persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 15 juin 2017

Plus je suis prends de l'âge et plus je suis persuadé
que le christianisme ne peut, en aucun cas, être imposé à qui que ce soit.
La substantifique moëlle de l'enseignement du Christ est l'amour de Dieu et du prochain,
et comment aimer quand on y est forcé d'une manière ou d'une autre ?
L'amour ne peut être que librement consenti,
sans quoi il n'est plus qu'une coquille vide, que de l'hypocrisie.
Ainsi par exemple, vivre dans un pays dont les lois suivent la morale chrétienne,
c'est certes très confortable, mais ce n'est pas nécessairement parfait,
parce que tout le monde est obligé de s'y conformer, qu'ils soient d'accord avec ou pas,
et ça conduit plus souvent à une haine de la morale chrétienne et à un rejet de la religion
qu'à un amour spontané et sincère pour Dieu et pour son Eglise.
Notre royaume n'est pas de ce monde. 
Chercher à l'imposer à tous ici-bas est illusoire et contre-productif.

mercredi 14 juin 2017

Le rejet de ses propres péchés, fautes ou faiblesses, sur les autres,
remonte au péché originel :
c'est pas moi qu'a fait, c'est l'autre que tu as mis à mes côtés.
Autant dire que ce n'est pas vraiment une nouveauté.
Mais c'est étonnant, on a beau savoir que ça existe depuis toujours, 
ça reste choquant et désolant comme attitude.

mardi 13 juin 2017

L'ordre de la grâce,
c'est d'aimer d'abord Dieu,
puis son prochain,
puis soi-même.
L'ordre du péché,
c'est de s'aimer d'abord soi-même,
puis les autres s'ils me servent à quelque chose,
puis de faire appel à Dieu quand je n'ai vraiment plus aucune autre solution.
La vie chrétienne,
c'est apprendre à passer de l'ordre du péché à l'ordre de la grâce,
jour après jour, petit à petit, dans notre façon de penser et d'agir, 
jusqu'à ce que l'ordre de la grâce nous devienne plus naturel que celui du péché.

lundi 12 juin 2017

Je sais que les enfants sont, pour beaucoup de personnes,
une gêne pendant la messe, surtout quand leurs parents les laissent faire n'importe quoi.
Cependant, il faut garder à l'esprit que la vie est bruyante, c'est comme ça.
La mort, elle, est silencieuse et donne toutes les apparences d'un grand recueillement.
Mais à choisir, je préfère la vie de beaucoup de petits enfants dans mes églises,
plutôt que de n'entendre que le gnic gnic gnic harmonieux des déambulateurs 
et le craquement discret des rhumatismes.

dimanche 11 juin 2017

On me demande parfois à partir de quel âge on peut emmener les enfants à la messe.
Eh bien, le plus tôt est le mieux.
On n'a pas besoin de savoir parler pour ressentir,
et les bébés sont plus aptes que nous à sentir et absorber la présence de Dieu.
Ce qui nous est invisible est souvent évident pour eux,
et plus on entre tôt à l'église et au coeur des communautés chrétiennes, 
plus on est chez soi, toute notre vie, dès qu'on rentre dans une église, où qu'elle soit.

samedi 10 juin 2017

L'argent est, comme le disait Jésus, un maître puissant
pour ceux qui mettent en lui leur confiance,
au point de devenir, pour beaucoup,
le dieu en qui ils espèrent pour les délivrer de tout mal.
Hélas, un compte en banque, même caché dans un paradis fiscal,
n'a jamais libéré personne de la mort, 
pas plus que n'importe quel autre faux dieu.

vendredi 9 juin 2017

Dans une époque où le sens du sacré a quasiment disparu,
je me demande s'il est bon de laisser les églises
continuer à être utilisées pour autre chose que pour le culte.
Je suis bien placé pour savoir qu'elles ont souvent une bonne acoustique,
mais je me demande depuis quelque temps si les concerts à l'église,
en particulier ceux qui n'ont rien de religieux (ou pas de la même religion) 
ne contribuent pas à désacraliser le peu d'espace réservé à Dieu qu'il nous reste.

jeudi 8 juin 2017

Le jour où on va casser notre pipe, on va entendre la voix de Dieu qui va nous poser une question, une seule : "est-ce que tu m'aimes ?". Alors bon, autant le savoir, la bonne réponse c'est "oui". C'est ça la clé pour entrer au paradis, parce que Dieu est Amour, et seul l'amour l'intéresse. Si on répond bien oui, Il va nous dire : "tu prétends m'aimer, moi que tu n'as jamais vu ? Commençons par voir si tu as déjà été capable d'aimer ceux que tu as croisé au long de ta vie."
Et il va ouvrir le livre de notre vie où on va vérifier, de notre premier à notre dernier jour, si on a accepté d'aimer ou rejeté l'amour. Attention, l'amour, selon la nouvelle définition qu'en a donné Jésus, ça consiste à "donner sa vie pour ceux qu'on aime", pas juste à éprouver les sentiments que notre instinct animal nous dicte.
Dans le livre de notre vie, il y aura à boire et à manger. Est-ce qu'on a aimé des gens ? Ben oui quand même, on n'est pas des sauvages. Il y a bien des gens pour lesquels on aura donné du temps, des services, des visites, de l'argent, de l'écoute, de la patience, du pardon, etc etc... Mais est-ce qu'on a aimé tout le monde, tout le temps, tout au long de notre vie ? Mh. Rien n'est moins sûr. Donner sa vie pour un homme de bien, peut-être qu'on pourrait le faire. Mais pour tout le monde ? Même pour ceux qui ne nous aiment pas ? Qui nous ont persécuté ou pourri la vie ? Rien n'est moins sûr. Cependant, il vaudrait mieux qu'on s'y soit efforcé quand même, parce qu'on ne sait pas qui il y a, au paradis. Et s'il y a ne serait-ce qu'une personne qu'on n'aime pas, voire qu'on déteste absolument, on va l'entendre crier de l'intérieur : "ne le laisse pas entrer celui-ci, il me hait !".
Ah, c'est que Dieu prend soin de ceux qui l'ont choisi et qui ont passé l'épreuve de l'amour avec courage. Il n'est pas fou, il ne va pas laisser entrer pour l'éternité un loup au milieu des brebis. C'est pour ça qu'il faut, sur terre, apprendre à aimer tout le monde, parce que c'est avec des gens qu'on n'a pas choisis qu'on devra vivre, au paradis, sans guerres, haine, rancoeur ou jalousies, vengeances ni violence. 
 Jésus nous a laissé un seul commandement, pour qu'on ne l'oublie pas : "tu aimeras Dieu par-dessus tout (...) et ton prochain comme toi-même". C'est le commandement qui a droit de cité au paradis. Et tout la vie chrétienne consiste à apprendre à le mettre en pratique afin que, ce jour où Dieu nous demandera : "est-ce que tu m'aimes ?", notre oui soit oui, et que nous entendions alors les plus belles paroles de notre vie : "très bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître !"

mercredi 7 juin 2017

La grâce surnaturelle envoyée par Dieu n'est pas destinée
à réparer tout ce qu'on fait de travers par plaisir, bêtise ou j'm'enfoutisme.
Ainsi, quand on est malade, avant de chercher des causes surnaturelles
ou de prier pour être guéri miraculeusement,
il faut commencer par aller voir un docteur et par accepter de se soigner.
Si ça ne suffit pas, alors d'accord, on peut faire appel à Dieu.
Mais commencer par ça avant d'avoir fait ce qui est humainement possible 
n'est pas un signe de foi mais de rejet de ses responsabilités sur Dieu.

mardi 6 juin 2017

Pour que la justice humaine fasse bien son travail
et qu'on puisse avoir confiance en elle,
il faudrait que ceux qui y travaillent soient incorruptibles,
c'est à dire insensibles aux pressions comme aux honneurs,
honnêtes, pleins de force et de courage, travailleurs,
indépendants, amis de la vérité, bienveillants mais fermes,
et conscients du fait qu'ils seront jugés sur leur travail
et que leur vie éternelle en dépend.
Autant dire que ce n'est pas demain la veille qu'on pourra lui faire confiance.

lundi 5 juin 2017

Ça me fait rire, les gens qui disent que le mariage a été inventé
quand on ne vivait qu'une trentaine d'années, ce qui fait que c'était supportable,
mais que maintenant qu'on vit 90 ans ce n'est plus réaliste.
Quand on aime quelqu'un de tout son coeur, le temps est toujours trop court, 
et mille ans sont comme un jour.

dimanche 4 juin 2017

Quand on rejette l'amour, on rejette Dieu, qu'on en ait conscience ou pas.
Pour renouer la relation, il ne suffit pas de le décider tout seul, 
encore faut-il se faire pardonner par celui qu'on a offensé.

samedi 3 juin 2017

Il m'arrive souvent de dire, pendant les baptêmes,
que tant qu'on n'est pas confirmé on n'est pas fini, quand on est chrétien,
parce que ça fait partie des sacrements d'initiation.
Une maman qui n'avait pas fait sa confirmation a été vexée,
du coup elle a demandé à être confirmée, ce qui s'est fait l'année suivante.
Comme quoi, il faut dire les choses comme elles sont :
si ça peut aider les gens à vivre en chrétiens, ne serait-ce que par amour propre, 
alors ça vaut la peine.

vendredi 2 juin 2017

Je ne sais pas pourquoi les chrétiens pratiquants ont souvent
une sorte de bienveillance paternaliste envers ceux qui ne pratiquent pas,
au point parfois de changer l'Evangile
pour que même ceux qui ne manifestent aucun amour de Dieu devant les hommes
soient sauvés sans que ça pose le moindre problème théologique.
Aller à la messe n'est pas réservé à une catégorie de gens
qui feraient partie d'une élite intellectuelle ou sociale.
Ça ne demande aucune qualification particulière, aucun niveau de vie spécial,
au contraire, c'est ouvert à tous, sans distinctions d'âge, de sexe, de race,
de revenus, de richesse, de travail, d'origine, de niveau d'études ou social, etc etc...
Alors, que ça n'intéresse pas de nombreux chrétiens qui "n'ont pas que ça à faire",
d'accord.
Mais que cette attitude, quelle que soit l'excuse invoquée pour la justifier,
soit considérée comme normale, facilement excusable ou sans importance,
non.
Jésus nous dit qu' "aimer Dieu par-dessus tout" est le premier commandement.
Comment puis-je affirmer que je le mets en pratique, quand je ne trouve jamais le temps 
ne serait-ce que d'assister à la messe, au minimum, chaque dimanche ou samedi soir?

jeudi 1 juin 2017

Le temps libre n'est pas nécessairement du temps perdu. 
C'est une source inépuisable d'imagination.

mercredi 31 mai 2017

En parlant à son Père, Jésus dit :
"tout ce qui est à moi est à toi",
parce que tous ceux qui lui appartiennent,
qui mettent en pratique ses commandements,
en lui étant fidèles sont fidèles à Dieu.
Et "tout ce qui est à toi est à moi",
parce que tous ceux qui sont fidèles à Dieu
comme lui-même l'a été, en donnant sa vie pour nous,
Dieu leur donnera la réssurection 
comme il l'a donnée à son Fils bien-aimé.

mardi 30 mai 2017

On ne comprend pas toujours la même chose en lisant la Parole de Dieu
selon la période de notre vie à laquelle on la lit.
Ce n'est pas que la Parole change, encore qu'elle est vivante,
mais c'est notre disponibilité à l'entendre qui varie.
Plus on est disposé à écouter ce qu'elle a à nous dire sans préjugés, 
plus on comprend facilement ce qui était sous notre nez depuis toujours.

lundi 29 mai 2017

Il est bon, de temps en temps, comme les disciples avec Jésus,
de partir à l'écart, dans la montagne, pour passer du temps gratuit avec Dieu.
C'est pour ça que j'aime aller à Lourdes chaque année, en pélerinage privé,
pour passer quelques jours exclusivment consacrés à Dieu,
mais aussi pour vivre plongé, toute cette semaine,
au milieu de chrétiens qui n'ont pas peur de vivre leur foi au grand jour,
de prier ensemble, en public, simplement, entre frères et soeurs du Christ. 
Que ça fait du bien, ce petit échantillon gratuit de ce que sera la vie éternelle !

dimanche 28 mai 2017

Il y a, dans la vie, des choses qui se passent principalement dans notre tête :
l'estime de soi, le ressenti du bonheur, les sentiments, les intentions, etc...
Le christianisme, lui, est bien concret.
Il se vit en communauté, il se nourrit des sacrements, il produit des fruits de don de soi.
S'il n'est actif que dans notre tête, alors c'est que notre christianisme n'est qu'un rêve,
pas une réalité,
et dans ce cas notre résurrection risque bien de ne rester qu'un rêve, elle aussi, 
pas une réalité.

samedi 27 mai 2017

Il m'est arrivé de temps en temps que des gens me reprochent des homélies,
en disant que c'était nul, faux, etc.
Quand j'étais gamin, on avait un curé qui ne savait pas prêcher.
C'était long, ennuyeux, sans intérêt, on avait l'impression qu'il était perdu.
Je me suis dit, à dix ans, que je pourrais faire mieux que ça.
Bien.
Je suis devenu prêtre.
Parce que faire des reproches ou dire qu'on peut mieux faire, c'est simple.
Mais après, il faut le faire, sinon ce n'était que de la critique facile.
J'aimerais que les gens qui n'aiment ni ce que je dis ni ce que j'écris fassent mieux.
Je serais positivement ravi qu'on soit plus nombreux à prêcher la parole de Dieu,
à enseigner le salut au monde et à montrer le chemin qui mène au ciel.
Je ne doute pas que d'autres puissent faire mieux que moi, et je m'en réjouis, vraiment.
Mais il faut qu'ils le fassent. 
On n'est jamais assez pour annoncer la Bonne Nouvelle de la résurrection et du salut.