persévérance

persévérance
Éloge de la persévérance

Couv

Couv
Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

rcf

rcf 2

aléatoire

mercredi 17 janvier 2018

Parce que nous sommes chrétiens, nous avons tous la même vocation à aimer.
Ton mari ou ta femme d'abord, c'est la seule personne
que tu te sois engagé à aimer devant Dieu et devant témoins.
Puis tes enfants, parents, frères et soeurs, famille, etc... :
un chrétien en guerre contre sa propre famille ne serait pas très crédible.
Puis tes voisins et collègues, relations et amis, puis tout le monde.
Plus tu aimeras de gens, plus tu auras donné ta vie largement,
plus il y aura des gens, au paradis, qui te garderont une place.
Tout ça n'est pas très difficile à comprendre. 
Il ne reste donc qu'à le mettre en pratique.

mardi 16 janvier 2018

Ce n'est pas parce que quelqu'un, qui que ce soit,
te dit que tu as le droit d'agir contre ta conscience,
que tu peux le faire sans avoir à en payer le prix.
Tu invoqueras l'obéissance pour justifier tes actes ?
Mais l'obéissance à Dieu est la seule qui vaille,
et Lui ne te demandera jamais de renoncer
aux commandements qu'il a inscrits en toi.
C'est pourquoi toute personne qui le ferait soit-disant en son Nom 
est, sans le moindre doute, un usurpateur.

lundi 15 janvier 2018

On n'est pas obligé d'être d'accord avec quelqu'un
pour le traiter avec le respect dû à tout être humain. 
La violence n'est pas un argument qui donne raison.  

dimanche 14 janvier 2018

Deux choses importantes dont il faut se souvenir quand on est chrétien :
on n'est pas là pour remplacer le Christ, qui est vivant pour l'éternité.
On n'est pas là non plus pour attirer les gens à soi, comme si on était leur père,
mais à Jésus, comme l'a fait Jean-Baptiste en envoyant ses disciples vers lui.
Contente-toi de faire connaître le Christ aux gens qui en ont besoin. 
Quand ils seront devenus amis, Jésus les guidera comme il a guidé ta vie.

samedi 13 janvier 2018

Plus je prends de l'âge, plus je pense qu'on n'a pas de temps à perdre.
Je pense à cette fille amoureuse d'un homme marié qu'elle n'aura jamais,
et qui en attendant ne construit pas sa vie et n'a pas d'enfants.
À ces réunions interminables qui ne mènent à rien et où on ne fait que s'écouter parler.
À ces gens dont on accepte qu'ils nous pourrissent la vie
alors qu'on pourrait parfaitement éviter de les fréquenter.
La vie est trop courte pour ce genre de choses.
Il faut savoir en supprimer tout ce qui ne mène nulle part, 
comme on condamnerait autant de chemins menant à des culs-de-sac.

vendredi 12 janvier 2018

Il n'est pas de douleurs de l'âme que l'amour ne puisse guérir,
à condition, comme pour les douleurs du corps,
d'accepter de se laisser aimer 
comme on accepte de se laisser soigner...

jeudi 11 janvier 2018

Je ne connais personne qui veuille mourir pour mourir, par goût du néant.
Mais j'ai rencontré dans ma vie des gens qui voulaient que leurs douleurs,
leur solitude, leurs problèmes, leur pauvreté, leurs misères, leur maladie,
leurs dettes, leur mauvaise conscience, leurs tristesses, leur stress, la pression,
le bruit, les ennuis, les injustices, les méchancetés, les tortures, leur handicap, etc etc...
s'arrêtent.
Aucun ne voulait pas la mort en tant que telle,
mais tous voulaient la paix de l'âme et du corps. 
Celui qui apporte la paix donne le goût de vivre.

mercredi 10 janvier 2018

Quand j'étais petit, je n'avais qu'une envie : mourir le plus vite possible,
pour être avec Dieu,
ce qui dans mon esprit voulait dire pouvoir passer mon éternité à m'amuser
sans problèmes, sans tristesse, sans fatigues et sans devoirs.
Aucune morbidité là-dedans, aucun attrait pour la mort en tant que telle,
non, simplement de l'esprit pratique : tant qu'à mourir, autant que ça soit vite réglé,
comme ça après je pourrais rentrer au plus vite dans la vrai vie, la vie éternelle.
Bon, par la suite, je suis passé à deux doigts de la mort un certain nombre de fois.
Eh bien c'est curieux hein, mais tout d'un coup j'étais beaucoup moins pressé ! 
Comme quoi on finit par s'habituer à tout, même à la vie ici-bas...

mardi 9 janvier 2018

L'exigence d'efficacité se marie bien mal avec les sentiments.
Quand on attend de quelqu'un qu'il soit efficace, dans son travail, sa ponctualité, etc,
il croit facilement qu'on ne l'aime pas pour lui-même mais pour ses performances.
Ce n'est pas nécessairement vrai.
Simplement, on peut aimer quelqu'un, gratuitement, sans rien en attendre de spécial,
mais il y a un temps pour tout :
un temps pour aimer, et un temps pour travailler,
un temps pour la gratuité, et un temps pour l'efficacité. 
Il n'y a pas là de contradiction, tant qu'il y a un temps pour tout.

lundi 8 janvier 2018

On ne comprend bien que les gens qu'on aime. 
C'est pour ça que Dieu nous comprend mieux que personne.

dimanche 7 janvier 2018

Si tu veux absolument plaire à tout le monde,
alors tu ne peux pas enseigner fidèlement ce que le Christ nous a transmis.
Ce sont deux activités incompatibles.
Tu ne me crois pas ? 
Comment a fini Jésus, seulement à cause de ce qu'il a dit, d'après toi ?

samedi 6 janvier 2018

Il faut faire attention, quand on est prêtre,
à ne pas donner ses opinions personnelles comme si c'était la doctrine de l'Eglise.
Je me souviens par exemple de ce prêtre qui affirmait en chaire
que la messe devait être célébrée vers midi, parce qu'elle était le sommet de la journée.
Très bien, sauf que c'est une histoire de goût personnel :
il y a ceux qui préfèrent faire le plus important le plus tôt possible dans la journée,
ceux qui aiment garder le meilleur pour la fin,
ceux qui veulent le garder pour couper la journée en deux...
Tout ça n'a aucune importance théologique, c'est juste une affaire de tempérament.
Eh bien, il faut faire attention de ne pas lier les gens avec des choses sans importance,
surtout en laissant croire que c'est un enseignement qui vient de Dieu ou de l'Eglise,
parce que ce n'est ni juste, ni conforme à la vérité,
ni respectueux de la légitime liberté individuelle de chacun.
Tu veux donner ton avis personnel ? Tu en as parfaitement le droit, bien sûr. 
À condition de préciser, sans laisser de place au doute, qu'il ne s'agit que de ça.

vendredi 5 janvier 2018

Tout l'intérêt de la religion, c'est de nous permettre de devenir familiers de Dieu,
que nous le connaissions comme Il nous connait,
que nous devenions ses amis comme il a voulu devenir le nôtre en s'incarnant.
Cette familiarité n'est possible que quand on a une vie spirituelle :
que l'on prie, que l'on va à la messe, que l'on parle à Dieu chaque jour,
que l'on s'efforce de mettre en pratique ses commandements
et de suivre ses enseignements, comme des disciples suivent leur maître.
Alors seulement, quand on le verra après notre mort,
nous retrouvant comme des amis très chers,
l'entrée au paradis ne sera qu'une formalité,
au lieu d'être une épreuve aussi difficile 
que de passer indemne à travers un feu dévorant.

jeudi 4 janvier 2018

On a parfois affaire, en paroisse, à des pratiquants de toute la vie,
qui considèrent que l'Eglise, et en particulier le prêtre de leur paroisse,
doivent répondre à toutes leurs exigences, en temps, heure et modalités décidés par eux,
puisqu'ils leur ont fait la grâce d'aller à la messe fidèlement depuis toujours.
Que les choses soient claires : c'est Dieu qui nous fait la grâce de venir au milieu de nous,
pas le contraire.
Si quelqu'un devait être reconnaissant de quelque chose, ce sont les paroissiens.
Envers le prêtre, qui a renoncé à sa propre vie pour suivre le Christ.
Envers l'Eglise, qui leur prodigue les sacrements et l'enseignement que Jésus lui a confié. 
Envers Dieu, à qui ils doivent la vie et l'existence, l'Eglise et les prêtres.

mercredi 3 janvier 2018

Tu trouves ça romantique, toi, quelqu'un qui dit :
"Ah ! Je ne peux pas vivre sans toi, j'ai besoin de toi, tu es mon bonheur, etc..." ?
Eh bien moi non.
Ça me donne tout juste l'impression d'être une déclaration d'amour de soi :
JE ne peux vivre, J'AI besoin, tu es MON bonheur...
L'amour, c'est donner sa vie pour ceux qu'on aime,
pas consommer quelqu'un parce que j'en ai besoin ou que ça me fait du bien.
Ah, si l'autre avait dit : "laisse-moi te rendre heureux (ou heureuse)",
ou "permets-moi de faire partie de ton bonheur" ou "faisons le bonheur l'un de l'autre", 
là, d'accord, si c'est sincère, ça commence à ressembler à quelque chose.

mardi 2 janvier 2018

Dans les paroisses, j'ai tendance à faire quelque chose que je déplore :
je les identifie spontanément à une ou deux personnes,
celles que j'y vois le plus souvent.
Ça peut rendre une paroisse sympathique, quand ces gens le sont.
Mais le contraire peut être vrai aussi.
Du coup ce n'est pas très juste, parce que ça crée des préjugés,
et ensuite on n'agit pas toujours avec justice dans un endroit donné
à cause ou grâce à une ou deux personnes seulement.
Bon, c'est quelque chose de difficile à éviter, je pense,
mais il faut au moins en être conscient pour ne pas s'y laisser enfermer,
parce que ça fait la même chose aussi pour les pays qu'on a visités 
ou les professions auxquelles on a eu affaire.

lundi 1 janvier 2018

En France, on n'a pas tellement de respect pour les titres,
mais on peut en avoir pour la personne.
Je n'ai pas toujours été d'accord avec cette attitude,
et je dois bien avouer que ça m'irrite quand on m'appelle "monsieur"
au lieu de "monsieur le curé", 
mais il faut reconnaître qu'elle a des avantages
parce que, dans un sens, elle nous permet de ne pas faire acception des personnes, 
comme nous le demande l'un des enseignements de Jésus lui-même.
Et puis ça nous permet de ne pas nous prendre pour plus que ce que nous sommes, 
et, dans un sens, c'est un service rendu à l'humilité de chacun. 

dimanche 31 décembre 2017

Ce que je prêche à la messe ne me convient pas toujours :
souvent, des gens vont me détester pour ce que je dis,
parce que ça montre sans laisser de place au doute ce qu'est le péché, 
ou tout simplement parce que ce que dit le Christ n'est pas toujours agréable
ni facile à entendre, surtout quand notre vie n'y est pas conforme.
En plus, comme nous sommes tous pécheurs,  
il m'arrive régulièrement d'en prendre moi-même plein la tête,
parce que je vois bien que les enseignements qui sortent de ma bouche sont pour moi,
et que j'ai des choses à changer dans ma vie pour être fidèle à Jésus Christ.
Mais bon, ce que je prêche, c'est la Parole de Dieu.
Le but n'est ni que ça me plaise, ni que ça plaise au monde,
mais que ça permette à ceux qui aiment Dieu de s'approcher sincèrement de Lui,
de se convertir si besoin est, et de grandir dans l'amour de Dieu et du prochain. 
Ça vaut bien quelques désagréments et quelques inconforts,
voire quelques persécutions et haines farouches,
quelques injustices et humiliations publiques.

samedi 30 décembre 2017

Quand on n'a pas de contact réel avec une personne,
au bout d'un moment,
ce qu'on aime, ce n'est plus la personne réelle
mais son souvenir, ou l'idée qu'on se fait d'elle.
Garde le contact avec tes êtres aimés, 
si tu veux que ton amour soit réel.

vendredi 29 décembre 2017

Ça me chagrine déjà pas mal que beaucoup de diocèses
aient cédé à la mode de vouloir se gérer comme des entreprises,
et qu'ils envoient leurs prêtres à des sessions de coaching et autre américanismes.
Ce qui me chagrine encore plus, c'est que des prêtres en reviennent transformés :
ça y est, ils ont eu la révélation de leur vie, ils ont tout compris à tout,
ils ont trouvé la pierre philosophale de la gestion paroissiale,
et maintenant on va voir ce qu'on va voir, ils voient enfin clair.
Eh, les gars, réveil !
Notre boulot c'est d'annoncer Jésus, le Christ, mort sur la croix et ressuscité.
Tout le reste est sans rapport avec notre vocation et hors de propos.