Couv

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Vous en rêviez, c'est fait ! Les apophtegmes à emporter partout avec soi, en vente dans toutes les bonnes librairies !!!

aléatoire

lundi 31 octobre 2016

Estimer les autres supérieurs à soi-même,
avoir leur intérêt à coeur avant le nôtre,
voilà bien quelque chose qui va à contre-courant de notre époque,
qui met en avant le droit (et même le devoir) à l'épanouissement personnel.
Ce n'est pourtant pas de la faiblesse, ni être timoré, mou ou soumis,
d'agir comme saint Paul le recommande à tout chrétien.
Bien au contraire : pour en être capable, il faut se posséder soi-même,
être souverain sur sa propre vie, et décider de la mettre au service des autres.
Alors que se prendre pour le centre du monde et ne penser qu'à soi et à son plaisir, 
un nourrisson en est capable avant même de savoir parler.

dimanche 30 octobre 2016

C'est bien de se convertir et de décider désormais de suivre sérieusement le Christ,
mais il faut que ça soit suivi d'effets concrets.
Zachée, par exemple, décide de lui-même de donner la moitié de ses biens aux pauvres,
et de rembourser au quadruple toute personne qu'il aurait volé :
son appréciation de Jésus n'est pas juste une posture,
il en découle du bien pour pas mal de monde.
Il faut qu'il en soit ainsi pour nous tous : 
un chrétien qui n'apporte rien de bon à personne n'a de chrétien que le nom.

samedi 29 octobre 2016

J'ai toujours aimé cette réflexion de Paul,
qui voudrait aller avec le Christ parce que c'est son avantage,
mais qui reste ici-bas parce que d'autres ont encore besoin de lui... 
Voilà, me semble-t-il, quelle devrait être la position de tout chrétien devant la mort.

vendredi 28 octobre 2016

Toutes les religions, à l'époque du Christ, sont excluantes :
à chaque peuple et à chaque région son ou ses dieux, ses croyances et ses rites.
Ça s'impose aux peuples vaincus, mais en dehors de ça, ça ne se transmet pas,
ça sert au contraire à se distinguer et à se différencier des autres.
Le christianisme apporte une nouveauté totalement inédite :
dès qu'on devient chrétien, on devient un seul peuple, tous fondamentalement égaux,  
quelle que soit notre origine, race, couleur de peau, culture, richesse ou langue,
notre peuple, notre lieu de naissance, notre statut social, notre sexe ou notre âge.
Alors oui, il y a des religions qui divisent, parce qu'elles sont, au fond,
un signe d'appartenance réservé à une catégorie exclusive et excluante.
Mais le christianisme est ouvert à tous, sans exception.
C'est une religion certes communautaire, mais en aucun cas communautariste
parce que tout être humain, par le baptême, peut en devenir membre de droit. 
Ce n'est pas un hasard si on l'a qualifiée de "catholique", c'est à dire "universelle"...

jeudi 27 octobre 2016

Saint Paul nous indique ce qu'il faut posséder
pour avoir les moyens de lutter contre les forces du mal :
aimer la vérité et la justice, annoncer l'Evangile, avoir la foi,
rechercher le salut, connaître la Parole de Dieu.
Je ne connais pas beaucoup de chrétiens qui aient l'équipement complet de nos jours.
Mais rares sont ceux qui savent qu'on est en guerre contre le diable et ses troupes... 
Rien d'étonnant, donc, à ce que ceux qui recherchent le salut soient peu nombreux.

mercredi 26 octobre 2016

Ah, ça, Dieu déteste l'injustice, aucun doute là-dessus, il le redit assez souvent.
Mais l'injustice, pour Lui, c'est par exemple de ne pas savoir pardonner,
quand Lui nous pardonne tout pour peu qu'on le lui demande.
C'est de ne pas savoir partager,
alors que Lui nous a tout donné, à commencer par notre vie, et par la sienne.
Ne crois pas que l'injustice soit "tuer ou voler". 
C'est aussi ne pas savoir faire du bien en retour de celui qu'on reçoit de Dieu.

mardi 25 octobre 2016

Il y a deux choses qui portent gravement préjudice aux couples :
remplacer les mots d'amour par de l'ironie, du sarcasme ou du silence,
et faire des reproches incessants à l'autre pour "l'améliorer". 
La tendresse et la bienveillance sont, indéniablement, bien plus bénéfiques.

lundi 24 octobre 2016

Saint Paul dit que les profiteurs sont de vrais idolâtres.
C'est vrai qu'au lieu de privilégier l'amour du prochain, donc le don de soi,
ils ne cherchent que le bénéfice qu'ils pourraient tirer de leur entourage. 
Ce n'est pas vraiment la route qui mène au paradis...

dimanche 23 octobre 2016

Comment s'articule le fait que Dieu soit à la foi juste et bon ?
N'est-il pas injuste qu'il pardonne quiconque lui demande pardon ?
Ça le serait, s'il n'appartenait pas au pécheur de réparer les conséquences de ses péchés.
Le pardon de Dieu nous permet d'entrer au paradis, c'est un fait.
Mais nul n'y entrera sans avoir d'abord réparé le mal qu'il a fait :
soit ici-bas, sur terre, directement ou par la pénitence quand il n'y a pas d'autre solution,
soit au purgatoire, si on a négligé ce devoir de justice pendant notre vie terrestre.
C'est pour cette raison que le pardon des péchés,
qu'on obtient quand on va demander pardon à Dieu dans la confession, n'est pas injuste,
et que ce n'est en aucun cas une licence pour pécher autant qu'on veut,
comme si le mal qu'on fait n'avait pas la moindre conséquence 
à cause de l'amour que Dieu nous porte et de sa facilité à nous pardonner.

samedi 22 octobre 2016

Le sens originel des priorités, c'est aimer Dieu, puis les autres, comme soi-même.
Le péché du monde, c'est de s'aimer soi-même, puis les autres s'ils me sont utiles,
et enfin, quand on n'a plus rien d'autre à faire ou qu'on n'a pas le choix, Dieu.
Rien d'étonnant que tout marche à l'envers
quand les priorités sont inversées !
Et que toute l'humanité en souffre, 
quel que soit notre degré de responsabilité personnelle dans cette situation.

vendredi 21 octobre 2016

Nombreux sont ceux qui redoutent ou qui détestent la confession.
S'humilier devant un prêtre et reconnaître ses péchés, quelle horreur !
Eh bien, qu'est-ce que ça sera le jour où il faudra le faire devant Dieu,
surtout si, ayant pu sur terre faire pardonner nos péchés avant cette rencontre, 
on ne l'a jamais fait et qu'on n'est du coup absolument pas présentable.

jeudi 20 octobre 2016

Jésus ne fait pas exprès d'apporter la division,
comme le ferait le "diviseur", "diabolos" en grec, le diable en français.
Il ne veut pas semer la zizanie, ni monter les hommes les uns contre les autres.
Mais Il sait bien que c'est pourtant ce qui va se produire
parce que dans un monde dirigé par le mensonge, l'orgueil et l'égoïsme
par le refus de reconnaître ses torts et la responsabilité du mal qu'on a pu faire,
la Vérité qui sort de sa bouche met chacun devant un choix douloureux :
reconnaître ce qu'on a fait de mal, se convertir et désormais chercher à ne plus pécher,
ou tout nier et accabler le Christ, le ridiculiser, le persécuter et chercher à le faire taire.
Et ce choix coupe l'humanité en deux, inévitablement :
ceux qui se convertissent et ceux qui s'endurcissent,
ceux qui abandonnent le péché et ceux qui le font surabonder, 
ceux qui choisissent l'amour de Dieu et ceux qui le haïssent.

mercredi 19 octobre 2016

Un excellent moyen de ne jamais oublier Dieu ? La messe quotidienne.
Quand ce n'est objectivement pas possible, au moins la prière quotidienne.
Et le souci constant de l'amour du prochain,
la prédisposition joyeuse à rendre les services qu'on pourrait me demander.
Fais cela, et la venue du Christ ne te surprendra pas comme un voleur, 
puisque tu vivras de toutes façons chaque jour avec Lui.

mardi 18 octobre 2016

Luc était médecin, métier prestigieux et important pour améliorer ou sauver des vies.
Cependant, l'Evangile et les Actes des Apôtres qu'il a rédigés
sont plus importants encore, et ont sauvé infiniment plus de vies.
Quel que soit notre métier, pour fondamental et essentiel qu'il nous paraisse,
il ne sera jamais plus important que le fait de se mettre au service du Christ, 
et le bien que l'on fera à ce service sera toujours infiniment plus durable.

lundi 17 octobre 2016

Ignace d'Antioche, le saint qui préférait ne pas échapper au martyr
plutôt que de prendre le risque de renoncer à la vie éternelle...
Mais martyr, à l'époque, n'était pas synonyme de terrorisme,
ni de tuer le plus de monde possible avec soi.
Il s'agissait seulement de rendre témoignage au Christ,
même au prix de sa vie si c'était nécessaire,
mais en aucun cas de glorifier la mort, ni de la rechercher comme un but en soi, 
et encore moins de l'imposer à d'autres qui n'ont rien demandé.

dimanche 16 octobre 2016

Crier vers Dieu, quand on est victime d'une injustice, c'est un devoir.
Mais crier pour tout et n'importe quoi, comme un gamin capricieux
qui veut que Dieu fasse ses quatre volontés sinon il se roule par terre, 
c'est stupide.

samedi 15 octobre 2016

"Si tu n'obéis pas à ton confesseur, ma fille,
même s'il te semble que tu travailles beaucoup
et que tu te fatigues à marcher sur le chemin de la perfection,
il t'arrivera la même chose qu'au marcheur qui donne de grandes enjambées,
mais en dehors du chemin véritable.
Plus tu marches, plus tu te fatigues en vain,
parce que tu t'éloignes de ton but ultime."
Comme les enseignements de sainte Thérèse de Jésus sont encore d'actualité!
L'humilité fait plus pour la sainteté que le volontarisme 
et la recherche de grands exploits qu'on accomplit de son propre chef.

vendredi 14 octobre 2016

L'hypocrisie des gens supposés être consacrés à Dieu est la pire.
Qu'un païen ne tienne aucun compte des commandements de Dieu,
voire de ce que lui dicte sa propre conscience, bon, pourquoi pas.
Mais quand il s'agit de quelqu'un consacré par Dieu
et qui jouit de la confiance de l'Eglise et du peuple chrétien,
quelle horreur !
Il ne faut pas cependant que l'arbre cache la forêt :
des hypocrites, il y en a, comme partout.
Mais ils ne constituent pas la majorité du genre, 
même si une brebis galeuse fait plus de bruit que 99 brebis dociles.

jeudi 13 octobre 2016

Quand on est jeune prêtre, on s'attend à recevoir le même respect
qu'on avait soi-même envers les prêtres qu'on a admirés
et qui ont servi, souvent, d'élément déclencheur à notre vocation.
Quelle désillusion quand on voit le mépris de bien des gens pour le sacerdoce!
En même temps, comme le rappelle Jésus,
nombreux sont les prophètes à avoir été persécutés et exécutés, de tous temps.
Rien d'étonnant à ce que les prêtres soient, aujourd'hui encore, 
souvent ridiculisés, méprisés et maltraités.

mercredi 12 octobre 2016

Jésus n'était pas vraiment quelqu'un de facile à inviter
parce que ses enseignements ne sont ni mielleux, ni consensuels, ni complaisants.
Il n'a visiblement pas fait l'école diplomatique.
Encore aujourd'hui, quand on se contente, à l'homélie, de paraphraser ce qu'Il dit,
sans en altérer ou en minimiser le sens ni la forme,
il n'est pas rare que des personnes se sentent personnellement visées et se vexent,
sans qu'on le fasse exprès ni qu'on sache même qui elles sont.
Quand quelque chose dans notre façon de vivre n'est pas conforme à la Vérité,
celle-ci est forcément un peu difficile à entendre et à accepter, 
surtout quand on manque d'humilité ou de lucidité sur notre situation pécheresse.

mardi 11 octobre 2016

Dans un sens, ce sont les pauvres qui nous sauveront.
Mh... Non, à bien y réfléchir, pas "dans un sens", mais au sens littéral.
Qui, en effet, mieux que quelqu'un envers qui on aura eu un geste d'amour,
pourra intercéder en notre faveur envers Dieu, et obtenir de Lui notre salut ?
Et à ce sujet, il est bon de ne pas oublier que le pauvre parmi les pauvres,
celui qui attend de toi des gestes d'amour, jour et nuit, 
c'est Dieu, Dieu lui-même.

lundi 10 octobre 2016

Malheur à qui aime un être humain, quel qu'il soit, plus que Dieu.
Il se prépare inévitablement à un abandon ou à une trahison
dont les conséquences seront à la démesure de cet amour excessif 
parce que soit lui, soit la personne qu'il idolâtre mourra, un jour ou l'autre.

dimanche 9 octobre 2016

Avoir la santé, c'est une bonne chose, indéniablement,
mais être sauvé par le Christ est infiniment plus essentiel :
la mesure de l'importance d'une vie humaine ne se mesure pas à sa feuille de soins,
mais au fait que le Christ a donné sa vie pour la sauver
et, à ce titre, toute vie humaine, en bonne santé ou pas, a une valeur infinie.
C'est la raison pour laquelle on ne peut pas supprimer la vie d'une personne malade
comme si elle n'avait, à cause de la maladie, plus aucune valeur,
parce que ce critère n'est pas celui qui compte le plus pour déterminer sa dignité. 
Ce que Dieu déclare avoir une valeur infinie, ne le compte pas, toi, pour rien.

samedi 8 octobre 2016

La Foi mène au salut, certes.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la Foi.
Ce n'est pas juste une vague superstition en un Dieu qui vivrait dans les nuages,
une connaissance approximative d'un être supérieur dont on ne saurait rien.
C'est la mise en pratique des enseignements du Christ
et l'imitation de sa vie,
jusqu'à la résurrection, 
mais en passant par la croix.

vendredi 7 octobre 2016

Tout le monde n'a pas la dévotion du rosaire, et ce n'est pas une obligation.
Mais les personnes qui l'ont risquent moins que les autres
de perdre la foi et l'amour de Dieu,
parce que Marie ne manquera jamais d'interceder 
pour celles et ceux qui lui ont demandé son aide avec une telle insistance.

jeudi 6 octobre 2016

On a le droit de penser que l'Eglise est ringarde
parce qu'elle refuse le divorce et donc, logiquement, les "remariages" à l'église
(par fidélité à l'enseignement explicite et sans équivoques du Christ, soit dit en passant).
Seulement il faut être cohérent.
Si on pense que l'Eglise est ringarde, à côté de la plaque, qu'il faut qu'elle évolue,
que sa façon de penser est périmée etc etc..., 
alors pourquoi vouloir à tout prix s'y marier, et deux fois de suite en plus ?
Ça n'a aucun sens, non ? 
Certainement, la Providence prend soin des disciples du Seigneur
et écoute les appels qu'ils lui font parvenir.
Mais elle n'est pas là pour servir de rustine à nos erreurs ou à cacher nos péchés, 
et encore moins pour permettre un enrichissement personnel.

mercredi 5 octobre 2016

Alors que Pierre a été tenté de faire une différence
entre les chrétiens issus du judaïsme et ceux issus du paganisme,
Paul lui a remis les pendules à l'heure, c'est vrai.
Mais s'il ne l'avait pas fait, Pierre n'en aurait pas moins su qu'il s'était trompé,
car Dieu lui-même a pris les choses en main,
et lui a montré dans une vision sans équivoque qu'il avait mal agit.
Il est bon de savoir que Dieu lui-même guide les papes, qu'on intervienne ou pas.
Ne sois pas présomptueux au point de croire que la sainteté de l'Eglise
ne dépend que de toi et des critiques, légitimes ou non, que tu pourrais avoir 
contre les enseignements, les actes ou les écrits du successeur de Pierre.

mardi 4 octobre 2016

Une chose tout à fait remarquable dans les enseignements de François d'Assise
consiste à ne jamais juger personne : ni les évêques qui rejeteraient les frères,
ni les prêtres durs ou méprisants, ni les gens vaniteux, superficiels ou mauvais,
ni ceux d'une autre religion, ni ceux-là même qui appartiendraient au diable.
"Chacun ne jugera et ne méprisera que soi-même", enseigne-t-il dans sa Règle.
Il est souvent passé pour un fou aux yeux du monde,
mais par cette règle qui réduit à néant toute tentation d'orgueil ou de superbe,
il s'est pourtant attaqué frontalement à la racine de tous les maux.
Il serait bon de suivre, nous aussi, au moins cette partie de sa Règle,
parce que ce n'est pas en se scandalisant de la paille dans l'oeil du voisin 
qu'on trouvera la sainteté ou le salut, ni qu'on y participera en aucune façon.

lundi 3 octobre 2016

"Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ",
dit saint Paul.
J'ai toujours aimé cette phrase.
À une époque où l'appréciation des masses devient le seul critère du bien,
il est nécessaire de l'entendre à nouveau, et de s'en imprégner.
Chrétien, ne cherche pas tant l'approbation du monde que celle de Dieu.
Prêtre, méfie-toi des acclamations, des applaudissements et des félicitations : 
c'est comme ça qu'ont toujours été appréciés les faux prophètes.

dimanche 2 octobre 2016

C'est par la fidélité au milieu des épreuves et des tentations 
que se mesure l'amour qu'on a pour Dieu et pour notre prochain.

samedi 1 octobre 2016

Je ne suis pas excessivement inquiet quand l'Eglise dévie un peu de sa mission,
parce qu'alors Dieu se charge d'envoyer les saints dont elle a besoin
pour retrouver ce qu'elle est et se renouveler, aussi souvent que nécessaire.
Ainsi, à l'époque de sainte Thérèse de l'enfant-Jésus et de la sainte Face,
on avait oublié que l'amour était au coeur de la révélation chrétienne,
et on cherchait la sainteté à force de vexations, de privations et de pénitences.
Mais grâce à la "petite Thérèse", on a retrouvé cette vérité première,
qui est devenue une voie de sainteté aimable, douce et humble.
Ne panique pas dans la tempête, quand la barque de l'Eglise est secouée :
ne sais-tu pas que Jésus donne des ordres aux éléments, 
et que même les démons les plus effrayants lui sont soumis ?