Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

aléatoire

jeudi 30 avril 2020

messe du jeudi 30 avril
 La vocation n'est pas vraiment un choix, 
c'est plus la reconnaissance d'un don, d'une facilité à faire quelque chose, et son acceptation. 

mercredi 29 avril 2020

messe du mercredi 29 avril
Le christianisme n'est pas juste un système de valeurs, une morale ou une philosophie de vie, 
parce que Jésus n'est pas un vieux sage, un gourou ou un philosophe, 
il est "Dieu, né de Dieu, lumière, né de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu".
Du coup, le christianisme ne pouvait être rien d'autre qu'une religion.
Si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien à ce qu'il est, ni à qui en est l'origine et le but.

mardi 28 avril 2020

messe du mardi 28 avril
J'ai souvent vu des chrétiens remplacer l'indigence de leur formation théologique 
par une exhubérance mystique qui confine facilement à la superstition.
C'est sans doute pour ça que sainte Thérèse d'Avila disait qu'à choisir entre un mystique et un savant, 
elle préférait avoir un savant comme confesseur. 

lundi 27 avril 2020

messe du lundi 27 avril
Je ne suis pas l'auteur de cette lettre ouverte, qui est un peu longue. J'espère que l'auteur ne m'en voudra pas de la retranscrire ici. Ça vaut l'effort de la lire, je pense.

Lettre ouverte à Mr Castaner
 Monsieur le Ministre,
     L’exercice, je le reconnais, s’avère tout à fait présomptueux. A minima cavalier. Qui suis-je pour vous écrire ? Prêtre de 35 ans dans une paroisse de province, j’appartiens avec mes confrères à une espèce en voie de disparition. Exsangue, parfois divisée, l’Église en France n’a ni le pouvoir ni l’influence qu’elle avait hier. Comment prétendre en ces circonstances atteindre vos oreilles ministérielles et gagner votre assentiment ? 
      Je ne suis, après tout, le porte-parole de personne. Je n’ai ni mission officielle ni mandat canonique pour vous adresser ces lignes. Je ne compte pas d’amis dans votre cabinet ou de proches place Beauvau. Personne n’est en mesure de vous porter ma missive. Sitôt écrits, mes mots se perdront. Et très vite, je le sais, ils seront oubliés. La Foi a beau me susurrer qu’elle déplace les montagnes, la raison me rappelle que le fidèle Moïse n’a pas convaincu Pharaon, ni le Christ lui-même les grands prêtres. Alors, pourquoi prendre ma plume Monsieur le Ministre ? Je vous rassure tout de suite : en aucun cas pour vous demander, à partir du 11 mai et du déconfinement, le droit de célébrer la messe
       Vous en demander le droit ? Le droit ? Non merci ! Depuis de nombreuses années, l’habitude a été prise de s’adresser en haut lieu au nom de prétendus droits. Telle minorité réclame le droit à la diversité. Telle catégorie invoque le droit à l’enfant, telle autre le droit de l’empêcher de naître. Je ne me sens ni l’âme d’un syndicaliste en soutane, ni celle d’un révolté mal à l’aise avec son siècle. Je suis convaincu, du reste, que si l’Église ambitionne d’épouser son époque, elle risque fort de terminer veuve à la prochaine. Or je n’ai pas le goût du veuvage Monsieur le Ministre, j’ai simplement fait vœu de célibat.
En rédigeant cette lettre ouverte, je ne vous réclame rien. Je ne vous demande rien. Je n’implore pas votre mansuétude ou votre compréhension. Je me tourne vers vous, non pour faire valoir un droit mais mû par un devoir. Impérieux et grave. Le devoir de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Le devoir de vous affirmer que l’assistance à la messe fonde la dignité de la personne baptisée, que l’Eucharistie est à la fois la source et le sommet de la vie chrétienne. Le devoir de vous dire qu’elle n’est pas d’abord un rassemblement de personnes mais une rencontre avec quelqu’un. Et que ce Quelqu’un, c’est Dieu lui-même. Le devoir enfin, de vous exprimer publiquement ma grande perplexité devant l’incohérence des décisions qui touchent l’après 11 mai et la liberté du culte public.
      Depuis le mardi 17 mars, vous le savez, les catholiques français ont joué le jeu du confinement avec une loyauté parfaite. Un sacrifice immense a été consenti par des millions de croyants habitués à leur messe du dimanche. Je doute fort que vous mesuriez le prix qu’il nous en a coûté, vous qui aviez déjà du mal on s’en souvient à mesurer que Notre-Dame de Paris soit une cathédrale. Animés par un réel souci du bien commun, les fidèles des églises ont pourtant accepté de vivre la Semaine Sainte – le point d’orgue des célébrations annuelles – dans un dénuement liturgique total. Loin de s’apitoyer sur leur sort, un grand nombre de chrétiens engagés, de mères de familles, de jeunes de mouvements scouts, de communautés religieuses se sont mis au service de leur prochain en distribuant des repas dans les rues, en confectionnant des masques, en réalisant des blouses. Toujours gratuitement. Souvent discrètement. Généreux, priants, obéissants, prudents, gentils, les catholiques n’ont pas à rougir de leur comportement depuis le début du confinement. Mais soyons clairs Monsieur le Ministre, être bon ne commence pas par un « c ». Alors que se dessinent peu à peu les mesures du décloisonnement, nous savons déjà qu’à partir du 11 mai prochain – étant entendus les gestes barrières – nous pourrons aller à l’école, prendre les transports en commun, participer de nouveau à l’activité économique du pays, faire de la trottinette, visiter des voisins, courir en forêt… Mais en revanche, aller à la messe nous serait interdit ? Et nous devrions rester cois, impassibles ? Les bons élèves seraient mis à la retenue et les catholiques auraient vocation à devenir les dindons d’une mauvaise farce ? Devant tant d’incohérences, et d’injustices, il m’est difficile de ne pas voir de l’indécence. Comment ne pas s’indigner devant le mépris des éventuels appétits spirituels des hommes ? Ces derniers appartiendraient à la catégorie des besoins non essentiels. Il n’empêche Monsieur le Ministre, je suis prêtre, et dans une saine distinction des pouvoirs, je ne saurais me considérer comme membre d’une “Église Populaire hexagonale”. La liberté, l’égalité et la fraternité vous sont chères ? Sans que je les érige moi-même en dogmes, je suis prêt à les faire miennes pourvu seulement qu’elles soient vécues en vérité et non en Tartuffe.   
         La République parle de liberté ? Alors qu’un prêtre célébrait récemment sa messe dominicale en toute légalité, et conformément aux règles du confinement, des policiers armés se sont introduits dans son église pour y faire cesser la cérémonie *. Et ce, en violation de la loi qu’ils prétendaient défendre. On a peine du reste à imaginer la même scène dans une mosquée à Colmar… Le dédain avec lequel sont traités les ministres du culte et leurs légitimes aspirations montre à quel point la laïcité républicaine s’est transformée irrésistiblement en un athéisme d’État, sournois puis menaçant.                                                 
       La République nous parle d’égalité? Les amendes à géométrie variable entre le jogger sur une plage et les rodéos dans les banlieues pouvaient déjà laisser pantois. Mais lorsque l’on constate que la police intervient dans les églises tandis que le préfet des Bouches-du-Rhône autorise la célébration du Ramadan entre voisins ou qu’une note interne appelle les policiers du Calvados à la retenue à l’endroit des musulmans, les bras nous en tombent. Certains verront une soumission de la République à l’Islam, liée à un rapport de force différent. Sans aller nécessairement jusque-là, il est au moins permis de voir, dans cette inégalité de traitement, l’aveu d’une injustice profonde. L’indifférentisme cultuel prôné par la République ne peut se départir de l’Histoire de France. Réduire une majorité déchue, le catholicisme, à une minorité parmi d’autres revient à refuser de prendre en compte ce que les différentes religions, présentes sur notre territoire national, ont effectivement apporté au corps social et à la patrie charnelle.
          La République enfin nous parle de fraternité ? Un mot sublime qui aura sonné douloureusement creux tous ces derniers jours. Savez-vous Monsieur le Ministre, ce que cela fait de célébrer des obsèques dans les conditions qui nous ont été imposées ? Le drame indigne de voir des membres d’une famille contraints de rester à la grille du cimetière, les autorités ne permettant qu’à douze personnes d’accéder aux sépultures ? Ce qui est révoltant, ce n’est pas tant de subir ces contraintes pour des motifs sanitaires que de voir dans le même temps des supermarchés en libre accès ou des avions de ligne chargés de passagers. A la sortie, il y aura des comptes à rendre!                                                                    
        Monsieur le Ministre, la vie chrétienne n’est pas affaire de fricotage électoral ou d’opinion publique. Je suis prêtre, au crépuscule de ma vie il me faudra répondre de mes actes devant Dieu. C’est au nom de ces comptes à rendre que je vous écris ces mots. Ne vous méprenez pas, s’il vous plaît, sur leur vigueur. Le Christ n’invite pas ses disciples à devenir le miel de la terre, mais le sel. Or, comme le dit Bernanos, « du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir ! ». Le bien commun et l’intérêt général sont à ce prix-là. Un discours transparent, sans langue de bois.                                     Que la vie ecclésiale puisse retrouver son rythme au même titre que la vie scolaire, sociale et économique du reste du pays à partir du 11 mai ne relève pas du lobbying mais du droit strict de l’Église et de la plus élémentaire des justices.
              Il ne saurait donc s’agir ici, vous l’aurez compris, de vous quémander un droit, mais de vous rappeler à votre propre devoir. Un devoir d’État. Puisse au moins ces quelques lignes vous le faire savoir.
Mr l'abbé Danziec

dimanche 26 avril 2020

Messe du dimanche 26 avril
Chronologiquement, le premier commandement a été de croitre et de se multiplier, 
et le dernier, de porter l'Évangile à toutes les nations et de les baptiser pour leur porter le Salut.
Dieu a toujours eu à coeur notre bien, qu'il s'agisse de développer l'humanité
ou de la racheter quand elle lui a tourné le dos et qu'elle est allée à sa perte. 

samedi 25 avril 2020

Il ne faut jamais oublier qu'être poussé à faire les choses dans l'urgence ou la panique, 
"vite vite, dans dix minutes ou demain il sera trop tard", 
ça cache toujours quelque chose de pas net, voire une franche arnaque. 
C'est d'ailleurs l'une des armes favorites du démon pour nous faire faire n'importe quoi. 

vendredi 24 avril 2020

messe du vendredi 24 avril
Les couples mariés ne peuvent pas redire oui lors d'une liturgie ni chaque année, ni jamais, 
puisque le sacrement qui les a unis est définitif, et ne peut donc être ni répété ni réaffirmé. 
Je me demande bien pourquoi les prêtres doivent redire oui chaque année lors de la messe chrismale
alors que le sacrement de l'ordre donne un caractère encore plus indélébile,
puisqu'il ne dure pas seulement jusqu'à la mort mais pour l'éternité. 

jeudi 23 avril 2020

messe du jeudi 23 avril
C'est étonnant comme les périodes de crise font ressortir le meilleur comme le pire chez les gens, 
depuis ceux qui mettent leur vie en danger au service de la communauté,
jusqu'à ceux qui passent la journée à observer qui ils pourraient dénoncer anonymement aux autorités
pour non-respect des lois ou des règles imposées à tous dont ils se sentent les garde-chiourme.

mercredi 22 avril 2020

messe du mercredi 22 avril
On a toujours tort de réduire une personne à sa fonction ou à son métier, 
personne n'est réductible qu'à ce qu'il fait ni à un titre. 

mardi 21 avril 2020

messe du mardi 21 avril
Depuis facebook, beaucoup de gens sont devenus des spécialistes de tout du jour au lendemain. 
Ça me fait un peu penser à ceux qui lisent la moitié d'un article dans un magazine,
et qui deviennent instantanément docteurs en psychologie, agriculture ou science des religions. 
Avant de se faire un avis fondé sur quoi que ce soit, il faut beaucoup étudier, 
et aussi réfléchir par soi-même, sans se contenter d'adopter comme si c'était parole d'évangile
l'avis personnel de n'importe qui basé sur n'importe quoi. 

lundi 20 avril 2020

messe du lundi 20 avril

désolé la synchro son est toute pourrie... mysterium informatiquei...
Je ne pense pas avoir jamais attendu d'un évêque qu'il m'encourage, 
parce que je sais pour qui je fais les choses.
Par contre, j'attends qu'on ne me décourage pas, 
parce que ça ajoute une difficulté qui n'a pas lieu d'être et qui n'apporte rien. 

dimanche 19 avril 2020

messe du dimanche 19 avril

(vous pouvez aller sur le canal youtube chaque jour par vous-même, pendant le confinement la messe y est mise à jour régulièrement)
C'est toujours injuste de demander aux autres des sacrifices qu'on ne fait pas soi-même.

samedi 18 avril 2020

Ce n'est pas facile, de s'abstenir de juger les autres.
Et pourtant, c'est essentiel, non seulement parce que ça nous évitera d'être jugés par Dieu, 
mais aussi parce qu'il est beaucoup plus facile de vivre en paix avec tout le monde
quand on refuse de se laisser aller à penser qu'on est meilleur qu'eux.

vendredi 17 avril 2020

Le temps "perdu" n'est pas une fatalité.
Qu'on ne puisse pas faire ce qu'on aurait voulu, c'est une chose.
Que ça fasse de ce temps contraint du temps "perdu", ç'en est une autre.
Il y a toujours moyen de tirer parti de ce qu'on vit et d'en tirer des enseignements, 
que l'on soit forcé de le vivre ou qu'on le vive de bon gré. 

jeudi 16 avril 2020

Ce n'est pas parce que ce qu'on pense est totalement éloigné de ce que pense "tout le monde",
qu'on est nécessairement dans la vérité absolue, et qu'on a tout mieux compris que "les autres". 
Ce qui caractérise les fous, c'est de penser que tout le monde est fou sauf eux. 

mercredi 15 avril 2020

messe du mercredi 15 avril
On ne nait pas enfant de Dieu, parce que son seul fils véritable, c'est Jésus-Christ.
On le devient par le baptême, qui est le sacrement au cours duquel Dieu nous adopte. 

mardi 14 avril 2020

messe du mardi 14 avril
La communion spirituelle n'est pas un vain mot. 
Je ne parle pas seulement de celle qui remplace la communion sacramentelle, 
mais de celle qui nous unit au Christ quand "deux ou trois se réunissent pour prier". 
Eh bien, qui l'eut cru, on la sent même quand on ne peut pas se réunir à l'église
mais qu'on est obligés de passer par des moyens de communication modernes. 
En même temps, on le savait déjà par les bénédictions urbi et orbi du pape, en fait... 

lundi 13 avril 2020

Messe du lundi 13 avril
Peut-être que l'expérience du confinement sera utile, finalement, 
si elle nous sert à mieux comprendre ceux qui sont confinés tout le temps, 
par la prison, les maisons de retraite, la maladie, le handicap, l'âge, etc etc... 
Si ça nous aidait à devenir plus compréhensifs et à avoir plus d'empathie et de bienveillance
envers ceux qui vivent ça à longueur d'année, alors nous n'aurons pas perdu notre temps. 

dimanche 12 avril 2020

Messe de Pâques (12 avril)
On a toujours su que l'humanité était mortelle. 
En celà, pandémie ou pas, rien de nouveau sous le soleil. 
Mais à Pâques on a découvert que la résurrection n'était pas juste un rêve fou. 
Et ça, par contre, c'est furieusement nouveau. 

samedi 11 avril 2020

Messe de la Vigile Pascale (11 avril)
Les églises peuvent rester fermées, confinement oblige ; 
mais l'église, ce sont d'abord les membres qui la composent, 
et tant que leur coeur n'est fermé ni à Dieu ni à leur prochain, 
alors l'église reste ouverte, quoi qu'il arrive au lieu de culte où elle se rassemble habituellement.

vendredi 10 avril 2020

Office du Vendredi Saint (10 avril)
Faire la volonté de Dieu, ce n'est ni sauver le monde ni "faire des trucs" pour Dieu.
Faire la volonté de Dieu, c'est souvent faire contre mauvaise fortune bon coeur, 
et être content d'être là où il nous a mis, que l'on ait l'impression d'y être utile ou pas.
Le peintre n'a pas à se justifier envers son pinceau, qu'il l'utilise ou pas, et où qu'il le pose. 

jeudi 9 avril 2020

Messe du Jeudi Saint (9 avril)
Quand on ne s'éloigne jamais très loin de Dieu, quoi qu'il arrive, 
on n'a jamais l'impression que Dieu soit très loin de nous, quoi qu'il arrive. 

mercredi 8 avril 2020

messe du mercredi saint (8 avril)
La toute-puissance de Dieu, c'est sa capacité à aimer même ceux qui ne sont pas aimables, 
d'aimer même les pécheurs, ceux qui le haïssent ou qui le trahissent. 
Ce n'est pas une puissance dans le sens où le monde l'entend, qui chercherait à se faire respecter
par la force, la manipulation, l'intimidation ou la violence. 

mardi 7 avril 2020

messe du mardi saint (7 avril)
Je ne sais pas si l'humanité a déjà eu l'occasion de constater comme maintenant
à quel point nous sommes tous liés, au delà de notre origine géographique, religieuse ou culturelle.
Si des pays ne sont pas en mesure de lutter contre la pandémie par pauvreté, 
c'est tout le monde que ça menace.
Si des pays utilisent leurs moyens économiques pour s'accaparer des masques prioritairement, 
c'est tout le monde que ça menace. 
Le maillon faible n'est pas celui qu'il faut sortir du jeu, mais celui qu'il faut renforcer au plus vite, 
sans quoi tous les maillons habituellement forts ne s'en sortiront pas tout seuls. 
On ne peut vaincre une pandémie que tous ensemble, ou pas du tout. 
Un peu comme l'histoire du salut, en fin de comptes : 
ce n'est qu'en aimant tout le monde qu'on est sauvés, 
pas en se tirant dans les pattes. 

lundi 6 avril 2020

messe du lundi saint (6 avril)
La vocation, c'est une facilité à trouver notre bonheur en faisant quelque chose 
qui nous intéresse plus que toute autre activité au monde. 
C'est pour ça que je plains ceux qui ne pourront jamais accomplir leur vocation au sacerdoce
parce que leurs parents ne les auront jamais emmené à la messe ni éduqués dans la foi, 
alors que ça aurait été pour eux une satisfaction profonde et durable de devenir prêtres.

dimanche 5 avril 2020

Messe des rameaux (5 avril)
Le dimanche des rameaux que nous vivons aujourd'hui est... inédit. Nous ne pourrons pas faire bénir nos rameaux, ni nous rassembler physiquement, ni être présents, au-delà de l'espace et du temps, par la liturgie, à l'entrée messianique de Jésus à Jérusalem, ni l'accompagner lors de sa passion. Ah, mais en fait, si. Nous allons pouvoir être à ses côtés. Pas en suivant la liturgie à l'église, puisque nous ne pouvons pas nous réunir en communauté. Mais nous allons cependant, par les contraintes du confinement, vivre en notre chair, oh à notre petit niveau bien sûr, quelque chose de dur, nous aussi. Et nous allons  pouvoir unir nos difficultés aux siennes, parce que les siennes, ça a toujours été les nôtres, de toutes façons. Les coups de fouet, ce sont ces personnes qui se retrouvent malades, dans l'angoisse voire la panique de ne pas en ressortir vivants. La croix, ce sont tous ceux qui n'étaient pas préparés à tous ces sacrifices, et qui les vivent de façon aigûe et douloureuse, à cause de leurs conditions d'hébergement, de la famille, absente si on est confiné seul, ou trop présente si on est confinés ensemble. Du travail, pour ceux qui n'ont pas le choix et qui continuent, la peur au ventre, de servir les autres. Oui, vraiment, d'une certaine façon, nous avons aujourd'hui la possibilité inédite de porter nos souffrances et nos angoisses avec le Christ. Il ne portera pas la croix tout seul, nous serons avec lui, même si pour nous, ça n'a pas été un choix libre et pleinement consenti. 
Tout dérèglement dans le monde est, d'une façon ou d'une autre, la conséquence du péché du monde. Pas nécessairement des nôtres, mais nous sommes tous dans la même barque, et les péchés des uns rejaillissent, par-delà l'espace et le temps, sur tous, comme les nôtres rejailliront sur d'autres. 
Mais nous ne sommes pas seuls. Le Christ est là, avec nous. C'est presque lui qui nous accompagne, aujourd'hui, au lieu que ça soit nous qui l'accompagnions, comme les autres dimanches des Rameaux. C'est lui qui est là à nos côtés, souffrant avec nous, souffrant pour nous, portant sur son dos tout ce que nous ne pouvons pas porter nous-mêmes, parce que le péché nous dépasse et que, bien qu'y participant, nous n'avons pas la capacité de l'assumer pleinement. 
Le Christ est là. Avec nous. Pour nous. Ne nous laissons pas aller au désespoir, à la colère ou au découragement. Le chemin de croix est dur, il est pénible, il est long. Mais au bout, il y a la résurrection, et nous ne sommes jamais seuls devant l'épreuve, ni même devant la mort : Dieu est avec nous quoi qu'il nous arrive.

samedi 4 avril 2020

messe du 4 avril
On peut se rendre compte de l'importance et de la justesse de la religion quand, 
devant l'adversité et dans des circonstances difficiles, 
elle nous aide à vivre heureux malgré tout, même si ce bonheur n'est pas exempt de souffrances. 

vendredi 3 avril 2020

messe du 3 avril
L'humanité, ce n'est pas un troupeau de "consommateurs", 
mais un ensemble d'être humains.
Ce qui la caractérise, ce n'est pas sa capacité à acheter, 
mais à aimer, inventer, ressentir, penser, comprendre, partager, corriger, améliorer, etc...

jeudi 2 avril 2020

messe du 2 avril
Le bonheur est hors de portée de ceux qui ne voient que ce qu'ils n'ont pas. 

mercredi 1 avril 2020

messe du jour (sur youtube, ça marche mieux)
Rien de tel que l'ennui pour développer l'imagination.