persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 31 janvier 2026

Le plan de Dieu parviendra à ses fins, quoi que nous fassions. 

Il lave ce qui est sale, abreuve ce qui est aride, guérit ce qui est malade, 

assouplit ce qui est rigide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est tordu, 

et de tout mal sait fait sortir du bien, car il est au-dessus de tout, il comprend tout, il peut tout. 

L'amour prévaudra, quoi qu'il arrive et quoi que nous fassions, avec ou sans nous. 

Autant être de son côté, du coup, parce qu'on sait déjà qui gagne à la fin, il n'y a aucun suspens. 

vendredi 30 janvier 2026

Il n'y a pas plus de Christ sans l'Église que d'Église sans le Christ.

Sans l'Église qu'il a voulue et institué, nous n'aurions même plus les Saintes Écritures : 

ce sont des générations de moines copistes qui les ont conservées et transmises 

aux heures les plus noires de l'Histoire, quand l'Europe était régulièrement pillée et brûlée. 

Nous aurions perdu la légitimité donnée par la transmission apostolique, et les sacrements 

qui ne sont valides et licites que par cette succession ininterrompue d'ordinations.

Sans le Christ, il est bien évident que l'Église n'aurait plus aucune raison d'être, 

elle qui n'existe que pour prêcher la bonne nouvelle de sa résurrection 

et pour transmettre fidèlement ses enseignements et la façon d'agir qu'il nous a transmise.

Il y en a qui ont essayé de séparer le Christ de son épouse bien-aimée l'Église, 

en cherchant une philosophie dérivée de l'amour du prochain mais déconnectée de l'amour de Dieu.

Ils ont erré dans des révolutions politiques qui ont fait et font encore le malheur de bien des peuples.

Bref, si on aime le Christ, aimons aussi l'Église, parce que lui, il l'aime et s'est livré pour elle.

Si on aime l'Église, restons inébranlablement fidèles au Christ, sans lequel elle n'est rien.

jeudi 29 janvier 2026

Tout remettre en question, ça donne l'air intelligent : on ne s'en laisse pas conter, 

comme les autres qui sont des moutons et qui croient tout ce qu'on leur dit, pense-t-on.

Mais quand cette remise en question n'est pas basée sur des compétences objectives, 

acquises au mieux par de longues années d'étude dirigées par des professeurs qualifiés, 

au minimum par de longues années de lecture d'ouvrages écrits par des gens du même acabit, 

mais seulement sur des impressions personnelles ou, pire, sur celles de n'importe qui

picorées de-ci de-là sur internet, au gré des algorythmes qui nous disent qui écouter, 

alors non seulement ce n'est pas intelligent, mais c'est même complètement idiot. 

Ça me fait penser à ces gens qui ont lu un article sur "psychologie magazine" chez le dentiste

et qui croient qu'ils sont devenus des psychologues d'expérience qui ont tout compris de la vie, 

habilités à abreuver de leur "expertise" tous ceux qui ont la patience d'écouter leurs divagations.

Si seulement on ne se sentait autorisé à parler 

que des sujets qui sont réellement dans notre domaine de compétence, 

la plupart du temps, on se tairait. 

Celui qui se tait peut avoir une chance de passer pour un sage.

Celui qui parle à tort et à travers ne laisse aucun doute sur le fait qu'il n'en est pas un.

mercredi 28 janvier 2026

Attention au culte de la personnalité dans l'Église.

Il n'y a qu'un seul Jésus Christ. 

Tu veux adorer quelqu'un ? Adore le lui, c'est le seul qu'on peut adorer sans être idolâtre. 

Envers les saints, la vénération. 

Envers les vivants, éventuellement l'admiration, mais c'est trop tôt pour la vénération, 

et l'adoration, jamais, elle est réservée exclusivement à Dieu. 

mardi 27 janvier 2026

Chaque fois qu'il y a eu, dans l'Histoire, des tentations de faire une Église de "parfaits", 

ça a mal tourné et ça a fini en attitudes sectaires qui ont toujours fini par être condamnées. 

L'Église terrestre, c'est un peuple de pécheurs qui cherchent ensemble à suivre le Christ. 

Ce n'est pas un groupe de "purs" qui prétend guider le monde à la place de Jésus,

en distribuant les bons points à ceux qui les suivent et le mépris envers ceux qui ne les suivent pas. 

lundi 26 janvier 2026

Quand j'étais servant de messe, particulièrement quand j'étais maître de cérémonie, 

mon plus grand plaisir était d'être invisible, tout en étant celui qui gérait toute la célébration, 

un peu comme un majordome parfait qui gère tout sans fausse note mais qu'on ne voit pas.

Quand on est le prêtre qui célèbre, ce plaisir peut encore exister, 

à condition de s'efforcer de ne pas écraser de notre personnalité la liturgie de l'Église Romaine, 

afin de donner au peuple de Dieu la messe à laquelle il a droit, 

et qui doit être la même que celle que célébre aussi bien le pape que le dernier vicaire au monde. 

S'effacer derrière les rubriques et le missel pour laisser le Christ en charge de tout, 

lui prêter notre corps, notre voix et notre intention tout en disparaissant soi-même, 

le laisser prendre toute la place en s'efforçant de rendre invisibles nos marottes et nos préférences, 

c'est me semble-t-il une source intarissable de joie et de sens du travail bien fait. 

L'unique protagoniste important de la messe doit être le Christ, pas le père Bidule ou le père Truc.



dimanche 25 janvier 2026

Le mariage, c'est une vie donnée pour une autre vie, 

bien qu'après, avec les enfants, l'équation puisse évoluer.

Le sacerdoce, c'est une vie donnée pour beaucoup de vies. 

Aucune vocation n'est meilleure qu'une autre, 

mais aucun de nous n'a toutes les vocations à la fois.

Et quand on a la vocation de donner sa vie pour beaucoup de vies, 

je pense que si on la donnait pour une seule, ça nous semblerait bien limité, 

quelles que soient la bonne volonté et la profondeur de l'engagement avec lesquels on le ferait.

samedi 24 janvier 2026

Beaucoup de gens, pour les obsèques, confondent le prêtre avec un animateur.

Ils attendent que l'on mette les musiques qui leur plaisent, qu'on raconte la vie du défunt 

et qu'on fasse quelques prières si on y tient, mais pas trop quand même.

La mission du prêtre, ce n'est pas de faire l'animateur de soirée ou l'employé des pompes funèbres.

Mais c'est d'intercéder auprès de Dieu en faveur du défunt, 

d'invoquer son pardon pour les fautes commises et sa bienveillance sur l'ensemble de sa vie, 

et de lui demander de lui ouvrir les portes de son Royaume, autrement dit du paradis. 

vendredi 23 janvier 2026

Une technologie qui nous rend plus ignorants, paresseux voire incapables peut certes être utile, 

mais sur le long terme la seule chose qu'elle fait c'est nous rendre dépendants d'elle.

Je ne pense donc pas que ceux qui les développent le fassent pour le bien de l'humanité, 

mais plutôt pour se rendre indispensables et nous forcer à les payer toute notre vie. 

jeudi 22 janvier 2026

Dans l'évangile du jour, les esprits impurs, que Jésus expulse régulièrement des pécheurs qu'ils infestent, crient : "Toi, tu es le Fils de Dieu", mais il leur défend vivement de le faire connaître. À notre époque si pleine d'elle-même, où beaucoup de monde fait sa propre apologie en permanence, affirmant qu'ils sont le meilleur président que la terre ait jamais portée ou le spécialiste le plus autorisé à s'autoriser d'être spécialiste, la réticence de Jésus à recevoir des louanges choque un peu. Pourquoi refuser cette publicité gratuite ? N'est-il pas venu nous révéler que Dieu est Trinité, qu'il est Amour, et que la deuxième personne de cette même Trinité est venue au-milieu de nous pour nous sauver ? Bien sûr, il y a l'aspect pratique. Il est déjà poursuivi par les multitudes, qui ne voient en lui que le miracle ambulant qui pourra régler leurs problèmes. Il doit parfois fuir les foules, et il y a des villes dans lesquelles il ne peut même pas rentrer. Inutile d'en rajouter. Mais surtout, il ne veut pas de confusion sur qui il est, et ce qu'il est venu faire parmi nous. Quand on pense à Dieu, on pense puissance, c'est à dire capacité à tout détruire si ça lui chante. Personne n'a oublié Sodome et Gomorrhe. On pense aussi capacité à donner à ses disciples de faire des miracles, comme ces prophètes des temps anciens qui pouvaient tarir le ciel ou faire pleuvoir à volonté, par une simple prière. On pense gains politiques et pécuniers. Dieu n'a-t-il pas livré à son peuple la terre qu'il leur avait promise ? Ses propres apôtres, comme tout le monde, pensent déjà comme ça. Ils veulent régner à sa droite et à sa gauche. Savoir ce qu'il y aura pour eux dans cette aventure. Ils se chamaillent pour savoir qui est le plus grand, qui aura la meilleure part à l'heure de la paye. Mais Dieu, ce n'est pas ça. Ce n'est pas la chance qui sort d'une boite pour nous donner richesses et pouvoir. À ses amis, il ne promet pas d'être honorés sur terre, mais bien plutôt le martyr. Car Dieu est amour. Il est don de soi. Il donne son sang, sa vie, tout ce qu'il est, par amour des pécheurs. C'est ça, son pouvoir. C'est ça, sa puissance. Et c'est en cela que nous pouvons, nous aussi, agir comme le Fils de Dieu, pour que, comme lui, nous ressuscitions pour vivre éternellement dans un monde où ne pourront entrer que ceux qui auront donné leur vie les uns pour les autres, par amour. 

mercredi 21 janvier 2026

Il ne faut pas enlever la possibilité d'aimer, même sous prétexte d'enlever la possibilité de pécher. 

Personne ne doit toucher au libre arbitre. Dieu nous en a fait le don et il le respecte absolument. 

Bien sûr, sans libre arbitre, si tout le monde obéissait comme des robots aux commandements divins, 

notre qualité de vie serait sans doute moins dégradée, il n'y aurait plus de péchés sur terre.

Mais notre possibilité d'aimer n'existerait plus, parce qu'elle ne peut être que librement consentie.

Or c'est notre raison d'être. Le paradis n'est pas un endroit où notre libre arbitre a été retiré, 

mais un endroit où entrent ceux qui l'ont utilisé pour choisir librement l'amour de Dieu et du prochain.

Alors prêcher inlassablement la conversion à l'amour de Dieu, faire appel au bon sens de tous, oui.

Mais vouloir convertir par cohercicion ou par forçage, non, ça n'a bien évidemment aucun sens.

mardi 20 janvier 2026

Qu'il est difficile de savoir discerner le bien du mal, dans ce monde où tout est confus, 

où le blé pousse avec l'ivraie, où rien n'est simple ni évident et où chacun est capable de tout !

Heureusement que nous avons la Parole de Dieu donnée par les prophètes et les sages, 

et les enseignements du Christ pour savoir ce qui est juste et bon et y voir un peu clair. 

À condition, bien sûr, d'accorder du crédit aux révélations que Dieu nous a faites au cours des temps

et de ne pas les changer, en ajouter ni en enlever selon ce qui nous arrange ou nous dérange. 

lundi 19 janvier 2026

Un paroissien m'a dit un jour que, selon son expérience, il y a trois sortes de prêtres en paroisse.

Il y a les chefs d'entreprise, qu'on ne voit jamais et qui courent partout en organisant les gens.

Il y a les fonctionnaires, qui font ce qu'on leur demande, ni plus, ni moins, ni à côté.

Et il y a les disciples du Christ. Il n'a pas expliqué en quoi ça consistait, 

mais je pense que j'ai compris l'idée, et aussi où était sa préférence. 

dimanche 18 janvier 2026

Crier vers Dieu quand on est désespéré, c'est un devoir.

Mais crier sur les autres quand on veut se faire obéir, c'est un scandale. 

Une chose est le cri de supplication, comme le "Jésus, fils de David, sauve-moi!" du lépreux,

autre chose est le cri pour terroriser, écraser ou détruire 

ceux dont on veut obtenir quelque chose par la violence. 

samedi 17 janvier 2026

Se réjouir de la mort d'un être humain parce qu'il ne pensait pas comme nous,

c'est donner à ceux qui ne pensent pas comme nous le droit de se réjouir de la nôtre.

Chacun est libre de le faire, bien sûr. 

Mais il ne faudra pas se scandaliser ensuite de la méchanceté du monde. 

Et un endroit où tout le monde hait ouvertement tout le monde, 

c'est ni plus ni moins que la définition de l'enfer. 

vendredi 16 janvier 2026

La sagesse est indissociable de l'obéissance à Dieu. 

N'en faire qu'à notre tête en nous persuadant qu'on a raison, 

c'est ce qu'ont fait Adam et Ève.

On continue d'en payer les conséquences encore aujourd'hui. 

jeudi 15 janvier 2026

Je n'aime pas les statistiques ni les nombres dans l'Église.

Quand il réussissait quelque part et que les foules s'amassaient pour le suivre, 

le Christ, au lieu de les compter pour évaluer le résultat de ses efforts, 

partait ailleurs pour continuer à annoncer l'évangile sans regarder en arrière. 

Aucun calcul, aucun temps perdu à s'auto-congratuler de ses réussites, 

aucune soirée gâchée à faire des statistiques avec des tables rondes d'apôtres.

Et si d'aucuns ont l'impression que je me moque de ceux qui font ce genre de vanités, 

c'est parce que c'est le cas, mais surtout je déplore que nous ne soyons pas plus fidèles 

à la façon de faire de Notre Seigneur.

mercredi 14 janvier 2026

Quand la foi chrétienne n'est qu'intellectuelle, 

quand elle ne s'incarne pas dans des oeuvres, 

en particulier des oeuvres de charité bien concrètes, 

alors elle est fragile. 

mardi 13 janvier 2026

C'est fréquent, lors des obsèques, d'avoir des gens qui viennent soit-disant lire un hommage, 

mais qui en réalité ne parlent que d'eux-mêmes, le défunt n'étant qu'un faire-valoir. 

Ce qu'il y a de terrible, avec les narcissiques, c'est qu'ils ne réalisent pas du tout qu'ils le sont ,

et que tout ce qu'on pourrait dire pour leur faire remarquer, 

ils vont juste le prendre pour de la jalousie.

Parce que bien sûr, vu l'être exceptionnel qu'ils croient être, 

toute remarque qui ne soit pas un signe d'adulation, d'admiration ou de félicitations

ne peut venir que de l'amertune des malheureux qui sont beaucoup moins parfaits qu'eux.

lundi 12 janvier 2026

Pour suivre le Christ, il faut d'abord se convertir. 

Il n'est pas venu pour approuver nos péchés, 

mais pour que nous choisissions d'obéir aux commandements de Dieu

plutôt que de suivre aveuglément les tentations qui nous détruisent

et nous conduisent vers la mort éternelle. 

dimanche 11 janvier 2026

Sainte Monique a réussi ce que son fils se fasse baptiser, mais ça lui a pris 30 ans de prières, 

et de visites quotidiennes à l'église où elle venait pleurer devant l'autel. 

Les grands-parents qui déplorent que leurs petits-enfants ne soient pas baptisés

savent donc ce qu'il leur reste à faire s'ils veulent qu'ils finissent par l'être. 

samedi 10 janvier 2026

Être prophète, ce n'est pas être madame Irma et prédire l'avenir.

Ce qui caractérise les prophètes, dans l'Ancien Testament, c'est leur capacité à entendre Dieu.

Ensuite, ce que dit Dieu, ça le regarde.

Nous sommes tous devenus prophètes par le baptême. 

Nous pouvons tous l'entendre, directement, sans intermédiaire.

Mais, pour cela, il faut prendre le temps d'aller le voir, de se taire et d'écouter, 

parfois pendant de longues heures. 

Alors il se passe des trucs, si Dieu le veut. 

vendredi 9 janvier 2026

La seule chose que j'attends d'un pape, c'est qu'il aime le Christ plus que tout.

C'est le critère sur lequel Jésus a choisi saint Pierre.

Si c'était suffisant pour lui, ça l'est aussi pour moi. 

Il faudrait être drôlement gonflé pour être plus exigeant que Jésus Christ. 

jeudi 8 janvier 2026

En préparant un article, je suis retombé sur la déclaration principale du concile de Chalcédoine : 

"Suivant donc les saints pères, nous enseignons tous unanimement que nous confessons un seul et même fils, notre Seigneur Jésus Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité, un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l'unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n'étant nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de l'une et l'autre nature étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni ne se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus Christ, selon que depuis longtemps les prophètes l'ont enseigné de lui, que Jésus Christ lui-même nous l'a enseigné, et que le Symbole des pères nous l'a transmis."

Alors d'accord, la phrase est longue, mais tout de même, c'est beau, 

ça définit parfaitement la foi chrétienne sur la question de savoir qui est Jésus. 

Et ça fait plaisir, soit dit en passant, de lire des conclusions de réflexion des pères 

qui parlaient du Christ, et pas de savoir si les femmes doivent être ordonnées 

ou si les prêtres doivent être mariés. 

mercredi 7 janvier 2026

 Une fois n'est pas coutume, c'est la première lecture que je vais commenter aujourd'hui. Elle est tellement importante ! Saint Jean, le seul évangéliste, mieux, le seul auteur de la Bible à nous avoir dit que Dieu est amour, nous explique des choses essentielles sur le sujet. 

Tout d'abord, il nous explique que l'amour du prochain découle de l'amour de Dieu. C'est parce que Dieu nous a tellement aimé que nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Voilà qui s'oppose à l'idée couramment entendue que "du moment qu'on fait du bien, on n'a pas besoin d'aller à l'église", sous-entendu, on n'a pas besoin de Dieu puisqu'on est bons sans lui. Sauf qu'en réalité, sans Dieu, notre amour est toujours limité, incomplet, perfectible, même si nous étions (ce qui reste à prouver) naturellement très généreux. 

Il nous dit aussi que c'est dans la mesure où nous nous aimons les uns les autres que Dieu demeure en nous. Qu'il vienne en nous par les sacrements, certes. Mais pour qu'il demeure en nous, ce qui n'est pas la même chose, encore faut-il que nous lui soyons dociles en nous aimant les uns les autres, bref en portant les fruits qu'il attend de son alliance avec nous. 

Saint Jean nous dit aussi que le signe objectif du fait que Dieu demeure en nous et nous en lui, c'est justement, nous l'évoquions, que nous avons reçu son Esprit, qui vient en nous de façon habituelle par les sacrements. L'union avec Dieu n'est pas juste quelque chose d'ethéré, venu de nulle part : il nous a laissé des signes objectifs qui produisent ce qu'ils signifient. 

Résumons-nous. Pour que Dieu vienne en nous : les sacrements. Pour qu'il y demeure : l'amour mutuel. Saint Jean ajoute encore que celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Cette révélation de la divinité de Jésus vient de lui, est assumée par nous, et lui revient par l'obéissance et l'adoration que nous lui manifestons, parce qu'il est Dieu et pas juste un sage parmi tant d'autres. 

Enfin Saint Jean nous livre la perle cachée, le trésor enfoui, la révélation la plus importante de toutes les Saintes Écritures : Dieu est amour : qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Qui vit dans cette relation d'amour n'a rien à craindre du jugement. L'amour de Dieu, reçu de lui et transmis au monde, parce qu'il porte du fruit selon la volonté de celui qui nous l'a donné, bannit toute crainte. Il n'y a pas de châtiment pour qui accomplit ainsi parfaitement les commandements du Seigneur.  

mardi 6 janvier 2026

"Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu", nous dit saint Jean.

Tout est dit.
On peut être fidèle dans plein de choses, au point d'en devenir intransigeants.

Mais si on n'aime pas, si on ne donne pas notre vie les uns pour les autres, 

ça n'aura servi à rien. 

lundi 5 janvier 2026

Ce n'est pas étonnant que nous trouvions toujours que la vie est trop courte.

Nous sommes faits pour l'éternité, pas pour quelques secondes, années ou décennies. 

Heureusement qu'il y a la résurrection et la vie éternelle, que Dieu n'y a pas renoncé. 

Là, enfin, nous serons qui nous étions censés être depuis qu'il a voulu nous donner l'existence.

dimanche 4 janvier 2026

"Presque", en vrai, ça veut dire "pas". 

J'ai presque réussi ? J'ai échoué.

J'ai presque gagné ? J'ai perdu. 

Je suis presque mort ? Je suis en vie. 

ça m'étonne toujours quand quelqu'un utilise ce mot 

pour essayer de transformer un ratage en victoire, 

ou pas grand chose en quelque chose d'important. 

"Presque", c'est un mot propice au mensonge et aux tentatives de manipulation. 

Quand le "oui" est "oui" et le "non" est "non", on n'a pas besoin de ce mot.