La vie éternelle n'est pas une dissolution en Dieu mais une communion,
nous serons en lui tout en demeurant qui nous sommes.
J'étais en train d'entrer dans ce village, avec un feu vert loin devant.
J'ai bien respecté la vitesse, et juste quand je suis arrivé au feu, il est passé au rouge.
Et je me suis dit : c'est pas juste, j'ai respecté la vitesse, et voilà comment je suis récompensé.
Et puis j'ai compris que ce n'était pas une attaque personnelle, ni une question morale.
Le feu est passé au rouge parce que c'était le moment où il devait passer au rouge, c'est tout.
La mort, c'est comme ça.
Ce n'est pas personnel. Ce n'est pas une question morale.
Quand c'est l'heure, c'est l'heure, c'est tout, c'est la vie, c'est comme ça.
Et il n'y a pas plus de raison d'en vouloir à Dieu
que je n'avais de raison d'en vouloir à ce feu rouge.
Plus une minorité est narcissique,
plus elle cherche à réduire drastiquement la liberté d'expression de la majorité,
parce qu'elle ne peut ni accepter ni supporter d'être critiquée ou remise en question.
Si on la laisse faire ou si, pire encore, on accepte d'inscrire ses revendications dans des lois,
il ne faudra pas s'étonner le jour où cette minorité deviendra majoritaire,
sans aucun rapport avec le fait qu'elle soit un bienfait ou une catastrophe pour l'humanité.
La ligne de démarcation est fine entre vouloir aider quelqu'un ou vouloir le diriger autoritairement.
Même avec la meilleure volonté du monde, on peut la franchir,
ou du moins ceux que l'on essaye d'aider peuvent l'interpréter ainsi.
Un moyen pour éviter cette critique, c'est de n'aider que ceux qui demandent de l'aide,
et de s'en tenir là quand on leur a donné ni plus ni moins que ce qu'ils demandaient au départ.
C'est pour ça aussi qu'accompagnement spirituel et direction spirituelle, ce n'est pas pareil.
Avoir une grande capacité pour se passioner sur un sujet peut être utile,
parce que ça permet d'être efficace et concentré quand on en a besoin.
Le revers de la médaille, c'est que tout ce qui est autour disparait momentanément,
même les personnes et le temps, et ce n'est pas toujours facile à vivre pour l'entourage.
Je n'ai jamais compris que l'on puisse prendre si facilement
les gens qui ont étudié l'histoire de la philosophie pour des philosophes.
C'est comme si, parce qu'on connait l'histoire des saints, on prétendait l'être soi-même.
Ça n'a pourtant, c'est évident, absolument rien à voir.
On peut ainsi très bien connaître les philosophes tout en étant soi-même un imbécile fini,
et ce ne sont pas les exemples qui manquent, on en a plein les médias.
Le plus beau des cadeaux que Dieu nous ait fait, c'est de s'incarner au milieu de nous.
Mais il y a autre chose qui montre aussi son amour infini,
c'est d'avoir confié à son Église le pouvoir de donner le pardon de Dieu.
À travers son sacrement, nous avons la certitude de vraiment être pardonnés
quand nous lui confessons nos manques d'amour, nos lâchetés, nos trahisons, nos reniements
et tout ce que nous avons fait, pauvres de nous, pour nous éloigner de lui.
La volonté de Dieu, c'est que nous aimions.
Après, ça prend des modalités différentes selon chacun, d'accord.
Mais quelles que soient les modalités, le but est toujours le même, et il n'y en a pas d'autre.
Prétendre que la volonté de Dieu pourrait être de nous demander de faire telle ou telle chose
qui n'aurait aucun rapport avec le don de notre vie par amour,
c'est juste un mensonge.
Tiens un type que je suis sur internet a dit un truc intelligent :
quand on a une grosse pression dûe à notre environnement de vie,
il faut "crever la bulle" du cocon dans lequel on s'est enfermé, histoire de respirer un peu.
C'est vrai en communauté religieuse ou en paroisse, comme ça peut l'être en famille ou au travail,
sur internet ou à cause de l'uniformité des sources d'information auxquelles on s'abreuve.
Si des personnes ou des idées nous exaspèrent de façon disproportionnée,
si on fait une montagne de tout ce qui nous touche, même quand on sait que ce sont des broutilles,
c'est le signe qu'il est temps de sortir un peu de notre zone de vie habituelle,
et d'aller se changer les idées en voyant d'autres personnes et en s'intéressant à d'autres choses.
Plus notre "bulle de vie" est vaste, variée et renouvelée régulièrement,
moins le risque d'enfermement psychologique et de stress que ça induit est limité.
Je suis toujours surpris par la proportion de chrétiens qui, au moins en France,
n'ont jamais réalisé qu'après la mort, le projet n'était pas de vivre dans les nuages,
avec des petites ailes dans le dos, à glandouiller sans savoir trop quoi faire de son temps,
mais que nous sommes appelés à ressusciter, en chair et en os,
et à vivre une vraie vie, non comme des ectoplasmes mais bel et bien en corps et en âme.
Dieu seul est éternel.
Nous, nous appartenons à un monde créé,
qui a eu un commencement et qui aura une fin.
Pour devenir éternels, il nous faut donc entrer en Dieu.
Heureusement, la méthode n'est pas bien compliquée :
il suffit de recevoir le baptême,
puis de s'efforcer, sa vie durant,
de ne pas rejeter Dieu,
en ne rejetant pas l'amour.
Le diable a obtenu au cours du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui quelques exploits notables.
Il a réussi à se faire oublier, au point de persuader bon nombre de croyants qu'il n'existe pas.
Il a aussi réussi à faire croire que le vrai problème ce n'est pas lui mais les religions,
auxquelles il a attribué tous les défauts qui le concernent.
La corruption bien réelle d'un faible pourcentage du clergé a permis d'amplifier cette impression.
C'est bien vu. Non seulement il n'est plus craint,
mais il a fait craindre par le peuple les personnes qui le combattent le plus âprement.