Quand, dans un mariage, un baptême ou des obsèques,
la seule personne à avoir la foi de l'Église est le célébrant, et je le dis sans exagération,
parfois, on se sent vraiment comme en terre d'exil.
On n'a alors pas besoin d'exégèse pour ressentir ce qu'a vécu l'auteur du psaume 137 :
"Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.
C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »
Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?"...