ça, le détournement de fonds. Le maître décide donc de se séparer de l'intendant qui dilapide ses biens, comme Jésus décide de faire se déssécher le figuier qui n'a pas produit de fruit en son temps. Mais alors, l'intendant, se reprenant, met enfin ses talents au service de son prochain, avec le raisonnement suivant : je vais leur rendre service, comme ça, le jour où je serai dans le besoin, ils vont me renvoyer l'ascenseur. Et c'est exactement ce que Dieu attend de nous : que nous mettions nos capacités au service les uns des autres, afin de n'avoir entre nous d'autres dettes que celle de l'amour mutuel (Rm 13,8). C'est pour cette raison que Jésus loue l'attitude de l'intendant : il met sa compétence au service de son prochain, et non plus pour se remplir les poches. Voilà ce qu'il attend de chacun de nous. Les dons divers qu'il nous a confiés ne sont pas destinés à un usage personnel et égoïste, mais ils permettent à tous de compléter ce qui nous manque à chacun. C'est cette solidarité mutuelle qui accomplit parfaitement le plan de Dieu, chacun donnant un peu de sa vie, qu'il s'agisse de ses capacités ou de ses biens matériels, au service de son prochain.