persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 3 août 2017

On dit qu'on reconnait ses vrais amis quand on est dans le besoin.
D'accord. Mais pas que.
Un vrai ami, c'est aussi quelqu'un qu'on fréquente quand on n'a besoin de rien,
qu'on appelle pour avoir des nouvelles gratuitement,
avec qui on passe du temps libre et des bons moments, 
à qui on peut tout dire sans crainte que ça se retourne contre nous.  
Bref c'est quelqu'un qu'on aime et qui nous aime,
et pas seulement quand ça va mal.

mercredi 2 août 2017

Dans les séminaires espagnols, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend des manuels, et on a une formation théologique en béton.
On peut donner la définition précise de n'importe quelle notion religieuse,
et on maîtrise les Saintes Ecritures, la Tradition et le Magistère.
En revanche, pour ce qui est de la casuistique, du cas par cas,
rien ou pas grand chose.
Dans les séminaires français, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend à penser par soi-même, la casuistique, la logique,
la morale spéciale (c'est à dire au cas par cas),
et on a une formation cartésienne en béton.
En revanche, pour ce qui est de l'assimilation des définitions théologiques,
ça laisse sérieusement à désirer : rares sont les jeunes prêtres
capables de donner une définition claire et nette du péché mortel, par exemple.
Je rêve d'une formation où les deux spécialités seraient réunies :
maîtriser sur le bout des doigts les manuels et les dictionnaires,
et savoir mettre cette connaissance au service
de la personne concrète qu'on a en face de soi, par une adaptation nécessaire,
juste et finement réglée selon les cas particuliers.

mardi 1 août 2017

Prudence, Justice, Force, Tempérance...
Ah, si on s'efforçait de vivre chaque jour les vertus cardinales,
comme le choix de vivre selon les préceptes du Christ en serait facilité !

lundi 31 juillet 2017

Le matin, on pense à tout un tas de choses.
Les infos, la météo, le travail, les problèmes,
ce qu'on va gagner, ce qu'on va dépenser, les courses à faire,
les douleurs, ce qu'on va regarder à la télé, etc etc...
Si au lieu de ça on s'habituait à penser à qui on va aimer aujourd'hui,
avec qui on va être généreux, patient, attentif, à l'écoute,
qui on va pardonner, aider, avec qui on va être généreux ou délicat,
traiter comme soi-même, de qui on va prendre des nouvelles, etc...
alors on serait sur la bonne voie pour parvenir à la sainteté.

dimanche 30 juillet 2017

Qu'il est agréable de discuter avec quelqu'un qui n'est pas borné,
qui ne se cache pas derrière des banalités ou des préjugés,
mais accepte de réfléchir et de changer d'idée
si elle considère que c'est justifié et logique.
Bien sûr, il faut avoir soi-même une attitude identique,
sinon aucune discussion constructive n'est envisageable.


samedi 29 juillet 2017

Moins on a de besoins, plus on est riche.

vendredi 28 juillet 2017

Ceux qui attendent de l'autre qu'il fasse leur bonheur
ne devraient pas se marier :
un égoïsme à deux, ça trouve très vite ses limites.
Le mariage, c'est quand chacun des deux
veut le bonheur de l'autre.
Le mariage parfait, quand chacun veut le bonheur de l'autre
avec la même intensité et le même engagement,
en donnant sa vie chaque jour et en étant prêt à le faire jusqu'à sa mort
dans une réciprocité complète.


jeudi 27 juillet 2017

Lors de ma formation de pilote d'ulm,
j'ai appris à faire la distinction entre les angoisses justifiées
et celles qui ne sont que le fruit de notre imagination.
C'est quelque chose de très utile dans la vie de tous les jours.
Certaines angoisses proviennent de risques réels,
que l'on peut minimiser en faisant toutes les vérifications nécessaires
avant de se lancer dans quoi que ce soit.
D'autres viennent uniquement de l'habitude d'imaginer le pire,
et ne sont basées sur rien d'autre que ce qu'on appelle la "loi de Murphy",
qui dit que tout ce qui peut mal se passer va mal se passer.
Seulement, si on base nos décisions sur cette "loi",
alors on n'ose même plus sortir de chez soi et on ne fait plus rien dans la vie.

mercredi 26 juillet 2017

Je déteste la mièvrerie chez les chrétiens :
ça donne l'impression que, pour être chrétien,
il faut être un peu simplet, un peu nunuche,
ce qui est loin d'être la vérité,
le christianisme demande au contraire une très grande force d'âme.
Mais je déteste aussi la méchanceté :
un païen méchant, bon, il ne connait pas le Christ, alors pourquoi pas.
Mais un chrétien méchant, envers qui que ce soit,
mais plus encore envers un frère chrétien,
c'est une abomination parce que ça décourage de suivre le Christ,
et ça fait du mal bien au-delà de ce qu'on peut imaginer.



mardi 25 juillet 2017

Je plains les gens qui ont un complexe d'infériorité.
Ils sont jaloux et envieux de tout le monde
et se sentent toujours obligés de justifier leur existence.
Je plains aussi ceux qui ont un complexe de supériorité.
Même quand tout le monde se moque d'eux ouvertement,
ils sont incapables de comprendre que c'est à cause d'eux
parce qu'ils sont pompeux, ridicules et souvent infantiles.

lundi 24 juillet 2017

On a autorité que sur les gens qui ont été éduqués
à la reconnaître et à l'accepter sans discuter.
Pour les autres, ceux qui ont été seulement nourris et pas éduqués
ou ceux qui estiment qu'elle n'est pas justifiée pour une raison ou pour une autre,
il faut la mériter par compétence et exemplarité,
elle ne peut pas être simplement décrétée.

dimanche 23 juillet 2017

Note pour moi-même : ne traiter personne de "gros connard",
ni de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs.
On me l'a fait, et ce n'est pas très agréable.
Si ça ne m'a pas plu, j'imagine que ça ne plait pas aux autres non plus.
Et l'une des règles les plus claires que nous a laissées Jésus,
c'est de ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas que l'on nous fasse.


samedi 22 juillet 2017

Il faut aimer son prochain comme soi-même, tout ça, bon.
Mais certaines personnes sont toxiques.
Elles font du mal à qui les approche et, si on est gentil avec elles,
elles prennent ça pour un signe de faiblesse
et deviennent facilement tyranniques.
Alors que faire ?
Eh bien c'est très simple : il faut les fuir.
Parfois, pour aimer son prochain comme soi-même,
il faut ne surtout pas le fréquenter, c'est aussi simple que ça.
Parce que se faire piquer une fois par un serpent, bon, ça peut arriver,
mais se faire piquer deux fois par bonté d'âme et sensiblerie,
parce qu'on l'a repris dans ses bras pour lui faire des bisous,
c'est complètement idiot.

vendredi 21 juillet 2017

Quand j'étais séminariste, on m'a envoyé au vert pendant un an en paroisse.
J'avais plein d'idées merveilleuses pour convertir tout le monde.
La première que j'ai présentée au curé, il m'a dit "ah quelle bonne idée,
on n'y avait jamais pensé, c'est formidable, bon, fais-le."
Je ne m'attendais pas à ça, je voulais qu'il le fasse lui.
La deuxième, il a remis ça.
Curieusement, ça ne convertissait personne, et moi ça me chargeait à chaque fois.
Je me suis bien abstenu d'avoir une troisième idée.
Par contre je n'ai jamais oublié la leçon.
Tu as des idées fantastiques pour améliorer ta paroisse ?
Vas-y, fais-le. Mais ne charge pas ton curé avec ça.

jeudi 20 juillet 2017

J'ai souvent déploré, dans ma propre vie,
le gouffre qu'il y a entre les connaissances et la mise en pratique.
Savoir qu'il faut aimer, c'est relativement vite acquis.
Aimer concrètement, chaque jour, tous ceux qui nous entourent,
c'est une autre paire de manches.
Il faut se fixer des objectifs, sinon quotidiens, au moins hebdomadaires,
en terme d'actes concrets de charité.
Ce n'est que comme ça qu'on progresse.

mercredi 19 juillet 2017

Je comprends la compassion de Jésus devant les "brebis sans pasteur".
J'ai vu des paroisses plus ou moins laissées à elles-mêmes,
où  le feu couve encore sous la cendre,
et où il suffirait qu'un prêtre s'investisse pour qu'elles produisent à nouveau des fruits,
et c'est vrai que ça fait de la peine de laisser en friche de la bonne terre...

mardi 18 juillet 2017

Nombreux sont ceux qui pensent que pour que l'amour soit authentique,
il faut qu'il soit nourri par des sentiments affectifs clairs et nets,
qu'on le "ressente", que ça nous fasse "quelque chose",
sans quoi on est dans l'hypocrisie.
C'est une erreur.
Ce qu'on ressent, ça vient de notre instinct, pas nécessairement de notre coeur.
Faire du bien à quelqu'un qu'on n'apprécie pas particulièrement,
traiter comme soi-même quelqu'un pour qui on n'éprouve rien de particulier,
voilà ce qui distingue l'homme de l'animal, qui lui ne peut suivre que son instinct
et pas une décision volontaire basée sur un choix personnel
indépendant des stimulis extérieurs.
À plus forte raison le chrétien décide d'aimer quoi qu'il arrive,
sans s'arrêter aux sensations ou à l'instinct.
Le christ ressentait-il un grand amour pour les soldats qui l'ont crucifié ?
Était-il ému et gratifié par les hurlements haineux et méprisants de la foule ?
Je ne pense pas.
Pourtant il a choisi de les aimer quand même, et de donner sa vie pour leur salut.
C'est cet exemple que doit suivre le chrétien, sans s'arrêter à son ressenti. 
Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est le choix d'aimer quoi qu'il arrive.

lundi 17 juillet 2017

Il n'y a pas besoin d'attendre après la mort
pour que le christianisme porte ses fruits.
Être entouré de personnes qu'on aime et qui nous aiment, 
n'est-ce pas déjà le paradis sur terre ?

dimanche 16 juillet 2017

Ce n'est pas parce qu'on sait ce que font les gens 
qu'on sait qui ils sont.

samedi 15 juillet 2017

Si tous les gens de bonne volonté
qui sont scandalisés par les agissements de certains paroissiens
ne mettent jamais les pieds à l'église à cause de ça,
il ne faut pas qu'ils s'étonnent qu'il n'y ait dans les paroisses
que des gens dont les comportement ne sont pas satisfaisants.
Être scandalisé, d'accord, il y a parfois matière.
Mais pour y remédier, il faut accepter de s'impliquer, 
sinon ça ne va pas s'arranger tout seul.