Couv

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Vous en rêviez, c'est fait ! Les apophtegmes à emporter partout avec soi, en vente dans toutes les bonnes librairies !!!

aléatoire

samedi 31 décembre 2016

"Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire."
Dieu n'est pas un concept, une idée, un voeu pieux, un truc dans les nuages.
Il est venu parmi nous, il est devenu l'un de nous, il s'est fait chair...
Si ça semble fou, c'est parce que ça l'est : c'est un acte d'amour pur,
or l'amour n'est jamais raisonnable, il est capable de tout, il peut tout, il ose tout, 
surtout quand c'est l'amour de Dieu pour nous.

vendredi 30 décembre 2016

La destruction de la famille, c'est la destruction du socle de la société.
Hélas, jamais, de mémoire d'homme, la famille n'a été autant attaquée qu'aujourd'hui.
C'est à un point tel que le qualificatif "normales", appliqué aux familles,
n'évoque rien pour la plupart des gens, la "norme" d'aujourd'hui étant l'exception d'hier.
Ça ne laisse, objectivement, rien préjuger de bon pour l'avenir de notre civilisation.
Ce qui doit tomber tombera, on n'y peut rien.
Mais il faut au moins, au niveau personnel, faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour soutenir les familles, à commencer par celle que l'on veut construire : 
il n'est pas de défi que la grâce de Dieu ne soit à même de relever, si on l'en prie.

jeudi 29 décembre 2016

Tu n'arrives pas à pardonner quelqu'un à cause du mal abominable qu'il t'a fait ?
Demande à Dieu la grâce d'avoir, au moins, un jour, l'envie de pardonner.
Le jour où tu auras obtenu cette envie, demande-Lui la grâce de pardonner.
C'est tellement essentiel à notre bonheur !
D'abord, ça permet de couper le fil qui nous empêchait d'avancer
et qui nous tenait figé dans le passé,
tu sais, comme les cables autour des arbres qu'on n'a pas enlevés
et qui font que l'arbre garde un gros bourrelet difforme ou même meurt.
Eh puis, pour aimer Dieu, il faut s'aimer les uns les autres, on n'y coupe pas.
Alors, même si ça fait mal, il faut extraire la flèche empoisonnée qu'on nous a tirée,
il faut extraire la haine, le ressentiment et le désir de vengeance,
sous peine de laisser gagner la personne qui m'a fait du mal et qui,
par mon refus de pardonner, finit par y arriver 
quand ma haine m'empêche de vivre ou de trouver le bonheur toute ma vie.

mercredi 28 décembre 2016

Je pense que Dieu est venu parmi nous comme un petit enfant
pour que nous n'ayons pas peur de Lui.
Il faut être aussi attaché à soi-même qu'Hérode pour avoir peur d'un bébé 
au point de vouloir le détruire... non ?

mardi 27 décembre 2016

C'est chez saint Jean, et chez saint Jean seulement, qu'il est écrit :
"Dieu est amour". 
Bienheureux es-tu, toi qui as révelé ce mystère ineffable au monde !

lundi 26 décembre 2016

Ça m'a toujours frappé que le lendemain de Noël
on fête saint Etienne, le premier martyr après le Christ.
L'amour n'est pas aimé, il est toujours menacé d'extermination,
et pourtant on ne célèbre pas une messe de requiem mais de fête,
parce que, quoi qu'il en coûte d'aimer ici-bas,
personne ne peut détruire l'amour :
la vie de celles et ceux qui l'ont choisi est dans la main de Dieu, 
et Il les réssuscitera au dernier jour.

dimanche 25 décembre 2016

"Un enfant nous est né, un fils nous a été donné..."
Écoutons-le ! 
Pour qu'Il ne soit pas venu parmi nous en vain.

samedi 24 décembre 2016

On a l'ambition de faire des choses pour Dieu,
comme le roi David qui voulait lui construire un temple
alors que c'était un homme de guerre qui avait du sang sur les mains.
En fait, c'est le contraire que Dieu attend de nous :
que nous soyons fidèles à sa parole, que nous vivions dans, par et pour l'amour,
et alors c'est Lui qui fera quelque chose pour nous, 
c'est Lui qui nous batira une maison qui durera pour l'éternité.

vendredi 23 décembre 2016

Jean signifie "Dieu fait grâce".
Il fallait bien que le prénom de Jean le baptiste vienne de Dieu lui-même,
car c'est Lui qui l'a choisi dès avant le ventre de sa mère pour annoncer son Fils, 
c'est par Sa volonté qu'il est venu au monde, lui, le nouvel Elie.

jeudi 22 décembre 2016

Dieu aime les petits et les humbles, on le voit bien dans le Magnificat. 
Rien d'étonnant à ce qu'il soit venu au milieu de nous petit et humble lui-même.

mercredi 21 décembre 2016

La foi n'est pas juste une simple connaissance, elle est active et produit des fruits.
La foi de Marie a permis à Dieu de naître parmi nous. 
La nôtre aussi doit permettre au Seigneur de faire le bien au milieu de son peuple.

mardi 20 décembre 2016

Je suis toujours surpris quand des chrétiens ricanent à propos de la conception de Jésus,
en plaignant "le pauvre Joseph", en laissant sous-entendre graveleusement qu'il y a truc,
que tout ça est bien sympathique mais pas crédible si on veut être sérieux.
Quel crédit accorde-t-on à Dieu, quand on ne croit pas qu'Il puisse engendrer son Fils
en qui bon Lui semble, Lui, l'auteur de la vie,
Lui qui a tout créé à partir de rien, l'univers visible et invisible,
Lui qui est éternel et tout-puissant ?
Ils pensent que Dieu est un incapable, qu'Il est soumis aux lois de la nature,
Lui sans qui la nature n'existerait pas, Lui qui est au-dessus de tout ce qui existe ?
Quelle méconnaissance ! Quel mépris ! Quel suffisance !,
de penser qu'on sait mieux que Lui ce qui est possible ou pas, 
ce qu'Il peut faire ou pas !

lundi 19 décembre 2016

C'est arrivé plusieurs fois dans l'histoire du peuple saint
qu'un ange ou Dieu lui-même vienne annoncer qu'une femme stérile était enceinte :
avec Sarah, avec la mère de Sanson, avec Elizabeth ou bien sûr avec Marie.
Notre Dieu n'est pas le dieu de la mort, mais de la vie.
Toute vie, même quand on ne l'a pas prévue ou qu'elle nous dérange, vient de Dieu,
et la respecter, c'est reconnaître Dieu comme notre Dieu,
c'est se définir comme ses serviteurs et ses servantes, 
comme ses disciples et comme son peuple.

dimanche 18 décembre 2016

Emmanuel, "Dieu avec nous", n'était pas un prénom mais une prophétie :
avec Jésus, Dieu est véritablement venu parmi nous,
il ne s'est pas contenté d'appeler un homme pour être son messie.
Jésus, "Dieu sauve", est aussi une prophétie :
c'est bien pour nous sauver que le Fils de Dieu s'est incarné 
et non pas pour nous juger ni pour nous condamner.

samedi 17 décembre 2016

Il était impératif que Dieu s'incarne dans une généalogie,
qu'il soit, sans conteste possible, humain aussi bien qu'il est Dieu.
En effet, si le Christ n'était pas Dieu, alors il ne pourrait pas nous sauver,
car nul homme n'a ce pouvoir.
Mais s'il n'était pas aussi vrai homme, alors nous ne pourrions pas l'imiter
car nous ne sommes pas Dieu.
Il fallait donc bien qu'il soit à la fois vrai Dieu et vrai homme, 
pour devenir l'unique médiateur entre l'humanité et Dieu.

vendredi 16 décembre 2016

Les saints, ce n'est pas que du blabla, de la publicité ou de la communication.
Leurs actes les précèdent au paradis.
L'amour de Dieu n'est pas juste un concept : 
il doit être accompagné d'effets concrets qui rejaillissent pour le bien du monde.

jeudi 15 décembre 2016

Quel mystère, Jean le Baptiste, le plus grand des enfants des hommes selon Jésus,
l'annonciateur du messie que le peuple attendait depuis toujours,
a été rejeté et abandonné par les autorités de sa propre religion :
ils ne l'ont pas reconnu comme légitime, et ne sont pas intervenus en sa faveur
quand Hérode l'a jeté en prison.
C'est effrayant, quand on y pense, et en même temps pas si étonnant que ça :
Dieu seul est absolument digne de confiance. 
"Là où il y a des hommes, il y a de l'hommerie", comme disait le curé d'Ars...

mercredi 14 décembre 2016

Je me méfie comme de la peste de la soi-disant fraternité chrétienne
qui est censée faire de n'importe quel baptisé le frère ou la soeur de tous les autres,
en particulier quand c'est présenté comme une lettre de recommandation
pour éveiller notre bienveillance ou notre solidarité matérielle.
Le frère et la soeur de Jésus, selon sa propre parole,
ce sont ceux qui font la volonté de son père qui est aux cieux,
non ceux qui ont des papiers en règle ou des lettres de mission,
comme le rappelle saint Paul aux Corinthiens.
Les "frères en religion" de saint Jean de la Croix l'ont emprisonné, battu et affamé
et traité comme un misérable parce qu'il était fidèle à la parole de Dieu. 
Si ça, ce sont des frères, alors autant ne pas avoir de famille.

mardi 13 décembre 2016

Ce qui compte, pour le Christ, ce ne sont pas nos origines ou notre généalogie.
Non, ce qui est important, c'est l'adhésion du coeur à Dieu
et la bonne volonté de suivre son message,
si nécessaire en changeant ce qui n'y est pas conforme dans notre vie.
Ce n'est pas un certificat de baptême qu'il nous demandera à la porte du paradis, 
mais que nous ayons vécu en chrétiens, fidèles à sa parole et à son exemple.

lundi 12 décembre 2016

Jésus n'a jamais cherché à convaincre les pharisiens et les scribes qu'il était le messie,
il a même fait tout le contraire : il dit ce qu'il a à dire, il fait ce qu'il a à faire,
sans se soucier de ce qu'ils vont en penser ou de comment ils vont le prendre.
Par contre il guérit, libère, relève, ressuscite ceux qui le reconnaissent comme messie,
même parfois contre son gré ou sans qu'il le veuille consciemment.
Je ne suis pas sûr que, dans les paroisses, il faille toujours se plier en quatre
pour satisfaire toutes les personnes qui n'ont pas du tout la foi
et qui ne font appel à nous que pour satisfaire à une "tradition"
(qui est tellement la leur qu'ils ne mettent jamais un pied à l'église de l'année),
à une vague superstition ou à une envie de beaux souvenirs et de belles photos.
Par contre, ceux qui aiment le Christ, qui croient vraiment qu'Il est Dieu
et qui cherchent sincèrement à le suivre le plus fidèlement possible dans leur vie,
voilà qui devraient être les centres prioritaires de toute notre attention,
de notre temps et de notre disponibilité généreuse.
Concrêtement, c'est trop souvent le contraire qui se passe :
on n'a pas assez de temps pour ceux qui recherchent sincèrement Dieu,
pour les confessions, la direction spirituelle, la formation individuelle,
trop occupés qu'on est à essayer de séduire ceux qui n'ont rien à faire de Lui. 
C'est très injuste, et surtout ce n'est pas la manière de faire de Jésus.

dimanche 11 décembre 2016

Quand on n'a pas conscience d'être perdu, on n'a pas besoin d'être sauvé.
Jean le Baptiste est là pour faire prendre conscience à tous de leurs péchés,
afin qu'ils soient disposés à recevoir favorablement Celui qui pourra les pardonner.
Mais celui qui a trop d'orgueil pour se reconnaître pécheur,
même le Christ ne peut rien pour lui, parce qu'il pourrait bien envoyer grâce sur grâce, 
elle glisse sur l'orgueilleux comme de l'eau sur les plumes d'un canard.

samedi 10 décembre 2016

Elie aurait beau revenir sur terre sur son char de feu,
ceux qui ne veulent pas de Dieu ne le reconnaîtraient pas :
il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C'est peut-être pour ça que Jésus ressuscité s'est soustrait à notre vue :
au moins, certains pourront dire que, ne l'ayant pas vu,
c'est pour ça qu'ils n'ont pas cru, 
et Dieu pourra peut-être en sauver quelques-uns grâce à ça.

vendredi 9 décembre 2016

On ne peut arriver au ciel sans suivre le chemin tracé par Dieu.
On est parfaitement libre de ne pas suivre ce chemin, personne n'y est forcé.
Mais alors on n'arrivera pas au paradis, c'est une évidence : 
ce n'est que dans les rêves que nos choix n'ont aucune conséquence sur la vraie vie.

jeudi 8 décembre 2016

On ne peut nier ou se moquer de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
sans porter atteinte au pouvoir et à l'amour de Dieu pour la mère de son Fils.
Ne convenait-il pas qu'Il préservât du péché originel celle qu'Il avait choisi
pour engendrer son Fils afin d'apporter le salut du monde ?
N'avait-il pas les moyens de cette préservation, Lui, Dieu, créateur du ciel et de la terre ?
Si ça convenait, et qu'Il en avait les moyens, pourquoi ne l'aurait-Il pas fait ?
Et comment penser qu'Il ne l'ait pas fait sans sous-entendre qu'Il serait stupide ?
Mais non ! Dieu pouvait préserver Marie, il convenait qu'Il le fasse, donc Il l'a fait. 
C'est Dieu, quand même. C'est pas Jo le clodo.

mercredi 7 décembre 2016

C'est Dieu, l'auteur de la grâce, c'est Lui qui convertit les coeurs endurcis.
Nous, prêtres, n'avons aucun pouvoir pour convertir qui que ce soit,
mais, s'Il le veut, Dieu peut nous utiliser pour toucher les coeurs,
comme il l'a fait avec saint Ambroise de Milan pour convertir saint Augustin. 
Quel joie d'être parfois l'instrument, même inconscient, de la grâce de Dieu !

mardi 6 décembre 2016

Il faut des bergers pour courir après les brebis égarées, ok.
Mais il en faut aussi pour garder celles qui ne se sont pas échappées,
sous peine d'en perdre 99 pour en retrouver une.
Grâce à Dieu, il y a diverses vocations dans l'Eglise, 
et toutes sont nécessaires au bien de son peuple.

lundi 5 décembre 2016

Dieu seul peut pardonner les péchés,
par l'intermédiaire de ceux entre les mains desquels il a remis ce pouvoir,
c'est à dire des apôtres, de leurs successeurs, les évêques,
et de leurs collaborateurs, les prêtres.
Les politiques aimeraient bien s'arroger ce droit, et ils le font parfois,
en disant que des choses interdites par Dieu sont permises
parce qu'ils ont fait une loi pour,
et qu'on peut donc les faire en toute tranquilité d'esprit et la conscience nette.
Depuis quand devient-on Dieu par des élections ?
Depuis quand la politique définit-elle ce qui est moral ou non ?
Depuis quand considère-t-elle qu'elle a un droit de police sur les consciences ?
Si une loi peut décider de ce qui devient légal,
elle ne peut en aucun cas décrêter de ce qui deviendrait moral 
juste parce qu'elle en aurait décidé ainsi.

dimanche 4 décembre 2016

Celui qui ne se reconnait pas pécheur n'a pas besoin d'un Dieu sauveur,
puisqu'il se considère innocent et sans tâche, parfait à ses propres yeux.
C'est pourquoi la reconnaissance lucide de ses propres péchés
est un préalable à la réjouissance d'accepter Dieu dans sa vie :
ce n'est que quand on admet avoir besoin de Dieu pour se sortir du mal 
qu'on accepte sa venue avec enthousiasme et gratitude .

samedi 3 décembre 2016

Prêtre, n'oublie jamais cette vérité, que tu connais déjà :
dans l'Eglise, certains sont apôtres, certains sont disciples,
mais nous sommes tous appelés par le Christ.
Malheur à qui se prend pour Dieu,
alors que sans Lui il ne serait rien !
L'Eglise n'a qu'une seule tête et un seul prêtre véritable, le Christ.
C'est Lui, l'unique médiateur entre les hommes et Dieu.
Nous ne sommes que ses serviteurs :
ni ses maîtres, ni ses juges, ni ses remplaçants, ni ses lieutenants,
ni ses ayant-droits, ni ses interprètes, ni sa bouche, ni ses mains.
Il nous a appelés parce que nous avions besoin de Lui, et non le contraire.
Rends grâce à Dieu de t'avoir appelé, 
ne Lui demande pas de te rendre grâce pour "l'être exceptionnel que tu es".

vendredi 2 décembre 2016

La récompense de ceux qui sont fidèles à Dieu au milieu des persécutions sera grande !
Mais en attendant, quelle abnégation, quelles souffrances, quelles injustices !
Soutiens, Seigneur, ceux qui sont en butte à la persécution,
pour qu'ils ne se découragent pas et qu'ils voient toujours, même de loin, 
ta lumière.

jeudi 1 décembre 2016

Connaître par coeur la volonté de Dieu, avoir scruté les Ecritures,
étudié la théologie, l'histoire de l'Eglise et son actualité,
c'est très bien.
Mais si on ne met pas en pratique ne serait-ce que le centième de ce qu'on a appris,
alors il aurait mieux valu ne rien savoir.
Avoir une tête bien pleine et rester avachi dans son fauteuil toute la journée,
au lieu de s'efforcer de pratiquer concrètement l'amour de Dieu et du prochain 
quel gâchis !

mercredi 30 novembre 2016

La Foi provient, dans l'immense majorité des cas, d'une transmission.
Mais là où plus personne n'en veut, là où personne ne veut de Dieu,
à quoi cela sert-il d'avoir des prophètes et des envoyés du Seigneur ?
Nous semons dans les ronces, le désert et les pierrailles.
Mais si la Parole de Dieu parvient à pousser tout de même, quelle joie !
Ne nous fatiguons pas de la transmettre, à temps et à contretemps : 
après les larmes, les cris de joie !

mardi 29 novembre 2016

Le plan de Dieu, c'est l'histoire d'une restauration, mais pas seulement.
Oui, Dieu veut permettre, à ceux qui le désirent, de vivre au paradis,
comme c'était prévu dès avant la création du monde.
Oui, nous aurons enfin accès à "l'arbre de la vie éternelle"
qui nous avait, fort heureusement, été retiré après le péché originel.
Mais en plus, nous ne serons plus seulement ses serviteurs mais ses amis,
parce que, sans aucune pression de sa part, sans coercition, sans obligations,
nous l'aurons suivi sur terre, envers et contre tous, fidèlement et humblement,
dans le bonheur et dans le malheur, dans les consolations et dans les désolations, 
dans la préparation à sa venue et en imitant sa façon de vivre ici-bas.

lundi 28 novembre 2016

Pour se préparer à la souveraineté de Dieu au paradis,
il faut déjà accepter de mettre en pratique ses commandements ici-bas.
Si je n'ai aucune confiance et aucune fidélité envers sa Parole sur terre, 
comment pourrais-je prétendre, au ciel, que je l'aime par-dessus tout ?

dimanche 27 novembre 2016

Quasiment personne n'était prêt pour la venue du Messie quand Jésus est né.
Rares sont ceux qui sont prêts à rencontrer Dieu quand ils meurent.
Le temps de l'Avent sert à se préparer à l'un comme à l'autre,
en se rapprochant des "choses de Dieu", 
par la prière, la confession, l'assiduité à la messe et la mise en ordre de sa vie.

samedi 26 novembre 2016

Pris que nous sommes par les occupations trépidantes du monde,
si on ne prie jamais, il ne faut pas se faire d'illusions :
on va vite sortir Dieu de nos préoccupations, de notre coeur et enfin, de notre vie.
On ne peut devenir saint sans prier chaque jour. 
Ça ne suffit pas pour le devenir, mais c'est un préliminaire indispensable.

vendredi 25 novembre 2016

Pour comprendre l'apocalypse de saint Jean,
il faut une connaissance exhaustive et fine de tous les écrits des prophètes :
c'est un livre de la bible qui ne s'explique que par la bible,
dont le vocabulaire est culturellement ancré dans la bible,
et c'est donc là, et nulle part ailleurs, qu'on en trouve les clés d'interprétation.
Inventer des significations en dehors des écritures, au pif,
pour faire peur à tout le monde, pour faire le malin ou pour stigmatiser ses ennemis
est au mieux inutile, au pire dangereux.
Tu veux comprendre l'apocalypse?
Lis les prophètes. Puis relis-les. Encore. Encore. Encore... 
Tu verras, petit à petit, on finit par comprendre de quoi ça parle.

jeudi 24 novembre 2016

La fin des temps, pour nous qui sommes chrétiens, n'est pas une mauvaise nouvelle,
puisqu'elle coïncide avec le retour en gloire du Christ ressuscité.
Par contre, c'est certain, quand on n'aime pas Dieu, ni ce qu'Il propose,
quand on se prend pour Lui, qu'on a amassé ici-bas richesses et pouvoir,
sachant qu'il ne restera pas pierre sur pierre de tout ce qu'on aura batî à notre gloire,
ce n'est pas franchement une bonne nouvelle.
Ceux qui aiment le Christ seront consolés, 
mais ceux qui ne l'aiment pas perdront tout ce qu'ils croyaient avoir.

mercredi 23 novembre 2016

Réussir un examen en connaissant d'avance les questions, c'est assez simple.
Encore faut-il s'être préoccupé d'en chercher à l'avance les bonnes réponses.
Sortir victorieux du jugement de Dieu, c'est assez simple,
dans la mesure où on connait ses commandements, et donc ses critères. 
Encore faut-il s'être efforcé au cours de sa vie de les mettre en pratique.

mardi 22 novembre 2016

Celui qui est toujours prêt, jour et nuit, à sa rencontre finale avec Dieu, 
n'a nul besoin de scruter les signes des temps pour chercher s'ils touchent à leur fin.

lundi 21 novembre 2016

Être prêt pour Dieu, c'est le fruit d'une lente maturation.
Plus tôt elle commence, mieux c'est.
Mais encore faut-il qu'elle soit ensuite assidue.
Marie a consacré très tôt sa vie à Dieu,
et elle a ensuite assidûment fréquenté sa Parole.
Comment le sais-je ?
C'est bien simple : quand l'ange vient lui annoncer qu'elle sera la mère du Messie,
elle est prête : si elle est surprise par ses paroles de salutation,
elle ne n'est pas par sa présence, elle ne tombe pas de sa chaise,
et elle n'hésite pas à donner à Dieu un "oui" parfaitement assumé.
Si la demande est tombée, littéralement, du ciel,
la réponse, en revanche, vient de la profondeur de la vie spirituelle de Marie.
C'est dans la mesure où on s'est préparés, pendant toute une vie,
à recevoir la Parole de Dieu, 
qu'on a, un jour, la possibilité de la reconnaître, de la recevoir et de l'incarner.

dimanche 20 novembre 2016

Oui, Jésus est roi.
Mais son royaume n'est pas de ce monde.
Ici-bas, son trône, c'est une croix.
Son pouvoir, aimer jusqu'à donner sa vie pour ses amis.
Ses troupes, les petits et les simples.
On ne verra réellement Jésus en gloire qu'au ciel, 
et c'est là aussi qu'on verra réellement la gloire de ceux qui l'auront suivi.

samedi 19 novembre 2016

Un dieu incapable de ressusciter les morts
est un dieu qui ne vaut pas la peine qu'on donne sa vie pour le suivre.
Les sadducéens, en ne croyant pas à la résurrection, 
ne croient pas, en définitive, en Dieu.

vendredi 18 novembre 2016

Fêter saint Pierre et saint Paul en même temps
à l'occasion de la dédicace de la basilique qui leur est consacrée,
c'est rappeller que l'Eglise est multiple, par essence,
et qu'elle a besoin de chacun pour être complète :
les lettrés et les analphabètes, les intellectuels et les manuels,
les peureux et les audacieux, les convertis de la première heure et ceux de la dernière,
les intransigeants et les diplomates, les sédentaires et les missionnaires,
ceux qui ont le souci des païens et ceux qui ont le souci des chrétiens,
ceux qui vivent dans la pauvreté et ceux qui administrent les biens de l'Eglise.
Il n'y a pas une seule façon d'être chrétien : 
unité ne signifie pas uniformité.

jeudi 17 novembre 2016

Moins notre vie est conforme à l'Evangile,
plus on "interprète" les enseignements du Christ
pour les rendre acceptables selon notre situation.
Ce n'est que quand on s'efforce sincèrement de les mettre en pratique
que ses enseignements sont limpides et faciles à comprendre.

mercredi 16 novembre 2016

Plus nous mettons en pratique les commandements de Dieu ici-bas, 
plus nous augmentons notre capacité à profiter de sa présence pour l'éternité.

mardi 15 novembre 2016

Mieux vaut être un pécheur repentit qu'un juste auto-satisfait de sa propre perfection :
quand l'un prie "Jésus, fils de Dieu, sauveur, pitié pour moi, pécheur",
l'autre dit "je te remercie, Dieu, pour l'être exceptionnel que je suis."
Le premier recevra l'amour de Dieu et son pardon, 
le second ne recevra que sa propre admiration narcissique.

lundi 14 novembre 2016

Il est facile de perdre l'amour de Dieu que nous avions étant enfants,
et d'ailleurs nombreux sont ceux qui l'ont perdu sans même s'en rendre compte.
Il est essentiel de le ranimer et de l'entretenir comme un feu au fond de notre coeur,
parce que, sans amour de Dieu, la religion n'est qu'une coquille vide, 
une armure en carton, un chèque en bois, un souvenir folklorique.

dimanche 13 novembre 2016

Être "affairé sans rien faire", c'est faire toute sorte de choses dans sa vie,
mais pas celles qui sont réellement utiles, c'est à dire
pratiquer l'amour de Dieu par-dessus tout et du prochain comme soi-même.
On est souvent débordés et stressés pour des choses sans réelle importance,
parce qu'elles ne nous précèderont pas au ciel :
ce ne sont que des préoccupations terrestres, appellées à disparaître,
même si elles nous paraissent essentielles aujourd'hui,
quand on garde le nez sur son nombril ou les yeux rivés au sol.  
Tant qu'à être occupé, autant que ça soit par des choses qui ont de la valeur,
et rien n'est plus important que de rechercher, en tout et partout, 
l'amour qui, lui, gardera toute son importance et son intérêt au paradis.

samedi 12 novembre 2016

C'est vrai qu'il faut prier sans se décourager.
Bien sûr, il faut demander à Dieu des choses qui soient dans ses cordes,
et qui aient un rapport avec le commandement de l'amour qu'Il nous a laissé.
Mais même pour des demandes légitimes,
il faut parfois insister des mois, voire des années.
Cette obstination, Dieu n'en a pas besoin, mais nous oui :
c'est le temps qu'il nous faut pour être disposés à recevoir la grâce de Dieu
et pour avoir la force de la mettre ensuite en pratique. 
Ce qu'on a demandé avec insistance, on ne peut le rejeter quand on le reçoit enfin.

vendredi 11 novembre 2016

Il n'est pas de saint qui n'ait attendu avec ferveur le retour du Christ,
et qui n'ait accueilli la mort comme l'accomplissement de tous ses désirs.
Non pour la mort elle-même, qui est notre ennemie et l'ennemie de l'humanité,
mais pour la rencontre avec Dieu qui s'y trouve cachée, 
et pour la résurrection promise et réalisée en Jésus Christ.

jeudi 10 novembre 2016

C'est étonnant comme les premiers chrétiens ne se mêlent jamais de la chose publique,
la "res publica", qui est devenue pour nous la politique.
Saint Paul demande à Philémon de bien traiter son esclave Onesime,
mais il ne se révolte pas contre l'esclavage en soi.
C'est que les premiers chrétiens ne cherchent pas à changer la condition de chacun,
mais que chacun, quelque soit sa condition, cherche à suivre le Christ et se convertisse.
Les changements sociétaux, s'ils doivent avoir lieu,
sont une conséquence de cette conversion sincère, 
non leur préalable.

mercredi 9 novembre 2016

Aujourd'hui nous fêtons la dédicace, l'inauguration, de la basilique du Latran en 324. Appelée "Mère de toutes les églises", elle l'est véritablement, dans le sens où c'est le premier lieu officiel, visible, public, et adapté à la liturgie, dont ont disposé les chrétiens. Jusque là, en effet, le christianisme était une religion interdite, persécutée avec plus ou moins d'intensité depuis ses origines. L'empereur Constantin, par l'édit de Milan de 313, permet à chacun d'adorer qui il veut, et donc aux chrétiens de pratiquer leur foi au grand jour. La construction de la basilique du Latran en 320 est la manifestation extérieure de cet "édit de tolérance" : puisque les chrétiens sont désormais légitimes, il faut leur donner un lieu de culte public, c'est la mentalité romaine.
Bien.
Mais la première messe ne date pas de 324. Depuis toujours, les chrétiens se réunissent, non pas dans les catacombes, contrairement à l'idée reçue, mais dans les maisons des uns et des autres, comme on le refera par la suite dans les pays où le christianisme sera de nouveau persécuté. C'est d'ailleurs ces réunions qui font qu'on se reconnait chrétien, au-delà du baptême : l'assiduité à participer au partage du pain et du vin, et de la parole de Dieu, est ce qui constitue l'Eglise primitive. Et pas besoin d'un bâtiment en pierre pour cela : la première communauté chrétienne a fortement conscience du fait que l'Eglise, c'est eux, ce sont les personnes qui la constituent, ce n'est ni un lieu ni une bâtisse. Ils sont les pierres vivantes de l'édifice spirituel dont le Christ est la pierre angulaire. D'ailleurs, "Eglise", "Ecclesia", signifie "communauté", et non pas "bâtiment au milieu du village".
Est-ce que l'Eglise a gagné à avoir des édifices publics pour exercer son culte au su et au vu de tous ? Oui, indéniablement, dans le sens où cette visibilité a permis l'évangélisation au grand jour de toute l'humanité.
Est-ce qu'elle y a perdu quelque chose ? Ah. Eh bien... Oui aussi, dans le sens où, aujourd'hui au moins, beaucoup de chrétiens délèguent leur appartenance à l'Eglise au bâtiment qui en porte le nom : ils pensent qu'ils peuvent faire partie de l'Eglise sans jamais y mettre les pieds, il suffit qu'elle soit là pour que tout aille pour le mieux.
Ça me fait de la peine, quand on vend une église pour en faire un magasin de chaussures ou un restaurant. Toute église est ma maison, depuis ma naissance, et n'importe où dans le monde, il suffit de rentrer dans une église pour être chez soi, quand on est chrétien. Mais, d'un autre côté, qu'on détruise ou qu'on vende des églises, peu m'importe : en effet, si elles sont vides parce que les chrétiens les ont désertées, alors non seulement elles ne servent à rien, mais elles deviennent un signe de honte : une église abandonnée, c'est le rappel du manque d'amour de notre époque pour Dieu, de l'indifférence envers notre foi, nos coutumes, notre religion, notre salut. Indifférence pour le sacrifice du Christ, pour l'amour de notre communauté chrétienne, pour le message de l'Evangile. Une église vide, c'est le signe visible de l'abandon invisible de Dieu par son peuple.
Ce n'est pas facile à entendre et pourtant c'est la vérité. 
Seigneur, augmente en nous la Foi et l'Amour : que ton peuple revienne à Toi, qu'il retrouve la joie de la fête d'être réuni, dans ta maison, auprès de Toi.

mardi 8 novembre 2016

Ce que les humbles prennent pour de précieux conseils,
les orgueilleux le voient souvent comme d'odieux reproches.

lundi 7 novembre 2016

Les prêtres sont les garants de la succession ininterrompue de témoins
qui remontent non seulement à l'époque du Christ, mais à sa volonté explicite
d'instituer des apôtres auxquels Il a confié son Eglise.
Une paroisse peut vivoter sans prêtre, mais pas vivre pleinement. 
Il faut des prêtres. Des saints prêtres.

dimanche 6 novembre 2016

La tentation de devenir "comme des dieux" date du péché originel,
autant dire qu'elle n'est pas d'aujourd'hui.
Mais elle est toujours aussi présente, et notre époque, comme toutes celles avant elle,
essaye encore d'éliminer Dieu et de vivre sans Lui,
en tentant de trouver l'immortalité par nos propres moyens,
comme cherchent à le faire les transhumanistes par exemple.
Tout ça pour obtenir quelque chose que Dieu veut de toutes façons nous donner,
si nous l'acceptons dans notre vie et que nous suivons le chemin qu'Il nous a tracé...
Ah, mais c'est qu'accepter l'immortalité de la part de Dieu demande de l'humilité,
et c'est bien ce qui manque à tous ceux qui se prennent pour des dieux, justement, 
alors que c'est l'une des caractéristiques à laquelle on reconnait les saints.

samedi 5 novembre 2016

"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent".
J'ai toujours pensé que cette phrase de l'Evangile n'a pas besoin d'interprétation,
qu'elle est à prendre au pied de la lettre. 
Et je n'ai jamais trouvé de raison de penser que j'avais tort.

vendredi 4 novembre 2016

Plusieurs activités sont incompatibles, juste parce qu'elles sont toutes chronophages :
rechercher la richesse, les plaisirs de la chair ou le pouvoir,
ou rechercher la fréquentation de Dieu et mettre en pratique ses commandements.
On ne peut pas tout faire à la fois, alors on fait nécessairement des choix,
qu'on en ait conscience ou pas, qu'on se rende compte des conséquences ou pas.
Mais l'insouciance, l'ignorance ou l'indifférence ne changeront rien au résultat : 
soit notre chemin mène vers Dieu, soit il ne mène nulle part.

jeudi 3 novembre 2016

Saint Martin de Porrès, c'est l'illustration de ce qui est important dans la foi.
Fils illégitime d'un noble espagnol et d'une esclave noire libérée,
abandonné par son père dans son jeune âge, il veut rentrer chez les dominicains,
mais la loi, à son époque et dans son pays, le Pérou, l'interdit aux métis.
Il y entre cependant, mais comme simple portier,
et n'aura jamais accès à la vie conventuelle complète.
Mais c'est lui qui est saint, et aucun autre frère du couvent. 
Et c'est ça qui compte, au-delà des injustices des hommes, fussent-ils d'Eglise.

mercredi 2 novembre 2016

C'est devant la mort que notre foi est mise à nu :
ou nous croyons à la résurrection et à la vie éternelle,
ou nous n'y croyons pas, ni à ça, ni à Dieu, ni en rien.
C'est là que beaucoup se rendent compte qu'ils ont perdu la foi,
sans même s'en rendre compte, à force de vivre loin de Dieu, 
alors qu'ils étaient persuadés, hier encore, d'être des chrétiens.

mardi 1 novembre 2016

Beaucoup de gens confondent la toussaint et la fête des morts,
au point de fleurir parfois les églises avec des chrysanthèmes pour la toussaint,
ce qui n'a pas de sens : ce sont des fleurs blanches qu'on devrait mettre,
roses, lys, ce que vous voulez, mais pas des chrysanthèmes !
La toussaint n'est pas la fête des morts mais des vivants,
de ceux qui ont choisit la vie par Dieu, avec Dieu et en Dieu 
et dont on fête, à l'avance, la résurrection et la joie éternelle !

lundi 31 octobre 2016

Estimer les autres supérieurs à soi-même,
avoir leur intérêt à coeur avant le nôtre,
voilà bien quelque chose qui va à contre-courant de notre époque,
qui met en avant le droit (et même le devoir) à l'épanouissement personnel.
Ce n'est pourtant pas de la faiblesse, ni être timoré, mou ou soumis,
d'agir comme saint Paul le recommande à tout chrétien.
Bien au contraire : pour en être capable, il faut se posséder soi-même,
être souverain sur sa propre vie, et décider de la mettre au service des autres.
Alors que se prendre pour le centre du monde et ne penser qu'à soi et à son plaisir, 
un nourrisson en est capable avant même de savoir parler.

dimanche 30 octobre 2016

C'est bien de se convertir et de décider désormais de suivre sérieusement le Christ,
mais il faut que ça soit suivi d'effets concrets.
Zachée, par exemple, décide de lui-même de donner la moitié de ses biens aux pauvres,
et de rembourser au quadruple toute personne qu'il aurait volé :
son appréciation de Jésus n'est pas juste une posture,
il en découle du bien pour pas mal de monde.
Il faut qu'il en soit ainsi pour nous tous : 
un chrétien qui n'apporte rien de bon à personne n'a de chrétien que le nom.

samedi 29 octobre 2016

J'ai toujours aimé cette réflexion de Paul,
qui voudrait aller avec le Christ parce que c'est son avantage,
mais qui reste ici-bas parce que d'autres ont encore besoin de lui... 
Voilà, me semble-t-il, quelle devrait être la position de tout chrétien devant la mort.

vendredi 28 octobre 2016

Toutes les religions, à l'époque du Christ, sont excluantes :
à chaque peuple et à chaque région son ou ses dieux, ses croyances et ses rites.
Ça s'impose aux peuples vaincus, mais en dehors de ça, ça ne se transmet pas,
ça sert au contraire à se distinguer et à se différencier des autres.
Le christianisme apporte une nouveauté totalement inédite :
dès qu'on devient chrétien, on devient un seul peuple, tous fondamentalement égaux,  
quelle que soit notre origine, race, couleur de peau, culture, richesse ou langue,
notre peuple, notre lieu de naissance, notre statut social, notre sexe ou notre âge.
Alors oui, il y a des religions qui divisent, parce qu'elles sont, au fond,
un signe d'appartenance réservé à une catégorie exclusive et excluante.
Mais le christianisme est ouvert à tous, sans exception.
C'est une religion certes communautaire, mais en aucun cas communautariste
parce que tout être humain, par le baptême, peut en devenir membre de droit. 
Ce n'est pas un hasard si on l'a qualifiée de "catholique", c'est à dire "universelle"...

jeudi 27 octobre 2016

Saint Paul nous indique ce qu'il faut posséder
pour avoir les moyens de lutter contre les forces du mal :
aimer la vérité et la justice, annoncer l'Evangile, avoir la foi,
rechercher le salut, connaître la Parole de Dieu.
Je ne connais pas beaucoup de chrétiens qui aient l'équipement complet de nos jours.
Mais rares sont ceux qui savent qu'on est en guerre contre le diable et ses troupes... 
Rien d'étonnant, donc, à ce que ceux qui recherchent le salut soient peu nombreux.

mercredi 26 octobre 2016

Ah, ça, Dieu déteste l'injustice, aucun doute là-dessus, il le redit assez souvent.
Mais l'injustice, pour Lui, c'est par exemple de ne pas savoir pardonner,
quand Lui nous pardonne tout pour peu qu'on le lui demande.
C'est de ne pas savoir partager,
alors que Lui nous a tout donné, à commencer par notre vie, et par la sienne.
Ne crois pas que l'injustice soit "tuer ou voler". 
C'est aussi ne pas savoir faire du bien en retour de celui qu'on reçoit de Dieu.

mardi 25 octobre 2016

Il y a deux choses qui portent gravement préjudice aux couples :
remplacer les mots d'amour par de l'ironie, du sarcasme ou du silence,
et faire des reproches incessants à l'autre pour "l'améliorer". 
La tendresse et la bienveillance sont, indéniablement, bien plus bénéfiques.

lundi 24 octobre 2016

Saint Paul dit que les profiteurs sont de vrais idolâtres.
C'est vrai qu'au lieu de privilégier l'amour du prochain, donc le don de soi,
ils ne cherchent que le bénéfice qu'ils pourraient tirer de leur entourage. 
Ce n'est pas vraiment la route qui mène au paradis...

dimanche 23 octobre 2016

Comment s'articule le fait que Dieu soit à la foi juste et bon ?
N'est-il pas injuste qu'il pardonne quiconque lui demande pardon ?
Ça le serait, s'il n'appartenait pas au pécheur de réparer les conséquences de ses péchés.
Le pardon de Dieu nous permet d'entrer au paradis, c'est un fait.
Mais nul n'y entrera sans avoir d'abord réparé le mal qu'il a fait :
soit ici-bas, sur terre, directement ou par la pénitence quand il n'y a pas d'autre solution,
soit au purgatoire, si on a négligé ce devoir de justice pendant notre vie terrestre.
C'est pour cette raison que le pardon des péchés,
qu'on obtient quand on va demander pardon à Dieu dans la confession, n'est pas injuste,
et que ce n'est en aucun cas une licence pour pécher autant qu'on veut,
comme si le mal qu'on fait n'avait pas la moindre conséquence 
à cause de l'amour que Dieu nous porte et de sa facilité à nous pardonner.

samedi 22 octobre 2016

Le sens originel des priorités, c'est aimer Dieu, puis les autres, comme soi-même.
Le péché du monde, c'est de s'aimer soi-même, puis les autres s'ils me sont utiles,
et enfin, quand on n'a plus rien d'autre à faire ou qu'on n'a pas le choix, Dieu.
Rien d'étonnant que tout marche à l'envers
quand les priorités sont inversées !
Et que toute l'humanité en souffre, 
quel que soit notre degré de responsabilité personnelle dans cette situation.

vendredi 21 octobre 2016

Nombreux sont ceux qui redoutent ou qui détestent la confession.
S'humilier devant un prêtre et reconnaître ses péchés, quelle horreur !
Eh bien, qu'est-ce que ça sera le jour où il faudra le faire devant Dieu,
surtout si, ayant pu sur terre faire pardonner nos péchés avant cette rencontre, 
on ne l'a jamais fait et qu'on n'est du coup absolument pas présentable.

jeudi 20 octobre 2016

Jésus ne fait pas exprès d'apporter la division,
comme le ferait le "diviseur", "diabolos" en grec, le diable en français.
Il ne veut pas semer la zizanie, ni monter les hommes les uns contre les autres.
Mais Il sait bien que c'est pourtant ce qui va se produire
parce que dans un monde dirigé par le mensonge, l'orgueil et l'égoïsme
par le refus de reconnaître ses torts et la responsabilité du mal qu'on a pu faire,
la Vérité qui sort de sa bouche met chacun devant un choix douloureux :
reconnaître ce qu'on a fait de mal, se convertir et désormais chercher à ne plus pécher,
ou tout nier et accabler le Christ, le ridiculiser, le persécuter et chercher à le faire taire.
Et ce choix coupe l'humanité en deux, inévitablement :
ceux qui se convertissent et ceux qui s'endurcissent,
ceux qui abandonnent le péché et ceux qui le font surabonder, 
ceux qui choisissent l'amour de Dieu et ceux qui le haïssent.

mercredi 19 octobre 2016

Un excellent moyen de ne jamais oublier Dieu ? La messe quotidienne.
Quand ce n'est objectivement pas possible, au moins la prière quotidienne.
Et le souci constant de l'amour du prochain,
la prédisposition joyeuse à rendre les services qu'on pourrait me demander.
Fais cela, et la venue du Christ ne te surprendra pas comme un voleur, 
puisque tu vivras de toutes façons chaque jour avec Lui.

mardi 18 octobre 2016

Luc était médecin, métier prestigieux et important pour améliorer ou sauver des vies.
Cependant, l'Evangile et les Actes des Apôtres qu'il a rédigés
sont plus importants encore, et ont sauvé infiniment plus de vies.
Quel que soit notre métier, pour fondamental et essentiel qu'il nous paraisse,
il ne sera jamais plus important que le fait de se mettre au service du Christ, 
et le bien que l'on fera à ce service sera toujours infiniment plus durable.

lundi 17 octobre 2016

Ignace d'Antioche, le saint qui préférait ne pas échapper au martyr
plutôt que de prendre le risque de renoncer à la vie éternelle...
Mais martyr, à l'époque, n'était pas synonyme de terrorisme,
ni de tuer le plus de monde possible avec soi.
Il s'agissait seulement de rendre témoignage au Christ,
même au prix de sa vie si c'était nécessaire,
mais en aucun cas de glorifier la mort, ni de la rechercher comme un but en soi, 
et encore moins de l'imposer à d'autres qui n'ont rien demandé.

dimanche 16 octobre 2016

Crier vers Dieu, quand on est victime d'une injustice, c'est un devoir.
Mais crier pour tout et n'importe quoi, comme un gamin capricieux
qui veut que Dieu fasse ses quatre volontés sinon il se roule par terre, 
c'est stupide.

samedi 15 octobre 2016

"Si tu n'obéis pas à ton confesseur, ma fille,
même s'il te semble que tu travailles beaucoup
et que tu te fatigues à marcher sur le chemin de la perfection,
il t'arrivera la même chose qu'au marcheur qui donne de grandes enjambées,
mais en dehors du chemin véritable.
Plus tu marches, plus tu te fatigues en vain,
parce que tu t'éloignes de ton but ultime."
Comme les enseignements de sainte Thérèse de Jésus sont encore d'actualité!
L'humilité fait plus pour la sainteté que le volontarisme 
et la recherche de grands exploits qu'on accomplit de son propre chef.

vendredi 14 octobre 2016

L'hypocrisie des gens supposés être consacrés à Dieu est la pire.
Qu'un païen ne tienne aucun compte des commandements de Dieu,
voire de ce que lui dicte sa propre conscience, bon, pourquoi pas.
Mais quand il s'agit de quelqu'un consacré par Dieu
et qui jouit de la confiance de l'Eglise et du peuple chrétien,
quelle horreur !
Il ne faut pas cependant que l'arbre cache la forêt :
des hypocrites, il y en a, comme partout.
Mais ils ne constituent pas la majorité du genre, 
même si une brebis galeuse fait plus de bruit que 99 brebis dociles.

jeudi 13 octobre 2016

Quand on est jeune prêtre, on s'attend à recevoir le même respect
qu'on avait soi-même envers les prêtres qu'on a admirés
et qui ont servi, souvent, d'élément déclencheur à notre vocation.
Quelle désillusion quand on voit le mépris de bien des gens pour le sacerdoce!
En même temps, comme le rappelle Jésus,
nombreux sont les prophètes à avoir été persécutés et exécutés, de tous temps.
Rien d'étonnant à ce que les prêtres soient, aujourd'hui encore, 
souvent ridiculisés, méprisés et maltraités.

mercredi 12 octobre 2016

Jésus n'était pas vraiment quelqu'un de facile à inviter
parce que ses enseignements ne sont ni mielleux, ni consensuels, ni complaisants.
Il n'a visiblement pas fait l'école diplomatique.
Encore aujourd'hui, quand on se contente, à l'homélie, de paraphraser ce qu'Il dit,
sans en altérer ou en minimiser le sens ni la forme,
il n'est pas rare que des personnes se sentent personnellement visées et se vexent,
sans qu'on le fasse exprès ni qu'on sache même qui elles sont.
Quand quelque chose dans notre façon de vivre n'est pas conforme à la Vérité,
celle-ci est forcément un peu difficile à entendre et à accepter, 
surtout quand on manque d'humilité ou de lucidité sur notre situation pécheresse.

mardi 11 octobre 2016

Dans un sens, ce sont les pauvres qui nous sauveront.
Mh... Non, à bien y réfléchir, pas "dans un sens", mais au sens littéral.
Qui, en effet, mieux que quelqu'un envers qui on aura eu un geste d'amour,
pourra intercéder en notre faveur envers Dieu, et obtenir de Lui notre salut ?
Et à ce sujet, il est bon de ne pas oublier que le pauvre parmi les pauvres,
celui qui attend de toi des gestes d'amour, jour et nuit, 
c'est Dieu, Dieu lui-même.

lundi 10 octobre 2016

Malheur à qui aime un être humain, quel qu'il soit, plus que Dieu.
Il se prépare inévitablement à un abandon ou à une trahison
dont les conséquences seront à la démesure de cet amour excessif 
parce que soit lui, soit la personne qu'il idolâtre mourra, un jour ou l'autre.

dimanche 9 octobre 2016

Avoir la santé, c'est une bonne chose, indéniablement,
mais être sauvé par le Christ est infiniment plus essentiel :
la mesure de l'importance d'une vie humaine ne se mesure pas à sa feuille de soins,
mais au fait que le Christ a donné sa vie pour la sauver
et, à ce titre, toute vie humaine, en bonne santé ou pas, a une valeur infinie.
C'est la raison pour laquelle on ne peut pas supprimer la vie d'une personne malade
comme si elle n'avait, à cause de la maladie, plus aucune valeur,
parce que ce critère n'est pas celui qui compte le plus pour déterminer sa dignité. 
Ce que Dieu déclare avoir une valeur infinie, ne le compte pas, toi, pour rien.

samedi 8 octobre 2016

La Foi mène au salut, certes.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la Foi.
Ce n'est pas juste une vague superstition en un Dieu qui vivrait dans les nuages,
une connaissance approximative d'un être supérieur dont on ne saurait rien.
C'est la mise en pratique des enseignements du Christ
et l'imitation de sa vie,
jusqu'à la résurrection, 
mais en passant par la croix.

vendredi 7 octobre 2016

Tout le monde n'a pas la dévotion du rosaire, et ce n'est pas une obligation.
Mais les personnes qui l'ont risquent moins que les autres
de perdre la foi et l'amour de Dieu,
parce que Marie ne manquera jamais d'interceder 
pour celles et ceux qui lui ont demandé son aide avec une telle insistance.

jeudi 6 octobre 2016

On a le droit de penser que l'Eglise est ringarde
parce qu'elle refuse le divorce et donc, logiquement, les "remariages" à l'église
(par fidélité à l'enseignement explicite et sans équivoques du Christ, soit dit en passant).
Seulement il faut être cohérent.
Si on pense que l'Eglise est ringarde, à côté de la plaque, qu'il faut qu'elle évolue,
que sa façon de penser est périmée etc etc..., 
alors pourquoi vouloir à tout prix s'y marier, et deux fois de suite en plus ?
Ça n'a aucun sens, non ? 
Certainement, la Providence prend soin des disciples du Seigneur
et écoute les appels qu'ils lui font parvenir.
Mais elle n'est pas là pour servir de rustine à nos erreurs ou à cacher nos péchés, 
et encore moins pour permettre un enrichissement personnel.

mercredi 5 octobre 2016

Alors que Pierre a été tenté de faire une différence
entre les chrétiens issus du judaïsme et ceux issus du paganisme,
Paul lui a remis les pendules à l'heure, c'est vrai.
Mais s'il ne l'avait pas fait, Pierre n'en aurait pas moins su qu'il s'était trompé,
car Dieu lui-même a pris les choses en main,
et lui a montré dans une vision sans équivoque qu'il avait mal agit.
Il est bon de savoir que Dieu lui-même guide les papes, qu'on intervienne ou pas.
Ne sois pas présomptueux au point de croire que la sainteté de l'Eglise
ne dépend que de toi et des critiques, légitimes ou non, que tu pourrais avoir 
contre les enseignements, les actes ou les écrits du successeur de Pierre.

mardi 4 octobre 2016

Une chose tout à fait remarquable dans les enseignements de François d'Assise
consiste à ne jamais juger personne : ni les évêques qui rejeteraient les frères,
ni les prêtres durs ou méprisants, ni les gens vaniteux, superficiels ou mauvais,
ni ceux d'une autre religion, ni ceux-là même qui appartiendraient au diable.
"Chacun ne jugera et ne méprisera que soi-même", enseigne-t-il dans sa Règle.
Il est souvent passé pour un fou aux yeux du monde,
mais par cette règle qui réduit à néant toute tentation d'orgueil ou de superbe,
il s'est pourtant attaqué frontalement à la racine de tous les maux.
Il serait bon de suivre, nous aussi, au moins cette partie de sa Règle,
parce que ce n'est pas en se scandalisant de la paille dans l'oeil du voisin 
qu'on trouvera la sainteté ou le salut, ni qu'on y participera en aucune façon.

lundi 3 octobre 2016

"Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ",
dit saint Paul.
J'ai toujours aimé cette phrase.
À une époque où l'appréciation des masses devient le seul critère du bien,
il est nécessaire de l'entendre à nouveau, et de s'en imprégner.
Chrétien, ne cherche pas tant l'approbation du monde que celle de Dieu.
Prêtre, méfie-toi des acclamations, des applaudissements et des félicitations : 
c'est comme ça qu'ont toujours été appréciés les faux prophètes.