persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 22 mars 2026

Il y a beaucoup de sentiments exprimés dans l'évangile d'aujourd'hui. "Jésus aimait Marthe et sa soeur". "Je me réjouis de n'avoir pas été là". "Quand il vit qu'elle pleurait (...), Jésus, en son esprit, fut saisi d'émotion, il fut bouleversé". "Alors Jésus se mit à pleurer". "Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau". Bon, vous allez me dire, toutes ces émotions, pour un décès, c'est tout naturel. Certes. Sauf que Jésus se réjouit tout d'abord de n'avoir pas été là, peut-être parce qu'alors il n'aurait pas résisté à l'envie de soigner Lazare, devant la détresse de ses soeurs ?, et il sait aussi qu'il va le "réveiller" de la mort, donc que tout va bien se terminer. Alors pourquoi pleure-t-il ? Ne devrait-ce pas, au contraire, être un épisode rempli d'espérance et de joie ? Marthe sait que Jésus peut ressusciter son frère, elle n'en doute pas. Pourquoi tant de tristesse ? Quand j'étais petit, je ne comprenais sincèrement pas pourquoi les gens pleuraient aux enterrements. Je me disais que, sachant que la mort n'est pas définitive, qu'il y a le Royaume de Dieu et la résurrection, la meilleure chose qui pouvait nous arriver était d'y parvenir enfin, et d'être libérés définitivement de toutes les vicissitudes de cette vie terrestre. Du coup, pleurer n'avait aucun sens, l'heure était plutôt à la joie de savoir ceux que l'on aime près de Dieu. Et puis un jour j'ai fini par comprendre, enfin je pense : on pleure sur soi, en fait. Parce que la personne va nous manquer. Sans doute aussi parce que beaucoup de monde qui pense avoir la foi se rend compte, quand on ne joue plus, quand on est impacté par la réalité de la mort, qu'en fait ils ne sont pas bien sûrs que tout ça est vrai. Leur foi, qu'ils avaient rangée au placard depuis longtemps, a été mangée par les mites, faute d'entretien, et le jour où ils en ont besoin, elle tombe en lambeaux. Pourtant, depuis le Christ, l'endroit où reposent les morts ne s'appelle plus thanatopolis, "la cité des morts", mais bel et bien cimetière, le "dortoir". Pourtant le Christ est ressuscité pour ne plus jamais mourir. Pourtant nous savons que Dieu est amour, et qu'il n'est pas le dieu des morts, mais des vivants. Nous savons qu'il est parti nous préparer une place. Mais c'est toujours la même histoire : savoir, c'est une chose. Croire, c'en est une autre. Seigneur, fais grandir en nous la foi. 

samedi 21 mars 2026

La clé du bonheur, c'est de savoir se contenter de sa situation et de ce que l'on a pour vivre, 

et même savoir en être reconnaissants tant envers Dieu qu'envers notre prochain. 

vendredi 20 mars 2026

Chaque jour que Dieu fait est une nouvelle opportunité d'être plus fidèle que le jour d'avant, 

chaque jour est une page blanche dont il ne tient qu'à nous qu'elle raconte une histoire 

digne d'être racontée sans que l'on ait à en rougir quand elle sera lue au jugement dernier. 

Profitons-en. 

jeudi 19 mars 2026

Il faut avoir une grand familiarité avec Dieu 

pour mettre en pratique, rapidement, sans discuter et avec bonne volonté, 

les inspirations qu'il nous envoie, quelle que soit la méthode qu'il utilise pour se faire comprendre.

J'aime saint Joseph qui nous montre, par son exemple, que l'obéissance à Dieu est possible 

quand on a suffisament d'amour pour lui. 

mercredi 18 mars 2026

Pour être bien considéré par le monde, il faut lui montrer ce qu'il veut voir. 

Et du moment que l'on joue bien le rôle du personnage parfait,

même si, au fond, on n'est pas du tout celui que l'on prétend être, ça passe large. 

Rien de tel pour être bien considéré devant Dieu. 

Là, les apparences ne servent à rien, elles peuvent même jouer contre nous, 

car Dieu a l'hypocrisie en horreur.

Ce qui compte, c'est la bonté du coeur, la vraie, qui fait qu'on est bon quand on nous voit, certes,

mais tout autant quand il n'y a absolument personne pour nous voir ou nous juger, 

non par calcul mais par un amour sincère de Dieu, de sa volonté, et de notre prochain. 

mardi 17 mars 2026

La sainteté, c'est plus un don de Dieu qu'un mérite acquis à la force de notre volonté. 

Pour devenir saint, il est donc plus important d'être humble que d'être parfait, 

parce que notre perfection n'est jamais qu'un vernis, dans ce monde soumis au péché, 

alors que l'humilité, quand elle est profonde et authentique, nous permet de recevoir et de garder

les grâces que Dieu nous envoie pour que nous parvenions à lui. 

Si vraiment on tient à la perfection, alors il faut être parfaitement humble, ce qui est possible, 

pas parfaitement parfait, ce qui est hors de notre portée, qu'on le veuille ou non. 

lundi 16 mars 2026

Le pape Léon, en s'adressant aux membres de l'autorité judiciaire du Vatican, leur a dit, entre autre :

l'amour authentique, en fait, n'est jamais arbitraire ou désordonné, 

mais il reconnait la vérité des relations et la dignité de chaque personne. 

Donc l'amour authentique ne peut jamais léser quelqu'un en oubliant la vérité d'une relation, 

ou mépriser la dignité de qui que ce soit. 

Ce qui signifie que l'amour ne peut pas être l'union de n'importe qui avec n'importe qui, 

sans tenir aucun compte des engagements des uns et des autres avec des personnes tierces.

Donc, quand une personne est déjà engagée de manière définitive dans une relation amoureuse, 

à fortiori validée par un sacrement, que ce soit envers Dieu ou une personne humaine, 

elle n'est plus libre de s'engager avec une autre, 

en tout cas certainement pas au nom de l'amour authentique. 

Voilà qui, à notre époque de relativisme et de confusion, apporte une précision très claire

dans la définition juste des conditions pour qu'une relation amoureuse soit considérée authentique, 

et donc intrinsèquement bonne tant pour les individus concernés que pour leur entourage.

dimanche 15 mars 2026

C'est beaucoup plus difficile de déclarer la paix que la guerre. 

Pour faire la paix, il faut être capable de pardon et d'humanité, 

privilégier le bonheur des humbles sur les intérêts des puissants,

et avoir le courage de considérer publiquement ceux d'en face comme des êtres humains. 

Pour déclencher des guerres, il suffit de laisser libre court à ses instincts les plus vils, 

qu'il s'agisse de l'envie, la peur, la soif de vengeance, la haine, la veulerie ou l'intérêt personnel.

Je ne parle pas de ceux qu'on envoie faire les guerres, on leur demande rarement leur avis, 

et ce sont souvent des malheureux, quel que soit le camp que le destin leur a attribué. 

samedi 14 mars 2026

J'ai parfois l'impression que l'Église n'est pas totalement sortie de l'emprise du jansénisme, 

cette tendance récurrente à vouloir une sainteté basée d'abord sur une perfection de la vie sexuelle, 

qui au long des siècles revient régulièrement à l'assaut sous des noms divers. 

Combien de fois Jésus parle-t-il de ce sujet au long des Évangiles ? 

Est-ce que ça semble, pour lui, être le nerf de la guerre, voire la raison principale de sa venue ?

Passe-t-il son temps à prêcher la morale sexuelle, qu'on lui en fasse la demande ou pas ?

Est-ce là son premier critère de discernement pour, par exemple, appeler ses apôtres ?

Condamne-t-il qui que ce soit en invoquant ce sujet ou les difficultés qu'il peut poser ?

C'est bien, parfois, de relire les évangiles, pour voir de quoi on nous parle, là-dedans.

Et ce qui n'est pas un sujet de prédication pour le Christ,

je ne vois pas pourquoi ça devrait en être un pour l'Église, 

et encore moins pourquoi il devrait être considéré comme fondamental au sens premier du terme. 

vendredi 13 mars 2026

Il y a un préjugé tenace qui voudrait que les chrétiens pratiquants soient peu rigolos, voire bégueules, 

toujours exigeants, psycho-rigides, se croyant supérieurs aux autres, toujours à juger, etc etc... 

C'est à nous, les chrétiens pratiquants, de faire mentir ce préjugé. 

Si par malheur nous lui correspondions, ce que je n'ose imaginer, 

alors il ne faudrait pas se plaindre que personne n'ait envie de nous ressembler.

Ce serait juste du bon sens de la part de tout le monde, 

parce que franchement, qui voudrait ressembler à un pareil épouvantail ? 

jeudi 12 mars 2026

Le seul intermédiaire légitime entre l'humanité et Dieu, c'est Jésus-Christ.

Ce ne sont pas ses disciples, ses adorateurs, ses fidèles ni ceux qui pensent en être les spécialistes. 

Seul le Christ pourrait s'opposer à ce que qui que ce soit parvienne au Père, 

et ce n'est pas exactement la mission qui lui a été confiée par celui-ci, si j'ai bien tout compris. 

Mais Jésus a confié les clés du ciel à ses apôtres, pourtant ? 

Oui, pour qu'ils ouvrent à toute personne qui cherche sincèrement Dieu, 

et qu'ils ferment à ceux qui voudraient prendre sa place ou remplacer sa Parole par leurs idées à eux. 

Mais en aucun cas pour tenir dehors quelqu'un que Dieu appelle et qui lui répond oui de bon coeur. 

mercredi 11 mars 2026

La vérité, c'est un peu comme la mer. On peut s'y baigner et en faire ses délices, 

mais on ne peut ni la contenir toute entière en soi, ni en connaître tous les secrets, 

et ce n'est pas parce qu'on en profite que ça empêche les autres d'y avoir accès eux aussi, 

voire d'en profiter beaucoup plus que nous ou d'en savoir plus sur elle que nous. 

Bref on peut lui appartenir, un peu, de temps en temps, mais elle ne nous appartient pas

et en revendiquer la possession pleine et entière serait à la fois pathétique et ridicule.

mardi 10 mars 2026

Les gens qui veulent sanctifier tous ceux qui sont autour d'eux se trompent de combat. 

C'est soi-même qu'il faut sanctifier, en luttant contre les tentations qui sont les nôtres.

Personne ne nous a nommés pour être les professeurs es-sainteté des autres, 

au moins pas tant que nous ne sommes pas nous-même saints.

Et, fait rigolo, les saints, les vrais saints, je veux dire, sont humbles. 

C'est à dire qu'à aucun moment ils ne se sentent autorisés à donner des conseils 

et encore moins des ordres à qui que ce soit en matière de façon d'agir.

lundi 9 mars 2026

Des hommes qui aiment le Christ, qui sont prêts à tout quitter pour le suivre, 

et que le Christ appelle à le suivre, 

voilà qui il faut ordonner. 

Ça ne suffit pas, comme critères, pour faire des prêtres aujourd'hui ? 

Pourtant ce sont les principaux, et ça a suffit à Jésus pour ordonner les 12 apôtres. 

Toute autre qualité, s'il manque ces deux là, est sans intérêt pour recevoir ce sacrement. 

dimanche 8 mars 2026

Je me souviens qu'au début du séminaire, on nous avait dit avec le plus grand sérieux

que ce qui comptait pour un prêtre, c'est ce qu'il est bien avant ce qu'il fait.

Ça m'avait impressionné, cette pensée que j'avais trouvée profonde.

Bon, après, sur le terrain, force est de constater que ce qu'on demande aux curés en priorité, 

c'est de faire des trucs, des réunions et de la paperasse, bien avant que d'être saint, 

ou même tout simplement fidèle au modèle sacerdotal qui nous a séduit à la base. 

Ce que veulent les diocèses aujourd'hui, c'est des chefs d'équipes de laïcs, pas des curés d'Ars. 

"Oh, oooh, monsieur l'abbé, comment pouvez-vous dire des choses pareilles ???", me direz-vous. 

Parce que c'est la vérité, et croyez bien que je le déplore.

samedi 7 mars 2026

La parabole du fils prodigue est un classique, et il n'y a pas vraiment besoin de l'expliquer, elle est suffisamment claire. Cependant, il y a quelques détails qui méritent qu'on s'y arrête. Tout d'abord, quand le plus jeune fils demande sa part d'héritage, alors que son père est encore en vie, ce qui est tout de même un peu vexant, le père en question ne discute pas. Il ne cherche pas à raisonner avec son fils, à lui faire la morale, non, juste il partage ses biens entre ses deux fils. Quand nous faisons comme si Dieu était mort, et que nous prétendons vivre notre vie sans lui, en profitant comme bon nous semble des biens qu'il a créés, il ne dit rien, il nous laisse faire. De même, ce père n'envoie personne derrière son fils pour prendre soin de lui, que ce soit avec ou sans l'accord du fils, à la vue de tous ou en secret. Non, il le laisse vivre son expérience comme il l'entend, il n'est pas sur son dos. Cependant, ceci signifie-t-il que, vexé, il n'en a rien à faire de ce qui pourrait bien lui arriver ? En aucune façon. D'abord, ce qui va lui arriver, il s'en doute bien. Quand une tête brûlée suit aveuglément ses envies, il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour imaginer d'avance les tentations dans lesquelles il va se précipiter sans réfléchir. Et on voit, quand le fils revient, que son père l'attendait : il l'aperçoit de loin. Il guettait son retour, et le fait qu'il ait laissé son fils faire ce qu'il voulait ne signifie pas qu'il s'en était désintéressé, ni même qu'il lui en voulait. Il attendait juste que la vie lui mette un peu de plomb dans la tête, et qu'il comprenne de lui-même où était son intérêt. Si quelqu'un lui avait fait la morale, il n'aurait pas écouté. S'il avait été aidé, il n'aurait pas compris les conséquences de son choix. Non, il fallait qu'il passe tout seul à travers le feu qu'il avait décidé de traverser, il n'y avait rien d'autre à faire que d'attendre que jeunesse se passe. On se demande souvent pourquoi Dieu n'intervient pas pour régler tous les problèmes que nous causons dans ce monde. La réponse est dans cette parabole. La non-action de Dieu n'est pas de l'indifférence. Il attend patiemment que nous revenions à lui. Quand quiconque se convertit, il y a plus de joie au ciel que pour dix justes qui y sont déjà. 

vendredi 6 mars 2026

Plus je vieillis, plus je considère la vie comme une suite d'épreuves à surmonter.

Quand on en a vaincu une, une autre arrive, inévitablement, au point que même quand tout va bien, 

on se demande ce qui va encore nous tomber sur le coin de la soupière, et quand. 

Je trouve ça assez logique et cohérent avec notre raison d'être sur terre, ceci dit.

Nous sommes ici pour décider si nous acceptons d'aimer Dieu, oui ou non. 

S'il nous facilitait la vie en permanence en nous protégeant de toute épreuve, 

il serait impossible de savoir si nous l'aimons pour lui-même ou pour la protection donnée.

En nous laissant confrontés aux difficultés d'un monde soumis au péché que nous commettons, 

tout en nous donnant les grâces et les sacrements qui nous aident malgré tout à les vaincre, 

il nous permet de faire un choix désintéressé et donc, qu'on le veuille ou non, plus authentique : 

il n'y a pas vraiment de raison de l'aimer par intérêt, puisqu'il permet que nous souffrions.

Connaître la règle du jeu n'empêche pas qu'il soit difficile à accepter de temps en temps, 

mais au moins on sait pourquoi Dieu, qui nous aime tant, permet qu'il nous arrive des malheurs.

Je plains ceux qui n'en savent rien, ne comprennent rien, et subissent les tourments de la vie

sans avoir la moindre idée de ce qu'ils font là, d'où ils viennent ni d'où ils vont, 

bringuebalés sans raison de douleurs en souffrances imbéciles et aveugles de leur point de vue, 

les malheureux. 

jeudi 5 mars 2026

Si on ne prend pas l'amour comme un dû, 

mais qu'on le reçoit chaque jour comme un cadeau immérité, 

alors il ne s'oxyde pas, ne se rouille pas, ne devient jamais routinier, ennuyeux ni défraichi, 

mais il est au contraire une source intarissable d'émerveillement. 

mercredi 4 mars 2026

Bien des malheurs dans le monde proviennent des gens 

qui pensent être beaucoup plus que ce qu'ils sont vraiment. 

Ils ne sont pas préparés à l'implacable rigueur de la nature de l'univers, 

et ils entrainent dans leur folie bien des gens qui auraient pu agir avec plus de bon sens qu'eux.

La vérité c'est que nous sommes poussière, à la poussière nous retournerons, 

et tous nos honneurs, nos accomplissements, nos richesses ou nos oeuvres seront dispersées

jusqu'à ce que même le souvenir en soit effacé. 

Seul l'amour que nous aurons eu les uns pour les autres demeurera pour toujours, 

mais les fous ne se soucient pas d'en faire des réserves comme si leur vie en dépendait, 

alors qu'en réalité, elle ne dépend que de ça et de rien d'autre. 

L'homme qui n'est pas clairvoyant ressemble au bétail qu'on abat. 

mardi 3 mars 2026

C'est curieux, Dieu, qui n'a aucun péché, a énormément de patience envers les nôtres.

Alors que nous, qui en commettons plein, n'avons qu'une patience très limitée envers ceux des autres.