persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 7 juillet 2018

L'Eglise a toujours eu besoin de conversion, d'améliorations, de consolidation, de réparations, 
depuis le début de son existence jusqu'à aujourd'hui. 
Mais il y a deux façons de la réformer : en tapant dessus, en dénonçant haut et fort ses péchés, 
en n'y voyant qu'un champ de ruines, pourri jusqu'à la moelle, qui ne mérite que la destruction, 
bref, au bout du compte, en la quittant pour aller tenter sa petite aventure de son côté avec ses potes.
Ou alors en priant pour elle, en prenant notre part de son fonctionnement, 
en se réformant soi-même pour ne pas aggraver les difficultés par des scandales, 
en l'aimant, malgré ses défauts, comme on aime une vieille maison, même si elle n'est pas parfaite. 
Je choisis la deuxième façon. 
Ce n'est pas en tapant sur l'oeuvre de Dieu qu'on va l'améliorer. 

vendredi 6 juillet 2018

Quand les fêtes du Seigneur, à commencer par la messe du dimanche, nous ennuient, 
que reste-t-il vraiment de l'amour de Dieu en nous ? 
Ne se réjouit-on pas naturellement des fêtes des gens que l'on aime sincèrement ? 
Ne prend-on pas plaisir à leur faire des cadeaux et à les voir heureux ?
Comment prétendre aimer Dieu, si tout ce qui vient de Lui nous ennuie et nous contrarie ? 

jeudi 5 juillet 2018

Annoncer la Parole de Dieu, c'est toujours difficile : 
personne n'aime se faire reprendre, personne n'aime les mauvaises nouvelles. 
Alors quand on doit dire que si on ne se convertit pas, 
si on ne choisit pas l'amour de Dieu par dessus-tout et de son prochain comme soi-même, 
on va se damner, c'est à dire passer notre éternité loin de Dieu parce qu'on l'aura méprisé sur terre,
c'est aussi compliqué pour celui qui le dit que pour celui qui l'entend.
Et pourtant il faut le dire, parce que c'est la vérité. 

mercredi 4 juillet 2018

Le péché, ça a l'air rigolo au début, sinon personne ne pècherait. 
Mais en fait, c'est comme un poison à retardement, 
et à terme, ça conduit à la tristesse, à la déprime, à la honte et au dégoût. 
Ça fait perdre la paix, l'espérance et la charité. 
Ça fait perdre la foi en Dieu et en l'amour humain. 
Ça isole et ça laisse un goût d'amertume, 
et plus on pèche pour se rassasier, plus on a faim et soif, 
parce qu'on ne se nourrit pas d'amour, mais d'un placebo toxique. 
Si tu ne luttes pas contre le péché par amour de Dieu, 
au moins lutte contre lui par amour de toi. 
Combien de temps le laisseras-tu te détruire et te désespérer ? 

mardi 3 juillet 2018

Aujourd'hui nous fêtons saint Thomas. Tu sais, celui qui a douté de la résurrection du Christ. Eh bien moi, Thomas, je l'aime bien. Parce que, grâce à lui, je sais que Jésus est vraiment ressuscité d'entre les morts, que ce n'était ni une hallucination collective, ni une imposture : Thomas a mis ses doigts dans les trous des clous, il a mis sa main dans son côté. Je ne vois pas comment on aurait pu le tromper, lui qui ne s'est pas contenté de prendre ses désirs pour des réalités.
Il y a quelques années circulaient des théories farfelues, qui disaient que la résurrection du Christ n'avait pas vraiment d'importance, qu'il soit réssuscité ou pas, bof, ça ne changeait pas grand chose à la validité de ses enseignements. Ha ! Quelle idiotie ! Comment !? La résurrection, pas importante ? Mais c'est la pierre angulaire de la révélation du Christ, des enseignements de Dieu, de la fondation de l'Eglise, et le fait le plus important, toutes catégories confondues, de l'intégralité de l'histoire humaine ! Un homme est ressuscité, pas d'une résurrection au rabais, une où on re-meurt après. Il était mort, bien mort à fond, on lui avait même mis un coup de lance dans le coeur pour être sûr qu'il ne faisait pas semblant, et il est ressuscité. Et d'une résurrection jamais vue ni avant ni après (à l'exception de la Très Sainte Vierge Marie) : oui, parfois, des gens reviennent à la vie. Mais comme ils étaient avant : ils mourront de nouveau, et leur corps n'a pas acquis de changement particulier. Jésus ressuscité, ça n'a rien à voir : son corps est à la fois le même, et plus vraiment. Il est à Emmaüs, et en même temps à Jérusalem. Il apparait et disparait. Cependant il peut manger et boire, et on peut mettre les doigts dans les trous de son supplice. On le reconnait, mais pas au premier abord, il faut qu'il se fasse reconnaître. Et un jour il monte au ciel, devant toute une foule. Non, la résurrection du Christ n'a rien à voir avec les "petites" résurrections, parce qu'elle mène non pas à un rétablissement de la vie d'avant, mais à la vie éternelle, la vie en Dieu. 
Cette résurrection, Jésus nous l'a promise à nous aussi, à toute personne de bonne volonté qui accepte d'aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, qui accepte de donner sa vie pour ceux qu'elle aime. À toi, à moi, à tous ceux que ça intéresse et qui s'efforcent de vivre en conformité avec leur foi. 
Merci, saint Thomas, d'avoir été difficile à convaincre. Ton doute a permis à ma foi d'être solidement enracinée sur la résurrection du Christ. Merci ! Et intercède pour nous. Amen.

lundi 2 juillet 2018

Suivre Jésus, c'est renoncer à soi-même. 
Rien d'étonnant, parce que c'est le coeur de son enseignement : 
qui veut garder sa vie pour soi la perdra, 
qui la donne la gagnera. 
Eh bien, donner sa vie pour le Christ 
vaut bien autant que la donner pour qui que ça soit d'autre, 
puisque c'est ça, la vocation chrétienne : 
apprendre à donner sa vie pour ceux qu'on aime. 

dimanche 1 juillet 2018

Bien sûr que Dieu n'aime pas la mort des êtres humains : 
il ne nous a pas créés pour nous voir disparaître, 
mais pour nous faire profiter d'une éternité d'amour. 
C'est pourquoi toute décision de mise à mort d'un être humain, 
fusse-t-il non encore né, malade ou très âgé,
est profondément en contradiction avec la volonté divine. 
En langage théologique, c'est ce qu'on appelle un péché mortel, 
parce que c'est un manque d'amour qui conduit à la mort 
non seulement la victime, qui y perdra son corps, 
mais aussi le bourreau, qui y perdra sa vie éternelle en présence de Dieu, 
qu'on appelle le paradis. 

samedi 30 juin 2018

Jésus a souvent parlé du lieu éternel où seront "les pleurs et les grincements de dents". 
N'en tenir aucun compte, professer "qu'on ira tous au paradis", c'est rejeter l'Evangile, 
parce qu'on l'ampute alors de la part de révélation qui ne nous arrange pas. 
Il est légitime de ne pas tout comprendre à l'Evangile,
mais pas de le trafiquer pour que tout ce qu'on n'en comprend pas ne nous dérange plus.

vendredi 29 juin 2018

Saint Pierre et Saint Paul avaient des origines, 
un caractère, une histoire personnelle, des qualités et des défauts, 
une mission et une compréhension du mystère du Christ
aussi différents qu'on peut l'imaginer. 
Mais ils ont tous deux donné leur vie pour l'annonce de l'Evangile : 
Pierre parce qu'il aimait Jésus de tout son coeur, 
Paul parce qu'il l'aimait de tout son esprit. 
C'est bien, qu'ils soient fêtés ensemble : 
ce qui compte, ce n'est pas notre origine, notre caractère ou notre formation, 
la vocation qui est la nôtre ou les erreurs qu'on a pu commettre. 
Non, ce qui est important, c'est ce qui nous unit et nous fait vivre :
l'amour du Christ, maintenant et pour l'éternité. 

jeudi 28 juin 2018

J'aime bien saint Irénée, entre autre parce qu'il a lancé l'idée
de faire sa généalogie d'ordination pour remonter au Christ. 
Intuition géniale ! 
Tout remonte au Christ, et c'est à Lui que nous devons toujours nous référer, 
car c'est Lui qui donne à tout prêtre, mais aussi à tout chrétien, sa légitimité. 
Sans Lui, nous ne pouvons rien faire, 
alors, tout ce que nous faisons de bien, c'est à Lui qu'il faut en rendre grâce.

mercredi 27 juin 2018

Tiens, c'est amusant, j'ai lu la biographie d'un célèbre auteur français, 
qui a reçu le prix nobel pour l'ensemble de son oeuvre
et une condamnation papale l'année suivante pour l'ensemble de son oeuvre. 
Il était, nous dit-on, considéré comme une autorité morale de premier ordre, 
alors qu'une de ses femmes a fait une tentative de suicide à cause de ses infidélités, 
et qu'une autre a réussi sa tentative, parce qu'il courait allègrement le jupon. 
Être quelqu'un de connu ne suffit pas à être quelqu'un de recommandable. 

mardi 26 juin 2018

Trouver le chemin qui conduit à la vie, 
chemin qui consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime, 
ce n'est déjà pas donné à tout le monde. 
Mais ceux qui le suivent, en vivant selon ce principe chaque jour, 
c'est encore plus rare. 
C'est que le péché, qui veut que l'on garde sa vie pour soi, 
est bien présent dans le monde, 
et il faut une confiance totale en Dieu pour s'en détourner. 

lundi 25 juin 2018

Pour entrer au paradis, il y a deux portes : 
la porte principale, celle réservée aux saints et aux martyrs, 
à ceux qui ont donné leur vie pour le Christ et pour leur prochain, 
aux disciples fidèles, assidus et en règle avec les enseignements du Christ. 
Eh puis il y a l'entrée des artistes. 
Celle qui ne juge pas ceux qui n'ont pas jugé, 
qui laisse entrer toute personne qui n'a jamais fermé son coeur à personne
et qui n'a jamais jugé son prochain. 
J'aimerais bien entrer par la porte principale. 
Mais, au cas où, il est prudent de se réserver la petite porte. 

dimanche 24 juin 2018

Jean-Baptiste est, selon Jésus, "le plus grand des enfants des femmes, 
et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui" (mt 11, 11).
Ah, mais c'est que c'est Jésus Christ qui nous sauve, par sa passion et sa croix, 
pas nos mérites, aussi grands soient-ils. 
Le salut vient du Christ, et de personne d'autre. Nul ne peut se sauver lui-même. 
Tu cherches le salut ? Alors, cherche le Christ. Puis suis-le. 
C'est lui le chemin, la vérité et la vie. 

samedi 23 juin 2018

Quel est, dans ma vie, le temps réel que je passe à rechercher le royaume de Dieu, 
à Le fréquenter à l'église, à prier, à lire Sa Parole, à recevoir Ses sacrements, etc..., 
par rapport au temps réel que je passe à m'occuper d'affaires matérielles, 
d'argent à gagner, de travail ou de loisirs à faire, de repos à m'accorder, etc... ? 
Le rapport entre ces deux temps me dit à quel point est étroit, pour moi, 
le chemin qui mène à Dieu, et large celui qui ne mène qu'au monde. 

vendredi 22 juin 2018

Nos actes d'amour véritables,  
chaque fois que nous avons donné de notre vie pour ceux que nous aimons, 
chaque fois que nous avons traité les autres comme on se traite soi-même, 
sont la seule chose qu'on emmènera au paradis. 
Il ne tient qu'à nous d'y entrer habillés de pied en cap, 
ou sans rien pour couvrir la nudité et la honte de nos péchés. 

jeudi 21 juin 2018

Dans le "Notre Père", après les demandes réservées à Dieu, 
on Lui demande de nous donner notre pain du jour, 
de remettre nos dettes (c'est à dire pardonner nos péchés), 
de ne pas nous laisser entrer en tentation (quelle que soit la meilleure traduction possible)
et de nous délivrer du mal. 
Jésus nous enseigne là ce qui est important et qui compte vraiment : 
être pardonnés de nos péchés et ne plus en commettre, pour échapper au mal(in). 
La partie "matérielle" est toute petite, juste donner de quoi manger pour aujourd'hui.
Dans notre vie, la chose importante n'est donc pas de posséder ou d'accumuler des choses,
mais de choisir Dieu et son règne en faisant sa volonté. 
C'est là que se trouve notre bien véritable et notre bonheur éternel. 

mercredi 20 juin 2018

Je pense que la désertion des églises vient en grande partie du fait 
qu'à un moment donné, il n'a plus été nécessaire socialement d'être vu à la messe dominicale, 
parce que la religion a été perçue comme obsolète, inutile, voire stupide. 
À une époque, pour inspirer la confiance de ses commensaux, il fallait s'y trouver. 
Puis c'est devenu plutôt le contraire, parce que les modes sont changeantes.
Alors, tous ceux qui ne pratiquaient que pour voir et être vus
on pu s'abstenir de continuer à le faire ici, 
le centre de gravité de la vie sociale s'étant déplacé je ne sais où. 
Je ne suis donc pas tellement certain que nous ayons perdu beaucoup de croyants convaincus, 
même s'il y en a, inévitablement, qui ont été emportés par les flots pour "faire comme tout le monde". 

mardi 19 juin 2018

Aimer son ennemi... 
Voilà la pierre d'achoppement du christianisme. 
Être chrétien, ce n'est pas être l'idiot du village, 
qui aime tout le monde, sans réfléchir, sans efforts, 
parce qu'il est fait comme ça. 
C'est accepter d'aimer son ennemi, 
de prier pour lui, d'intercéder pour son bien, 
de désirer son salut et son amitié. 
Ce n'est pas tant une affaire de coeur tendre, 
que d'esprit qui refuse de se laisser mener par le bout du nez par le péché. 

lundi 18 juin 2018

Combien de gens prêts à tuer pour acquérir ou protéger la possession d'argent ! 
L'argent est un moyen nécessaire pour vivre, 
mais il n'est pas la vie. 
Quand on confond le moyen et la fin, 
on n'arrive jamais au but. 
On reste à tournicoter, comme un chien qui court après sa queue, 
sur le chemin qui aurait pu nous y mener.