Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

aléatoire

mercredi 30 septembre 2020

Si on doit lutter pour quelque chose, que ça soit pour entrer dans le Royaume de Dieu, 

et pour y demeurer toute notre vie et pour l'éternité, 

autrement dit la lutte contre le mal, celle de la sainteté.

Aucune autre lutte n'a d'intérêt, quand bien même elle aurait lieu au coeur de l'Église.

mardi 29 septembre 2020

Jésus n'est pas juste "le fils du patron", comme le disait Albert Dupontel dans un sketch.

Il est celui à qui tout a été donné, parce qu'il s'est montré fiable dans les petites choses.

Oui, la croix est une petite chose comparée au poids infini de gloire qui lui a été confié, 

et pourtant, quand il y a été confronté, c'est la plus difficile des choses qui lui soit jamais arrivée.

Il ne faut pas oublier que Jésus est vrai Dieu, certes, mais aussi vrai homme : 

c'est donc à un homme, le premier d'entre nous, certes, mais l'un d'entre nous tout de même,

que l'univers et tout ce qu'il contient a été donné.

La générosité de Dieu envers ceux qui ont supporté l'épreuve avec lui

n'est-elle pas extraordinaire, et digne des quelques efforts qu'il nous demande ? 

lundi 28 septembre 2020

Le péché originel a mis en nos coeurs la tentation de nous prendre pour Dieu. 

C'est pour ça qu'on le voit facilement comme un adversaire ou comme un problème, 

qu'on a du mal à accepter ses commandements et à les mettre en pratique, 

et qu'on aime jouer à Dieu en décidant nous-mêmes de la vie et de la mort, 

dès avant la naissance et jusqu'à la vieillesse. 

Seulement voilà, quoi que nous dise notre orgueil ou notre désir de toute-puissance, 

Dieu, ce n'est pas nous, et soit nous nous mettons à sa suite et tout se passe bien, 

soit nous nous opposons à lui et, tôt ou tard, nous finirons défaits et humiliés. 

Ce n'est pas une menace ni un conte pour faire peur, 

c'est juste la stricte vérité. 

dimanche 27 septembre 2020

Dieu permet la conversion à qui est prêt à changer de vie, 

à abandonner sa façon de faire mauvaise pour agir selon le bien : 

il ne retire pas la possibilité du salut à qui fait l'effort de tourner le dos au mal et au péché.

On ne peut pas en dire autant pour les êtres humains entre eux. 

Quand quelqu'un a mal agit, on ne lui laisse pas tellement de place pour s'améliorer :

tout ce qu'on veut, c'est qu'il soit puni et qu'il disparaisse de la vie publique, 

et le plus définitivement possible sera le mieux, pense-t-on. 

C'est là qu'on voit que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées.

samedi 26 septembre 2020

L'équation est simple : 

on ne peut pas à la fois aimer Dieu par-dessus tout

et s'aimer soi-même par-dessus tout. 

vendredi 25 septembre 2020

On n'est pas d'autant plus saint que l'on est plus intransigeant ou exigeant. 

Le b.a ba de la sainteté, c'est d'aimer son prochain, donc d'avoir de la bienveillance, entre autre,

pas de le noyer sous les reproches, les mises en accusation ou les condamnations. 

À Dieu la justice. À nous, il ne demande que de nous aimer, pas de nous juger les uns les autres.

jeudi 24 septembre 2020

Le salut du monde ne dépend pas tant des efforts de quelques-uns

que du bon vouloir de chacun. 

Il est déjà venu, ce salut, il a un nom, Jésus Christ, et c'est lui qui nous montre le chemin.

Encore faut-il que chacun accepte de vivre comme il nous a dit de le faire.

mercredi 23 septembre 2020

Quand quelqu'un est agressé, ridiculisé, méprisé ou abusé en public, 

ne serait-ce que par une seule personne, 

alors tout le monde se sent autorisé à l'agresser, le ridiculiser, le mépriser ou l'abuser.

Grande est la responsabilité de qui jette la première pierre.

mardi 22 septembre 2020

Si on exige toujours d'être payé pour tout ce qu'on fait de bien pour les autres, 

qu'il s'agisse d'argent, de mercis, de reconnaissance ou d'admiration, 

alors il est bien peu probable qu'on agisse jamais par amour, 

mais seulement par intérêt.

lundi 21 septembre 2020

S'il est impossible d'aimer sans passer par la croix, 

ce n'est pas par goût de la souffrance ou de la mortification,

mais parce que, dans un monde soumis au péché, 

aimer n'est plus naturel : ça coûte, c'est fatigant, et on s'en lasse vite.

Du coup, aimer avec persévérance demande un effort considérable, 

voire des sacrifices qui peuvent nous sembler démesurés et douloureux.

dimanche 20 septembre 2020

L'amour c'est toujours un cadeau, c'est pour ça qu'on ne peut pas exiger d'être aimé, 

parce que quand on exige un cadeau, ça n'en est plus un, ça devient une paye.

samedi 19 septembre 2020

Devant la maladie ou la mort, on est toujours profondément seul, 

quand on est celui qui doit y passer, parce que personne ne va le faire à notre place.

Bien. Mais ce n'est pas une raison pour abandonner ceux qui s'y trouvent, 

et pour ne pas essayer d'être là, autant que faire se peut, même si nous n'y pouvons rien.

Notre sentiment d'impuissance ne doit pas inhiber la charité la plus élémentaire

qui consiste à tenir la main de ceux qui souffrent

et à accompagner ceux qui partent jusqu'à la porte qu'ils devront franchir seuls.

vendredi 18 septembre 2020

Il n'y a pas grand-chose qui soit réellement important au cours d'une vie.

Les liens qu'on entretient avec les uns et les autres, ça fait partie de ces choses importantes, 

et pourtant, pour des tas de raisons liées de plus ou moins près à notre égoïsme, 

ça fait partie de ce qu'on laisse volontiers en dernier dans la liste des choses à faire. 

jeudi 17 septembre 2020

Je ne fais jamais de messes "des familles", "des enfants" ou de quelque autre catégorie.

La messe, c'est faire mémoire du sacrifice non-sanglant du Christ, 

ce n'est pas un show que l'on puisse réserver à telle ou telle catégorie pour le lui rendre agréable.

En plus, quand une catégorie de population a "sa" messe, il n'est pas inhabituel

qu'elle n'aille pas aux autres messes parce qu'elles ne lui sont pas réservées. 

Créer du communautarisme au sein de la communauté, j'ai toujours trouvé ça contre-productif.

mercredi 16 septembre 2020

Quand Dieu nous demande de pardonner, il ne demande rien qu'il ne fasse lui-même. 

S'il n'y avait pas de pardon en lui, l'humanité aurait disparu dès le péché originel,

et chacun de nous mériterait, par ses péchés personnels, de disparaître.

Si on ne sait pas pardonner, il faut demander l'aide de Dieu :

c'est un art dans lequel il est passé maître, au prix même de la vie de son Fils.

mardi 15 septembre 2020

Beaucoup de paroissiens "de toujours" sont réfractaires à tout changement en paroisse, 

qu'il s'agisse de l'horaire des messes, de la place des statues ou des chants de la messe.

La vie change en permanence. 

Les seules choses qui ne changent jamais d'elles-mêmes sont celles qui ne sont pas vivantes.

L'église n'est pas un musée intangible. C'est un lieu de vie. Donc sujet au changement.

Ils ne sont pas toujours opportuns, peut-être, mais ils sont inévitables, 

et non pas systématiquement mauvais par définition.

lundi 14 septembre 2020

La recherche du bonheur peut mener à la religion.

Mais la religion n'est pas seulement la recherche du bonheur. 

Ou plus exactement, pour le trouver, il faut d'abord passer par la croix, 

et on ne s'attend donc pas à le trouver de façon parfaite lors de cette vie d'ici-bas.

dimanche 13 septembre 2020

On voit que saint Paul n'est pas apôtre pour lui-même, 

mais uniquement dans l'obéissance à la mission que Jésus lui a confiée, 

parce qu'il ne s'occupe pas que des gens qui ont une attitude qui lui plait, 

mais il se fait tout à tous, renonçant à lui-même et à ses préférences personnelles

dans l'intérêt de l'annonce de l'Évangile au monde entier et du salut des âmes. 

Il y a beaucoup à apprendre de cette attitude quand on est prêtre. 

samedi 12 septembre 2020

C'est quand même tout à fait curieux que, quand on a une maladie grave, 

il faille, si on veut être soigné, renoncer à toute possession de son agenda personnel, 

et laisser les médecins en user à leur convenance. 

vendredi 11 septembre 2020

Comment passe-t-on du fait d'être follement amoureux au point de se marier, au divorce ?

Par une lente dérive, insensiblement, sur des petites choses.

Tout ce dont on ne prend pas soin et qu'on ne répare pas finit toujours, tôt ou tard, par lacher. 

Un couple, pour durer, il faut l'entretenir quotidiennement.

Ne pas laisser s'accumuler les petites rancoeurs, les petites disputes, les petites frustrations.

Demander pardon quand on a déconné. Penser à dire je t'aime.

Et surtout, ne jamais se lasser de chercher, chaque jour, comment rendre l'autre heureu(se)x.

jeudi 10 septembre 2020

Ce n'est pas grave, de se chamailler.

Ce qui est grave, c'est de ne jamais demander pardon ensuite.

mercredi 9 septembre 2020

Si les couples se forment par des sentiments d'attraction communs

ou, pour le dire autrement, en suivant leur instinct, 

c'est par un effort de volonté commun qu'ils restent ensemble

ou, pour le dire autrement, en utilisant leur raison et non plus seulement leur instinct.

mardi 8 septembre 2020

Des gens dont les décisions quotidiennes sont guidées par les enseignements du Christ, 

je n'en ai pas connu énormément dans ma vie. 

C'est dommage, parce que ceux qui agissent comme ça sont comme illuminés de l'intérieur.

lundi 7 septembre 2020

Pour avoir une vie heureuse, 

il faut d'abord rechercher la compagnie et l'amitié quotidiennes de Dieu.

Tout le reste est donné par surcroit.

dimanche 6 septembre 2020

Traiter quelqu'un qui nous contrarie ou qui nous fait tout pour nous embêter par de l'indifférence

est beaucoup plus violent que de le traiter par de la rage.

Ça lui montre qu'il n'a aucun pouvoir sur nous, et que son avis ou ses actions sont sans intérêt.

Ce n'est donc pas quelque chose à faire envers quelqu'un qu'on est censé aimer.

samedi 5 septembre 2020

Il y a des gens qui sont, par inclination personnelle, par leur psychologie ou leur éducation, enclins à redouter tout changement dans leur vie. Ce n'est pas un bien ni une vertu, ce n'est pas un mal ni un péché, c'est juste une façon d'être. Par contre, cette propension à rejeter tout ce qui est nouveau ou différent, spontanément perçu comme une menace, se retrouve souvent dans des choix politiques ou religieux, même s'il faut pour cela l'imposer par la violence. Ainsi, au temps du Christ, les gens qui avaient cette tendance avaient pour tout changement religieux une aversion féroce. Les pharisiens, puisqu'il s'agit d'eux, avaient modelé leur religion à leur psychologie personnelle, et détestaient par principe toute altération de leurs habitudes. Ce n'était pas des mauvaises personnes, ils pouvaient avoir un véritable amour de Dieu, mais ils confondaient leur façon de voir les choses et la façon dont elles devaient, selon eux, se passer. Bref, pour eux, Jésus est vite devenu une menace existentielle, parce qu'il ne respectait pas ostensiblement les lois dont le livre du Deutéronome est truffé. En réalité, personne n'était capable de les respecter toutes, parce qu'il y en avait des centaines. Saint Paul, élevé dans le pharisianisme, dissertera longuement sur ce sujet. Mais une chose était de ne pas arriver à tout faire, autre chose d'affirmer que la question n'était pas là, et que la Loi de Dieu n'a que faire des lois humaines greffées sur la sienne au cours du temps. 

            Or la nouveauté extraordinaire du christianisme a été de remettre en cause la connaissance de Dieu, et par conséquent notre relation avec lui : Jésus définit Dieu comme un don perpétuel d'amour du Père vers le Fils et du Fils vers le Père, dans l'Esprit Saint. Il nous enseigne que l'amour est, à l'image de l'être même de Dieu, le don de sa vie pour ceux qu'on aime. Enfin, il nous demande d'agir ainsi les uns envers les autres. En revenant au coeur de la révélation de Dieu à son peuple, qui était déjà présent, mais d'une manière moins claire, dans les Saintes Écritures, il montre, par contraste, à quel point la religion n'est pas une question de coutumes ou de traditions humaines, mais bien une histoire d'amour personnel entre Dieu et chacun d'entre nous, et d'amour entre nous et notre prochain. Son message est toujours aussi neuf, aussi brûlant et aussi affûté aujourd'hui. Ne laissons jamais nos inclinations personnelles nous détourner de la révélation divine sur ce qui est réellement important dans notre façon de vivre notre religion.

vendredi 4 septembre 2020

Le fait de pardonner les offenses parce qu'on est chrétien

est souvent pris par ceux qui ne le sont pas pour de la faiblesse.

Ils se trompent. Ça demande bien plus de force de caractère et de courage de pardonner

que ça n'en prendrait d'avoir juste envie de répliquer ou de se venger.

jeudi 3 septembre 2020

On est plus facilement marqués par ce que les gens ont fait de mal que de bien, 

mais pour Dieu, on aimerait que ça soit l'inverse, 

et qu'il soit plus impressionné par ce qu'on a fait de bien que par ce qu'on a fait de mal.

mercredi 2 septembre 2020

Se marier, par sens du devoir, parce qu'on a fait un enfant par hasard, 

ça part d'une bonne intention, mais qui n'a souvent pas les moyens de ses ambitions.

On en fait facilement une histoire d'honneur, mais ce n'est pas l'honneur

qui va aider ensuite à vivre paisiblement avec une personne qu'on n'a pas vraiment choisie,

et avec laquelle il n'y a aucune raison qu'on ait quelque chose d'autre en commun que cet enfant.

Prendre ses responsabilités envers l'enfant, économiquement et émotionellement, oui, bien sûr.

Mais ça n'implique pas, de soi, le fait de se marier, qui est un autre sujet.

D'ailleurs, si on estimait vraiment que le mariage soit une question d'honneur, 

alors on aurait commencé par là, en toute logique : 

c'est censé être une cause de naissances, pas une conséquence.

mardi 1 septembre 2020

Dieu ne nous demande rien qu'il ne fasse lui-même d'abord.

Donner sa vie pour celui qu'on aime, 

le Père le fait de toute éternité avec le Fils et le Fils avec le Père, 

ce don perpétuel se réalisant dans l'Esprit Saint.