Ce n'est pas parce que l'Église ne condamne plus formellement quelque chose
que ça devient miraculeusement une bonne chose alors qu'avant c'était mal vu.
Je pense par exemple à l'incinération des défunts,
considérée comme une opposition frontale à l'espérance de la résurrection pendant des siècles;
à l'appartenance à la franc-maçonnerie,
qui jusqu'à il y a peu menait explicitement à l'excommunication, devenue semble-t-il implicite;
aux écrits qui étaient à l'index quand l'index existait,
comme ceux de Maria Valtorta par exemple, et qui étaient donc interdits à la lecture des fidèles;
au fait que l'on célèbre maintenant les obsèques des suicidés à l'église
parce que les avancées de la psychologie atténuent éventuellement la responsabilité du défunt,
etc etc...
L'Église a choisi de favoriser la miséricorde plutôt que la dure application d'une justice implacable,
mais ça ne rend pas universellement souhaitables ni exemplaires pour autant
les situations qu'elle ne condamne plus explicitement à priori.