Je ne crois pas du tout que quoi que ce soit, y compris la vie de l'Église, ait jamais été mieux avant.
J'ai retrouvé un jour les notes d'un prédécesseur dans l'une de mes anciennes paroisses.
Le curé avait noté, il y a plus d'un siècle, que seule une poignée de personnes avait fait ses Pâques,
ce qui même alors n'était qu'un pourcentage à un chiffre de la population.
Ça m'avait un peu surpris, et pourtant c'était ça, la réalité, au "bon vieux temps", à cet endroit.
Il est toujours tentant d'idéaliser les époques auxquelles nous n'avons pas vécu,
et d'y plaquer un préjugé tout droit sorti de notre imagination sans en vérifier la pertinence.
Mais la réalité n'a aucune raison de correspondre à nos douces rêveries.
Le péché existe depuis Adam et Ève, il s'oppose à Dieu, à son Esprit et à ses Commandements,
et quand bien même il y aurait eu quelque part un grand pourcentage de baptisés fidèles à la messe,
ça ne laisse préjuger en rien du nombre absolu de disciples réellement fidèles du Christ
que ça représentait et qui vivaient saintement leur vie comme il nous a demandé de le faire.