persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mardi 7 avril 2026

On croit facilement que les humains des siècles passés étaient un peu plus bêtes que nous, 

parce qu'ils n'avaient pas le même accès à la science ou à la connaissance qu'aujourd'hui.

Ça n'a aucun sens. Ils prenaient bien plus de temps que nous pour réfléchir. 

Les universités sont nées il y a plus de mille ans, et il y a plus de deux millénaires, 

on avait déjà su calculer le diamètre de la terre, dont tout le monde savait qu'elle était ronde, 

contrairement au pourcentage effarant qui croit aujourd'hui qu'elle est plate, soit dit en passant.

Il suffit de voir les monuments pluri-séculaires parvenus jusqu'à nous, 

les oeuvres d'art archéologiques ou historiques, et même les histoires de plus de 5000 ans

que l'on connait encore pour se rendre compte, si on prend un minimum le temps de se renseigner, 

du niveau culturel des époques qui nous ont précédés. 

Ceux qui ont annoncé le Christ ressuscité n'étaient pas des benêts ni des ignorants, 

ils n'étaient pas plus crédules que nous. D'ailleurs ils l'étaient sans doute beaucoup moins, en fait, 

quand on voit toutes les croyances sans queue ni tête qui ont pignon sur rue de nos jours. 

J'accorde beaucoup plus de crédit à leur témoignage qu'à tout ce que je vois sur internet, 

parce qu'ils n'avaient pas notre technologie, certes, mais ils n'avaient pas tous les trolls 

qui diffusent aujourd'hui infiniment plus de mensonges que de vérités ou de sagesse. 

Beaucoup de choses ont déjà été dites et écrites sur l'évangile du jour. "Noli me tangere", qu'on a traduit ici par "ne me retiens pas", est resté célèbre, et a fait couler beaucoup d'encre. Je ne parle même pas des théories fumeuses sur la nature de la relation existant entre Jésus et Marie-Madeleine. Mais ce dont je voudrais parler aujourd'hui, c'est de la nouveauté de la résurrection de Jésus. Des résurrections, on en a déjà vu. Le fils de la veuve de Naïm, la petite fille du "talitha koum", Lazare... Ce n'est pas la première fois qu'on voit quelqu'un ressusciter dans les évangiles. Mais cette fois-ci, ça n'a rien à voir. Tout d'abord, il n'y a pas eu d'intervention tierce : pas de thaumaturge, pas de prophète, et même pas de témoin, d'ailleurs. Jésus nous l'avait dit (mais l'avions-nous compris ?) : moi, j'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre. Parce qu'il est vrai Dieu, il peut ressusciter. Parce qu'il est vrai homme, nous pouvons être ressuscités comme il l'a été. Mais ce n'est pas la seule différence. Marie-Madeleine, dont personne ne peut douter de la reconnaissance et de l'affection qu'elle a pour le Maître (c'est ainsi qu'elle le nomme), ne le reconnait pas. Ça aussi c'est radicalement nouveau. Jésus ressuscité a la pleine possession de son corps désormais glorieux : il a l'aspect qu'il veut, il peut apparaître et disparaître à volonté comme nous le verrons plus tard, voire être à plusieurs endroits à la fois en même temps. Cependant il n'est ni une hallucination, ni un fantôme : on peut le toucher, il mange et boit comme tout le monde. Et pour le reconnaître, il faut "se retourner", autrement dit, se convertir. Il faut admettre que Dieu a tout pouvoir sur la mort, qui n'a pas résisté à sa puissance de vie éternelle. Il faut savoir reconnaître celui qu'on aime quel que soit l'aspect qu'il lui plait de prendre. Il faut voir plus loin que les apparences, plus loin que ce que voient nos yeux de chair, et si le fait de la résurrection n'est pas, en soi, contraire à la raison (pour le Dieu qui a tout créé à partir de rien, ressusciter quelqu'un c'est l'enfance de l'art), elle la dépasse cependant et ne se conçoit bien qu'avec les yeux de notre coeur. Prions pour que nous aussi, nous puissions voir le Seigneur, le moment venu !