persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mardi 3 février 2026

Tiens, un petit cadeau tout simple que l'on peut faire aux gens avec qui on a un désaccord, 

c'est de leur laisser le dernier mot. 

Ce n'est pas bien compliqué et ça fait toujours plaisir. 

lundi 2 février 2026

Nous fêtons aujourd'hui la Présentation de Jésus au temple. L'habitude de racheter le premier fils de la famille date de la sortie d'Égypte : "comme Pharaon multipliait les obstacles pour nous laisser partir, le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés au pays d’Égypte, du premier-né des hommes au premier-né du bétail. C’est pourquoi j’offre en sacrifice au Seigneur tous les premiers-nés de sexe mâle ; mais le premier-né de mes fils, je le rachète" (Ex 13, 15). Ce "rachat" se fait en offrant un animal en sacrifice à la place de son fils, en fonction des moyens de chaque famille. Les riches offrent un taureau ou un bélier, les pauvres "un couple de tourterelles ou deux petites colombes", comme l'ont fait Joseph et Marie. Ce rituel sert à rappeler que c'est grâce à Dieu que le peuple a été libéré de l'esclavage et de la mort. Avant la sortie d'Égypte, le pharaon avait décidé de faire exécuter tous les fils des Hébreux. Cette injustice cruelle a été à l'origine de la sortie d'Égypte, à qui Dieu a envoyé Moïse, ironiquement sauvé par la soeur du pharaon, pour libérer ce peuple qui était voué, sinon, à disparaître. Mais il y a un autre sens à toute cette histoire de mort et de rachat. Si le Fils de Dieu s'est incarné et est devenu Homme, c'est pour s'offrir lui-même en sacrifice, en rachat des péchés qui sont, en fin de comptes, les vrais responsables de la mort de toute l'humanité. En réalité, l'Égypte symbolise le péché. Les enfants mâles du peuple élu symbolisent l'humanité, que le péché fait périr. Et les animaux qui servent à racheter ces enfants préfigurent Jésus, Dieu fait homme, qui va nous racheter du péché et de la mort en offrant sa vie pour nous. C'est pour cela qu'on l'appelle "l'agneau de Dieu". En effet, la nuit de la sortie d'Égypte, la première nuit de Pâques, Dieu avait demandé à chaque famille de son peuple d'offrir un agneau, puis de mettre son sang sur le linteau de la porte, pour que l'ange exterminateur ne s'en prenne pas aux premiers-nés de cette maison. Ça peut nous sembler barbare et cruel, mais là encore, il faut voir, au-delà du fait historique, ce qu'il préfigure : parce que Jésus a offert pour nous son sang sur la croix, nous sommes rachetés de la mort éternelle, et promis désormais à la résurrection. C'est pour ça que nous l'appellons "l'agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde", chaque jour pendant la messe.  

dimanche 1 février 2026

On a bien compris qu'il fallait aimer son prochain comme soi-même à notre époque, 

au point que l'Église semble parfois plus s'occuper de politique que de religion

quand elle s'obnubile sur des sujets de société dont les Évangiles ne parlent absolument pas, 

même du bout des lèvres, et pas seulement parce que ces sujets n'existaient pas encore, 

mais surtout parce que le message principal des Évangiles tourne autour de 

l'amour de Dieu, du pardon de nos péchés, de la rédemption et du Salut du monde.

Par contre, que l'amour de Dieu par-dessus tout soit le premier des commandements, 

ça, on l'a largement oublié, pour ne rien dire du sens du sacré ou de l'adoration qui lui est due. 

C'est dommage, parce que voilà bien le sujet qui devrait être au coeur des préoccupations de l'Église. 

Or, dans le meilleur des cas, il est bien souvent oublié; dans le pire, il arrive même à être dénigré. 

samedi 31 janvier 2026

Le plan de Dieu parviendra à ses fins, quoi que nous fassions. 

Il lave ce qui est sale, abreuve ce qui est aride, guérit ce qui est malade, 

assouplit ce qui est rigide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est tordu, 

et de tout mal sait fait sortir du bien, car il est au-dessus de tout, il comprend tout, il peut tout. 

L'amour prévaudra, quoi qu'il arrive et quoi que nous fassions, avec ou sans nous. 

Autant être de son côté, du coup, parce qu'on sait déjà qui gagne à la fin, il n'y a aucun suspens. 

vendredi 30 janvier 2026

Il n'y a pas plus de Christ sans l'Église que d'Église sans le Christ.

Sans l'Église qu'il a voulue et institué, nous n'aurions même plus les Saintes Écritures : 

ce sont des générations de moines copistes qui les ont conservées et transmises 

aux heures les plus noires de l'Histoire, quand l'Europe était régulièrement pillée et brûlée. 

Nous aurions perdu la légitimité donnée par la transmission apostolique, et les sacrements 

qui ne sont valides et licites que par cette succession ininterrompue d'ordinations.

Sans le Christ, il est bien évident que l'Église n'aurait plus aucune raison d'être, 

elle qui n'existe que pour prêcher la bonne nouvelle de sa résurrection 

et pour transmettre fidèlement ses enseignements et la façon d'agir qu'il nous a transmise.

Il y en a qui ont essayé de séparer le Christ de son épouse bien-aimée l'Église, 

en cherchant une philosophie dérivée de l'amour du prochain mais déconnectée de l'amour de Dieu.

Ils ont erré dans des révolutions politiques qui ont fait et font encore le malheur de bien des peuples.

Bref, si on aime le Christ, aimons aussi l'Église, parce que lui, il l'aime et s'est livré pour elle.

Si on aime l'Église, restons inébranlablement fidèles au Christ, sans lequel elle n'est rien.

jeudi 29 janvier 2026

Tout remettre en question, ça donne l'air intelligent : on ne s'en laisse pas conter, 

comme les autres qui sont des moutons et qui croient tout ce qu'on leur dit, pense-t-on.

Mais quand cette remise en question n'est pas basée sur des compétences objectives, 

acquises au mieux par de longues années d'étude dirigées par des professeurs qualifiés, 

au minimum par de longues années de lecture d'ouvrages écrits par des gens du même acabit, 

mais seulement sur des impressions personnelles ou, pire, sur celles de n'importe qui

picorées de-ci de-là sur internet, au gré des algorythmes qui nous disent qui écouter, 

alors non seulement ce n'est pas intelligent, mais c'est même complètement idiot. 

Ça me fait penser à ces gens qui ont lu un article sur "psychologie magazine" chez le dentiste

et qui croient qu'ils sont devenus des psychologues d'expérience qui ont tout compris de la vie, 

habilités à abreuver de leur "expertise" tous ceux qui ont la patience d'écouter leurs divagations.

Si seulement on ne se sentait autorisé à parler 

que des sujets qui sont réellement dans notre domaine de compétence, 

la plupart du temps, on se tairait. 

Celui qui se tait peut avoir une chance de passer pour un sage.

Celui qui parle à tort et à travers ne laisse aucun doute sur le fait qu'il n'en est pas un.

mercredi 28 janvier 2026

Attention au culte de la personnalité dans l'Église.

Il n'y a qu'un seul Jésus Christ. 

Tu veux adorer quelqu'un ? Adore le lui, c'est le seul qu'on peut adorer sans être idolâtre. 

Envers les saints, la vénération. 

Envers les vivants, éventuellement l'admiration, mais c'est trop tôt pour la vénération, 

et l'adoration, jamais, elle est réservée exclusivement à Dieu. 

mardi 27 janvier 2026

Chaque fois qu'il y a eu, dans l'Histoire, des tentations de faire une Église de "parfaits", 

ça a mal tourné et ça a fini en attitudes sectaires qui ont toujours fini par être condamnées. 

L'Église terrestre, c'est un peuple de pécheurs qui cherchent ensemble à suivre le Christ. 

Ce n'est pas un groupe de "purs" qui prétend guider le monde à la place de Jésus,

en distribuant les bons points à ceux qui les suivent et le mépris envers ceux qui ne les suivent pas. 

lundi 26 janvier 2026

Quand j'étais servant de messe, particulièrement quand j'étais maître de cérémonie, 

mon plus grand plaisir était d'être invisible, tout en étant celui qui gérait toute la célébration, 

un peu comme un majordome parfait qui gère tout sans fausse note mais qu'on ne voit pas.

Quand on est le prêtre qui célèbre, ce plaisir peut encore exister, 

à condition de s'efforcer de ne pas écraser de notre personnalité la liturgie de l'Église Romaine, 

afin de donner au peuple de Dieu la messe à laquelle il a droit, 

et qui doit être la même que celle que célébre aussi bien le pape que le dernier vicaire au monde. 

S'effacer derrière les rubriques et le missel pour laisser le Christ en charge de tout, 

lui prêter notre corps, notre voix et notre intention tout en disparaissant soi-même, 

le laisser prendre toute la place en s'efforçant de rendre invisibles nos marottes et nos préférences, 

c'est me semble-t-il une source intarissable de joie et de sens du travail bien fait. 

L'unique protagoniste important de la messe doit être le Christ, pas le père Bidule ou le père Truc.



dimanche 25 janvier 2026

Le mariage, c'est une vie donnée pour une autre vie, 

bien qu'après, avec les enfants, l'équation puisse évoluer.

Le sacerdoce, c'est une vie donnée pour beaucoup de vies. 

Aucune vocation n'est meilleure qu'une autre, 

mais aucun de nous n'a toutes les vocations à la fois.

Et quand on a la vocation de donner sa vie pour beaucoup de vies, 

je pense que si on la donnait pour une seule, ça nous semblerait bien limité, 

quelles que soient la bonne volonté et la profondeur de l'engagement avec lesquels on le ferait.

samedi 24 janvier 2026

Beaucoup de gens, pour les obsèques, confondent le prêtre avec un animateur.

Ils attendent que l'on mette les musiques qui leur plaisent, qu'on raconte la vie du défunt 

et qu'on fasse quelques prières si on y tient, mais pas trop quand même.

La mission du prêtre, ce n'est pas de faire l'animateur de soirée ou l'employé des pompes funèbres.

Mais c'est d'intercéder auprès de Dieu en faveur du défunt, 

d'invoquer son pardon pour les fautes commises et sa bienveillance sur l'ensemble de sa vie, 

et de lui demander de lui ouvrir les portes de son Royaume, autrement dit du paradis. 

vendredi 23 janvier 2026

Une technologie qui nous rend plus ignorants, paresseux voire incapables peut certes être utile, 

mais sur le long terme la seule chose qu'elle fait c'est nous rendre dépendants d'elle.

Je ne pense donc pas que ceux qui les développent le fassent pour le bien de l'humanité, 

mais plutôt pour se rendre indispensables et nous forcer à les payer toute notre vie.