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Éloge de la persévérance

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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jeudi 10 août 2023

Tout ce qui est unique a une valeur inestimable.

Chaque être humain est unique. 

Il serait bon de tenir compte de ce que ça implique, sans doute. 

mardi 11 avril 2023

Je ne vois rien, dans ce qui nous déshumanise, qui soit bon.

Tout ce qui voit les humains comme des ressources, des instruments, des moyens, des choses, 

n'a au final d'autre but que de justifier qu'on puisse les utiliser, les manipuler ou s'en débarasser.

Et ça marche très bien : appellez par exemple un bébé un foetus, voire un amas de cellules, 

et vous pouvez vous en débarasser sans la moindre mauvaise conscience. 

Appellez-le votre bébé, votre enfant, votre petit garçon ou votre petite fille, et vous ne pouvez plus.

dimanche 24 avril 2022

Ce qui nous rend humains, 

c'est le fait de ne pas toujours réagir à un stimulus par une réaction pré-programmée, 

bref de ne pas réagir obligatoirement guidés par notre instinct, notre nature ou même notre cerveau. 

On peut faire preuve d'imagination, de fantaisie, de bienveillance, de pardon, etc etc...

C'est en cela que nous sommes créés à l'image de Dieu.

C'est cette liberté d'action et de réaction (limitée dans notre cas, illimitée dans le sien)

qui fait la gloire de Dieu et qui nous rend capables de salut comme de condamnation. 

Faire telle ou telle chose parce que je le veux bien, d'accord.

C'est ce qui donne toute la valeur à mes actes, surtout aux actes d'amour. 

Mais les faire parce qu' "il faut", parce que "c'est comme ça et pas autrement", 

sans que mon intelligence ou ma volonté ne soient même consultées, ça n'a rien d'humain, 

et ça ne peut en aucun cas être un but à atteindre, même et surtout dans la vie spirituelle.

samedi 19 mars 2022

Il n'y a pas d'humanité possible sans bienveillance.

Nous avons tous des défauts.

Si on devait vraiment dénoncer et éliminer tous les défauts 

au lieu de se supporter les uns les autres, 

alors la seule solution serait l'élimination de l'humanité toute entière.

vendredi 6 août 2021

Homo sum : humani nihil a me alienum puto

Je suis Homme : j'estime que rien d'humain ne m'est étranger. (Terence, IIème s. av.JC)

J'aime bien cette phrase, tirée d'une pièce de théatre comique.

Mais elle serait bien difficile à prendre au sérieux aujourd'hui, 

où on doit toujours prendre parti et avoir une opinion définitive sur tout et sur rien, 

ce qui conduit, que l'on en soit conscients ou pas, 

à rejeter toute la partie de l'humanité qui pense ou agit différemment de nous. 

Être humain sans s'amputer d'aucune de nos capacités de réflexion ou de connaissance, 

c'est accepter l'universalité, c'est à dire le droit qu'a la Vérité de n'être l'esclave de personne,

et non pas créer des communautarismes, qui sont par définition bornés et limités.

jeudi 5 août 2021

Quand on ne considère plus un autre être humain comme une personne à part entière, 

mais simplement comme une ressource comme une autre, utilisable comme bon nous semble, 

c'est le signe qu'on a soi-même perdu une part importante de notre humanité

qui s'appelle l'empathie. 

vendredi 23 avril 2021

Les périodes de confinement auront au moins eu le mérite 

de démontrer, par le manque, le besoin que nous avons des contacts humains.

Bon, après, c'est comme pour toutes nos connaissances : 

reste à savoir si nous en tiendrons compte 

ou si nous nous empresserons de l'oublier sitôt la crise terminée.

jeudi 22 octobre 2020

Un chef, supérieur, responsable, etc... qui n'a strictement aucun sens de l'humour, 

oh, la chose est dangereuse. 

Ils ont tendance à prendre vraiment au sérieux leur charge et leur valeur, 

et c'est ce qui incite d'ailleurs à leur confier des postes de responsabilité.

Mais sans aucun sens de l'humour, il leur est difficile de ressentir de l'empathie, 

encore moins de la miséricorde, de la grandeur d'âme, de la compréhension ou de la générosité,

toutes ces qualités qui font qu'on n'est pas obéi avec une rigidité toute militaire, peut-être, 

mais qu'on est suivi de bon coeur et généreusement par des personnes reconnaissantes,

qui iraient n'importe où derrière ceux qui les traitent avec humanité.

vendredi 22 mai 2020

La restriction des libertés individuelles au nom de la santé publique a des limites. 
À quoi cela sert-il de protéger la vie humaine si c'est pour vivre sans humanité ? 
Aucun état ne devrait avoir le pouvoir d'interdire à des enfants d'aller voir leurs parents
ou vice-versa, ni un mari d'aller voir sa femme ou vice-versa.

samedi 2 mai 2020

L'être humain ne saurait être réduit au fait qu'il est un animal, 
mais il ne faudrait pas oublier pour autant qu'il en est un. 
Ainsi, tout ce qui nous fait ressentir des émotions ou réveille notre intelligence
n'est jamais que ce qui provoque l'excitation, plus ou moins profonde, de nos cinq sens.
Quelqu'un sans odorat, sans vision ou sourd ne ressent pas et ne comprend pas le monde
comme quelqu'un à l'odorat, la vision ou l'ouïe extêmement développés. 
Notre vision et notre compréhension du monde dépendent de ces cinq sens, 
et toute réalité qu'ils ne sont pas en mesure d'appréhender nous dépasse totalement. 
Ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas, mais juste qu'elle est hors de portée.
Ainsi, l'inaccessibilité à nos sens d'un monde spirituel qui comprendrait Dieu et les anges
ne signifie pas qu'il n'existe pas, mais seulement qu'on n'y a pas accès de façon claire et évidente
tant qu'on est limités par la réalité animale à laquelle nous contraint notre corps humain. 
C'est pour ça que Dieu s'est fait chair, afin qu'on puisse le voir, l'entendre, le toucher, 
et qu'il puisse nous expliquer par des paraboles compréhensibles ce qui nous dépasse absolument.

vendredi 3 avril 2020

L'humanité, ce n'est pas un troupeau de "consommateurs", 
mais un ensemble d'être humains.
Ce qui la caractérise, ce n'est pas sa capacité à acheter, 
mais à aimer, inventer, ressentir, penser, comprendre, partager, corriger, améliorer, etc...

mercredi 27 février 2019

On ne dirait pas, mais marcher avec des oeillères est très confortable. 
Ne fréquenter que des gens du même milieu, de la même origine, qui pensent pareil,
qui votent pareil, qui prient pareil, qui ont les mêmes idées et les mêmes coutumes,
ça a quelque chose de rassurant : on vit dans un monde dont on maitrise les codes.
Mais quand on fait ça, on vit dans une prison, et même si elle est dorée et agréable, 
elle nous prive du contact avec le reste du monde, et nous cantonne dans un personnage
qui limite énormément les capacités de notre esprit et de notre coeur.

mardi 12 février 2019

J'aime bien le récit le plus ancien de la création : 
"Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa."
Ici, pas de prédominance d'Adam sur "Ève la côtelette", non, 
il faut les deux pour que l'humanité existe.
C'est bien de s'en souvenir de temps en temps.

lundi 28 janvier 2019

Nous avons tous besoin les uns des autres, dans l'humanité. 
Quand on met quelqu'un de côté, on se prive d'une partie de l'oeuvre de Dieu.
Quand on élimine quelqu'un, on rejette l'oeuvre de Dieu. 
Dieu était si fier, quand il a créé l'humanité, de constater que tout cela était TRÈS bon... 
Ne rejette personne, surtout si tu prétends aimer Dieu. 

mardi 11 septembre 2018

Je n'ai jamais compris ce besoin commun de se comparer les uns aux autres
dans tout ce qui fait la vie quotidienne. 
Si encore c'était pour se réjouir de la réussite des autres ! 
Mais non, c'est pour se trouver plus ou moins bien qu'eux, 
et ensuite les mépriser ou les jalouser en ayant l'impression que c'est mérité. 
Il faut faire attention à ça dans l'Eglise. 
Untel me semble plus ou moins saint, avoir plus ou moins réussi sa vie, 
être plus ou moins obéissant au Christ ou à l'Eglise, prier plus ou moins bien que moi ? 
Et alors ? 
Chacun son rythme, ses faiblesses et ses forces. On marche tous sur le même chemin, 
et ce n'est pas une compétition. 

samedi 25 août 2018

On est juste un petit peu de terre avec du souffle divin, si on en croit la Genèse.
On est si fragiles... 
C'est sans doute pour ça que Dieu est si miséricordeux avec nous, 
parce que, quoi qu'on en pense, on n'est pas grand-chose en fait. 
Un pas grand-chose que Dieu a choisi d'aimer, 
parce qu'Il est grand. 

mardi 1 mai 2018

Ce n'est pas parce qu'on comprend la façon d'agir de quelqu'un
qu'on l'approuve nécessairement pour autant.

dimanche 8 avril 2018

Je suis, par principe, opposé à tout type de ségrégation ou de sectarisme.
Dieu aimant tout ce qu'Il a créé, Il aime toute l'humanité.
Pas seulement les chrétiens, les saints ou les personnes vertueuses,
mais absolument tout le monde, du premier athée à la dernière prostituée.
Ceux que Dieu aime, qui suis-je, moi, pour les mépriser ?
Depuis quand les poteries font-elles des concours de beauté entre elles,
alors que le potier les a toutes façonnées avec le même soin et la même passion ?
On sera sauvés ensemble, ou on sera perdus ensemble.
Ne crois pas que le fait de mépriser toute l'humanité qui ne pense pas comme toi,
qui n'a pas la même vie, la même formation ou la même chance que toi,
te rend plus aimable aux yeux de Dieu et te mènera au salut 
pendant que le reste de l'humanité sera plongé dans la mort.

vendredi 16 mars 2018

À la vitesse à laquelle on perd des acquis des derniers siècles
aussi basiques que la lecture, l'écriture ou le calcul mental,
sans parler de toutes les théories du complot qui remettent en question
les bienfaits de la vaccination ou le fait que la terre est ronde (sic),
et la liste des retours en arrière est bien plus longue que ces quelques exemples,
il n'y aurait rien d'étonnant à ce que l'humanité retourne dans des âges obscurs 
bien plus vite qu'elle n'avait réussi à s'en extraire.

mercredi 7 mars 2018

On a souvent, au cours des siècles, tenté de diviser l'humanité en catégories :
maîtres et serviteurs, nobles et serfs, riches et pauvres, prolétaires et privilégiés,
éduqués et ignorants, jeunes et vieux, stars et inconnus, etc etc...
Pour moi, il n'y a que deux catégories qui me semblent pertinentes :
il y a ceux qui traitent toutes les personnes à qui ils ont affaire avec amour,
c'est à dire avec bienveillance, générosité, tendresse, douceur, don de soi, pardon,
fidélité, justice, compréhension, patience, bonté, disponibilité, etc...
et il y a ceux qui n'aiment pas, ou seulement eux-mêmes, et pour qui les autres
ne sont au mieux qu'un désagrément, au pire un objet à utiliser à leur convenance.
Tout le reste, ce n'est pas ce qui compte vraiment,
parce que c'est seulement sur l'amour que nous serons jugés par Dieu.
Le choix de l'amour est le seul qui vienne vraiment de toi et non des circonstances,
et tout être humain a la capacité de faire ce choix : 
c'est ce que signifie "avoir été créés à l'image de Dieu".