persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 7 septembre 2026

Nous voyons aujourd'hui, comme souvent, les malfaisants des évangiles à l'oeuvre. Les scribes et les pharisiens, encore plus bêtes que méchants, tels les Dalton de la chanson de Joe Dassin, ceux que l'on aime détester, observent Jésus afin de pouvoir l'accuser s'ils le surprennent, ô scandale, à faire du bien. Et ça ne va pas louper : Jésus guérit l'homme à la main desséchée et ça les remplit de fureur, parce que c'est le sabbat, qu'ils pensent être un jour obligatoire de repos et c'est comme ça et pis c'est tout ! Bon, ça peut faire sourire, cet aspect bande dessinée, mais en vrai, c'est dramatique : c'est à cause de cette bêtise et de cette méchanceté qu'ils vont finir par faire condamner Jésus à la croix, et ça, ce n'est pas drôle. Que peut-on apprendre de cette lecture ? Eh bien tout simplement que les principes, c'est bien joli, mais quand ils sont déconnectés de l'amour du prochain, les meilleures doctrines du monde peuvent mener à des abominations. Parce qu'ils ont raison sur le principe, ces gens : le sabbat a été sanctuarisé par Dieu, ça fait partie des dix commandements. Seulement voilà, tous les commandements de Dieu sont une déclinaison du commandement de l'amour de Dieu et du prochain, qui est une seule et même chose : on ne peut aimer Dieu sans aimer sa créature; on ne peut aimer la créature sans aimer son créateur. Sans amour, les commandements n'ont aucun sens. Dieu ne nous les a pas donnés pour nous mettre à l'épreuve et nous punir si on n'obéit pas, on n'est pas à l'école. Une jeune soeur avait un jour posé la question à st. Vincent de Paul : "si je suis à l'adoration et qu'on m'appelle auprès d'un malade, puis-je y aller ?" Et il avait eu cette réponse célèbre : "ce n'est pas laisser Dieu que de laisser Dieu pour Dieu", c'est à dire que, quelle que soit la façon dont notre amour de Dieu se manifeste, en priant ou en aidant notre prochain, on fait en somme la même chose. Peu importe la modalité, seul compte l'amour que nous avons pour Dieu et pour ceux qu'il aime. Prenons bien garde de ne pas être nous-même des Dalton. Le seul but des règles, qu'elles soient canoniques, liturgiques ou théologiques, c'est de nous aider à arriver tous ensemble dans le Royaume de Dieu. Ça n'a jamais été de nous monter les uns contre les autres, ni de permettre à quiconque de se croire meilleur que ses commensaux.