Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

radio Mayenne

aléatoire

vendredi 3 septembre 2021

            Aujourd'hui, Jésus nous parle de son absence prévue : des jours viendront où l'Époux leur sera enlevé. Comme il est triste de rencontrer, parfois, des chrétiens déistes, qui ne connaissent rien de Jésus, mais pour lesquels la foi consiste à croire que "là-haut, y'a quelque chose", et rien de plus. Dieu est venu parmi nous. Il a vécu au milieu de nous, et ses disciples l'ont vu, touché, entendu, ont mangé et bu avec lui. Il fut deux temps où Dieu se promenait librement au milieu de nous : au jardin d'Éden, avant que nous n'en soyons expulsés ; et en Terre Sainte, avant qu'il ne retourne auprès du Père. Le Dieu en qui nous croyons n'est pas juste "quelque chose" dans les nuages, ni même simplement le Créateur ou le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, non, il a demeuré parmi nous, il est devenu l'un de nous, il a pris chair, s'est fait homme, et nous avons vu son visage. 

            Nous ne sommes pas nés au bon endroit ni à la bonne époque pour le rencontrer. Doit-on pour autant en être affecté, et regretter d'avoir raté le coche ? Rien n'est moins sûr. Ils sont rares, ceux qui ont tout quitté pour le suivre quand Dieu était parmi nous. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui n'en avaient rien à faire, ou pire, qui voulaient le faire taire et se débarasser de lui au plus vite. Et il faut aussi considérer que, même pour ses disciples, tout n'était pas si évident que ça. Il a fallu huit siècles à l'Église pour comprendre, au rythme des sept conciles oecuméniques, qui était réellement Jésus et ce qui s'était passé. Si certains parmi ses disciples le comprenaient mieux que d'autres, il n'en restait pas moins des zones d'ombre ou des incompréhensions, ce qui est un minimum : Dieu qui se fait homme, personne ne l'avait vu venir. Digérer cette information et en comprendre le contenu et la portée, ça ne se fait pas en deux minutes. Nous avons la chance d'avoir 2000 ans de réflexion derrière nous, ce qui nous facilite la tâche.

            De plus, grâce à Dieu, même si Jésus n'est plus présent aujourd'hui corporellement (mais l'est toujours, auprès de son Père, en attendant de revenir nous chercher), il nous reste un moyen tout à fait valide pour demeurer en sa présence, qui s'appelle la liturgie. Par les sacrements, nous recevons l'Esprit Saint, nous communions au Corps et au Sang du Christ, il se trouve au milieu de nous dès que deux ou trois se réunissent en son nom pour prier, et partout où se trouve un tabernacle plein. Alors bien sûr, ces rencontres sont couvertes du voile de la chair, qui fait que nous ne n'avons pas la claire vision de ce à quoi nous assistons, mais la Foi nous permet cependant de savoir que nous n'en sommes pas moins en sa présence réelle. Dieu est parmi nous, encore aujourd'hui. Encore faut-il aller le voir là où il est véritablement présent, sous une forme sacramentaire. 

            L'Époux nous a été enlevé, d'une certaine façon. Mais pour ce qui est de jeûner, nous n'y sommes pas forcés (ouf !) : il demeure sacramentellement certes, mais néanmoins réellement, au milieu de nous. Il ne tient qu'à nous d'aller le voir et de profiter de sa présence. Dieu n'abandonne jamais ceux qui le cherchent.