Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

radio Mayenne

aléatoire

samedi 5 septembre 2020

Il y a des gens qui sont, par inclination personnelle, par leur psychologie ou leur éducation, enclins à redouter tout changement dans leur vie. Ce n'est pas un bien ni une vertu, ce n'est pas un mal ni un péché, c'est juste une façon d'être. Par contre, cette propension à rejeter tout ce qui est nouveau ou différent, spontanément perçu comme une menace, se retrouve souvent dans des choix politiques ou religieux, même s'il faut pour cela l'imposer par la violence. Ainsi, au temps du Christ, les gens qui avaient cette tendance avaient pour tout changement religieux une aversion féroce. Les pharisiens, puisqu'il s'agit d'eux, avaient modelé leur religion à leur psychologie personnelle, et détestaient par principe toute altération de leurs habitudes. Ce n'était pas des mauvaises personnes, ils pouvaient avoir un véritable amour de Dieu, mais ils confondaient leur façon de voir les choses et la façon dont elles devaient, selon eux, se passer. Bref, pour eux, Jésus est vite devenu une menace existentielle, parce qu'il ne respectait pas ostensiblement les lois dont le livre du Deutéronome est truffé. En réalité, personne n'était capable de les respecter toutes, parce qu'il y en avait des centaines. Saint Paul, élevé dans le pharisianisme, dissertera longuement sur ce sujet. Mais une chose était de ne pas arriver à tout faire, autre chose d'affirmer que la question n'était pas là, et que la Loi de Dieu n'a que faire des lois humaines greffées sur la sienne au cours du temps. 

            Or la nouveauté extraordinaire du christianisme a été de remettre en cause la connaissance de Dieu, et par conséquent notre relation avec lui : Jésus définit Dieu comme un don perpétuel d'amour du Père vers le Fils et du Fils vers le Père, dans l'Esprit Saint. Il nous enseigne que l'amour est, à l'image de l'être même de Dieu, le don de sa vie pour ceux qu'on aime. Enfin, il nous demande d'agir ainsi les uns envers les autres. En revenant au coeur de la révélation de Dieu à son peuple, qui était déjà présent, mais d'une manière moins claire, dans les Saintes Écritures, il montre, par contraste, à quel point la religion n'est pas une question de coutumes ou de traditions humaines, mais bien une histoire d'amour personnel entre Dieu et chacun d'entre nous, et d'amour entre nous et notre prochain. Son message est toujours aussi neuf, aussi brûlant et aussi affûté aujourd'hui. Ne laissons jamais nos inclinations personnelles nous détourner de la révélation divine sur ce qui est réellement important dans notre façon de vivre notre religion.