C'est bien de connaître la date de son baptême, et même de la fêter chaque année.
Après tout, c'est la date de notre naissance au Ciel.
Parce que le futur roi David a reçu l'onction, il agit parfois de façon prophétique.
Ainsi, lors de la rencontre avec Goliath, David symbolise le Christ, Goliath la mort,
et par une petite pierre (qui nous rappelle la "pierre angulaire" de l'Église qu'est Jésus),
la mort est vaincue et l'armée (les démons) est mise en déroute.
Ainsi, sans le savoir, David prophétisait déjà la victoire du Christ sur la mort,
victoire définitive qui fera perdre tout pouvoir au diable et à son armée d'anges maléfiques.
Sans l'Église, nous n'aurions même plus les Saintes Écritures,
et le message du Christ serait probablement tombé dans l'oubli
ou aurait été déformé en une quantité de semi-vérités incapables de nous mener à Dieu.
Non, vraiment, l'Église n'est pas un accident ni un simple "mal nécessaire",
elle est l'incarnation de la volonté de Salut de Dieu, le lieu où naissent les chrétiens,
la mémoire qui transmet l'histoire de Jésus et de ceux qui l'ont suivi au long des siècles,
celle sur qui on sait pouvoir compter aux moments les plus importants de notre vie ;
elle est la communauté où les pécheurs trouvent le pardon et la paix,
la voix de l'humanité qui crie vers Dieu et qui reçoit de lui le Salut et l'éternité,
celle de qui naissent les sacrements et où se maintient la présence réelle de Jésus parmi nous.
Ne méprise pas l'Église parce qu'elle est imparfaite.
Notre corps aussi est imparfait, et pourtant il est appelé à ressusciter en Dieu.
L'Église est la barque souvent secouée, jamais submergée, qui nous permet de flotter sur la mort
et qui mènera ceux qui s'y trouvent au bon port du paradis qui nous attend,
malgré les tempêtes incessantes que soulèvent et entretiennent les péchés du monde.
Les gens qui confondent sainteté et élitisme, ça me pose un problème.
Il n'y a pas besoin d'être à part des autres pour être saint, ni d'être mieux formé ou meilleur.
Il faut juste apprendre à se préoccuper d'autre chose que de son nombril,
c'est à dire être capable de s'intéresser à la volonté de Dieu ou aux besoins de son prochain,
et s'efforcer ensuite de faire ce que Dieu attend en donnant sa vie pour ceux qu'on aime.
Pas besoin d'avoir fait Science Po pour ça, ou d'être né avec une cuillère en argent dans la bouche.
C'est même bien souvent tout le contraire : les pauvres et les simples comprennent cela
beaucoup plus facilement que les bien nés ou les têtes farcies.
Ce qui est une certitude, c'est que Dieu fait toujours sa volonté.
Après, pour qu'elle soit aussi la nôtre, il n'y a pas 36 méthodes :
il faut que nous ayons appris à faire nôtre sa volonté,
parce que c'est celle qui prévaudra, de toutes façons,
alors autant vouloir ce qu'il veut pour l'accepter de bon coeur quand ça arrive inévitablement.
Je ne pense pas qu'aucun type d'obsession soit quelque chose de sain,
quand bien même il s'agirait d'une obsession relative à la religiosité.
Ça fait le même effet que si on était dans un tunnel, on ne voit plus rien d'autre de la vie,
et ça fait perdre pied avec la réalité, ce qui n'est jamais une bonne chose
et peut même, le cas échéant, mener à des catastrophes irréparables.
Si Dieu est très soupe-au-lait avec l'idolâtrie (et c'est peu de le dire),
c'est parce qu'il est le seul à pouvoir nous sauver du péché et de la mort.
Personne ni rien d'autre ne peut nous combler éternellement comme il peut le faire lui.
Du coup, quand on se tourner vers qui ou quoi que ce soit d'autre pour trouver notre bonheur,
forcément, ça l'énerve, parce qu'il nous voit aller dans le mur
alors que si on se tournait vers lui il pourrait faire tellement de bien pour nous.
Si tu as besoin de la protection de Dieu contre des sorts ou des esprits mauvais,
il est bien plus nécessaire de revenir à Dieu dans la pratique assidue des sacrements
et par une vie plus fidèle aux enseignements du Christ,
que de payer très cher des sorciers de tout poil pour être libéré.
Dieu est gratuit, lui, en plus d'être efficace.
Tiens, un collègue qui fait lire les évangiles aux fiancés pendant la préparation au mariage
me disait que ce qu'ils disent tous, c'est que ça les choque de découvrir l'exigence du Christ.
C'est amusant, parce que les chrétiens pratiquants de toute la vie n'en ont souvent aucune idée.
Beaucoup pensent que Jésus est une sorte de baba cool pacifiste en sandales
qui rassure tout le monde en disant "ne vous en faites pas, tout le monde est sauvé",
alors qu'il passe son temps à nous mettre en garde contre la possibilité bien réelle
de la damnation, de la géhenne de feu, de la destruction et de la mort éternelle
et qu'il nous demande d'abandonner ce monde qui passe, de prendre notre croix et de le suivre.
L'évangélisation ne se fait pas avec des statistiques,
en calculant combien d'heures bénévoles sont offertes chaque année en paroisse,
ou l'évolution de la courbe du nombre de mariages ou de baptêmes dans le temps.
Tout ça c'est bien gentil mais ça ne convertit personne.
La conversion et l'évangélisation, c'est sur le terrain que ça se passe et nulle part ailleurs,
et en tous cas pas sur des paperasses avec des chiffres, des graphiques et des jolies couleurs.
Pour le court terme, on peut trouver des personnes ou des méthodes pour nous sauver.
Mais pour le long terme, le loooong terme, genre pour l'éternité,
rien qui ne soit pas Dieu n'a la moindre efficacité pour obtenir notre Salut.
Et on ferait bien de ne pas mépriser l'éternité d'un revers de main,
parce que notre âme est immortelle, que ça nous plaise ou non, et il va bien falloir faire avec.
Il y a plusieurs façons de ne pas aimer :
en pensée, en parole, par action et par omission.
Pour bien faire, il faudrait donc aimer tout le monde ainsi :
en pensée, en parole (ne pas en dire du mal) et par action (agir pour leur bien et leur bien-être).
Il ne s'agit pas d'aimer qui on veut, de la façon que l'ont choisit,
mais d'aimer tout le monde comme Dieu le veut, c'est à dire intégralement.
Il y a des gens qui savent, comprennent ou savent faire d'instinct
ce que d'autres n'arriveront jamais à maitriser parfaitement même en l'étudiant ou en le travaillant.
C'est dans cette direction qu'il faut chercher quelle est sa vocation,
sur ce que l'on sait faire avec facilité,
plutôt que sur ce qui nous plairait mais pour lequel on n'est pas doué.
Ah, si nous pouvions pécher sans que ça n'aie d'influence sur nous !
Mais non ! Quand nous rejetons l'amour de Dieu et du prochain, ça nous transforme,
et petit à petit on devient une caricature de ce que l'on pourrait être si nous aimions en tous temps.
Heureusement que dans le Royaume de Dieu, nous retrouverons notre vrai visage,
par la grâce de Dieu qui tient plus compte de nos maigres efforts que de nos piètres résultats.