Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

aléatoire

vendredi 31 janvier 2020

Tant qu'on n'a pas obtenu un miracle après avoir demandé l'intercession d'un défunt,
on ne peut pas tenir pour acquis le fait que cette personne est bel et bien au paradis. 
Il vaut donc mieux continuer à prier pour elle, et à faire dire des messes, 
plutôt que de la canoniser prématurément et, du coup, de ne lui fournir aucune aide
pour sortir du purgatoire où elle attend peut-être avec impatience nos prières en sa faveur. 

jeudi 30 janvier 2020

L'injustice ne vient pas de nulle part et ne tombe pas du ciel non plus. 
Elle vient toujours de personnes concrètes. 
Par exemple, la condamnation et la mort du Christ n'auraient jamais eu lieu
sans l'amour de l'argent de Judas, et l'amour du pouvoir 
de certains individus appartenant aux autorités religieuses ou politiques de son temps. 
Ainsi, c'est à cause de péchés personnels qui n'étaient pas les siens qu'il est mort.
Eh bien c'est pareil pour toute injustice que l'on a à subir, c'est toujours le fruit du péché.
Et nos péchés personnels font subir des injustices à d'autres personnes, à n'en pas douter.

mercredi 29 janvier 2020

De même que le péché résulte de notre collaboration avec les tentations du diable,
le salut résulte de notre collaboration avec la grâce de Dieu. 

mardi 28 janvier 2020

Quand j'étais en paroisse au Pérou, 
notre évêque débarquait à la maison de temps en temps, sans prévenir. 
Il restait quelques jours, il avait une chambre toujours réservée pour lui de toutes façons. 
Et le temps qu'il était là, il ne nous donnait pas des conseils ou des orientations,
il ne nous parlait pas de comment évangéliser ou de ce qu'on avait comme thème de l'année.
Non, il vérifiait juste si on ne manquait de rien, comment allait notre santé ou le moral, 
et en dehors de ça il s'occupait de ses affaires et nous des nôtres. 
C'était bien agréable d'être considérés comme des adultes 
et d'avoir sa confiance sur notre compétence à transmettre l'Évangile de notre propre initiative. 

lundi 27 janvier 2020

Si on n'arrive pas à faire venir des jeunes à la messe, 
alors au moins qu'on s'occupe des vieux qui ne peuvent plus y venir, 
et qui seraient ravis d'avoir des visites et qu'on leur porte la communion.

dimanche 26 janvier 2020

Le besoin est un facteur de motivation extrêmement puissant : 
plus on a besoin de quelque chose, plus la motivation pour l'obtenir sera grande. 
Du coup, quand on pense posséder déjà tout ce dont on a besoin, 
ou si on a atteint tous les objectifs qu'on s'était fixé dans la vie,
il ne faut pas s'étonner si on n'éprouve plus de motivation ni de goût pour rien. 

samedi 25 janvier 2020

On n'arrête pas d'aimer parce qu'on devient vieux, 
on devient vieux quand on arrête d'aimer.

vendredi 24 janvier 2020

Les activités qu'on a sur terre peuvent nous sembler importantes, 
mais elle ne sont que relativement importantes.
Relativement, parce que la seule activité qui compte vraiment, 
c'est de mettre en pratique la parole de Dieu. 
Tout le reste, c'est bien pour s'occuper, mais ça ne mène pas au Royaume de Dieu. 

jeudi 23 janvier 2020

Il y a une façon de faire qui m'insupporte, c'est, sous prétexte d'humilité, 
alors qu'on lui a consacré sa vie, de faire comme si on ne savait absolument rien sur Dieu, 
et de ne rien transmettre d'autre que des doutes et des interrogations. 
Si on ne savait vraiment rien, alors pourquoi avoir consacré sa vie à un parfait inconnu ?

mercredi 22 janvier 2020

J'ai déjà entendu des théologiens dire que pour qu'il y ait un péché, 
il faut impérativement l'implication de l'intelligence et de la volonté, 
ce qu'on appelle un acte humain, en langage philosophique ou théologique.
Bref, si quelqu'un fait quelque chose de mal, mais sans savoir que c'est un péché, 
ou sans avoir la volonté formelle d'en commettre un, alors ça ne serait pas un péché.
C'est totalement idiot. 
Si c'était vrai, alors il serait absolument impossible de faire des péchés par omission, 
puisqu'on n'a, par définition, rien fait, et que l'intelligence et la volonté ne sont donc pas intervenues.
Or les péchés par omission ne sont pas seulement une possibilité réelle, 
ils représentent, probablement, le plus grand pourcentage de péchés dans notre vie : 
tout ce bien qu'on aurait pu faire mais qu'on n'a pas fait. 
Et il n'y a pas besoin de se dire : "je pourrais faire ce bien, mais je ne le ferai pas, 
parce que je veux pécher contre les hommes et contre Dieu", pour que ça soit un péché. 
Ne penser qu'à soi tout le temps suffit parfaitement, sans autres conditions,
pour pécher par omission chaque jour que Dieu fait. 

mardi 21 janvier 2020

L'orgueil, ça se paye cash, 
il y aura toujours un retour de bâton, 
en particulier quand il s'accompagne d'humiliations envers les autres.
Il ne faudra pas s'étonner si on se retrouve seul devant l'adversité
quand on a passé sa vie à mépriser tout le monde.

lundi 20 janvier 2020

Penser qu'il suffit qu'un couple soit très croyant et pratiquant
pour vivre heureux et unis toute leur vie, je me suis rendu compte que c'était un peu naïf.
C'est qu'on oublie souvent qu'on a un ennemi qui ne dort ni ne sommeille, 
dont l'obsession maladive est de détruire l'amour sous toutes ses formes, 
et à fortiori quand il uni à Dieu et par Dieu, 
parce que son but ultime, c'est de nous séparer de Dieu pour l'éternité. 
Alors si on se repose sur ses lauriers en se disant que bof, ça va, c'est pas si compliqué, 
et qu'on néglige l'accompagnement spirituel et la confession fréquente, 
si on prend l'autre pour acquis et qu'on ne fait plus d'efforts, 
demandant au contraire de plus en plus de compréhension et de sacrifices
sans prendre le temps de compenser les vides par une attention quotidienne, 
bref si on baisse sa garde, tant au niveau spirituel qu'affectif, et que ça devient normal,
alors on est en grand danger de se faire envahir par l'ennemi, 
et on ne s'en rendra compte que quand il aura réduit notre campement en cendres. 

dimanche 19 janvier 2020

La liberté, c'est le choix du bien, 
pas nécessairement l'indépendance absolue
vis à vis des personnes ou des responsabilités.
On peut être tout à fait libre, tout en étant engagé. 

samedi 18 janvier 2020

Le phare qui a sauvé des bateaux dans la nuit
ne recevra quasiment jamais de merci
et ne saura pas, sauf exception rarissime, s'il sert à quelque chose ou pas du tout.
Ainsi en est-il du curé de paroisse pour le salut des âmes. 

vendredi 17 janvier 2020

Tiens, j'ai entendu un médecin en soins paliatifs dire que ce n'est pas la même chose
de soigner et de guérir les gens, il y en a qu'on soigne mais qu'on ne pourra jamais guérir.
Ça m'a semblé intéressant. Souvent, quand on ne peut pas "guérir" quelqu'un
la tentation peut être grande de ne plus en prendre soin non plus, 
sous prétexte que ça ne sert à rien puisque la personne ne veut ou ne peut pas changer.
Or prendre soin de quelqu'un, même sans espoir de guérison, 
ce n'est pas peine perdue, ça reste un acte d'amour, d'autant plus gratuit 
qu'il ne sera sans doute jamais payé en retour par un résultat gratifiant pour notre orgueil.

jeudi 16 janvier 2020

Parce que Dieu nous aime, et que, comme toute personne amoureuse, 
il aspire à ce que nous l'aimions nous aussi, 
il ne peut faire l'impasse sur notre acceptation librement consentie de l'aimer. 
Il sait bien qu'il ne peut, sans que nous l'aimions, nous inviter à vivre pour l'éternité en sa présence, 
parce qu'une relation, à fortiori éternelle, sans amour, ça n'aurait aucun sens. 
C'est pour ça que notre salut éternel dépend autant de nous que de lui, 
parce qu'il ne peut nous sauver si nous ne choisissons pas de l'aimer par-dessus tout. 

mercredi 15 janvier 2020

Chercher à forcer le consentement à l'amour, 
c'est le meilleur moyen pour que la personne en face se ferme comme une huître. 
L'amour ne peut être que librement consenti, 
et s'il ne l'est pas, ce n'est pas, ça ne sera jamais, de l'amour. 
Qui cherche à imposer l'amour ne récoltera que mépris. 

mardi 14 janvier 2020

Penser que, sans le secours de la grâce donnée par les sacrements, on peut être sauvé,
c'est anathème. Ça a été condamné au 16ème concile de Carthage. 
Ceci dit, penser que les sacrements suffisent, et qu'on n'a pas besoin de collaborer avec la grâce
en s'efforçant, tout au long de notre vie, de vivre selon les enseignements du Christ,
c'est idiot. Et c'est Jésus lui-même qui condamne cette attitude. 

lundi 13 janvier 2020

Pour nous "pêcher", Dieu nous envoie depuis les Cieux son Esprit Saint et son Fils.
Si on les attrape, par le baptême et la communion, alors hop, 
il peut nous extraire de notre condition mortelle et nous ramener chez Lui. 
Mais si on n'en veut pas, alors il faudra se débrouiller tout seul pour monter dans son Royaume.
Et le petit problème que l'on a alors, c'est que c'est impossible. 

dimanche 12 janvier 2020

Contre les mauvaises nouvelles qui écrasent et étouffent chacune de nos journées, 
il existe un truc super qui s'appelle le libre arbitre, et qui fait qu'on peut parfaitement 
éteindre la télé, la radio et les réseaux sociaux, et ne pas lire les journaux, si on le souhaite.
Et si quelque chose de vraiment important arrive, on le saura quand même 
parce que tout le monde en parle. 

samedi 11 janvier 2020

Vivre en chrétien, c'est un combat contre l'immobilisme, 
contre la facilité de penser et de vivre "comme tout le monde", 
un combat contre cette tendance naturelle à ne s'occuper que de soi, 
et contre cette petite voix qui nous dit qu'on a toujours mieux à faire que de s'occuper de Dieu.

vendredi 10 janvier 2020

Il y a peu de choses aussi tristes que d'être le seul à prier pour un défunt,
qu'on ne connait pourtant ni d'Ève ni d'Adam et qu'on n'a jamais vu à l'église de son vivant,
quand on célèbre ses obsèques et que sa famille et ses amis
ne savent même pas faire un signe de croix, encore moins répondre amen, 
pas un seul d'entre eux ne croyant, pour ce qu'on peut en juger,
ni en la résurrection ni en la vie éternelle et probablement pas en Dieu.
Ça donne une nouvelle définition à ce que signifie le mot solitude. 

jeudi 9 janvier 2020

La charité, c'est quelque chose qu'on ne peut exiger que de soi-même.
Quand on l'attend des autres, ça ne s'exige pas, ça se prie.

mercredi 8 janvier 2020

Je trouve étrange que l'on puisse exiger que des adultes mènent une vie morale irréprochable
comme condition préalable pour leur donner le baptême. 
La dernière fois que j'ai regardé (en particulier le canon 5 du XVIème concile de Carthage),
il me semble bien que la sainteté n'était atteignable que par l'intervention de la grâce divine, 
et qu'on ne pouvait observer les commandements de Dieu par notre seul libre arbitre.
Dieu seul est bon, et Lui seul peut nous sanctifier, 
ce qu'il fait en nous donnant la grâce de la justification par le sacrement du baptême.
Ce n'est pas un volontarisme qui ne devrait rien à Dieu ni aux sacrements qu'il nous a donnés
qui peut nous rendre parfaits ni nous ouvrir les portes du Royaume des Cieux. 
Qu'est-ce qu'on ne comprend pas dans le "sans moi, vous ne pouvez rien faire ?" de Jésus, 
quand on exige aux gens d'être parfaits tout en leur refusant la grâce pour y parvenir ?

mardi 7 janvier 2020

Pour apprendre à connaître Dieu, 
il est plus utile de savoir aimer que de savoir lire. 

lundi 6 janvier 2020

Se prévaloir du nom de Chrétien
et enseigner que Jésus n'est pas Dieu
est pire que d'assumer de ne pas être Chrétien
tout en reconnaissant que Jésus est un prophète.

dimanche 5 janvier 2020

L'Évangile d'aujourd'hui m'a toujours semblé tout à fait surprenant. Les mages viennent annoncer à Hérode qu'ils savent que le "roi des Juifs", donc le Messie, vient de naître. En effet, confirment les grands prêtres et les scribes, oui, pas de problème, il doit naître à Bethléem, en Judée, comme le dit le prophète Michée. Quant aux mages, ils savent par leurs textes sacrés que cet évènement doit être accompagné de la levée d'une étoile, qu'ils ont suivie depuis chez eux. Eh bien, ce messie qu'on attend depuis toujours, dont on a maintenant les signes de la venue, dont on connait le lieu de naissance et l'origine (il doit être descendant de David), croyez-vous que quelqu'un du temple ou parmi les sages ou les religieux va aller le voir ? Non, tout le monde s'en fout (pardonnez l'expression). C'est hallucinant ! L'envoyé de Dieu (au minimum, on ne sait encore que c'est Dieu lui-même qui vient) est là, et personne ne se déplace. Si, bon, Hérode veut retrouver le petit, mais pour l'éliminer. Il ne faudrait pas qu'il lui prenne sa place. Quant aux grands prêtres et aux scribes, qu'est-ce qu'ils font ? Rien. Absolument rien. Seul ces mages (on dirait aujourd'hui des magiciens, bref des gens qui n'ont même pas la bonne religion, et comme si c'était trop peu, qui sont en plus des étrangers) vont aller le voir pour l'adorer, et lui porter les insignes qui lui correspondent : l'or de la royauté, l'encens qui n'est réservé qu'à Dieu, et la myrrhe que l'on gardera jusqu'à son ensevelissement. Eux savent qui il est vraiment, et ce qui va lui arriver, et pourtant ils ne font pas partie ni de la religion officielle ni du peuple élu... Comme quoi il faut en retenir que Dieu passe où Il veut, même s'il faut, pour que sa Volonté soit faite, utiliser des canaux clandestins. 
Ça semble incroyable, ce désintérêt de Dieu qui confine au mépris, n'est-ce pas ? Eh bien ça ne l'est pas. Quand on est chrétien, on sait que, chaque dimanche, Dieu nous attend à la messe, qu'on pourra l'écouter, le prier, même le manger. Se précipite-t-on en masse ? Chaque instant, Dieu nous attend dans la prière. Mais est-on là ? Un jour, on va mourir et le rencontrer. S'y prépare-t-on activement ? La venue de Jésus opère naturellement un tri : il y a ceux qui viennent le voir, et ceux qui n'en ont rien à faire. Ceux qui l'aiment vraiment, et ceux qui ne le détestent pas mais sans plus. Ceux qui mettent en pratique sa Parole, et ceux qui la connaissent mais ne la suivent pas. Allez, on choisit quoi ? 

samedi 4 janvier 2020

Il est inutile de se demander ce que Dieu veut nous dire par la mort, 
parce qu'elle est une conséquence du péché originel, elle n'est pas de son fait. 
La seule chose qu'il nous ait dite, c'est comment faire pour qu'elle ne soit pas éternelle, 
parce qu'il ne nous a pas créé pour qu'on disparaisse mais pour qu'on vive pour toujours. 

vendredi 3 janvier 2020

Il est illusoire de croire qu'on ira au paradis sans le choisir, juste parce que Dieu est bon.
Seul ce qui vient de Dieu peut aller à Dieu.
Pour aller au paradis, il faut recevoir l'Esprit Saint. Et le garder en soi. 
Ce n'est pas très compliqué, mais il faut le faire, 
parce que la proposition de Dieu attend notre réponse, 
et si on ne la lui donne pas, il ne nous forcera pas à vivre en Lui contre notre volonté. 

jeudi 2 janvier 2020

C'est tellement simple d'acquérir la vie éternelle, 
par le baptême, l'onction de saint Chrême et la Communion, 
que beaucoup ne sont pas intéressés parce qu'ils considèrent tout ça 
comme une foi aveugle dans de vieux rites archaïques qui ne sont plus d'actualité. 
Naaman le lépreux pensait aussi que c'était trop simple 
de n'avoir qu'à se tremper dans le Jourdain pour être guéri.
Pourtant, quand il a accepté de le faire, sa lèpre l'a quitté.

mercredi 1 janvier 2020

Jésus est le chemin, la vérité, la vie.
La vie sans le Christ ne peut qu'être éloignée de la vérité, 
sans vraiment savoir d'où elle vient ni où elle va, 
et du coup il est facile qu'elle se perde parce qu'elle ne sait pas ce qu'elle fait là.