persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 31 octobre 2025

Je comprends qu'on puisse être tenté de ne faire appel à Dieu que quand on est dans la mouise, 

parce que quand tout va bien, quel besoin aurait-on d'aller à l'église ou de prier, n'est-ce pas ?

Mais si on traite nos amis de la même façon, 

ne les appelant que quand on a quelque chose à leur demander, 

il ne faut pas s'étonner qu'ils soient peu nombreux 

et que nos appels ne suscitent pas chez eux un enthousiasme débordant 

mais plutôt, en guise d'introduction, des remarques du genre : "tiens, de quoi t'as besoin aujourd'hui ?" 

jeudi 30 octobre 2025

Un synode, ce sont des gens qui se réunissent pour marcher ensemble vers le Christ 

et chercher comment lui être plus fidèles en actualisant ses enseignements dans notre vie.

Ce n'est pas une sorte de démocratie qui ne dit pas son nom, où la parole de n'importe qui

aurait par définition la même valeur que la parole même de Jésus, de ses apôtres ou des saints, 

et où on pourrait discuter avec les enseignements du Fils de Dieu pour décider si on les garde ou pas, 

si on est ses fidèles ou si c'est lui qui doit se convertir et accepter ce qu'on a décidé entre nous. 

mercredi 29 octobre 2025

Je reste persuadé que, quand un prêtre est nommé à un poste qui n'est pas fait pour lui, 

la responsabilité repose sur les personnes qui ont décidé de le mettre là, pas sur lui. 

C'est sans doute l'influence de Saint-Exupéry dans le Petit Prince, 

avec son histoire de colonel qui demande à un soldat de se transformer en papillon 

pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté des lignes : 

si le soldat n'obéit pas, ce n'est pas de la mauvaise volonté, 

mais il n'est pas un papillon et ne peut pas le devenir, même par obéissance. 

mardi 28 octobre 2025

Jésus a fait beaucoup de miracles pendant les trois ans de sa vie publique, 

parce que c'était le signe de reconnaissance qui devait permettre d'identifier le messie.

Mais à nous, ce ne sont plus des miracles passagers qu'il donne, 

mais l'entrée dans la vie éternelle. 

Ça peut nous sembler moins intéressant, 

dans la mesure où ça ne résoud pas nos petits problèmes courants, 

et pourtant, vraiment, sans le moindre doute, c'est un don infiniment supérieur

à tous les miracles qui ne passent pas la porte de la mort. 

lundi 27 octobre 2025

Savoir reconnaître quand quelqu'un agit bien, ce n'est pas si simple que ça en a l'air.

Si c'est un ennemi, ou quelqu'un qu'on n'aime pas, qui ne pense pas comme nous, 

ne vote pas pareil, s'habille autrement, a une tête bizarre, ou ne nous convient pas tout simplement, 

comme il est difficile de le féliciter s'il dit une parole de sagesse ou agit pour le bien ! 

Il faut se méfier de nous-mêmes. Pour avoir été incapables de voir le bien que faisait Jésus, 

ceux qui le détestaient continuent d'être mal vus encore 2000 ans plus tard. 

dimanche 26 octobre 2025

L'entrée dans son Royaume, c'est un cadeau que Dieu nous fait parce qu'il nous aime, 

ce n'est pas un dû qu'on aurait mérité de quelque façon que ce soit. 

C'est parce que Dieu nous aime et que nous l'aimons, que nous venons à lui à la messe, 

ce n'est pas un troc du genre : "je viens à ton truc mais en échange tu me fais entrer au paradis", 

ce qui serait tout de même extrêmement mesquin, il faut bien le dire. 

samedi 25 octobre 2025

L'avertissement de saint Paul est sévère : 

"celui qui n'a pas l'esprit du Christ ne lui appartient pas". 

Autrement dit, celui qui n'a pas reçu le baptême et n'a pas été configuré au Christ

n'appartient pas au Royaume des Cieux dont Jésus ressuscité est libre de disposer à sa guise.

En même temps, si on était attentifs aux textes du baptême, on le saurait déjà. 

Par le baptême, nous devenons "prêtres, prophètes et rois", 

c'est à dire, en ce qui concerne "roi", héritier du Royaume des Cieux, autrement appelé le paradis. 

Ce n'est quand même pas si difficile de faire recevoir le baptême à ses enfants. 

Les en priver pour ensuite se plaindre que Jésus ait mis cette condition pour qu'ils entrent au paradis, 

ça ne tient pas la route. Il fait quand même bien ce qu'il veut chez lui, sérieusement. 

On devrait déjà être bien contents que la condition pour y entrer 

soit si simple à obtenir aux hommes et aux femmes de bonne volonté. 

vendredi 24 octobre 2025

À part ceux qui cherchent à inspirer la peur faute de pouvoir inspirer le respect, 

la plupart de ceux qui font le mal ne se définissent pas eux-mêmes comme mauvais.

Tout le monde pense faire ce qui lui convient le mieux, quelle que soit son attitude.

Ce n'est que parce que nous avons une référence absolue, la Parole de Dieu, 

que nous, chrétiens, avons des idées claires sur ce qui est bien ou mal.

Sans cet enseignement divin, sans sa connaissance et l'effort de sa mise en pratique, 

bien malin qui est capable de dénouer sans se tromper ce qui est vraiment bon ou mauvais.

jeudi 23 octobre 2025

La vie éternelle est un don gratuit de Dieu, nous n'avons pas à l'obtenir par un troc quelconque.

Il suffit de l'accepter en suivant le mode d'emploi que nous a laissé le Christ, 

à savoir accepter le baptême pour recevoir la nouvelle naissance qui nous donne l'Esprit Saint, 

et communier car "qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, 

et moi je le ressusciterai au dernier jour", nous affirme Jésus.

mercredi 22 octobre 2025

Soit nous sommes esclaves du péché, soit nous sommes esclaves de la justice de Dieu.

Bon, nous sommes esclaves, quoi, enfin en tous cas c'est comme ça que saint Paul voit les choses.

Mais il y a une différence : l'esclavage du péché se fait contre notre volonté, 

parce que plus on pèche, plus on perd notre liberté et le choix de faire autrement. 

Mais l'esclavage de la justice non seulement ne nous fait pas perdre notre volonté, 

mais il a même totalement besoin d'elle, parce que l'amour, pour être vrai, ne peut qu'être libre. 

Ainsi, si l'on utilise le même mot, la réalité qu'il recouvre n'est pas identique. 

Par esclavage, on ne parle pas nécessairement de privation de liberté, qui ne vaut que pour le mal, 

mais de cohérence entre ce que l'on prétend servir et notre manière d'agir : 

il s'agit d'un engagement de toute la vie, pas juste de paroles en l'air. 

Choisir Dieu, c'est aussi choisir d'agir comme il nous a appris à le faire, 

en faisant passer l'amour de Dieu et du prochain avant l'amour de soi. 

C'est en ça que Paul parle d'esclavage de la justice de Dieu. 

C'est juste une métaphore, en fait. On ne perd rien à se mettre au service de Dieu : 

c'est même le seul chemin qui mène à la liberté véritable. 

mardi 21 octobre 2025

Sans justice, il n'y a pas d'amour possible, 

pour nous comme pour Dieu. 

C'est pour ça que demander pardon pour nos péchés 

ne suffit pas à nous faire entrer directement au paradis, 

il faut aussi en réparer les conséquences, quel qu'en soit le prix, 

soit ici-bas, ce qui est infiniment préférable, soit au purgatoire.

lundi 20 octobre 2025

Seul Dieu sait avec quels handicaps chacun de nous est venu au monde. 

Nous avons tous deux ou trois gros défauts, différents pour chacun, certains visibles, d'autres non, 

qui nous poursuivent tout au long de notre vie et cherchent à nous éloigner de Dieu. 

C'est pour ça que le diable est notre accusateur, lui qui se sert de ces défauts pour nous attirer à lui,

et que le Saint Esprit est notre avocat, lui qui connait les faiblesses de chacun d'entre nous. 

La justice de Dieu, c'est de vouloir notre salut, en tenant compte de nos défauts, 

de nos luttes pour lui demeurer le plus fidèles que nous pouvons, et des tentations du démon. 

Lui seul est le juste juge et, il faut bien le dire, il est partial, il veut tous nous sauver, 

il nous aime quoi que nous fassions, ouf, tant mieux pour nous.

Il a juste besoin de notre bonne volonté et que nous acceptions son pardon, 

et de payer le prix de la réparation du mal que nous avons fait, 

chaque fois que nous nous sommes laissés éloigner de lui. 

Notre retour ne peut se faire sans que nous le voulions, 

et notre bonne volonté est tout ce qu'il nous demande. 

dimanche 19 octobre 2025

J'ai remarqué un truc : les épreuves et la maladie, ça assouplit le caractère. 

Je ne dis pas qu'il faille rechercher ni l'un ni l'autre, ce qui serait du masochisme. 

Juste que quand ça nous tombe dessus, 

ça nous aide à relativiser ce qui est important et ce qui ne l'est pas. 

Et si on était obnubilé par des agacements et des énervements sur des choses de peu d'importance, 

on rééquilibre un peu nos motifs de contrariétés, 

et on n'a pas d'autre choix que d'apprendre la patience pour les supporter.

samedi 18 octobre 2025

L'action sans contemplation risque vite de devenir de l'activisme.

La contemplation sans action risque vite de devenir une fuite du monde. 

Ora et labora. Ça fait bien longtemps que l'équilibre a été trouvé. 

Il ne reste plus qu'à s'efforcer de le vivre. 

vendredi 17 octobre 2025

Si notre foi n'est ancrée que dans notre cerveau, parce qu'on connaît la Parole de Dieu, 

qu'on fréquente, même assidûment, sa liturgie, ses sacrements, les enseignements de l'Église etc..., 

mais qu'on ne le pratique pas dans la partie de notre vie qui se passe en dehors de l'église, 

dans nos décisions, notre façon d'agir, dans un exercice journalier de la charité et du service, 

en particulier des malades, des pauvres, des prisonniers ou de toute personne dans le besoin, 

alors il ne faut pas s'étonner si, devant l'épreuve, cette foi purement cérébrale vacille. 

Elle est comme un esprit qui serait séparé de son corps au lieu de lui être uni : 

en langage commun, on appelle ça un fantôme, pas une personne vivante et en bonne santé. 

jeudi 16 octobre 2025

Je déteste la néo-morale bien-pensante qui envahit notre culture actuelle.

Bientôt, jeter une bouteille en verre dans une poubelle ordinaire va devenir un crime contre l'humanité.

Il faut respecter toutes les sensibilités, même les plus absurdes, au nom de la sacro-sainte tolérance.

Ne pas faire de peine est devenu plus important que l'annonce de la vérité révélée par Dieu lui-même.

Ne surtout pas faire de vagues est une priorité, même s'il faut pour cela museler l'Esprit-Saint.

Tout ça ne serait pas si grave si ça ne finissait pas par contaminer l'Église, parce que 

nous ne vivons pas dans un compartiment étanche au monde, qui ne subirait pas son influence.

La morale chrétienne, je sais de qui elle vient, Jésus, et où elle mène, le Royaume de Dieu. 

La néo-morale qu'on nous enfile au fond du gosier à force de publicité, d'oeuvres culturelles, 

de décisions politiques, de rabachage médiatique ou de slogans soigneusement élaborés, 

je ne sais ni d'où elle vient ni où elle mène, 

et il serait complètement délirant de lui donner la même place et la même importance 

que la morale chrétienne, tant au niveau personnel que dans les enseignements de l'Église. 

mercredi 15 octobre 2025

Les gens qui veulent nous priver de liberté de conscience au nom de Dieu, 

quelle que soit la religion qu'ils défendent et quand bien même ils se diraient chrétiens, me font peur.

Dieu ne nous a jamais enlevé notre libre arbitre. 

S'il le faisait, nous ne serions plus à son image et à sa ressemblance, 

parce que ceux qui sont privés de leur droit de dire oui ou non librement ne peuvent pas aimer. 

L'amour ne peut être que le fruit d'un choix libre. Sans liberté de choix, il n'y a pas d'amour possible.

L'amour est toujours un cadeau, jamais un dû. 

Du coup, ces gens qui s'imaginent que priver le monde de liberté au nom de Dieu est une bonne idée

sont à tout le moins des menteurs, à moins qu'ils ne soient complètement idiots. 

En tout cas, quel que soit le maître auquel ils sont fidèles et qui les inspire, 

une chose est certaine, ce maître n'est pas Dieu. 

mardi 14 octobre 2025

Le roi Salomon n'a pas demandé la santé à Dieu, ni l'argent, ni aucun bien matériel.

Il a demandé la sagesse nécessaire pour mener à bien la mission confiée par Dieu.

À cause de cela, Dieu lui a donné bien au-delà de sa demande.

Nous aussi, demandons à Dieu ce dont nous avons besoin pour agir chrétiennement : 

la générosité, le pardon, la bienveillance, la bonté, le désintéressement, la persévérance, etc...

Alors tout le reste nous sera donné par surcroit. 

lundi 13 octobre 2025

Depuis 1962 et Vatican II, l'Église n'a cessé de répéter de très nombreuses fois 

que "personne, fut-il prêtre, ne peut changer, ajouter ou retrancher quoi que ce soit du missel."

C'est extrêmement clair : la messe, pour être celle que l'Église veut célébrer, 

ne peut être retouchée par les caprices personnels de qui que ce soit.

Il est pourtant courant, en particulier dans la musique de l'ordinaire de la messe, 

censée être liturgique par nature et par raison d'être, 

de trouver des changements de texte que rien n'autorise ni ne justifie. 

Je refuse personnellement de chanter quoi que ce soit au cours de la messe 

qui ne respecte pas le missel, peu importe que tout le monde le fasse ou qu'il y ait des modes, 

ça ne justifie aucunement la désobéissance liturgique, si essentielle pour unir le peuple de Dieu.

dimanche 12 octobre 2025

C'est du péché que Jésus est venu nous sauver. 

Si nous croyons que nous n'avons aucun péché, 

alors il ne peut rien pour nous 

même si nous nous trompons. 

samedi 11 octobre 2025

On dit parfois que le temps c'est de l'argent.

Ça doit être vrai, parce que quand on est pauvre, 

il faut toujours attendre pour tout. 

C'est d'ailleurs un bon critère pour se rendre compte 

à quel point de pauvreté on est rendu. 

vendredi 10 octobre 2025

Qu'est-ce que le prêtre, par rapport à son évêque ? 

Son administré ? Mais l'évêque n'est pas un pdg. 

Son ministre ? Mais l'évêque n'est pas un président. 

Son soldat ? Mais l'évêque n'est pas un général, ni même un militaire.

Son sujet ? Mais nous n'avons qu'un seul maître, le Christ. 

Le prêtre est le collaborateur de l'évêque, celui qui "travaille avec" lui.

Il est là pour l'assister, aller là où l'évêque ne peut être présent, 

et pour partager avec lui le sacerdoce que nous a transmis Jésus Christ par les apôtres.

Ça n'en fait ni son esclave, ni un pion soumis à son autorité, 

mais ça n'en fait pas non plus un simple collègue, 

parce que l'évêque est responsable de tout le diocèse

alors que le prêtre ne partage avec lui que la petite portion de cette responsabilité

qui lui a été confiée par celui-là.

jeudi 9 octobre 2025

La dernière fois que j'ai vérifié, le saint patron des prêtres, c'était le curé d'Ars, pas Elon Musk.

Je ne vois donc pas pourquoi les curés actuels devraient agir en chefs d'entreprise, 

dirigeant des tas de paroissiens/employés-bénévoles pour faire des réunions 

et de la paperasse administrative qui encombre de plus en plus les bureaux des presbytères.

J'ai beau chercher dans les Évangiles, à aucun moment il ne semble que ce soit là

la mission que le Christ nous a confiée 

et pour laquelle nous avons accepté de tout quitter. 

mercredi 8 octobre 2025

 Nous le savons, Jésus ne nous a enseigné qu'une seule prière, le Notre Père. C'est une banalité de le dire, mais du coup, forcément, cette prière est le modèle parfait sur lequel toute autre prière devrait prendre exemple, à tel point que St. Augustin disait même que, tant qu'à dire la même chose, autant prendre le Notre Père que d'en inventer des déclinaisons inutiles. Dans la version de l'évangile d'aujourd'hui, Jésus ne dit pas "Notre Père", mais simplement "Père". Bien. Nous pouvons donc la prier même lorsque nous sommes seuls, pas besoin d'être en communauté pour le faire. Quand on prie Dieu, en général, c'est pour lui demander des choses dont nous avons besoin, résoudre des problèmes qui nous inquiètent, guérir des maladies ou faire des miracles. Là pourtant, rien de tel. Les premières demandes ne concernent pas nos besoins, mais nos devoirs : "que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne". Pour le dire autrement, nous lui demandons de nous aider à sanctifier son nom et à accepter sa venue en nos coeurs. Ce n'est pas un hasard si cette demande reprend le premier des commandements : "tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit". La prière de Jésus implore Dieu, en fait, de nous aider à accomplir ce commandement. Après notre devoir viennent nos demandes : "donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour". Qui s'est fait pain pour que nous puissions tous le manger, afin d'aimer plus parfaitement sa volonté ? Jésus Christ, eh oui. Il nous demande donc de ne pas mépriser l'eucharistie, en fait. Étonnant, non ? "Croyant non pratiquant", ce n'est pas trop son truc. Puis "pardonne-nous nos péchés, car nous-même, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous". On lui demande ici non seulement de nous pardonner, mais de nous aider à pardonner tous ceux contre qui nous avons des griefs. Seul le pardon de Dieu peut nous donner la force de pardonner nous aussi, surtout l'impardonnable. "Ne nous laisse pas entrer en tentation", maintes fois retraduit pour essayer d'être fidèle à l'idée du texte original, c'est surtout ne pas nous laisser y succomber, ne rien laisser nous éloigner de Dieu. Le Notre Père est une prière qui ouvre notre coeur à la volonté divine. Ne nous lassons pas de le prier, nous en avons tellement besoin !