persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 22 mai 2026

L'évangile du jour nous fait vivre l'élection par Jésus du premier pape. Jésus a toujours voulu que des hommes (pas au sens générique, au sens propre) s'occupent de fonder son Église. Lui-même ne s'en est pas du tout occupé. Avant de commencer à prêcher, il envoie 72 disciples prévenir les villes et les villages où il a l'intention d'aller. Au moment de la multiplication des pains, sur la montagne, il dit aux apôtres : donnez-leur vous-même à manger. Il ne leur a pas laissé d'autres instructions que celle-ci avant l'Ascension : allez par toute la terre, annoncez l'évangile, et baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Il leur a aussi confié les clés du paradis : tout ce que vous délierez sur cette terre sera délié dans les cieux, tout ce que vous lierez sera lié dans les cieux. C'est un peu vague, comme indications. Pas de missel tombé du ciel, pas de droit canonique prémâché, pas de livres de théologie recommandés. "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés", voilà tout. Débrouillez-vous avec ça. Or donc, il a confié l'Église à des hommes et, pour la fonder, à un homme en particulier : Simon, qu'il renommera Pierre (prénom inédit à l'époque, ce serait comme appeler un enfant "caillou" aujourd'hui). Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Et nous voici donc à l'examen final. "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ?". "Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais, je t'aime".  Le tout répété trois fois, parce que Pierre est un brin obtus, il lui faut toujours trois fois pour bien comprendre. Je pense que c'est la même question qui nous attend le jour où Jésus nous fera passer l'examen d'entrée au paradis : "est-ce que tu m'aimes ?". La bonne réponse, c'est oui. Encore faudra-t-il que ce soit vrai, car devant Dieu, on ne peut pas mentir, nous ne pourrons dire que la vérité la plus profondément ancrée en nous. Mais revenons à Pierre. C'est sur lui que Jésus fonde son Église, et la suite est laissée, en toute logique, au jugement de Pierre. Il lui a fait confiance, ce n'est pas pour l'enlever dès que Pierre prend une décision. Tout au plus lui explique-t-il, par des visions s'il le faut, quelles erreurs d'attitude il a parfois commises. Mais depuis lors il est inutile de se demander quelle est l'Église du Christ, celle qu'il a fondée. Ton Église a un successeur de Pierre à sa tête ? Alors la volonté de Jésus est respectée. Elle ne l'a pas ? Alors on entre dans l'expérimental, l'hasardeux, le pari risqué. Chacun fait ce qu'il veut, ce qu'il peut surtout, mais la volonté du Père, le Fils nous l'a fait connaître. On ne peut plus l'ignorer comme si ce n'était qu'un détail sans importance.