Je me souviens qu'au début du séminaire, on nous avait dit avec le plus grand sérieux
que ce qui comptait pour un prêtre, c'est ce qu'il est bien avant ce qu'il fait.
Ça m'avait impressionné, cette pensée que j'avais trouvée profonde.
Bon, après, sur le terrain, force est de constater que ce qu'on demande aux curés en priorité,
c'est de faire des trucs, des réunions et de la paperasse, bien avant que d'être saint,
ou même tout simplement fidèle au modèle sacerdotal qui nous a séduit à la base.
Ce que veulent les diocèses aujourd'hui, c'est des chefs d'équipes de laïcs, pas des curés d'Ars.
"Oh, oooh, monsieur l'abbé, comment pouvez-vous dire des choses pareilles ???", me direz-vous.
Parce que c'est la vérité, et croyez bien que je le déplore.