Couv

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Vous en rêviez, c'est fait ! Les apophtegmes à emporter partout avec soi, en vente dans toutes les bonnes librairies !!!

aléatoire

mercredi 31 janvier 2018

Avoir des idées formidables, surtout pour "les autres", c'est facile.
Encore faut-il les tester soi-même pour savoir ce qu'elles valent :
si on peut les mettre en pratique facilement et si elles servent à quelque chose.
Si tout le monde faisait ça, on donnerait moins de conseils à tort et à travers.
On ne peut pas donner à porter aux autres des fardeaux 
qu'on ne bouge pas soi-même du petit doigt.

mardi 30 janvier 2018

Tiens, j'ai vu un film avec des policiers, où leur chef leur disait
de ne "pas rapporter avec eux leur boulot à la maison",
à cause des divorces, de l'alcoolisme ou des suicides que ça pouvait provoquer.
On serait bien avisés, nous les prêtres, de tenir compte de ce conseil.
Oh, je sais bien, "sacerdos in aeternum", tout ça,
"on est prêtre à vie", tout le temps, pour l'éternité, sans pauses.
Pourtant Jésus emmenait ses disciples à l'écart sur la montagne de temps en temps,
et lui-même le faisait très souvent pour son compte.
Peut-on le soupçonner d'avoir ignoré qu'il était non seulement prêtre,
mais le seul et unique prêtre de l'Eglise, le modèle même du sacerdoce ?
Ne sois pas plus christique que le Christ. C'est absurde. 
Apprends à décrocher. Pour ton bien, et pour celui de ceux que Dieu t'a confiés.

lundi 29 janvier 2018

Croire que Dieu ne peut pas se passer de nous pour agir à sa place,
c'est ignorer l'incarnation du Fils.
Je l'ai déjà dit, mais je me répète : 
quand Dieu veut que quelque chose soit fait comme il faut, il le fait Lui-même.

dimanche 28 janvier 2018

Je connais bien des prêtres qui pensent que
moins ils prennent soin de leur santé, plus ils sont saints.
Ils pensent sans doute aux pères du désert,
qui ne mangeaient quasiment rien et vivaient n'importe comment,
ou à ce genre d'histoires.
Seulement voilà, tout le monde n'a pas la même vocation,
et penser que plus je maltraite le corps que Dieu m'a donné,
plus je fais sa volonté, c'est toujours une erreur.
Tout au plus, obnubilé par la recherche de la sainteté, 
je peux en arriver à oublier mes besoins les plus élémentaires,
mais si je deviens saint, ça sera malgré ce déséquilibre
et non grâce à lui. 
S'ils avaient un directeur spirituel ou au moins un confesseur régulier
sage et expérimenté,
il le leur dirait, j'imagine,
parce que c'est quand même l'une des premières choses 
qu'on nous enseigne au séminaire... normalement.

samedi 27 janvier 2018

"Ne te moque jamais des vieux ni des riches,...", m'a toujours enseigné mon père, 
"...tu ne sais jamais ce que tu peux devenir".

vendredi 26 janvier 2018

Si on n'oublie jamais le but de la vie,
et qu'on reste focalisé sur la recherche active et pleinière de la vie éternelle, 
alors beaucoup d'absurdités du monde ne nous atteignent pas.

jeudi 25 janvier 2018

Pour les prêtres, il y a une bonne fatigue,
celle que l'on a après avoir confessé pendant des heures, prêché une retraite,
enseigné les choses de Dieu à des gens qui le recherchent,
fait de la direction spirituelle, célébré la messe devant une foule recueillie et priante, etc.
Mais il y a aussi une mauvaise fatigue,
celle d'avoir dû assister à plein de réunions inutiles,
d'avoir dû s'occuper de gens exigeants et que Dieu n'intéresse absolument pas,
celle de courir dans tous les sens pour annoncer un Christ que personne ne veut,
ou d'avoir fait le psy, l'assistante sociale, l'homme à tout faire ou la décharge publique.
Chaque fatigue demande du repos, mais la mauvaise fatigue demande, en plus,
des temps de prière quotidiens, des temps de retraite et de ressourcement,
parce que rien n'est pire que l'impression de donner sa vie pour rien, 
et seule la communion intime avec Dieu peut alors donner un sens à notre vocation.

mercredi 24 janvier 2018

Tiens, une citation de Kaamelott, Livre VI, d'Alexandre Astier,
qui justifie à elle seule qu'on aime cette série et qu'on en admire l'auteur :
"Les grands chefs n'ont qu'un point commun :
ils ne se battent que pour la dignité des faibles."
C'est tellement beau, tellement profond !
On devrait pouvoir dire la même chose des chrétiens. 
La sagesse, d'où qu'elle vienne, est toujours de la sagesse, 
et voilà une perle qui mérite sa place dans le trésor de la sagesse humaine.

mardi 23 janvier 2018

Aucune vertu ne sert à rien, si elle n'est pas unie à la persévérance.
Tu as fait quelque chose de bien une fois dans ta vie ?
Tu étais gentil quand tu étais petit ?
Eh, la belle affaire !
Qu'en est-il de tout le reste de tes actions ?
Courage ! Ce que tu as fait de bien, tu dois le refaire. 
Encore, encore, et encore.

lundi 22 janvier 2018

Tu veux être populaire et plaire à tout le monde ?
Alors prépare-toi à devoir renoncer à l'amour de la vérité.
Maintenant, si tu préfères être fidèle à la vérité, 
prépare-toi à déplaire à beaucoup de monde et à être impopulaire.

dimanche 21 janvier 2018

Moins sa propre vie est intéressante, 
plus on porte d'intérêt aux détails de la vie des autres.

samedi 20 janvier 2018

La chasteté, c'est savoir se réjouir de ce qui est beau à voir et désirable
sans pour autant vouloir le posséder, l'utiliser ou le garder pour soi.
C'est une forme de gratuité qui rapproche de l'amour véritable :
apprécier les biens ou les personnes pour eux-mêmes, 
et non pour les annexer à son intérêt personnel.

vendredi 19 janvier 2018

Vouloir de l'argent parce qu'on pense que ça va nous rendre heureux,
que ça nous protègera et que ça nous rendra plus maîtres de notre vie ? 
C'est de l'idolâtrie, c'est tout.

jeudi 18 janvier 2018

J'ai souvent remarqué que seuls les gens exigeants sont pris au sérieux.
Quand on n'est pas difficile, qu'on accepte facilement de se faire avoir,
qu'on fait toujours tout gratuitement,
qu'on n'ose pas protester quand quelqu'un agit mal envers nous,
qu'on ne demande rien à personne, même pas ce à quoi on a droit,
on n'est pas pris pour quelqu'un de noble et de fiable, non,
mais pour un imbécile facile à berner et facile à manipuler,
pour une bonne pomme, quoi.
Sois un peu exigeant envers les autres.
Pas trop, mais au moins un peu, sans devenir invivable bien sûr.
Tu verras, le regard des autres changera,
et on ne te traitera plus comme si tu n'existais pas.
Puis ajuste le curseur de ton exigence au niveau de respect qui te convient. 
Ça ne fait pas du mal d'être bien traité.

mercredi 17 janvier 2018

Parce que nous sommes chrétiens, nous avons tous la même vocation à aimer.
Ton mari ou ta femme d'abord, c'est la seule personne
que tu te sois engagé à aimer devant Dieu et devant témoins.
Puis tes enfants, parents, frères et soeurs, famille, etc... :
un chrétien en guerre contre sa propre famille ne serait pas très crédible.
Puis tes voisins et collègues, relations et amis, puis tout le monde.
Plus tu aimeras de gens, plus tu auras donné ta vie largement,
plus il y aura des gens, au paradis, qui te garderont une place.
Tout ça n'est pas très difficile à comprendre. 
Il ne reste donc qu'à le mettre en pratique.

mardi 16 janvier 2018

Ce n'est pas parce que quelqu'un, qui que ce soit,
te dit que tu as le droit d'agir contre ta conscience,
que tu peux le faire sans avoir à en payer le prix.
Tu invoqueras l'obéissance pour justifier tes actes ?
Mais l'obéissance à Dieu est la seule qui vaille,
et Lui ne te demandera jamais de renoncer
aux commandements qu'il a inscrits en toi.
C'est pourquoi toute personne qui le ferait soit-disant en son Nom 
est, sans le moindre doute, un usurpateur.

lundi 15 janvier 2018

On n'est pas obligé d'être d'accord avec quelqu'un
pour le traiter avec le respect dû à tout être humain. 
La violence n'est pas un argument qui donne raison.  

dimanche 14 janvier 2018

Deux choses importantes dont il faut se souvenir quand on est chrétien :
on n'est pas là pour remplacer le Christ, qui est vivant pour l'éternité.
On n'est pas là non plus pour attirer les gens à soi, comme si on était leur père,
mais à Jésus, comme l'a fait Jean-Baptiste en envoyant ses disciples vers lui.
Contente-toi de faire connaître le Christ aux gens qui en ont besoin. 
Quand ils seront devenus amis, Jésus les guidera comme il a guidé ta vie.

samedi 13 janvier 2018

Plus je prends de l'âge, plus je pense qu'on n'a pas de temps à perdre.
Je pense à cette fille amoureuse d'un homme marié qu'elle n'aura jamais,
et qui en attendant ne construit pas sa vie et n'a pas d'enfants.
À ces réunions interminables qui ne mènent à rien et où on ne fait que s'écouter parler.
À ces gens dont on accepte qu'ils nous pourrissent la vie
alors qu'on pourrait parfaitement éviter de les fréquenter.
La vie est trop courte pour ce genre de choses.
Il faut savoir en supprimer tout ce qui ne mène nulle part, 
comme on condamnerait autant de chemins menant à des culs-de-sac.

vendredi 12 janvier 2018

Il n'est pas de douleurs de l'âme que l'amour ne puisse guérir,
à condition, comme pour les douleurs du corps,
d'accepter de se laisser aimer 
comme on accepte de se laisser soigner...

jeudi 11 janvier 2018

Je ne connais personne qui veuille mourir pour mourir, par goût du néant.
Mais j'ai rencontré dans ma vie des gens qui voulaient que leurs douleurs,
leur solitude, leurs problèmes, leur pauvreté, leurs misères, leur maladie,
leurs dettes, leur mauvaise conscience, leurs tristesses, leur stress, la pression,
le bruit, les ennuis, les injustices, les méchancetés, les tortures, leur handicap, etc etc...
s'arrêtent.
Aucun ne voulait pas la mort en tant que telle,
mais tous voulaient la paix de l'âme et du corps. 
Celui qui apporte la paix donne le goût de vivre.

mercredi 10 janvier 2018

Quand j'étais petit, je n'avais qu'une envie : mourir le plus vite possible,
pour être avec Dieu,
ce qui dans mon esprit voulait dire pouvoir passer mon éternité à m'amuser
sans problèmes, sans tristesse, sans fatigues et sans devoirs.
Aucune morbidité là-dedans, aucun attrait pour la mort en tant que telle,
non, simplement de l'esprit pratique : tant qu'à mourir, autant que ça soit vite réglé,
comme ça après je pourrais rentrer au plus vite dans la vrai vie, la vie éternelle.
Bon, par la suite, je suis passé à deux doigts de la mort un certain nombre de fois.
Eh bien c'est curieux hein, mais tout d'un coup j'étais beaucoup moins pressé ! 
Comme quoi on finit par s'habituer à tout, même à la vie ici-bas...

mardi 9 janvier 2018

L'exigence d'efficacité se marie bien mal avec les sentiments.
Quand on attend de quelqu'un qu'il soit efficace, dans son travail, sa ponctualité, etc,
il croit facilement qu'on ne l'aime pas pour lui-même mais pour ses performances.
Ce n'est pas nécessairement vrai.
Simplement, on peut aimer quelqu'un, gratuitement, sans rien en attendre de spécial,
mais il y a un temps pour tout :
un temps pour aimer, et un temps pour travailler,
un temps pour la gratuité, et un temps pour l'efficacité. 
Il n'y a pas là de contradiction, tant qu'il y a un temps pour tout.

lundi 8 janvier 2018

On ne comprend bien que les gens qu'on aime. 
C'est pour ça que Dieu nous comprend mieux que personne.

dimanche 7 janvier 2018

Si tu veux absolument plaire à tout le monde,
alors tu ne peux pas enseigner fidèlement ce que le Christ nous a transmis.
Ce sont deux activités incompatibles.
Tu ne me crois pas ? 
Comment a fini Jésus, seulement à cause de ce qu'il a dit, d'après toi ?

samedi 6 janvier 2018

Il faut faire attention, quand on est prêtre,
à ne pas donner ses opinions personnelles comme si c'était la doctrine de l'Eglise.
Je me souviens par exemple de ce prêtre qui affirmait en chaire
que la messe devait être célébrée vers midi, parce qu'elle était le sommet de la journée.
Très bien, sauf que c'est une histoire de goût personnel :
il y a ceux qui préfèrent faire le plus important le plus tôt possible dans la journée,
ceux qui aiment garder le meilleur pour la fin,
ceux qui veulent le garder pour couper la journée en deux...
Tout ça n'a aucune importance théologique, c'est juste une affaire de tempérament.
Eh bien, il faut faire attention de ne pas lier les gens avec des choses sans importance,
surtout en laissant croire que c'est un enseignement qui vient de Dieu ou de l'Eglise,
parce que ce n'est ni juste, ni conforme à la vérité,
ni respectueux de la légitime liberté individuelle de chacun.
Tu veux donner ton avis personnel ? Tu en as parfaitement le droit, bien sûr. 
À condition de préciser, sans laisser de place au doute, qu'il ne s'agit que de ça.

vendredi 5 janvier 2018

Tout l'intérêt de la religion, c'est de nous permettre de devenir familiers de Dieu,
que nous le connaissions comme Il nous connait,
que nous devenions ses amis comme il a voulu devenir le nôtre en s'incarnant.
Cette familiarité n'est possible que quand on a une vie spirituelle :
que l'on prie, que l'on va à la messe, que l'on parle à Dieu chaque jour,
que l'on s'efforce de mettre en pratique ses commandements
et de suivre ses enseignements, comme des disciples suivent leur maître.
Alors seulement, quand on le verra après notre mort,
nous retrouvant comme des amis très chers,
l'entrée au paradis ne sera qu'une formalité,
au lieu d'être une épreuve aussi difficile 
que de passer indemne à travers un feu dévorant.

jeudi 4 janvier 2018

On a parfois affaire, en paroisse, à des pratiquants de toute la vie,
qui considèrent que l'Eglise, et en particulier le prêtre de leur paroisse,
doivent répondre à toutes leurs exigences, en temps, heure et modalités décidés par eux,
puisqu'ils leur ont fait la grâce d'aller à la messe fidèlement depuis toujours.
Que les choses soient claires : c'est Dieu qui nous fait la grâce de venir au milieu de nous,
pas le contraire.
Si quelqu'un devait être reconnaissant de quelque chose, ce sont les paroissiens.
Envers le prêtre, qui a renoncé à sa propre vie pour suivre le Christ.
Envers l'Eglise, qui leur prodigue les sacrements et l'enseignement que Jésus lui a confié. 
Envers Dieu, à qui ils doivent la vie et l'existence, l'Eglise et les prêtres.

mercredi 3 janvier 2018

Tu trouves ça romantique, toi, quelqu'un qui dit :
"Ah ! Je ne peux pas vivre sans toi, j'ai besoin de toi, tu es mon bonheur, etc..." ?
Eh bien moi non.
Ça me donne tout juste l'impression d'être une déclaration d'amour de soi :
JE ne peux vivre, J'AI besoin, tu es MON bonheur...
L'amour, c'est donner sa vie pour ceux qu'on aime,
pas consommer quelqu'un parce que j'en ai besoin ou que ça me fait du bien.
Ah, si l'autre avait dit : "laisse-moi te rendre heureux (ou heureuse)",
ou "permets-moi de faire partie de ton bonheur" ou "faisons le bonheur l'un de l'autre", 
là, d'accord, si c'est sincère, ça commence à ressembler à quelque chose.

mardi 2 janvier 2018

Dans les paroisses, j'ai tendance à faire quelque chose que je déplore :
je les identifie spontanément à une ou deux personnes,
celles que j'y vois le plus souvent.
Ça peut rendre une paroisse sympathique, quand ces gens le sont.
Mais le contraire peut être vrai aussi.
Du coup ce n'est pas très juste, parce que ça crée des préjugés,
et ensuite on n'agit pas toujours avec justice dans un endroit donné
à cause ou grâce à une ou deux personnes seulement.
Bon, c'est quelque chose de difficile à éviter, je pense,
mais il faut au moins en être conscient pour ne pas s'y laisser enfermer,
parce que ça fait la même chose aussi pour les pays qu'on a visités 
ou les professions auxquelles on a eu affaire.

lundi 1 janvier 2018

En France, on n'a pas tellement de respect pour les titres,
mais on peut en avoir pour la personne.
Je n'ai pas toujours été d'accord avec cette attitude,
et je dois bien avouer que ça m'irrite quand on m'appelle "monsieur"
au lieu de "monsieur le curé", 
mais il faut reconnaître qu'elle a des avantages
parce que, dans un sens, elle nous permet de ne pas faire acception des personnes, 
comme nous le demande l'un des enseignements de Jésus lui-même.
Et puis ça nous permet de ne pas nous prendre pour plus que ce que nous sommes, 
et, dans un sens, c'est un service rendu à l'humilité de chacun.