persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 8 avril 2026

Il fut un temps où je savais jouer de la trompette, et plutôt pas mal. 

Mais ça fait des années que je n'en ai plus joué. 

Est-ce que je peux encore faire des notes ? Oui, mais un concert, même pas en rêve. 

Quand on ne pratique pas un art, on finit par le perdre, quel que soit le niveau de base. 

C'est pareil pour la foi. Si on reste des années sans mettre les pieds dans une église, 

sans lire les Saintes Écritures, sans jamais parler ni de Dieu ni avec Dieu, 

le jour où on en aura besoin, il ne faudra pas s'étonner si on constate qu'on l'a perdue. 

mardi 7 avril 2026

On croit facilement que les humains des siècles passés étaient un peu plus bêtes que nous, 

parce qu'ils n'avaient pas le même accès à la science ou à la connaissance qu'aujourd'hui.

Ça n'a aucun sens. Ils prenaient bien plus de temps que nous pour réfléchir. 

Les universités sont nées il y a plus de mille ans, et il y a plus de deux millénaires, 

on avait déjà su calculer le diamètre de la terre, dont tout le monde savait qu'elle était ronde, 

contrairement au pourcentage effarant qui croit aujourd'hui qu'elle est plate, soit dit en passant.

Il suffit de voir les monuments pluri-séculaires parvenus jusqu'à nous, 

les oeuvres d'art archéologiques ou historiques, et même les histoires de plus de 5000 ans

que l'on connait encore pour se rendre compte, si on prend un minimum le temps de se renseigner, 

du niveau culturel des époques qui nous ont précédés. 

Ceux qui ont annoncé le Christ ressuscité n'étaient pas des benêts ni des ignorants, 

ils n'étaient pas plus crédules que nous. D'ailleurs ils l'étaient sans doute beaucoup moins, en fait, 

quand on voit toutes les croyances sans queue ni tête qui ont pignon sur rue de nos jours. 

J'accorde beaucoup plus de crédit à leur témoignage qu'à tout ce que je vois sur internet, 

parce qu'ils n'avaient pas notre technologie, certes, mais ils n'avaient pas tous les trolls 

qui diffusent aujourd'hui infiniment plus de mensonges que de vérités ou de sagesse. 

Beaucoup de choses ont déjà été dites et écrites sur l'évangile du jour. "Noli me tangere", qu'on a traduit ici par "ne me retiens pas", est resté célèbre, et a fait couler beaucoup d'encre. Je ne parle même pas des théories fumeuses sur la nature de la relation existant entre Jésus et Marie-Madeleine. Mais ce dont je voudrais parler aujourd'hui, c'est de la nouveauté de la résurrection de Jésus. Des résurrections, on en a déjà vu. Le fils de la veuve de Naïm, la petite fille du "talitha koum", Lazare... Ce n'est pas la première fois qu'on voit quelqu'un ressusciter dans les évangiles. Mais cette fois-ci, ça n'a rien à voir. Tout d'abord, il n'y a pas eu d'intervention tierce : pas de thaumaturge, pas de prophète, et même pas de témoin, d'ailleurs. Jésus nous l'avait dit (mais l'avions-nous compris ?) : moi, j'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre. Parce qu'il est vrai Dieu, il peut ressusciter. Parce qu'il est vrai homme, nous pouvons être ressuscités comme il l'a été. Mais ce n'est pas la seule différence. Marie-Madeleine, dont personne ne peut douter de la reconnaissance et de l'affection qu'elle a pour le Maître (c'est ainsi qu'elle le nomme), ne le reconnait pas. Ça aussi c'est radicalement nouveau. Jésus ressuscité a la pleine possession de son corps désormais glorieux : il a l'aspect qu'il veut, il peut apparaître et disparaître à volonté comme nous le verrons plus tard, voire être à plusieurs endroits à la fois en même temps. Cependant il n'est ni une hallucination, ni un fantôme : on peut le toucher, il mange et boit comme tout le monde. Et pour le reconnaître, il faut "se retourner", autrement dit, se convertir. Il faut admettre que Dieu a tout pouvoir sur la mort, qui n'a pas résisté à sa puissance de vie éternelle. Il faut savoir reconnaître celui qu'on aime quel que soit l'aspect qu'il lui plait de prendre. Il faut voir plus loin que les apparences, plus loin que ce que voient nos yeux de chair, et si le fait de la résurrection n'est pas, en soi, contraire à la raison (pour le Dieu qui a tout créé à partir de rien, ressusciter quelqu'un c'est l'enfance de l'art), elle la dépasse cependant et ne se conçoit bien qu'avec les yeux de notre coeur. Prions pour que nous aussi, nous puissions voir le Seigneur, le moment venu !

lundi 6 avril 2026

Tiens, chose intéressante.

Il fut établi, après les querelles relatives au donatisme, 

que "l'on ne sort pas de l'Église par le péché, même mortel et public, 

mais seulement par l'apostasie dans la foi". 

Les applications basées sur ce principe définit par l'Église 

et ardemment défendu par Saint Augustin, notament au concile de Carthage de 411, 

ne manquent pas à notre époque si prompte à rayer des diptyques les pécheurs chrétiens,

surtout quand les réseaux sociaux réclament violemment la mise à mort publique et infamante 

de leur réputation et de leur vie sociale. 

dimanche 5 avril 2026

Le curé des paroisses où je suis prêtre coopérateur, qui est d'origine indienne, 

a dit lors de la messe de la nuit de Pâques que la France était le seul endroit au monde 

où il avait entendu parler de "valeurs chrétiennes", et il nous a rappelé 

que les "valeurs" ne sauvent pas, on peut être bien élevé et avoir des bonnes valeurs, 

ça ne donne ni nécessairement le bonheur et encore moins la vie éternelle. 

Ce qui sauve, c'est la foi en Jésus-Christ Fils de Dieu, 

et la pratique des sacrements qui nous ont fait renaître et qui font de nous des enfants de Dieu.

Je n'aurais pas mieux dit. 

Le christianisme n'est ni une philosophie ni un guide de savoir-vivre, 

c'est être disciples du Christ, et ça fait du bien de l'entendre en chaire. 

samedi 4 avril 2026

Tu vois les défauts de tout le monde, et du coup tu ne peux pas t'empêcher de les critiquer ? 

Alors voir les défauts des autres, on ne peut pas l'empêcher, et ce n'est pas vraiment un problème.

Le problème, c'est ce qu'on en fait. 

Si nous avions une vraie bienveillance pour notre prochain 

(et si nous le l'avons pas, il faut la demander à Dieu), 

alors on s'efforcerait de les aider à les corriger, 

soit en leur signalant avec toute la délicatesse possible ce qui ne va pas, 

soit, si ce n'est pas possible parce qu'ils le prendraient mal, au moins en priant pour eux, 

pas pour qu'ils arrêtent de nous horripiler, ce qui est sans importance, 

mais pour leur propre bien, pour que les gens les apprécient et les traitent mieux, 

pour qu'ils deviennent plus aimables et aimés. 

vendredi 3 avril 2026

C'est parfaitement normal d'avoir des traversées du désert dans la vie spirituelle, 

mieux, c'est même bon signe, ça veut dire qu'on avance. 

Ce n'est que quand Jésus a décidé de commencer sa mission que satan l'a tenté au désert.

Et puis les 40 ans de Moïse au désert, ce n'est pas juste de l'histoire ancienne, 

mais la description de ce par quoi doit passer toute personne qui cherche à s'approcher de Dieu. 

Si on se trouve à cette étape, la seule chose à faire, 

c'est de resté collé à Jésus comme une moule sur un rocher, 

et d'attendre que ça passe en se nourrissant des sacrements

comme le peuple s'est nourri de la manne au désert. 

jeudi 2 avril 2026

Quand quelqu'un me demande si une messe est obligatoire, 

j'ai toujours envie de lui répondre : "est-ce que c'est obligatoire d'embrasser ta femme ou ton mari ?" 

L'amour n'a que faire des "obligations". 

C'est une autre force qui dirige ses actions. 

mercredi 1 avril 2026

Personne n'est sans valeur aux yeux de Dieu. 

Du premier embryon au doyen de l'humanité, il aime tout le monde du prix de son sang. 

Notre valeur ne vient pas de notre travail, de notre compte en banque, de notre utilité, de notre santé, 

de nos réussites, de notre obéissance, de notre foi ni de notre perfection, de notre sexe, 

de notre couleur de peau, de notre nationalité, de notre âge ou de notre éducation, etc etc..., 

mais de l'amour infini que Dieu porte personnellement à chacun d'entre nous. 

mardi 31 mars 2026

Il nous reste peu de jours pour être prêts, autant que faire se peut, pour la résurrection.

Tant qu'on est encore en vie, on peut chercher à mieux se convertir et à se rapprocher de Dieu. 

Ne nous avouons jamais vaincus à l'avance, et surtout pas à cause du poids de nos péchés passés. 

Brûlons-les au feu de l'amour de Dieu pour nous, et en avant ! Il nous attend. 

lundi 30 mars 2026

Si on veut énerver Dieu dans l'Ancien Testament, il suffit d'adorer des idoles, 

et là c'est le châtiment assuré. 

Pourquoi est-il si soupe-au-lait sur ce sujet ? Parce que les idoles nous éloignent de lui et, 

en nous éloignant de lui, nous éloignent aussi de notre propre intérêt. 

Elles nous aveuglent, nous donnent un faux sens de sécurité, de plaisir ou de pouvoir, 

alors qu'elles ne mènent en réalité nulle part, nous font perdre notre temps et, en définitive, notre vie.

Seul Dieu peut nous mener au bonheur pleinier pour lequel il nous a créés.

Mais si nous nous arrêtons en chemin chaque fois que nous voyons passer un papillon, 

et que nous nous mettons à le suivre sans plus penser à rien d'autre, 

alors il est à craindre que nous ne parvenions jamais au but de notre vie 

qui consiste à passer notre éternité par Dieu, avec Dieu et en Dieu. 

dimanche 29 mars 2026

Tu voudrais vivre chrétiennement, mais tu ne sais pas par où commencer pour bien faire ? 

Ne fait rien aux autres de ce que tu détesterais que l'on te fasse, 

traite tout le monde avec la même générosité, patience, bonté et pardon que tu as pour toi-même.

C'est un bon début. 

samedi 28 mars 2026

La sagesse ne s'acquière pas juste en prenant de l'âge, comme par magie. 

Si on la recherche activement toute sa vie, qu'on l'écoute et qu'on en tient compte, 

alors l'âge ajoutera couche sur couche de sagesse à notre façon de penser. 

Si on ne la recherche pas, qu'on ne l'écoute pas et qu'on ne fait rien de ce que l'on sait être bon, 

on mourra dans l'ignorance voire la stupidité, et le fait d'être centenaire n'y changera rien. 

vendredi 27 mars 2026

Comment des gens peuvent penser qu'ils font le travail de Dieu 

en étant méchants, intransigeants, en mettant des innocents en prison ou en tuant des gens, 

ça reste un mystère pour moi, à fortiori quand le Dieu qu'ils prétendent servir est le Père de Jésus. 

Ils vont avoir une drôle de surprise le jour où ils vont entendre de sa bouche : 

"je ne vous connais pas, vous tous qui faites le mal, allez-vous en loin de moi".

jeudi 26 mars 2026

Il n'y a qu'une seule chose vraiment importante quand on est prêtre, 

et c'est notre amour du Christ. 

Tout le reste est secondaire, même s'il y a d'autres trucs qui peuvent être utiles. 

Mais pour supporter toutes les couleuvres qu'on nous fait avaler, plus encore ad intra qu'ad extra, 

et je préfère ne pas faire de liste parce que ça ne servirait à rien, 

il faut avoir l'amour du Christ sérieusement chevillé au corps, 

sans quoi ça serait intenable. 

mercredi 25 mars 2026

Il n'y a aucune raison d'opposer la dévotion à la théologie, et pourtant force est de constater 

que ces deux-là sont souvent invoquées par des groupes qui ne se comprennent pas

et qui s'opposent volontiers, parfois avec une certaine violence.

Les dévots dédaignent la théologie, les théologiens méprisent les dévotions. 

Comment un corps peut-il vivre harmonieusement, si le coeur et le cerveau ne s'entendent pas ?

Un coeur qui continue à battre quand le cerveau est mort, on appelle ça un état végétatif.

Un cerveau qui veut fonctionner quand le coeur est mort, on appelle ça juste la mort, en fait.

Bref, l'Église a besoin des deux pour être parfaitement elle-même.

Sans théologie, la dévotion peut vite devenir hérétique ou superstitieuse.

Mais sans dévotion, la théologie peut vite devenir sèche, dure, incompréhensible  

et éloignée des préoccupations du peuple de Dieu, 

voire tourner à vide dans un monde d'idées purement spéculatif et fictionnel.

Adorer la Sainte Trinité n'est pas incompatible avec le fait de savoir la définir avec des mots justes, 

et savoir la définir avec des mots justes ne dispense pas de l'adorer et de s'agenouiller devant elle.

mardi 24 mars 2026

La conversion je pense que c'est plus une grâce de Dieu que le fruit d'une décision personnelle.

Bon après comme toutes les grâces, on l'accepte ou on la rejette, on n'est jamais obligé à rien, 

mais si ça ne venait pas de Dieu je ne vois pas comment ça pourrait venir de nous. 

Parce que si on pèche, c'est qu'on y trouve ce qui nous semble être un avantage, 

au point même parfois de penser que ça fait vraiment partie de nous, voire que ça nous définit.

Il faut vraiment un point de vue extérieur pour réussir à nous en décoller parfaitement

et à nous rendre l'aspect que Dieu avait prévu pour nous à la base, avant le péché. 

lundi 23 mars 2026

Jésus ne condamne pas la femme adultère. 

Il l'invite cependant à la conversion. 

Tout ça dans le calme, sans lever la voix, sans se scandaliser, dans la douceur.

Il est bien suffisant de se contenter de l'imiter, 

si nous devions un jour être placé devant un cas similaire. 

dimanche 22 mars 2026

Il y a beaucoup de sentiments exprimés dans l'évangile d'aujourd'hui. "Jésus aimait Marthe et sa soeur". "Je me réjouis de n'avoir pas été là". "Quand il vit qu'elle pleurait (...), Jésus, en son esprit, fut saisi d'émotion, il fut bouleversé". "Alors Jésus se mit à pleurer". "Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau". Bon, vous allez me dire, toutes ces émotions, pour un décès, c'est tout naturel. Certes. Sauf que Jésus se réjouit tout d'abord de n'avoir pas été là, peut-être parce qu'alors il n'aurait pas résisté à l'envie de soigner Lazare, devant la détresse de ses soeurs ?, et il sait aussi qu'il va le "réveiller" de la mort, donc que tout va bien se terminer. Alors pourquoi pleure-t-il ? Ne devrait-ce pas, au contraire, être un épisode rempli d'espérance et de joie ? Marthe sait que Jésus peut ressusciter son frère, elle n'en doute pas. Pourquoi tant de tristesse ? Quand j'étais petit, je ne comprenais sincèrement pas pourquoi les gens pleuraient aux enterrements. Je me disais que, sachant que la mort n'est pas définitive, qu'il y a le Royaume de Dieu et la résurrection, la meilleure chose qui pouvait nous arriver était d'y parvenir enfin, et d'être libérés définitivement de toutes les vicissitudes de cette vie terrestre. Du coup, pleurer n'avait aucun sens, l'heure était plutôt à la joie de savoir ceux que l'on aime près de Dieu. Et puis un jour j'ai fini par comprendre, enfin je pense : on pleure sur soi, en fait. Parce que la personne va nous manquer. Sans doute aussi parce que beaucoup de monde qui pense avoir la foi se rend compte, quand on ne joue plus, quand on est impacté par la réalité de la mort, qu'en fait ils ne sont pas bien sûrs que tout ça est vrai. Leur foi, qu'ils avaient rangée au placard depuis longtemps, a été mangée par les mites, faute d'entretien, et le jour où ils en ont besoin, elle tombe en lambeaux. Pourtant, depuis le Christ, l'endroit où reposent les morts ne s'appelle plus thanatopolis, "la cité des morts", mais bel et bien cimetière, le "dortoir". Pourtant le Christ est ressuscité pour ne plus jamais mourir. Pourtant nous savons que Dieu est amour, et qu'il n'est pas le dieu des morts, mais des vivants. Nous savons qu'il est parti nous préparer une place. Mais c'est toujours la même histoire : savoir, c'est une chose. Croire, c'en est une autre. Seigneur, fais grandir en nous la foi. 

samedi 21 mars 2026

La clé du bonheur, c'est de savoir se contenter de sa situation et de ce que l'on a pour vivre, 

et même savoir en être reconnaissants tant envers Dieu qu'envers notre prochain.