aléatoire

lundi 29 mai 2017

Il est bon, de temps en temps, comme les disciples avec Jésus,
de partir à l'écart, dans la montagne, pour passer du temps gratuit avec Dieu.
C'est pour ça que j'aime aller à Lourdes chaque année, en pélerinage privé,
pour passer quelques jours exclusivment consacrés à Dieu,
mais aussi pour vivre plongé, toute cette semaine,
au milieu de chrétiens qui n'ont pas peur de vivre leur foi au grand jour,
de prier ensemble, en public, simplement, entre frères et soeurs du Christ. 
Que ça fait du bien, ce petit échantillon gratuit de ce que sera la vie éternelle !

dimanche 28 mai 2017

Il y a, dans la vie, des choses qui se passent principalement dans notre tête :
l'estime de soi, le ressenti du bonheur, les sentiments, les intentions, etc...
Le christianisme, lui, est bien concret.
Il se vit en communauté, il se nourrit des sacrements, il produit des fruits de don de soi.
S'il n'est actif que dans notre tête, alors c'est que notre christianisme n'est qu'un rêve,
pas une réalité,
et dans ce cas notre résurrection risque bien de ne rester qu'un rêve, elle aussi, 
pas une réalité.

samedi 27 mai 2017

Il m'est arrivé de temps en temps que des gens me reprochent des homélies,
en disant que c'était nul, faux, etc.
Quand j'étais gamin, on avait un curé qui ne savait pas prêcher.
C'était long, ennuyeux, sans intérêt, on avait l'impression qu'il était perdu.
Je me suis dit, à dix ans, que je pourrais faire mieux que ça.
Bien.
Je suis devenu prêtre.
Parce que faire des reproches ou dire qu'on peut mieux faire, c'est simple.
Mais après, il faut le faire, sinon ce n'était que de la critique facile.
J'aimerais que les gens qui n'aiment ni ce que je dis ni ce que j'écris fassent mieux.
Je serais positivement ravi qu'on soit plus nombreux à prêcher la parole de Dieu,
à enseigner le salut au monde et à montrer le chemin qui mène au ciel.
Je ne doute pas que d'autres puissent faire mieux que moi, et je m'en réjouis, vraiment.
Mais il faut qu'ils le fassent. 
On n'est jamais assez pour annoncer la Bonne Nouvelle de la résurrection et du salut.

vendredi 26 mai 2017

Je ne parle jamais d'actualité dans mes homélies ni ici
parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Des catastrophes? Des attentats, des morts, des accidents, des guerres,
des horreurs, des trahisons, des scandales, des abus, des maladies et des misères?
Dites-moi quelque chose de neuf, quelque chose qui ne soit pas déjà arrivé mille fois.
La Parole de Dieu, l'exemple de Jésus, le salut du monde, la résurrection,
la vie éternelle, la rédemption, le pardon des péchés, le retour du Christ,
là, oui, d'accord, on a de la vraie nouveauté, quelque chose d'inédit, d'énorme,
d'inimaginable, tellement méconnu, méprisé, oublié, falsifié, détourné, parodié,
que ça vaut la peine d'en parler, chaque jour que Dieu nous donne.
Si ceux qui croient en Dieu n'en parlent pas, qui le fera?
Pour lire les journaux, on n'a pas besoin des curés, on sait le faire tout seul.
Saint Dominique ne parlait que de Dieu, ou avec Dieu.
Ça me va, comme programme. 
Tout le reste passera, Dieu ne passera jamais.

jeudi 25 mai 2017

Si nous aimions vraiment Jésus, nous nous réjouirions avec lui
qu'il soit retourné vers son Père le jour de l'Ascension,
parce que c'est chez lui, que le Père et lui ne font qu'un,
et que s'il y en a bien un qui a mérité d'y aller, c'est lui.
Eh bien, c'est la même chose avec les chrétiens qui aiment vraiment Dieu :
nous devrions nous réjouir quand ils peuvent enfin aller le retrouver,
Lui en qui ils ont mis leur foi, qu'ils ont recherché toute leur vie.
Il est juste et bon qu'ils puissent enfin aller chercher la récompense 
d'une vie consacrée au Seigneur et remplie d'amour de Dieu.
Bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il faille précipiter cette rencontre :
chaque chose en son temps, ce n'est pas à nous de choisir le jour et l'heure.  

mercredi 24 mai 2017

Une raison souvent invoquée pour justifier de ne pas aller à la messe,
c'est que ceux qui ne viennent pas "n'en éprouvent pas le besoin".
Mais la messe c'est venir passer un moment en présence de Jésus,
réunis ensemble comme ses apôtres lors de la dernière cène...
Ce n'est pas une question de besoin, mais d'amitié et d'amour !
La vérité, c'est qu'on n'aime pas assez Jésus 
pour venir passer un moment avec Lui...

mardi 23 mai 2017

Notre capacité à pardonner
devrait être au moins équivalente 
à notre capacité à pécher.

lundi 22 mai 2017

Plus on s'éloigne de l'Evangile dans notre vie, 
plus on a besoin de le trafiquer pour qu'il devienne acceptable.

dimanche 21 mai 2017

Chaque pays a une sorte de défaut dominant,
quelque chose qui touche peu ou prou tout ses habitants,
c'est très étrange mais c'est comme ça.
Pour connaître celui des pays étrangers, il faut aller y vivre.
Pour connaître celui de son propre pays, il faut en sortir et le voir de l'extérieur.
C'est ainsi que j'ai pu constater que le défaut dominant des français
est de se plaindre, tout le temps, de tout.
On ne s'en rend pas vraiment compte quand on n'a jamais quitté la France,
parce que tout le monde le fait, on prend même ça pour une qualité, à la rigueur.
Mais quand on est expatrié, c'est absolument effarant comme ce défaut est visible,
au point de nous valoir dans le monde une réputation assez détestable, non sans raison.
Tiens, un exercice rigolo à tenter pour voir si c'est vrai ou si je dis n'importe quoi :
essaye de passer une journée complète sans te plaindre,
même à la lecture de ce petit article. 
Tu verras bien par toi-même si c'est facile...

samedi 20 mai 2017

Accepter une charge "parce qu'on est le seul à pouvoir la porter",
c'est accepter de "se sacrifier" non par humilité mais par fierté.
J'ai connu un supérieur de séminaire qui nous racontait son histoire avec malice :
l'évêque l'avait convoqué, et l'avait supplié d'accepter ce poste,
"parce qu'il était le seul dans tout le diocèse à en avoir la capacité".
Du coup, il a accepté. Comment refuser au diocèse l'homme exceptionnel qu'il était ?
En sortant, il a croisé un autre prêtre qui, en le voyant,
devant son air tout pénétré d'importance, s'est mis à rire
et lui a demandé "alors, tu as accepté, toi ?".
Ils étaient 5 à avoir refusé avant lui.
"L'être exceptionnel" s'est transformé instantanément en pigeon, 
et il a rit pendant de nombreuses années de sa vanité aussi vite dégonflée.

vendredi 19 mai 2017

Nombreuses sont les personnes qui sont arrivées à Jésus en passant par sa mère :
la dévotion à Marie est un chemin souvent parcouru pour aller vers son Fils.
Mais, une fois qu'elle nous a fait découvrir le Christ, Marie se retire discrètement.
Il est normal que la vénération mariale conduise à l'adoration de Dieu,
Marie étant "la servante du Seigneur" et non celle qui s'assoit sur son trône de gloire.
Elle nous dit : "faites tout ce qu'Il vous dira", comme à Cana, puis elle le laisse agir.
Une dévotion mariale qui ne conduirait pas au Christ n'a pas accompli sa mission,
une dévotion mariale qui ne conduirait pas à l'obéissance de l'Eglise 
n'est pas parvenue à son achèvement ni à son but.

jeudi 18 mai 2017

On est plus intelligent à plusieurs que seul.
Eh bien, de la même façon, on est plus croyant à plusieurs que seul.
Une foi purement intellectuelle ou cérébrale n'est que de la théorie,
ce n'est qu'au contact réel de l'Eglise qu'elle devient active 
et qu'elle sera capable, en cas de coup dur, de nous soutenir.