Introduction du livret lubilate Deo publié en 1974, à la demande de Paul VI, par la Congrégation pour le culte divin
Dans la Constitution sur la sainte liturgie, le Concile oecuménique Vatican II, après avoir exhorté à ménager dans les célébrations liturgiques l'espace qui convient aux langues nationales, ajoute cet avertissement: «On veillera cependant à ce que les fidèles puissent aussi dire ou chanter ensemble, en langue latine, les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent»
Guidé par cette pensée et par cette intention, le Souverain Pontife Paul VI a manifesté à plusieurs reprises dans les derniers temps le désir que le chant grégorien accompagne les célébrations eucharistiques du peuple de Dieu de son agréable harmonie, donnant ainsi à celles-ci force et vigueur, et que les voix des fidèles entonnent des chants aussi bien grégoriens qu'en langue nationale.
(...) Le chant grégorien restera ainsi le lien qui fera de beaucoup de peuples une seule nation, nation qui, réunie dans le nom du Christ, possédera un seul cœur, une seule pensée, une seule voix. En effet l'élan vers l'unité, exprimé par la consonance des voix dans la variété des langues, des rythmes et des harmonies, rend merveilleusement manifeste le riche accord d'une seule Église: «C'est vraiment un grand lien d'unité - déclare Ambroise - que le chant de toute la multitude du peuple dans un seul chœur! Les cordes de la cithare sont différentes, mais la symphonie est unique. Souvent, sur un petit nombre de cordes, les doigts de l'artiste se trompent; mais l'Esprit artiste dans le peuple ne peut se tromper».
Que Dieu nous accorde que la prière commune obtienne une heureuse réponse et que le coeur de l'Église qui prie résonne avec joie et plus haut, sur toute la terre, de ces doux et pieux accords.
14 avril 1974
Dimanche de Pâques
Résurrection du Seigneur