persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 22 juillet 2026

Nous fêtons aujourd'hui sainte Marie Madeleine, cette femme riche qui soutenait Jésus de ses dons, qu'il avait libérée de sept démons, qui a assisté à sa crucifixion et à la mise au tombeau, et que nous voyons aujourd'hui être le premier témoin de sa résurrection. C'était l'une des femmes qui accompagnaient Jésus partout, et qui était particulièrement considérée parce qu'elle est citée très souvent dans les évangiles. Elle le connaissait donc très bien. Or, curieusement, elle ne le reconnait pas aujourd'hui, elle le prend pour le jardinier. Ce n'est pas la seule qui le verra sans le reconnaître, ce qui nous dit quelque chose des capacités du corps ressuscité du Christ, d'ailleurs. Il peut apparaître et disparaitre à volonté, on ne le reconnait pas nécessairement, cependant ce n'est pas un fantôme, puisqu'on peut le toucher et qu'il peut manger, et au jour de l'ascension il monte carrément au ciel devant une foule de témoins. Il est bel et bien vivant, mais d'une vie nouvelle qui échappe aux caractéristiques de notre vie normale. C'est intéressant parce que ça nous donne des indices sur notre propre résurrection. Si on veut savoir à quoi nous ressembleront, méditons sur ces transformations du corps du Christ, une fois passé de la vie mortelle à la vie éternelle, du corps de chair au corps spirituel, comme dirait saint Paul. Ce qui est très parlant aussi, c'est qu'il faut, pour le reconnaître, que Marie se "retourne" ou, pour utiliser un autre mot qui veut dire la même chose, se convertisse. Une conversion, c'est un retournement, un nouveau point de vue, l'acceptation de la réalité sous un angle nouveau, en dehors de nos préjugés. Et nous voyons là quelque chose que nous verrons avec tous les disciples de Jésus, y compris les apôtres : ils ne croyaient pas que la résurrection était possible, parce qu'ils sont comme nous, ça leur semblait invraisemblable. Et il faut donc une conversion, que l'on nous montre sans fard, pour admettre que ça s'est bien passé. Il me semble que c'est l'une des preuves les plus convaincantes de la résurrection : ceux qui l'ont proclamée ne sont pas des simples d'esprit, des illuminés crédules ou des superstitieux. Ils sont comme nous. Mais ils ont vu un homme ressuscité, et ils sont prêts à mettre la tête sur le billot pour le proclamer, car ils n'ont désormais plus peur de la mort. Le fait qu'ils aient dû se convertir pour admettre pleinement la résurrection montre à ceux qui n'y croient pas le chemin qui peut les mener à la foi pleine et entière en Jésus, Fils de Dieu ressuscité des morts. 

Comme il est dangereux de se risquer à juger son prochain ! 

C'est demander à Dieu de nous juger, nous aussi.

Il faut être drôlement sûr de soi pour oser se soumettre ainsi au jugement divin. 

Seul celui qui ne juge personne ne sera pas jugé et franchement, ça vaut la peine.

mardi 21 juillet 2026

Sans le pardon de Dieu, nos rébellions nous conduiraient tout droit à la mort éternelle.

Heureusement qu'il a la patience d'attendre que nous nous convertissions, 

et qu'il ne se décourage pas chaque fois que nous retombons dans le péché.

lundi 20 juillet 2026

Si qui que ce soit vous dit par mail que vous avez gagné au loto alors que vous n'y avez jamais joué, 

un petit conseil, ne le croyez pas, c'est une arnaque.

Ça semble évident ? Peut-être même condescendant ? 

Ok.

Alors pourquoi est-ce que tant de chrétiens pensent qu'on peut gagner le paradis

sans jamais avoir rien fait de ce que Dieu demande, sans avoir reçu aucun sacrement, 

sans obéissance à ses commandements, sans jamais avoir "joué le jeu" du christianisme ? 

Parce que là aussi, si qui que ce soit vous dit ça, ne le croyez pas, c'est une arnaque.

Ça aussi, ça devrait sembler évident. 

dimanche 19 juillet 2026

On ne peut pas toujours réparer nos péchés. Certains sont irréparables.

C'est là qu'intervient la pénitence, qui est une sorte de compensation par défaut.

Mais en ce qui concerne ladite pénitence, mieux vaut faire du bien autour de nous

que se contenter de se donner à soi-même des privations, des prières ou de se faire mal.

Si notre pénitence est concentrée sur nous, et non sur du bien à faire à notre prochain, 

alors on ne cherche qu'à se sauver, sans considération pour ceux qui nous entourent.

Il est bien meilleur d'ouvrir notre coeur aux besoins des autres avec un esprit de pénitence

que de concentrer toute notre énergie à ne penser qu'à soi, quelqu'en soit la raison. 

samedi 18 juillet 2026

Avec la loi sur l'euthanasie, les soignants chrétiens vont avoir des décisions à prendre.

Soit accepter de tuer des gens (il faut appeler un chat un chat, 

et quelque soit le nom qu'on donne à l'acte et à ses motivations, ça ne change rien au fait), 

c'est à dire commettre un acte frontalement opposé aux commandements divins, 

soit refuser de le faire, même si la liberté de conscience n'est pas dans la loi.

C'est l'illustration de la différence entre légalité et moralité. 

Le chrétien, quelle que soit la loi, ne peut faire l'impasse de la volonté divine

ni de l'exemple que nous a donné le Christ, qui n'a jamais tué personne, même par "compassion", 

mais qui a soigné tous les malades qui se sont présentés à lui. 

Certains diront : "je n'ai pas le choix". 

En vérité, le choix, on l'a toujours. La chose qu'on ne peut pas maitriser, c'est les conséquences.

À chacun de voir s'il préfère obéir aux hommes, qui ne peuvent donner que la mort, 

ou à Dieu, qui donne la résurrection et la Vie Éternelle à ceux qui lui obéissent. 

vendredi 17 juillet 2026

C'est triste pour eux que tant de chrétiens ne profitent pas des sacrements.

Ils se privent de l'amour de Dieu, alors qu'il ne demande qu'à les aimer chaque jour.

Vu la diminution du nombre de prêtres, un jour, dans certaines régions, 

on cherchera Dieu et on ne le trouvera pas.

C'est dommage de ne pas profiter de lui tant qu'il est rendu présent par les prêtres. 

jeudi 16 juillet 2026

Ce n'est pas à ses adeptes qu'on juge une religion, mais à sa doctrine. 

Et il n'y en a pas 36 dont la doctrine enseigne "aimez-vous les uns les autres", 

"ne fais à personne ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse", 

et jusqu'à "aimez vos ennemis". 

mercredi 15 juillet 2026

Rien n'est tout blanc ni tout noir dans aucun être humain. 

Nous prenons tous des mauvaises décisions, basées sur de mauvaises inspirations, 

de mauvaises fréquentations, de mauvaises compréhensions, 

bref tout un tas de mauvaises choses, qu'en langage chrétien on appelle des tentations.

Mais personne n'est juste mauvais et rien d'autre. 

En tout être humain il y a une personne aimée de Dieu, voulue par lui, 

pour laquelle il a donné sa vie, et pour laquelle il a créé le paradis.

Et au delà de ça, même les gens bêtes et méchants font des choses bonnes.

Peut-être par hasard ou par distraction, et je dis ça juste pour être un peu médisant.

Mais pour être sérieux, non, nous faisons tous des choses bonnes à l'occasion, 

quand nous écoutons la voix de Dieu, notre conscience ou des bons conseils, 

ou quand nous nous rendons compte du mal que nous faisons ou avons fait, 

ou tout simplement quand nous prenons plaisir à faire le bien. 

En tous cas, personne ne mérite d'être juste haï et rien d'autre.

C'est une tentation comme une autre, de haïr quelqu'un sans réserve.

Si on veut être ami de Dieu, alors il ne faut pas y succomber ou, si on y succombe, 

chercher à se convertir et à voir aussi ce qu'il y a de bon chez chacun, 

car il y en a toujours, en vrai, si on veut bien être objectif un instant. 

mardi 14 juillet 2026

Plus on aime Dieu, plus on aime facilement son prochain. 

Vu la touche d'un grand nombre des prochains en question, ce n'est pas du luxe. 

lundi 13 juillet 2026

La générosité n'est pas quelque chose qui puisse être imposé à qui que ce soit. 

Faut-il encore le redire ? L'amour ne peut être ni forcé, ni acheté.

Si on le force, c'est du viol. Si on l'achète, c'est de la prostitution. 

Il ne peut être que librement consenti. C'est la condition sine qua non de son existence. 

Personne, fut-il évêque, ne peut donc exiger de qui que ce soit, fussent-ils prêtres, 

de donner leurs biens sous la contrainte, fut-ce au bénéfice de l'évêché, 

sous le prétexte fallacieux, s'il s'agit d'un ordre, de l'amour de Dieu et du prochain, 

par exemple. 

dimanche 12 juillet 2026

Ce qui doit caractériser le prêtre avant tout, c'est son amour du Christ par-dessus tout.

Par-dessus les rebellions de sa volonté, de ses idées propres, de son honneur, de ses projets. 

Par-dessus les tentations du péché, de celui de se prendre pour Dieu et de tout orgueil.

Par-dessus les attraits des plaisirs, des richesses et du pouvoir. 

Il n'y a pas besoin que cet amour soit exhibitionniste, extravagant ou impudique.

Mais il est essentiel qu'il soit profondément ancré au coeur du prêtre, profondément vrai.

Tout le reste est secondaire. Pas inutile. Pas superfétatoire. Mais secondaire. Vraiment. 

samedi 11 juillet 2026

Le seul sens dans lequel on puisse aller, c'est vers l'avenir. 

Passer sa vie à ruminer sur le passé, que notre souvenir le pense heureux ou malheureux, 

ça ne mène nulle part, c'est comme resté attaché par le pied à une ancre marine

qui nous empêche d'évoluer et de nous adapter à la vie telle qu'elle est aujourd'hui. 

Il faut aller de l'avant si on ne veut pas passer sa vie à se lamenter en vain. 

vendredi 10 juillet 2026

Quand on a une dispute sur un sujet d'actualité ou de connaissance générale, 

elle est souvent due au fait qu'on n'a pas tous les mêmes sources ou les mêmes informations.

Et c'est tout à fait curieux mais on se sent toujours obligé de défendre bec et ongles

le point de vue des sources que l'on a lues ou entendues soi-même, 

comme si notre honneur ou notre intelligence était mis en danger.

Il est plus constructif de partager nos sources, et de laisser la personne se faire son idée

sans passer par nous, par ce qu'on en a compris ou qu'on n'a pas bien compris.

En effet il n'est pas rare que ce que l'on croyait savoir de façon certaine 

est en fait bien différent, voire l'exact contraire 

de ce qu'enseignent les sources dont on se réclamait pourtant, 

et on est toujours plus intelligent à plusieurs que tout seul de toutes façons.

Discuter de ce que chacun a compris des mêmes sources d'information est donc constructif, 

mais discuter à partir de sources discordantes ou inconnues ne mène qu'à des disputes. 

jeudi 9 juillet 2026

Je suis toujours sidéré que l'on puisse accorder le moindre crédit

aux déclaration de quelqu'un qui a pris l'habitude de mentir comme il respire, 

et que l'on attende ce qu'il va dire comme on attendrait une parole d'Évangile. 

Porter le plus petit crédit à la moindre des paroles d'un menteur pathologique est, 

disons-le clairement, parfaitement idiot. 

mercredi 8 juillet 2026

Quand quelqu'un a visiblement pleinement succombé aux trois tentations de l'humanité, 

à savoir l'appétit des plaisirs, de l'accumulation de richesses et du pouvoir, 

le considérer comme un allié de la foi et de l'Église est illusoire.

Certes, une conversion est toujours possible, 

et cette personne peut renoncer à sa vie de péché, 

tout abandonner et se tourner vers le Christ, 

mais tant que ce n'est pas le cas, vraiment, 

mettre sa confiance en elle est tout sauf une bonne idée, 

et il ne faudra pas s'étonner le jour où elle nous fera payer la note de notre aveuglement.

mardi 7 juillet 2026

Chaque fois que l'on tombe sur l'évangile qui nous dit que "la moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux, priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour la moisson", on entend invariablement la même chose : il faut prier pour avoir des prêtres, des saints prêtres. On oublie juste ce qui précède. Jésus est "saisi de compassion envers les foules, car elles sont désemparées et abattues comme des brebis sans berger". C'est à un peuple désemparé et abattu qu'il veut envoyer des bergers. Mais bien souvent, le peuple n'est ni désemparé ni abattu. Il fait sa vie, le peuple. Il travaille, il mange, il boit, il se plaint, il fait la fête, il s'occupe de son cas, mais il n'a, bien souvent, ni soif ni faim de Dieu, ni de sa Parole, ni encore moins de ses sacrements, sauf exception. Combien de paroissiens de toute origine n'ai-je pas vu, au cours de ma vie sacerdotale, m'affirmer qu'ils étaient chrétiens, et même pratiquants, parce qu'ils allaient à la messe, parfois, pour Noël, avec les enfants ? Et ils étaient sincères. Ils pensaient vraiment qu'ils étaient à fond, et même un peu des acharnés, parce qu'une année sur deux ou trois ils allaient à la messe une fois par an. Bien sûr, il y en a aussi qui vont à la messe tous les dimanche, voire chaque jour. Mais quel pourcentage de baptisés est-ce que ça concerne, enfin si on peut encore parler de pourcentage quand on est à des chiffres si faibles qu'on peut les confondre avec la marge d'erreur ? Oh, comme il est facile, quand on a un peuple qui cherche Dieu, d'y trouver des vocations en pagaille ! Qui n'a jamais entendu de la Pologne du temps de saint Jean-Paul II, où il y avait tellement de séminaristes qu'on ne savait qu'en faire et qu'on en envoyait partout dans le monde ! Qui n'a jamais entendu parler de l'Amérique Latine ou de l'Afrique, où des peuples qui ont découvert le christianisme depuis seulement quelques siècles demandent comme un seul homme les sacrements de l'Église, et sont heureux de se plier aux exigences de la Foi, même quand elles les obligent à changer de vie de façon radicale ! Aujourd'hui, peut-être est-ce surtout pour ça qu'il faut prier : pour que le peuple ait faim et soif de Dieu, vraiment. Dans une terre favorable, les vocations poussent comme des champignons sans que l'on ait à invoquer le Ciel en permanence. 

lundi 6 juillet 2026

On ne devrait pas avoir à le dire tellement ça semble évident, 

mais ce qui est légal n'est pas nécessairement moral, et vice-versa. 

Ce n'est pas parce que quelque chose est permis par la loi des hommes 

qu'on n'aura pas à en rendre compte selon la loi de Dieu, au jour du jugement dernier, 

et que ça ne peut pas nous mener à la damnation éternelle. 

dimanche 5 juillet 2026

La recherche de la vérité, c'est la recherche de ce qui est.

Le mensonge ou le produit de notre imagination, c'est ce qui n'est pas, 

c'est à dire qui existe dans notre tête mais pas dans la réalité.

Plus nous sommes près de la vérité, mieux ça vaut pour notre survie et notre vie.

Plus nous en sommes éloignés, plus les quêtes du bonheur et de la vie s'éloignent

jusqu'à devenir totalement hors de portée si nous finissons par vivre dans une pure fantaisie. 

Recherchons celui qui Est, et qui se définit lui-même comme "Je suis", 

et recherchons ce qui est de préférence à ce qui n'est pas. 

C'est notre intérêt de vivre au plus près de la vérité si nous voulons que notre vie ait un sens, 

et si nous voulons la conserver et la réaliser de la façon la plus parfaite possible. 

samedi 4 juillet 2026

Ceux qui pensent que la confession est un blanc-seing pour faire n'importe quoi

n'ont rien compris à son fonctionnement. 

Tout d'abord, pour être pardonné, il faut reconnaître tous les péchés commis, sans exception. 

Ensuite, il faut les regretter, c'est à dire avoir une contrition sincère devant Dieu, 

pas juste chercher à être crédible aux yeux du prêtre qui nous confesse.

Enfin, il faut réparer, au mieux de nos capacités, les conséquences des péchés commis, 

quand c'est possible, et quand ça ne l'est pas directement, il faut accomplir une pénitence sérieuse.

Et bien entendu, pour que tout ceci soit cohérent, il faut s'efforcer de ne plus péché à l'avenir, 

du mieux que nous le pouvons, pas juste en faisant une fausse promesse trangressée d'avance.

On est loin du "oh, t'as qu'à pécher, tu te confesses, et hop t'es tout neuf tu peux recommencer".