persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 5 novembre 2025

On m'a fait remarquer un jour que je semblais faire la morale, 

et dans la bouche de celui qui me le disait, on aurait dit que je commettais une abomination. 

Mais j'espère bien faire la morale ! La morale chrétienne, c'est l'imitation du Christ. 

Si les prêtres ne peuvent plus enseigner au peuple chrétien comment imiter notre Seigneur, 

alors autant qu'ils se recyclent dans un corps de métier où on peut retourner sa veste aisément. 

La morale n'est pas un gros mot, ce n'est pas un abus épouvantable, 

ce n'est pas une manifestation d'orgueil ou de supériorité, bien au contraire, 

il faut beaucoup d'humilité pour accepter de reconnaître que notre manière d'agir et de penser

puisse être mauvaise parce qu'infidèles aux faits, gestes et enseignements du Christ. 

Et quand on explique aux autres ce qui est fidèle ou non au Christ, c'est une épée à deux tranchants, 

on s'expose soi-même devant Dieu a être jugé sur les mêmes critères, 

parce qu'on ne pourra pas plaider l'ignorance, puisqu'on prévient les autres des conséquences. 

mardi 4 novembre 2025

S'il est vrai qu'il n'y a qu'un seul Dieu, 

il n'est pas vrai en revanche que nous en ayons tous la même définition. 

Or c'est important, parce que la morale de chaque religion dépend de l'idée que nous avons de Dieu.

Seul le christianisme définit Dieu comme "Amour", et n'a donc, comme commandement essentiel, 

en toute logique, que celui de l'amour de Dieu et du prochain comme soi-même. 

Ça ne veut pas dire que nous soyons meilleurs ou que nous agissions mieux que les autres, hélas,

mais au moins, quand nous n'aimons pas ou, pire encore, quand nous faisons souffrir les autres, 

à tout le moins nous savons parfaitement que nous agissons mal. 

Nous n'avons pas l'illusion que Dieu puisse se réjouir de notre méchanceté ni qu'il l'approuve, 

et encore moins que l'on puisse être un bon chrétien avec ce genre d'attitude

qui renie Dieu et tout ce qu'il nous a enseigné par Jésus Christ notre Seigneur.  

lundi 3 novembre 2025

C'est à cause de notre incapacité à aimer parfaitement

que nous sommes aussi incapables de comprendre Dieu.

Il est amour, et l'amour parfait nous est parfaitement étranger. 

Mais pas pour toujours. Quand nous le verrons, nous deviendrons tel qu'il est, 

et alors, nous le comprendrons enfin, toujours plus et toujours mieux, pour l'éternité. 

dimanche 2 novembre 2025

La victoire du diable et de son instrument, le péché, c'est de nous donner la mort.

On sait donc de quel bord vient ce qui est en faveur de la mort, 

qui milite pour la donner ou qui la donne volontairement, du coup, soit dit en passant. 

La victoire de Dieu, c'est de nous donner la vie. 

Tout d'abord en nous ayant donnée l'être et l'existence, 

mais aussi en nous donnant la résurrection et l'accès à la vie éternelle en sa présence, 

si nous le voulons, c'est à dire si nous acceptons de l'aimer par-dessus tout 

et de nous aimer en donnant notre vie les uns pour les autres. 

samedi 1 novembre 2025

 Nous fêtons aujourd'hui la Toussaint, la fête de tous les saints. Suffit-il d'être mort pour être saint ? Bien sûr que non, sinon d'ailleurs, nous n'aurions aucune raison de fêter, le jour suivant, la fête des morts. Mais alors, que faut-il faire pour obtenir la sainteté, et déjà, pour commencer, est-ce que ce n'est pas un peu prétentieux de la rechercher ? Alors être saint, ça veut dire ni plus ni moins que vivre avec Dieu, qui seul est saint, pour l'éternité. C'est, en réalité, ce que recherchent tous les chrétiens ou, au moins, ce qu'ils devraient rechercher. Parce que l'éternité, quand même, ça dure longtemps, alors ça vaut la peine de la passer avec Dieu plutôt que sans lui. En effet, comme Dieu est Amour, vivre sans Dieu ça signifie aussi vivre sans amour, sans personne autour de soi qu'on aime et qui nous aime, et franchement, si on doit passer notre éternité dans cette condition misérable, il vaudrait mieux ne pas être venus au monde. Mais alors, comment on devient saint ? En allant à la messe ? En priant toute la journée ? Aller à la messe et prier, ce n'est pas contraire à la sainteté, encore heureux. Mais c'est un moyen pour une fin. La finalité de la vie chrétienne, en effet, c'est de nous apprendre à aimer, et de nous donner les moyens de le faire le plus parfaitement possible. Aimer, nous a enseigné Jésus, ça veut dire donner sa vie pour les personnes qui vivent autour de nous. Ce n'est pas si facile, surtout quand certaines de ces personnes ne sont pas aimables du tout, ou qu'on estime n'avoir rien en commun avec elles. Et pourtant, s'il faut passer notre éternité ensemble, autant commencer à s'habituer dès ici-bas. Le truc, en fait, c'est de s'efforcer de traiter tout le monde (et je dis bien : tout le monde) avec le même amour avec lequel on se traite soi-même. La même bienveillance. La même tendresse. La même générosité. La même compréhension. Le même pardon envers les erreurs, etc etc... Et si jamais je traite mal les autres, très bien, d'accord, mais alors je dois me traiter moi-même avec les mêmes critères, la même rigueur, les mêmes exigences, la même dureté ou méchanceté, etc etc... Bref, il s'agit de ne faire qu'un avec tout le monde, comme Jésus avec le Père ne font qu'un. Dans la mesure où nous nous aimons les uns les autres, nous sommes sur la voie de la sainteté. Si nous les détestons, comme ça rend la vie impossible, même à nous, alors il ne faut pas se faire d'illusions : nous n'entrerons pas, en l'état, si nous ne convertissons pas, dans le Royaume de Dieu. Ce serait dommage, car Dieu nous a  pourtant créés pour lui, et pour rien d'autre. 

vendredi 31 octobre 2025

Je comprends qu'on puisse être tenté de ne faire appel à Dieu que quand on est dans la mouise, 

parce que quand tout va bien, quel besoin aurait-on d'aller à l'église ou de prier, n'est-ce pas ?

Mais si on traite nos amis de la même façon, 

ne les appelant que quand on a quelque chose à leur demander, 

il ne faut pas s'étonner qu'ils soient peu nombreux 

et que nos appels ne suscitent pas chez eux un enthousiasme débordant 

mais plutôt, en guise d'introduction, des remarques du genre : "tiens, de quoi t'as besoin aujourd'hui ?" 

jeudi 30 octobre 2025

Un synode, ce sont des gens qui se réunissent pour marcher ensemble vers le Christ 

et chercher comment lui être plus fidèles en actualisant ses enseignements dans notre vie.

Ce n'est pas une sorte de démocratie qui ne dit pas son nom, où la parole de n'importe qui

aurait par définition la même valeur que la parole même de Jésus, de ses apôtres ou des saints, 

et où on pourrait discuter avec les enseignements du Fils de Dieu pour décider si on les garde ou pas, 

si on est ses fidèles ou si c'est lui qui doit se convertir et accepter ce qu'on a décidé entre nous. 

mercredi 29 octobre 2025

Je reste persuadé que, quand un prêtre est nommé à un poste qui n'est pas fait pour lui, 

la responsabilité repose sur les personnes qui ont décidé de le mettre là, pas sur lui. 

C'est sans doute l'influence de Saint-Exupéry dans le Petit Prince, 

avec son histoire de colonel qui demande à un soldat de se transformer en papillon 

pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté des lignes : 

si le soldat n'obéit pas, ce n'est pas de la mauvaise volonté, 

mais il n'est pas un papillon et ne peut pas le devenir, même par obéissance. 

mardi 28 octobre 2025

Jésus a fait beaucoup de miracles pendant les trois ans de sa vie publique, 

parce que c'était le signe de reconnaissance qui devait permettre d'identifier le messie.

Mais à nous, ce ne sont plus des miracles passagers qu'il donne, 

mais l'entrée dans la vie éternelle. 

Ça peut nous sembler moins intéressant, 

dans la mesure où ça ne résoud pas nos petits problèmes courants, 

et pourtant, vraiment, sans le moindre doute, c'est un don infiniment supérieur

à tous les miracles qui ne passent pas la porte de la mort. 

lundi 27 octobre 2025

Savoir reconnaître quand quelqu'un agit bien, ce n'est pas si simple que ça en a l'air.

Si c'est un ennemi, ou quelqu'un qu'on n'aime pas, qui ne pense pas comme nous, 

ne vote pas pareil, s'habille autrement, a une tête bizarre, ou ne nous convient pas tout simplement, 

comme il est difficile de le féliciter s'il dit une parole de sagesse ou agit pour le bien ! 

Il faut se méfier de nous-mêmes. Pour avoir été incapables de voir le bien que faisait Jésus, 

ceux qui le détestaient continuent d'être mal vus encore 2000 ans plus tard. 

dimanche 26 octobre 2025

L'entrée dans son Royaume, c'est un cadeau que Dieu nous fait parce qu'il nous aime, 

ce n'est pas un dû qu'on aurait mérité de quelque façon que ce soit. 

C'est parce que Dieu nous aime et que nous l'aimons, que nous venons à lui à la messe, 

ce n'est pas un troc du genre : "je viens à ton truc mais en échange tu me fais entrer au paradis", 

ce qui serait tout de même extrêmement mesquin, il faut bien le dire. 

samedi 25 octobre 2025

L'avertissement de saint Paul est sévère : 

"celui qui n'a pas l'esprit du Christ ne lui appartient pas". 

Autrement dit, celui qui n'a pas reçu le baptême et n'a pas été configuré au Christ

n'appartient pas au Royaume des Cieux dont Jésus ressuscité est libre de disposer à sa guise.

En même temps, si on était attentifs aux textes du baptême, on le saurait déjà. 

Par le baptême, nous devenons "prêtres, prophètes et rois", 

c'est à dire, en ce qui concerne "roi", héritier du Royaume des Cieux, autrement appelé le paradis. 

Ce n'est quand même pas si difficile de faire recevoir le baptême à ses enfants. 

Les en priver pour ensuite se plaindre que Jésus ait mis cette condition pour qu'ils entrent au paradis, 

ça ne tient pas la route. Il fait quand même bien ce qu'il veut chez lui, sérieusement. 

On devrait déjà être bien contents que la condition pour y entrer 

soit si simple à obtenir aux hommes et aux femmes de bonne volonté. 

vendredi 24 octobre 2025

À part ceux qui cherchent à inspirer la peur faute de pouvoir inspirer le respect, 

la plupart de ceux qui font le mal ne se définissent pas eux-mêmes comme mauvais.

Tout le monde pense faire ce qui lui convient le mieux, quelle que soit son attitude.

Ce n'est que parce que nous avons une référence absolue, la Parole de Dieu, 

que nous, chrétiens, avons des idées claires sur ce qui est bien ou mal.

Sans cet enseignement divin, sans sa connaissance et l'effort de sa mise en pratique, 

bien malin qui est capable de dénouer sans se tromper ce qui est vraiment bon ou mauvais.

jeudi 23 octobre 2025

La vie éternelle est un don gratuit de Dieu, nous n'avons pas à l'obtenir par un troc quelconque.

Il suffit de l'accepter en suivant le mode d'emploi que nous a laissé le Christ, 

à savoir accepter le baptême pour recevoir la nouvelle naissance qui nous donne l'Esprit Saint, 

et communier car "qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, 

et moi je le ressusciterai au dernier jour", nous affirme Jésus.

mercredi 22 octobre 2025

Soit nous sommes esclaves du péché, soit nous sommes esclaves de la justice de Dieu.

Bon, nous sommes esclaves, quoi, enfin en tous cas c'est comme ça que saint Paul voit les choses.

Mais il y a une différence : l'esclavage du péché se fait contre notre volonté, 

parce que plus on pèche, plus on perd notre liberté et le choix de faire autrement. 

Mais l'esclavage de la justice non seulement ne nous fait pas perdre notre volonté, 

mais il a même totalement besoin d'elle, parce que l'amour, pour être vrai, ne peut qu'être libre. 

Ainsi, si l'on utilise le même mot, la réalité qu'il recouvre n'est pas identique. 

Par esclavage, on ne parle pas nécessairement de privation de liberté, qui ne vaut que pour le mal, 

mais de cohérence entre ce que l'on prétend servir et notre manière d'agir : 

il s'agit d'un engagement de toute la vie, pas juste de paroles en l'air. 

Choisir Dieu, c'est aussi choisir d'agir comme il nous a appris à le faire, 

en faisant passer l'amour de Dieu et du prochain avant l'amour de soi. 

C'est en ça que Paul parle d'esclavage de la justice de Dieu. 

C'est juste une métaphore, en fait. On ne perd rien à se mettre au service de Dieu : 

c'est même le seul chemin qui mène à la liberté véritable. 

mardi 21 octobre 2025

Sans justice, il n'y a pas d'amour possible, 

pour nous comme pour Dieu. 

C'est pour ça que demander pardon pour nos péchés 

ne suffit pas à nous faire entrer directement au paradis, 

il faut aussi en réparer les conséquences, quel qu'en soit le prix, 

soit ici-bas, ce qui est infiniment préférable, soit au purgatoire.

lundi 20 octobre 2025

Seul Dieu sait avec quels handicaps chacun de nous est venu au monde. 

Nous avons tous deux ou trois gros défauts, différents pour chacun, certains visibles, d'autres non, 

qui nous poursuivent tout au long de notre vie et cherchent à nous éloigner de Dieu. 

C'est pour ça que le diable est notre accusateur, lui qui se sert de ces défauts pour nous attirer à lui,

et que le Saint Esprit est notre avocat, lui qui connait les faiblesses de chacun d'entre nous. 

La justice de Dieu, c'est de vouloir notre salut, en tenant compte de nos défauts, 

de nos luttes pour lui demeurer le plus fidèles que nous pouvons, et des tentations du démon. 

Lui seul est le juste juge et, il faut bien le dire, il est partial, il veut tous nous sauver, 

il nous aime quoi que nous fassions, ouf, tant mieux pour nous.

Il a juste besoin de notre bonne volonté et que nous acceptions son pardon, 

et de payer le prix de la réparation du mal que nous avons fait, 

chaque fois que nous nous sommes laissés éloigner de lui. 

Notre retour ne peut se faire sans que nous le voulions, 

et notre bonne volonté est tout ce qu'il nous demande. 

dimanche 19 octobre 2025

J'ai remarqué un truc : les épreuves et la maladie, ça assouplit le caractère. 

Je ne dis pas qu'il faille rechercher ni l'un ni l'autre, ce qui serait du masochisme. 

Juste que quand ça nous tombe dessus, 

ça nous aide à relativiser ce qui est important et ce qui ne l'est pas. 

Et si on était obnubilé par des agacements et des énervements sur des choses de peu d'importance, 

on rééquilibre un peu nos motifs de contrariétés, 

et on n'a pas d'autre choix que d'apprendre la patience pour les supporter.

samedi 18 octobre 2025

L'action sans contemplation risque vite de devenir de l'activisme.

La contemplation sans action risque vite de devenir une fuite du monde. 

Ora et labora. Ça fait bien longtemps que l'équilibre a été trouvé. 

Il ne reste plus qu'à s'efforcer de le vivre. 

vendredi 17 octobre 2025

Si notre foi n'est ancrée que dans notre cerveau, parce qu'on connaît la Parole de Dieu, 

qu'on fréquente, même assidûment, sa liturgie, ses sacrements, les enseignements de l'Église etc..., 

mais qu'on ne le pratique pas dans la partie de notre vie qui se passe en dehors de l'église, 

dans nos décisions, notre façon d'agir, dans un exercice journalier de la charité et du service, 

en particulier des malades, des pauvres, des prisonniers ou de toute personne dans le besoin, 

alors il ne faut pas s'étonner si, devant l'épreuve, cette foi purement cérébrale vacille. 

Elle est comme un esprit qui serait séparé de son corps au lieu de lui être uni : 

en langage commun, on appelle ça un fantôme, pas une personne vivante et en bonne santé.