persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 10 janvier 2018

Quand j'étais petit, je n'avais qu'une envie : mourir le plus vite possible,
pour être avec Dieu,
ce qui dans mon esprit voulait dire pouvoir passer mon éternité à m'amuser
sans problèmes, sans tristesse, sans fatigues et sans devoirs.
Aucune morbidité là-dedans, aucun attrait pour la mort en tant que telle,
non, simplement de l'esprit pratique : tant qu'à mourir, autant que ça soit vite réglé,
comme ça après je pourrais rentrer au plus vite dans la vrai vie, la vie éternelle.
Bon, par la suite, je suis passé à deux doigts de la mort un certain nombre de fois.
Eh bien c'est curieux hein, mais tout d'un coup j'étais beaucoup moins pressé ! 
Comme quoi on finit par s'habituer à tout, même à la vie ici-bas...

mardi 9 janvier 2018

L'exigence d'efficacité se marie bien mal avec les sentiments.
Quand on attend de quelqu'un qu'il soit efficace, dans son travail, sa ponctualité, etc,
il croit facilement qu'on ne l'aime pas pour lui-même mais pour ses performances.
Ce n'est pas nécessairement vrai.
Simplement, on peut aimer quelqu'un, gratuitement, sans rien en attendre de spécial,
mais il y a un temps pour tout :
un temps pour aimer, et un temps pour travailler,
un temps pour la gratuité, et un temps pour l'efficacité. 
Il n'y a pas là de contradiction, tant qu'il y a un temps pour tout.

lundi 8 janvier 2018

On ne comprend bien que les gens qu'on aime. 
C'est pour ça que Dieu nous comprend mieux que personne.

dimanche 7 janvier 2018

Si tu veux absolument plaire à tout le monde,
alors tu ne peux pas enseigner fidèlement ce que le Christ nous a transmis.
Ce sont deux activités incompatibles.
Tu ne me crois pas ? 
Comment a fini Jésus, seulement à cause de ce qu'il a dit, d'après toi ?

samedi 6 janvier 2018

Il faut faire attention, quand on est prêtre,
à ne pas donner ses opinions personnelles comme si c'était la doctrine de l'Eglise.
Je me souviens par exemple de ce prêtre qui affirmait en chaire
que la messe devait être célébrée vers midi, parce qu'elle était le sommet de la journée.
Très bien, sauf que c'est une histoire de goût personnel :
il y a ceux qui préfèrent faire le plus important le plus tôt possible dans la journée,
ceux qui aiment garder le meilleur pour la fin,
ceux qui veulent le garder pour couper la journée en deux...
Tout ça n'a aucune importance théologique, c'est juste une affaire de tempérament.
Eh bien, il faut faire attention de ne pas lier les gens avec des choses sans importance,
surtout en laissant croire que c'est un enseignement qui vient de Dieu ou de l'Eglise,
parce que ce n'est ni juste, ni conforme à la vérité,
ni respectueux de la légitime liberté individuelle de chacun.
Tu veux donner ton avis personnel ? Tu en as parfaitement le droit, bien sûr. 
À condition de préciser, sans laisser de place au doute, qu'il ne s'agit que de ça.

vendredi 5 janvier 2018

Tout l'intérêt de la religion, c'est de nous permettre de devenir familiers de Dieu,
que nous le connaissions comme Il nous connait,
que nous devenions ses amis comme il a voulu devenir le nôtre en s'incarnant.
Cette familiarité n'est possible que quand on a une vie spirituelle :
que l'on prie, que l'on va à la messe, que l'on parle à Dieu chaque jour,
que l'on s'efforce de mettre en pratique ses commandements
et de suivre ses enseignements, comme des disciples suivent leur maître.
Alors seulement, quand on le verra après notre mort,
nous retrouvant comme des amis très chers,
l'entrée au paradis ne sera qu'une formalité,
au lieu d'être une épreuve aussi difficile 
que de passer indemne à travers un feu dévorant.

jeudi 4 janvier 2018

On a parfois affaire, en paroisse, à des pratiquants de toute la vie,
qui considèrent que l'Eglise, et en particulier le prêtre de leur paroisse,
doivent répondre à toutes leurs exigences, en temps, heure et modalités décidés par eux,
puisqu'ils leur ont fait la grâce d'aller à la messe fidèlement depuis toujours.
Que les choses soient claires : c'est Dieu qui nous fait la grâce de venir au milieu de nous,
pas le contraire.
Si quelqu'un devait être reconnaissant de quelque chose, ce sont les paroissiens.
Envers le prêtre, qui a renoncé à sa propre vie pour suivre le Christ.
Envers l'Eglise, qui leur prodigue les sacrements et l'enseignement que Jésus lui a confié. 
Envers Dieu, à qui ils doivent la vie et l'existence, l'Eglise et les prêtres.

mercredi 3 janvier 2018

Tu trouves ça romantique, toi, quelqu'un qui dit :
"Ah ! Je ne peux pas vivre sans toi, j'ai besoin de toi, tu es mon bonheur, etc..." ?
Eh bien moi non.
Ça me donne tout juste l'impression d'être une déclaration d'amour de soi :
JE ne peux vivre, J'AI besoin, tu es MON bonheur...
L'amour, c'est donner sa vie pour ceux qu'on aime,
pas consommer quelqu'un parce que j'en ai besoin ou que ça me fait du bien.
Ah, si l'autre avait dit : "laisse-moi te rendre heureux (ou heureuse)",
ou "permets-moi de faire partie de ton bonheur" ou "faisons le bonheur l'un de l'autre", 
là, d'accord, si c'est sincère, ça commence à ressembler à quelque chose.

mardi 2 janvier 2018

Dans les paroisses, j'ai tendance à faire quelque chose que je déplore :
je les identifie spontanément à une ou deux personnes,
celles que j'y vois le plus souvent.
Ça peut rendre une paroisse sympathique, quand ces gens le sont.
Mais le contraire peut être vrai aussi.
Du coup ce n'est pas très juste, parce que ça crée des préjugés,
et ensuite on n'agit pas toujours avec justice dans un endroit donné
à cause ou grâce à une ou deux personnes seulement.
Bon, c'est quelque chose de difficile à éviter, je pense,
mais il faut au moins en être conscient pour ne pas s'y laisser enfermer,
parce que ça fait la même chose aussi pour les pays qu'on a visités 
ou les professions auxquelles on a eu affaire.

lundi 1 janvier 2018

En France, on n'a pas tellement de respect pour les titres,
mais on peut en avoir pour la personne.
Je n'ai pas toujours été d'accord avec cette attitude,
et je dois bien avouer que ça m'irrite quand on m'appelle "monsieur"
au lieu de "monsieur le curé", 
mais il faut reconnaître qu'elle a des avantages
parce que, dans un sens, elle nous permet de ne pas faire acception des personnes, 
comme nous le demande l'un des enseignements de Jésus lui-même.
Et puis ça nous permet de ne pas nous prendre pour plus que ce que nous sommes, 
et, dans un sens, c'est un service rendu à l'humilité de chacun. 

dimanche 31 décembre 2017

Ce que je prêche à la messe ne me convient pas toujours :
souvent, des gens vont me détester pour ce que je dis,
parce que ça montre sans laisser de place au doute ce qu'est le péché, 
ou tout simplement parce que ce que dit le Christ n'est pas toujours agréable
ni facile à entendre, surtout quand notre vie n'y est pas conforme.
En plus, comme nous sommes tous pécheurs,  
il m'arrive régulièrement d'en prendre moi-même plein la tête,
parce que je vois bien que les enseignements qui sortent de ma bouche sont pour moi,
et que j'ai des choses à changer dans ma vie pour être fidèle à Jésus Christ.
Mais bon, ce que je prêche, c'est la Parole de Dieu.
Le but n'est ni que ça me plaise, ni que ça plaise au monde,
mais que ça permette à ceux qui aiment Dieu de s'approcher sincèrement de Lui,
de se convertir si besoin est, et de grandir dans l'amour de Dieu et du prochain. 
Ça vaut bien quelques désagréments et quelques inconforts,
voire quelques persécutions et haines farouches,
quelques injustices et humiliations publiques.

samedi 30 décembre 2017

Quand on n'a pas de contact réel avec une personne,
au bout d'un moment,
ce qu'on aime, ce n'est plus la personne réelle
mais son souvenir, ou l'idée qu'on se fait d'elle.
Garde le contact avec tes êtres aimés, 
si tu veux que ton amour soit réel.

vendredi 29 décembre 2017

Ça me chagrine déjà pas mal que beaucoup de diocèses
aient cédé à la mode de vouloir se gérer comme des entreprises,
et qu'ils envoient leurs prêtres à des sessions de coaching et autre américanismes.
Ce qui me chagrine encore plus, c'est que des prêtres en reviennent transformés :
ça y est, ils ont eu la révélation de leur vie, ils ont tout compris à tout,
ils ont trouvé la pierre philosophale de la gestion paroissiale,
et maintenant on va voir ce qu'on va voir, ils voient enfin clair.
Eh, les gars, réveil !
Notre boulot c'est d'annoncer Jésus, le Christ, mort sur la croix et ressuscité.
Tout le reste est sans rapport avec notre vocation et hors de propos.

jeudi 28 décembre 2017

Vivre à crédit, c'est le meilleur moyen d'hypothéquer sa liberté.
Ponctuellement, ça peut se justifier.
Mais quand c'est un mode de vie choisi par facilité
alors qu'on aurait pu faire autrement,
c'est de la folie. 
Il ne faut pas s'étonner après si l'argent remplace Dieu dans nos vies.

mercredi 27 décembre 2017

On a massivement perdu la crainte de Dieu, 
c'est à dire le respect révérencieux de Dieu, dans notre civilisation.
Comme il en coûte à beaucoup de faire une simple génuflexion
ou de se mettre à genoux pendant la consécration ou pour une confession !
Comme il en coûte de renoncer à communier quand on ne se sent pas prêt
ou de renoncer à se marier à l'Eglise quand on n'est ni pratiquant ni, au fond, croyant !
Parce que le Christ nous a tout donné, on se sert, mais sans contrepartie,
sans que ça suscite amour, reconnaissance, humilité ou gratitude,
non, c'est un droit, "j'ai bien le droit !", c'est tout ce que ça nous inspire.
Quel malheur que des violents s'emparent du royaume de Dieu, ou croient s'en emparer,
parce que quand le Christ reviendra,
ceux qui auront gâché ses sacrements auront du souci à se faire,
comme des serviteurs qui auraient abusé de la maison que leur maître leur avait confiée
auront des comptes à rendre quand celui-ci reviendra
et qu'il les trouvera installés comme chez eux et dormant dans ses draps, 
sans respect ni remords.

mardi 26 décembre 2017

L'Eglise fête, tout de suite après noël,
son premier martyr.
Dès que l'Amour est venu dans le monde,
le monde a voulu le tuer, lui et ses disciples. 
Ça montre bien à qui le monde appartient,
et qui y règne en maître.

lundi 25 décembre 2017

J'aime bien l'enfant Jésus, j'en ai partout dans la maison,
que j'ai récupérés de crêches abandonnées dans des cartons.
Je trouve que pouvoir tenir dans le creux de sa main
la représentation de Dieu qui s'est fait bébé pour venir nous voir,
ça a quelque chose d'émouvant :
si on le suit, ce n'est pas parce qu'il nous fait peur 
mais parce qu'on a envie de le couvrir de bisous.

dimanche 24 décembre 2017

Si on est parfaitement satisfait de soi, de sa vie, et du monde tel qu'il est,
alors on n'a pas besoin d'un sauveur,
et il pourrait bien en naître dix par jour,
ça ne nous ferait ni chaud ni froid.
C'est bien le problème, d'ailleurs : vu le peu d'effet que fait la naissance du Christ, 
il faut croire que beaucoup de monde est satisfait de sa vie telle qu'elle est.

samedi 23 décembre 2017

Aimer, ce n'est pas toujours quelque chose de facile ni de gratifiant.
Il suffit de regarder la situation de Jésus sur la croix,
alors même qu'il demande à son Père de pardonner à ceux qui le tuent...
Ne crois pas que tu aimes d'autant plus que tu ressens plus de joie ou de plaisir :
parfois aimer ça coûte, c'est pénible, désagréable, humiliant ou fatiguant,
mais ce n'est pas pour ça que ça vaut moins,
même si c'est rarement payé en retour sur terre. 
Dieu, lui, n'oublie jamais un seul acte d'amour, qu'il ait été facile à donner ou pas.

vendredi 22 décembre 2017

Tu arrives encore à être vexé ? 
Alors c'est que tu n'est pas aussi humble que tu le crois.