Couv

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Vous en rêviez, c'est fait ! Les apophtegmes à emporter partout avec soi, en vente dans toutes les bonnes librairies !!!

aléatoire

dimanche 14 août 2016

Ceux qui cherchent les coupables de la situation actuelle du monde ou de l'Eglise
perdent leur temps.
C'est la faute du concile Vatican II, de mai 68, des politiques, de l'éducation nationale,
des parents, de la télévision, d'internet, de la permissivité, du laxisme, etc etc ?
Tsk tsk. Le coupable, on le connait, c'est le même depuis la création du monde :
c'est la faute du péché, du manque d'amour de Dieu et de son prochain,
de son initiateur, le diable, et de nous, qui l'écoutons et nous laissons faire.
Tu veux lutter efficacement contre la déliquescence du monde ?
Arrête de perdre ton temps à montrer du doigt la paille qui est dans l'oeil des autres,
et lutte, de toutes tes forces, contre les manques d'amour qui sont les tiens. 
Ça, ça sert à quelque chose.
Je suis sidéré par la proportion écrasante de baptisés
qui ne se sont jamais posé la moindre question sur leur supposée "foi".
Beaucoup (trop) n'ont jamais réfléchi sur Dieu, ne savent pour ainsi dire rien sur Lui,
ne connaissent rien au fonctionnement de l'Eglise à laquelle ils sont censés appartenir,
ignorent ce que sont ou à quoi servent les sacrements, ne connaissent rien à la liturgie,
et sont totalement incapables de dire à quoi ça sert d'être chrétien.
Ils n'ont pour Dieu ni la moindre curiosité intellectuelle
ni, et c'est beaucoup plus grave, le moindre amour.
Certains chrétiens, grâce à Dieu, échappent totalement à cette description :
la foi irrigue leur vie, oriente leurs choix, définit profondément ce qu'ils sont,
et ils sont capables d'en rendre compte de façon claire, nette et précise.
Mais pour paraphraser Audiard, s'il y a des chrétiens dont la foi est solide,
"il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre".
Dans ces conditions, rien d'étonnant à la désaffection de la messe dominicale, 
origine et but du chrétien... pour peu qu'il sache ce qu'il est.
Ceux qui voient Jésus comme un genre de baba cool
oublient ce qu'il a dit sur ce qui attend ceux qui sont fidèles
au message, aux commandements et à l'exemple qu'il nous a laissés :
ce n'est pas un chemin relax, pavé de fleurs, de facilité et de bien-être.
Ils oublient aussi où mène cette fidélité,
pour ceux qui auront supporté les épreuves avec lui,
et où mène le chemin de ceux qui n'ont que faire de Dieu 
et qui refusent de l'écouter ou de le suivre.