On pense parfois que Dieu envoie des épreuves à ceux qu'il aime pour leur faire les pieds.
En fait, Dieu permet que le diable envoie des épreuves à ceux qui prétendent l'aimer, nuance,
et jamais au-delà des capacités du grand amour qu'ils professent avoir pour lui.
Aimer quelqu'un qui nous aime, nous protège, nous avantage et nous comble de biens,
ce n'est pas bien difficile, on aime surtout l'intérêt que l'on retire de notre relation, si ça se trouve.
Mais aimer quelqu'un dont on a l'impression qu'il est devenu invisible dans l'épreuve,
qu'on n'entend plus, qu'on ne voit pas, qui ne répond rien d'autre que "ma grâce te suffit",
c'est autre chose, et pour le faire, il faut vraiment aimer la personne et pas seulement notre intérêt.
C'est pour cela que Dieu laisse le diable embêter (avec des limites) ceux qui disent qu'ils l'aiment.
Mais l'amour de Dieu pour nous n'est ni retors ni sadique, il ne met pas à l'épreuve ceux que lui aime,
et la chanson "Johnny Johnny fais moi mal, j'aime l'amour quand ça fait aïe" n'a pas été écrite pour lui.
Suis-je en train de dire que, pour éviter tout problème, il vaudrait mieux de pas aimer Dieu ?
Bien sûr que non. Quand on n'aime pas Dieu, c'est à dire quand on n'aime pas l'amour,
on doit de toutes façons souffrir des conséquences de toutes nos mauvaises décisions,
et cette souffrance ne prouve rien, ne purifie rien, ne mène nulle part, fait souffrir tout le monde,
et ne fait pas augmenter notre confiance désintéressée en Dieu ni notre amour authentique pour lui.
Non, quoi que l'on fasse, quoi que l'on prétende, quoi que l'on choisisse, nous souffrons tous ici-bas.
Mais au moins que ça ne soit pas à cause de nos péchés,
que ça ne soit que par tentation et non parce que nous l'aurions mérité,
que nous soyons innocents de tout ce que la vie nous fait subir,
pour que ça nous mène toujours plus près de Dieu
au lieu d'être la conséquence de notre éloignement de lui.