persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 15 février 2026

On me demande parfois ce qu'il "faut" faire pour le carême, avec le jeûne et tout ça.

Alors soyons clair, il ne "faut" rien faire, ce que je veux dire c'est que dans le christianisme, 

il n'y a pas des ordres à suivre comme si on était à l'armée, et si on ne les suit pas, 

on est exclus du groupe ou regardé de haut comme des mécréants et des païens. 

Ce que l'on est invité à faire, si on le veut bien, selon la générosité et les moyens de chacun, 

c'est quelques sacrifices au niveau des repas ou de quoi que ce soit d'autre.

Le temps que l'on gagne alors, on le consacre à Dieu dans la prière.

L'argent que l'on économise, on le donne à ceux qui sont dans le besoin. 

Ainsi, on rééquilibre un peu la place de l'amour de Dieu et du prochain, 

en se mettant soi-même à la dernière place. 

Mais encore une fois, j'insiste, tout ça, c'est une question de bonne volonté et de générosité, 

et personne d'autre que nous ne peut juger de la valeur de ce que l'on fait. 

D'ailleurs, ça n'a aucune raison d'être public ni connu de qui que ce soit. 

Ce que l'on fait par amour ne doit être connu que de la personne que l'on aime, 

ce n'est pas un spectacle pour la gallerie. 

samedi 14 février 2026

Si tu as choisi un autre maître que Dieu pour diriger ta vie, 

qu'il s'agisse de toi-même, de l'argent, du plaisir, du pouvoir, du foot ou d'un quelconque politicien, 

ne t'étonne pas de ne trouver sur ta route ni amour véritable ni bonheur durable. 

Ce sont des biens que seul Dieu peut procurer. Tout le reste n'en donne que des contrefaçons. 

vendredi 13 février 2026

Notre centre de gravité, notre centre d'équilibre, n'est pas en nous, mais en Dieu. 

C'est de lui que nous venons, à lui que nous allons, 

et seule notre relation avec lui peut nous donner un bonheur qui n'aura pas de fin. 

Chercher son équilibre en soi est une incongruité.

Tout seul, nous n'existerions même pas. 

jeudi 12 février 2026

Ne pas avoir le courage de dire non à un chef qui agit comme un dictateur, 

et je ne parle pas seulement du niveau politique, mais aussi dans le travail 

ou même dans des communautés religieuses ou des paroisses, 

ça revient au même que de faire partie de la troupe qui lui permet d'agir ainsi

parce qu'ils en profitent et en tirent un avantage personnel. 

Bon, par contre, il y a un prix à payer quand on s'oppose frontalement à ces satan en culotte courte, 

mais ça vaut la peine, si on veut pouvoir continuer à se regarder dans la glace chaque matin.

mercredi 11 février 2026

Il n'y a pas d'un côté un catholicisme spirituel, fait de prières, de liturgie et de sacrements, 

et de l'autre un catholicisme "social", qui s'occupe des pauvres, de l'éducation ou de l'enseignement. 

Le commandement du Christ nous dit d'aimer Dieu par-dessus tout et le prochain comme soi-même, 

et il nous dit surtout que c'est une seule et même chose. 

Si nous voulons réellement être les disciples du Christ, on ne peut choisir un commandement

au détriment de l'autre, quel que soit celui qui nous parle le plus. 

L'amour ne se divise pas, il ne se sépare pas, il ne s'oppose pas.

mardi 10 février 2026

Introduction du livret lubilate Deo publié en 1974, à la demande de Paul VI, par la Congrégation pour le culte divin


Dans la Constitution sur la sainte liturgie, le Concile oecuménique Vatican II, après avoir exhorté à ménager dans les célébrations liturgiques l'espace qui convient aux langues nationales, ajoute cet avertissement: «On veillera cependant à ce que les fidèles puissent aussi dire ou chanter ensemble, en langue latine, les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent»

Guidé par cette pensée et par cette intention, le Souverain Pontife Paul VI a manifesté à plusieurs reprises dans les derniers temps le désir que le chant grégorien accompagne les célébrations eucharistiques du peuple de Dieu de son agréable harmonie, donnant ainsi à celles-ci force et vigueur, et que les voix des fidèles entonnent des chants aussi bien grégoriens qu'en langue nationale. 

(...) Le chant grégorien restera ainsi le lien qui fera de beaucoup de peuples une seule nation, nation qui, réunie dans le nom du Christ, possédera un seul cœur, une seule pensée, une seule voix. En effet l'élan vers l'unité, exprimé par la consonance des voix dans la variété des langues, des rythmes et des harmonies, rend merveilleusement manifeste le riche accord d'une seule Église: «C'est vraiment un grand lien d'unité - déclare Ambroise - que le chant de toute la multitude du peuple dans un seul chœur! Les cordes de la cithare sont différentes, mais la symphonie est unique. Souvent, sur un petit nombre de cordes, les doigts de l'artiste se trompent; mais l'Esprit artiste dans le peuple ne peut se tromper».

Que Dieu nous accorde que la prière commune obtienne une heureuse réponse et que le coeur de l'Église qui prie résonne avec joie et plus haut, sur toute la terre, de ces doux et pieux accords.


14 avril 1974

Dimanche de Pâques

Résurrection du Seigneur

lundi 9 février 2026

L'intelligence sans humilité fait plus de dégâts que de bien.

Le diable est plus intelligent que nous. Ça lui fait une belle jambe ! 

Ça ne l'empêche pas d'être damné pour l'éternité.

dimanche 8 février 2026

Se croire supérieur à Dieu, on se dit que c'est stupide, ça n'a aucun sens, n'est-ce pas ?

C'est pourtant ce que nous faisons sans rougir chaque fois que nous considérons

que nos pensées sont supérieures aux siennes, et qu'on a bien raison de n'en faire qu'à notre tête

plutôt que d'obéir humblement à ses commandements. 

samedi 7 février 2026

Lorsqu'ils reviennent de la première mission que Jésus leur a confiée, les apôtres ont bien travaillé. Comme il  le leur avait demandé, ils sont allés, deux par deux, visiter les villes et les villages des alentours en prêchant qu'il fallait se convertir. Ils ont expulsé beaucoup de démons, fait des onctions d'huile aux malades et les ont guéris. Puis, leur mission accomplie, les voilà de retour auprès de Jésus pour raconter leurs aventures. On imagine sans peine l'ambiance des longues soirées, où chacun raconte à sa façon, avec force détails, les miracles qu'ils ont accomplis au nom du Seigneur. J'ai assisté deux fois à des onctions des malades qui ont débouché sur des guérisons miraculeuses, et j'en parle encore comme si c'était hier quand l'occasion se présente, alors que c'est arrivé il y a plus de 25 ans, et pourtant ce n'est même pas moi qui les avais administrées, je n'en avais été que le témoin. On imagine donc facilement l'excitation et l'émerveillement de tous au coin du feu. Et pourtant, Jésus décide qu'il leur faut aller dans un endroit désert, pour se reposer. Il ne veut pas battre le fer pendant qu'il est chaud, encourager les apôtres à donner encore et toujours plus sans s'arrêter, les féliciter en leur disant qu'ils font le travail de Dieu, non, rien de tout cela. Alors même que tout le monde est en plein ébullition, il monte sur la barque avec les apôtres et part pour un endroit désert. Comme on est loin de l'espèce d'excitation permanente que l'on essaye de maintenir à notre époque ! Aujourd'hui, tant qu'un prêtre n'a pas fait de burn-out, on a l'impression que c'est un fainéant, un paresseux qui néglige sa mission divine. Et quand il en a fait un et qu'il ne sert plus à rien pendant des mois ou des années, n'en parlons pas, il est carrément laissé pour compte, sans que beaucoup ne se préoccupent de son sort. Mais Jésus n'est pas un stakhanoviste qui attend de tous qu'ils meurent à la tâche. Rien ne presse. De toutes façons, c'est Dieu qui est au travail, les apôtres n'en sont que des instruments parmi d'autres, aucune raison de se croire indispensable. Ceci dit, quand il voit la foule qui l'a précédé sur l'autre rive et qui a besoin de lui, il en prend soin, non par acharnement au travail, mais par compassion. Il ne peut pas les laisser comme des brebis sans pasteur. Apprenons de notre maître, nous tous qui sommes à son service. Sachons lui laisser sa place, et rester à la nôtre. Réjouissons-nous des missions qu'il nous a confiées, mais sachons aussi nous reposer quand c'est nécessaire, restant toujours sauve la compassion et la miséricorde pour s'occuper, à temps et à contre-temps, des malheureux qui cherchent le Seigneur.  

vendredi 6 février 2026

Le diable, parce qu'il ne doute jamais de lui-même et que du coup, il ose tout, 

a cru bon d'essayer de tenter le Fils de Dieu en lui citant ses propres paroles. 

Ça me fait penser à ces témoins de jehovah qui venaient essayer de me convertir

justement parce que j'étais prêtre, ces inconscients.

Savoir citer des bouts de bible à ses propres fins déviantes, c'est facile.

Mais c'est surtout la preuve qu'on n'a rien compris à la Parole de Dieu

que d'essayer de la manipuler à ses propres fins, 

parce qu'on n'a tiré aucun enseignement des reproches de Jésus aux scribes et aux pharisiens.

jeudi 5 février 2026

J'entends parfois des gens qui se posent la question, quand l'un de leur proche meurt, 

de savoir comment c'est possible que ça soit arrivé.

Nous mourons parce que nous sommes mortels. 

Ce n'est pas beaucoup plus compliqué que ça.

Ce qui m'étonne toujours, c'est que des gens puissent passer toute une vie sans jamais y penser, 

sans jamais s'y être préparé, "troupeau parqué pour les enfers, et que la mort mène paître", 

aurait dit le psaume 48. 

mercredi 4 février 2026

Ce n'est pas une bonne chose de vouloir comptabiliser les croyants pour faire des statistiques.

Personne n'est une "ressource humaine" qui appartiendrait à l'Église pour qu'elle s'en vante.

Quand le roi David a voulu recenser son peuple pour faire le malin, il a eu des problèmes.

On devrait en prendre de la graine et ne pas nous obstiner à répéter son erreur encore et encore.