persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 12 mars 2026

Le seul intermédiaire légitime entre l'humanité et Dieu, c'est Jésus-Christ.

Ce ne sont pas ses disciples, ses adorateurs, ses fidèles ni ceux qui pensent en être les spécialistes. 

Seul le Christ pourrait s'opposer à ce que qui que ce soit parvienne au Père, 

et ce n'est pas exactement la mission qui lui a été confiée par celui-ci, si j'ai bien tout compris. 

Mais Jésus a confié les clés du ciel à ses apôtres, pourtant ? 

Oui, pour qu'ils ouvrent à toute personne qui cherche sincèrement Dieu, 

et qu'ils ferment à ceux qui voudraient prendre sa place ou remplacer sa Parole par leurs idées à eux. 

Mais en aucun cas pour tenir dehors quelqu'un que Dieu appelle et qui lui répond oui de bon coeur. 

mercredi 11 mars 2026

La vérité, c'est un peu comme la mer. On peut s'y baigner et en faire ses délices, 

mais on ne peut ni la contenir toute entière en soi, ni en connaître tous les secrets, 

et ce n'est pas parce qu'on en profite que ça empêche les autres d'y avoir accès eux aussi, 

voire d'en profiter beaucoup plus que nous ou d'en savoir plus sur elle que nous. 

Bref on peut lui appartenir, un peu, de temps en temps, mais elle ne nous appartient pas

et en revendiquer la possession pleine et entière serait à la fois pathétique et ridicule.

mardi 10 mars 2026

Les gens qui veulent sanctifier tous ceux qui sont autour d'eux se trompent de combat. 

C'est soi-même qu'il faut sanctifier, en luttant contre les tentations qui sont les nôtres.

Personne ne nous a nommés pour être les professeurs es-sainteté des autres, 

au moins pas tant que nous ne sommes pas nous-même saints.

Et, fait rigolo, les saints, les vrais saints, je veux dire, sont humbles. 

C'est à dire qu'à aucun moment ils ne se sentent autorisés à donner des conseils 

et encore moins des ordres à qui que ce soit en matière de façon d'agir.

lundi 9 mars 2026

Des hommes qui aiment le Christ, qui sont prêts à tout quitter pour le suivre, 

et que le Christ appelle à le suivre, 

voilà qui il faut ordonner. 

Ça ne suffit pas, comme critères, pour faire des prêtres aujourd'hui ? 

Pourtant ce sont les principaux, et ça a suffit à Jésus pour ordonner les 12 apôtres. 

Toute autre qualité, s'il manque ces deux là, est sans intérêt pour recevoir ce sacrement. 

dimanche 8 mars 2026

Je me souviens qu'au début du séminaire, on nous avait dit avec le plus grand sérieux

que ce qui comptait pour un prêtre, c'est ce qu'il est bien avant ce qu'il fait.

Ça m'avait impressionné, cette pensée que j'avais trouvée profonde.

Bon, après, sur le terrain, force est de constater que ce qu'on demande aux curés en priorité, 

c'est de faire des trucs, des réunions et de la paperasse, bien avant que d'être saint, 

ou même tout simplement fidèle au modèle sacerdotal qui nous a séduit à la base. 

Ce que veulent les diocèses aujourd'hui, c'est des chefs d'équipes de laïcs, pas des curés d'Ars. 

"Oh, oooh, monsieur l'abbé, comment pouvez-vous dire des choses pareilles ???", me direz-vous. 

Parce que c'est la vérité, et croyez bien que je le déplore.

samedi 7 mars 2026

La parabole du fils prodigue est un classique, et il n'y a pas vraiment besoin de l'expliquer, elle est suffisamment claire. Cependant, il y a quelques détails qui méritent qu'on s'y arrête. Tout d'abord, quand le plus jeune fils demande sa part d'héritage, alors que son père est encore en vie, ce qui est tout de même un peu vexant, le père en question ne discute pas. Il ne cherche pas à raisonner avec son fils, à lui faire la morale, non, juste il partage ses biens entre ses deux fils. Quand nous faisons comme si Dieu était mort, et que nous prétendons vivre notre vie sans lui, en profitant comme bon nous semble des biens qu'il a créés, il ne dit rien, il nous laisse faire. De même, ce père n'envoie personne derrière son fils pour prendre soin de lui, que ce soit avec ou sans l'accord du fils, à la vue de tous ou en secret. Non, il le laisse vivre son expérience comme il l'entend, il n'est pas sur son dos. Cependant, ceci signifie-t-il que, vexé, il n'en a rien à faire de ce qui pourrait bien lui arriver ? En aucune façon. D'abord, ce qui va lui arriver, il s'en doute bien. Quand une tête brûlée suit aveuglément ses envies, il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour imaginer d'avance les tentations dans lesquelles il va se précipiter sans réfléchir. Et on voit, quand le fils revient, que son père l'attendait : il l'aperçoit de loin. Il guettait son retour, et le fait qu'il ait laissé son fils faire ce qu'il voulait ne signifie pas qu'il s'en était désintéressé, ni même qu'il lui en voulait. Il attendait juste que la vie lui mette un peu de plomb dans la tête, et qu'il comprenne de lui-même où était son intérêt. Si quelqu'un lui avait fait la morale, il n'aurait pas écouté. S'il avait été aidé, il n'aurait pas compris les conséquences de son choix. Non, il fallait qu'il passe tout seul à travers le feu qu'il avait décidé de traverser, il n'y avait rien d'autre à faire que d'attendre que jeunesse se passe. On se demande souvent pourquoi Dieu n'intervient pas pour régler tous les problèmes que nous causons dans ce monde. La réponse est dans cette parabole. La non-action de Dieu n'est pas de l'indifférence. Il attend patiemment que nous revenions à lui. Quand quiconque se convertit, il y a plus de joie au ciel que pour dix justes qui y sont déjà. 

vendredi 6 mars 2026

Plus je vieillis, plus je considère la vie comme une suite d'épreuves à surmonter.

Quand on en a vaincu une, une autre arrive, inévitablement, au point que même quand tout va bien, 

on se demande ce qui va encore nous tomber sur le coin de la soupière, et quand. 

Je trouve ça assez logique et cohérent avec notre raison d'être sur terre, ceci dit.

Nous sommes ici pour décider si nous acceptons d'aimer Dieu, oui ou non. 

S'il nous facilitait la vie en permanence en nous protégeant de toute épreuve, 

il serait impossible de savoir si nous l'aimons pour lui-même ou pour la protection donnée.

En nous laissant confrontés aux difficultés d'un monde soumis au péché que nous commettons, 

tout en nous donnant les grâces et les sacrements qui nous aident malgré tout à les vaincre, 

il nous permet de faire un choix désintéressé et donc, qu'on le veuille ou non, plus authentique : 

il n'y a pas vraiment de raison de l'aimer par intérêt, puisqu'il permet que nous souffrions.

Connaître la règle du jeu n'empêche pas qu'il soit difficile à accepter de temps en temps, 

mais au moins on sait pourquoi Dieu, qui nous aime tant, permet qu'il nous arrive des malheurs.

Je plains ceux qui n'en savent rien, ne comprennent rien, et subissent les tourments de la vie

sans avoir la moindre idée de ce qu'ils font là, d'où ils viennent ni d'où ils vont, 

bringuebalés sans raison de douleurs en souffrances imbéciles et aveugles de leur point de vue, 

les malheureux. 

jeudi 5 mars 2026

Si on ne prend pas l'amour comme un dû, 

mais qu'on le reçoit chaque jour comme un cadeau immérité, 

alors il ne s'oxyde pas, ne se rouille pas, ne devient jamais routinier, ennuyeux ni défraichi, 

mais il est au contraire une source intarissable d'émerveillement. 

mercredi 4 mars 2026

Bien des malheurs dans le monde proviennent des gens 

qui pensent être beaucoup plus que ce qu'ils sont vraiment. 

Ils ne sont pas préparés à l'implacable rigueur de la nature de l'univers, 

et ils entrainent dans leur folie bien des gens qui auraient pu agir avec plus de bon sens qu'eux.

La vérité c'est que nous sommes poussière, à la poussière nous retournerons, 

et tous nos honneurs, nos accomplissements, nos richesses ou nos oeuvres seront dispersées

jusqu'à ce que même le souvenir en soit effacé. 

Seul l'amour que nous aurons eu les uns pour les autres demeurera pour toujours, 

mais les fous ne se soucient pas d'en faire des réserves comme si leur vie en dépendait, 

alors qu'en réalité, elle ne dépend que de ça et de rien d'autre. 

L'homme qui n'est pas clairvoyant ressemble au bétail qu'on abat. 

mardi 3 mars 2026

C'est curieux, Dieu, qui n'a aucun péché, a énormément de patience envers les nôtres.

Alors que nous, qui en commettons plein, n'avons qu'une patience très limitée envers ceux des autres. 

lundi 2 mars 2026

Être chrétien, c'est avoir une histoire d'amour avec Jésus Christ.

Si je n'ai pas cette relation d'amour, si ce n'est qu'une relation motivée par l'intérêt, 

la peur, la routine, l'habitude, la tradition, la superstition, le qu'en-dira-t-on ou quoi que ce soit d'autre, 

alors j'aurais beau être fidèle jusqu'à l'obsession, il me manque l'essentiel. 

dimanche 1 mars 2026

Ça fera 25 ans cette année que je célèbre la messe, et je refuse de la célébrer par coeur. 

Je trouve que, quand on fait du par coeur, on peut le faire sans réfléchir à rien de ce que l'on dit. 

Or, je veux pouvoir savourer chaque mot, être obligé de penser à chaque phrase que je prononce.

Du coup, même les paroles de la consécration, je les lis systématiquement, 

et ça me permet de méditer chaque jour sur les Paroles de Jésus

comme si c'était la première fois que je les lisais. 


samedi 28 février 2026

Le pape Léon a été obligé de rappeler aux prêtres 

qu'il ne faut pas écrire leurs homélies avec l'intelligence artificielle. 

Ça me semble une évidence, même si je sais, hélas, que le rappel a des raisons d'être lancé.

Mais tout de même. Un prêtre qui ne sait pas du tout prêcher, 

ça me fait penser à un chanteur d'opéra qui n'aurait pas de voix. 

vendredi 27 février 2026

La liturgie n'est pas un théatre d'improvisation à la merci du premier célébrant venu. 

Elle doit être la même partout dans le monde, quel que soit le pays, l'église ou le célébrant. 

Et si elle peut sembler routinière, qu'y a-t-il de mal à ça ? 

Seuls les couples capables d'apprécier la routine peuvent vivre ensemble toute leur vie. 

jeudi 26 février 2026

Le malheur n'est pas une fatalité. 

Si nous avions la bonne volonté d'agir les uns envers les autres comme Dieu agit pour nous, 

lui qui a donné sa vie sur une croix par amour d'une humanité pourtant ingrate et assassine, 

nous pouvons nous aussi donner notre vie les uns pour les autres, non parce que c'est mérité,

mais par la volonté propre d'agir comme notre maître et Seigneur, le Christ. 

Alors autant ceux qui donnent leur vie que ceux qui en bénéficient trouveraient le bonheur, 

les premiers en donnant un sens à leur vie, les seconds en étant aimés tels qu'ils sont.

mercredi 25 février 2026

Une certaine dose de confiance en soi est nécessaire pour notre équilibre mental.

Mais avoir trop confiance en soi, au point de mépriser tout le monde et même Dieu, 

et ne croire qu'en soi, même quand on dit ou fait absolument n'importe quoi, 

ce n'est plus de l'équilibre, c'est un concentré de stupidité mortifère. 

mardi 24 février 2026

Tout de même, satan qui est, à la base, l'ange le plus réussi de Dieu, et donc le plus intelligent, 

n'est pas bien fûté, en fin de comptes. 

Croire qu'il peut prendre la place de Dieu, franchement, 

pas besoin d'avoir fait polytechnique pour se douter que c'est complètement débile.

lundi 23 février 2026

Parce que c'est le diable qui l'a inventé, le mensonge a quelque chose de diabolique. 

Ça ne semble jamais bien grave, ça nous tire de bien des mauvais pas, ça évite d'avoir à s'expliquer, 

mais aucun mensonge n'est bon, car tous ajoutent à la confusion du monde.

Et quand je ne peux vraiment pas dire une vérité, parce que ça ferait plus de mal que de bien, 

je peux toujours me taire. Là, au moins, je ne pêche pas.

dimanche 22 février 2026

Ah, le tentateur ! Comme notre vie serait plus tranquille sans lui ! Parce que la plupart des péchés qu'il nous suggère ne nous seraient jamais venus à l'esprit sans lui. On peut en vouloir à Adam et Ève d'avoir succombé, enfin on pourrait si on ne faisait pas la même chose qu'eux toutes les cinq minutes, mais en vérité, l'instigateur de cette catastrophe qu'est le péché originel, c'est le diable et personne d'autre. Sans notre stupidité, qui nous pousse à faire plus confiance à un serpent qu'à Dieu, il n'aurait pas pu faire grand chose. Mais il est plus malin que nous, d'ailleurs c'est comme ça que le saint curé d'Ars l'appellait, "le malin". Mais est-il si futé que ça ? Oh, pas besoin, hélas, car nous le sommes toujours moins que lui, quoi qu'il arrive. C'est la raison pour laquelle il ne se fatigue pas les neurones (qu'il n'a pas, puisque c'est un ange) inutilement, trois pauvres tentations suffisent à faire succomber toute l'humanité, en vérité. Trois, c'est tout ? Trois. C'est tout. Nous en voyons l'illustration avec Jésus au désert. Première tentation : les plaisirs charnels, donc la faim, la soif, l'envie, la gourmandise, la peur de manquer, la sexualité, tout ça tout ça. Deuxième tentation : l'orgueil. Se croire habilité à forcer la main de Dieu pour qu'il accepte nos caprices, qu'il répare nos bêtises, qu'il nous prenne comme on décide d'être, entre autre. Troisième tentation : la richesse matérielle, tout posséder, tout avoir, tout dévorer, tout vouloir pour soi et rien que pour soi. À ces trois tentations, Jésus apporte des réponses simples. Les plaisirs ? L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. L'orgueil ? Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu, donc tu lui obéiras au lieu de vouloir que ce soit lui qui t'obéisse. Les richesses ? C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte, et pas à ton compte en banque, surtout au prix de te détourner du seul vrai Dieu. L'Église a décliné tout ceci en trois préceptes simples. Contre la tentation des plaisirs, la chasteté. Contre celle de l'orgueil, l'obéissance. Contre celle des richesses, la pauvreté. Ce ne sont pas les solutions qui manquent. Ce qui nous manque, c'est la conviction de devoir les mettre en pratique, en obéissant humblement aux commandements de notre Dieu. 

samedi 21 février 2026

Au début du carême, on ne devrait pas se demander ce que JE vais faire, pour MON carême, 

MA pénitence, pour MA sainteté, et pour gagner MON paradis auprès de MON Dieu.

Ce n'est pas de soi qu'il faut se préoccuper, mais des autres. 

Ce que l'on devrait se demander, c'est à qui pourrais-je bien rendre service, qui pourrais-je visiter, 

vêtir, nourrir, aider, de qui pourrais-je prendre des nouvelles, qui dois-je pardonner, etc etc... 

Bref ne nous préoccupons pas tant de nous, mais plutôt du bien de notre prochain, 

c'est ça le jeûne qui plait à Dieu.