persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 16 février 2018

À l'époque du grand boom des forums sur internet,
je faisais partie d'un ou d'eux forums artistiques.
On montrait ce qu'on produisait, et chacun donnait son avis.
Très vite cependant, les dés étaient pipés :
en allant féliciter systématiquement les autres, quoi qu'ils fassent,
que ça nous plaise ou pas, que ça soit bon ou sans intérêt,
juste pour leur faire plaisir ou parce qu'on les trouvait sympathiques,
ils nous brossaient eux-aussi dans le sens du poil,
et très vite toute honnêteté dans le jugement, et donc tout intérêt, avait disparu.
Dire la vérité sur ce qu'on pense vraiment
est incompatible avec la recherche de reconnaissance et d'audience.
Chercher un avis honnête
dans n'importe quel groupe où les gens cherchent à se faire accepter, 
c'est peine perdue.

jeudi 15 février 2018

Être indifférent au regard des autres ne signifie pas se comporter comme un sauvage.
Seulement, la motivation pour être prévenant, agréable, serviable etc...
ne vient plus de la belle image que je veux renvoyer de moi,
mais dépendra désormais de mon niveau de générosité véritable.
Autant dire que, sans la couche d'hypocrisie qui nous protège habituellement,
si je ne suis ni bon ni généreux, ça va se voir très vite, ce qui est une bonne chose :
ça force à s'améliorer en profondeur et en vérité, 
quand on n'a plus de maquillage pour cacher qui on est vraiment.

mercredi 14 février 2018

Faire les choses à cause du qu'en-dira-t-on,
agir aiguillonné par le regard et le jugement des autres,
c'est agir au pire par peur, au mieux par amour-propre.
Il faut s'en libérer, si on veut un jour agir par amour,
c'est à dire parce qu'on le veut bien,
parce qu'on a décidé, sans pressions extérieures, de faire tel ou tel bien.
L'amour ne peut-être que librement consenti, 
mais pour ça il faut être libre de ce que pense le monde de soi.

mardi 13 février 2018

J'aime qu'il y ait dans mes paroisses des bénévoles qui ne font pas comme j'aurais fait,
qui n'ont pas les mêmes goûts, le même caractère ou les mêmes avis.
Je ne suis pas masochiste, pourtant.
Mais j'estime que les paroisses ne m'appartiennent pas,
et qu'il est donc sain qu'elles ne soient pas à mon image et à ma ressemblance.
Si quelqu'un doit appartenir à l'autre,
il est bien clair que c'est moi qui appartient à l'Eglise et en fais partie,
et non l'Eglise qui m'appartient et devrait exprimer mes goûts personnels.
Vive la diversité des goûts dans l'Eglise !
Il faut que chacun puisse y trouver sa place, et pour cela, 
il faut de tout pour la constituer.

lundi 12 février 2018

Si la sagesse suffisait à être dans les petits papiers de Dieu,
le royaume de Salomon n'aurait jamais été divisé.
Être sage ? Être intelligent ? La belle affaire. Tout ça vient de Dieu,
il n'y a pas à en tirer orgueil ni à se croire supérieur à cause de ça. 
Être fidèle à sa Parole et n'adorer que Lui, voilà ce qui compte et vient de nous.

dimanche 11 février 2018

David, alors qu'il se préparait à prendre la place du roi Saül,
s'est toujours refusé à en dire du mal, laisser quelqu'un en dire du mal,
lui faire du mal ou laisser quelqu'un lui faire du mal.
Pas fou : il ne voulait pas dévaluer la fonction royale,
et prendre le risque d'être traité plus tard comme il aurait traité le roi lui-même.
Tous les soi-disant chrétiens qui passent leur temps à vomir sur les derniers papes
devraient y réfléchir et en prendre de la graine.
Ce ne sont pas les papes qu'ils décrédibilisent, c'est eux-même et leur manque de Foi
qu'ils exposent à la face du monde avec fierté,
parce qu'ils n'ont confiance ni en l'Esprit Saint,
ni dans le fait que Jésus est souverain pour choisir qui Il veut, 
comme s'Il les avait attendus pour fonder son Eglise comme Il l'entendait.

samedi 10 février 2018

 Les gens qui cherchent à imposer leurs idées par des hurlements, des gesticulations
 et, si tout ça ne marche pas, par la violence, me font peur.
On ne peut jamais imposer à qui que ce soit ce qu'il "doit" croire,
que ce soit en politique, en morale ou en philosophie,
mais encore moins en religion, christianisme inclus.
Tu as le droit d'instruire, d'expliquer, de démontrer, de prouver, de convaincre.
Mais d'imposer, jamais.
Si Dieu voulait nous forcer à quoi que ce soit, il en aurait les moyens.
Il ne le fait pas ? Alors ne soyons pas plus déistes que Dieu.
Respecte la liberté d'autrui, surtout la liberté religieuse.
Vouloir obliger qui que ce soit à suivre sa religion,
c'est juste démontrer à quel point on n'est pas sûr de sa valeur,
puisqu'on pense que seule la violence permettra de l'imposer, 
et non pas sa sagesse ou sa bonté propres.

vendredi 9 février 2018

Quand nos problèmes ont une solution qui ne dépend que de nous,
il serait abusif de demander à Dieu de les régler 
juste parce qu'on a la flemme de le faire soi-même.

jeudi 8 février 2018

Parce que nous ne sommes pas des êtres autonomes
(nous n'avons pas choisi de naître,
pas plus que nous ne pouvons devenir éternels par nous-même),
il nous est impossible de parvenir à une liberté totale
en faisant l'économie de Dieu.
Sans Dieu, ce que nous prenons pour de la liberté n'est que de l'idolâtrie,
quelle que soit notre capacité intellectuelle.
Mais avec Dieu, même la personne la plus simple du monde peut parvenir à la liberté,
c'est à dire à ne se laisser terroriser, dominer ou enfermer
par aucune des idoles qui pullulent en ce monde, 
à commencer par l'argent, qui est la plus puissante de toutes.

mercredi 7 février 2018

Quand un poisson défèque dans un aquarium, tous les poissons le subissent
parce que ça n'a nulle part où aller.
Ainsi, au bout d'un moment, tous les poissons subissent ce qui vient d'eux tous.
Eh bien c'est la même chose avec le péché dans le monde :
chaque fois qu'on a un manque d'amour, tout le monde en subit le contrecoup.
Ainsi, au bout d'un moment, nous subissons tous les péchés les uns des autres,
ainsi que leurs conséquences : le malheur, les maladies, les inégalités, les injustices,
les humiliations, les handicaps, le désespoir, la pauvreté, les guerres et la mort.
Ce n'est la faute de personne en particulier, mais nous en sommes tous responsables.
Heureusement qu'il existe aussi la communion des saints,
et que chaque fois que quelqu'un choisit l'amour, 
c'est "l'eau" de tout le monde qui s'en trouve purifiée, pour reprendre la métaphore.

mardi 6 février 2018

Le champ des possibles est d'autant plus vaste que le carcan des habitudes est étriqué.
Seulement voilà, nous sommes des êtres qui aiment leurs habitudes,
parce qu'elles nous rassurent et qu'elles créent un monde plus facile à maitriser,
et rien de tel que la routine pour vivre dans un monde de plus en plus étroit.
Une mentalité de liberté absolue, avec tous les risques que ça comporte
et les jalousies que ça suscite inévitablement, 
est loin d'être l'apanage du plus grand nombre.

lundi 5 février 2018

À partir de quel âge faut-il emmener ses enfants à la messe ?
À partir de leur conception.
Plus tôt on est en contact amical et régulier avec Dieu,
plus il fera partie de notre vie, plus il sera collé à notre âme et à notre esprit.
On n'a pas besoin de comprendre pour apprendre.
Et puis les enfants ont un contact simple et direct avec Dieu,
parce qu'ils n'ont pas encore blindé leur esprit de préjugés et de peurs, 
ce qui fait qu'ils l'entendent très facilement.

dimanche 4 février 2018

Le seul moyen que je connaisse de faire grandir sa foi,
c'est de vivre en accord avec elle,
d'en suivre les principes dans nos décisions quotidiennes
et d'en mettre en pratique les enseignements dans nos choix de vie.
Si on ne vit pas selon sa foi,
alors elle va se dessécher
puis finir par tomber comme une branche morte
parce qu'elle ne sert à rien.
Et on sera tout surpris, le jour où on en aura besoin, 
de constater qu'on l'a perdue sans même s'en rendre compte.

samedi 3 février 2018

On a le droit d'être qui on est, si on veut.
Mais il y a un prix à payer.
Le monde pardonne rarement
à ceux qui sortent du conventionnel et du socialement admis 
d'oser être différents de lui et de ne pas en ressentir de gêne ni de honte.

vendredi 2 février 2018

Je comprends parfaitement qu'on puisse être susceptible :
il est toujours désagréable d'être confronté à la critique et à la contradiction,
ou simplement d'avoir à se justifier, à transiger ou à accepter d'autres façons de faire
que celles avec lesquelles on se sent naturellement à l'aise.
Cependant, j'ai connu des gens dont la susceptibilité dominait la vie.
Résultat des courses, ils vivent absolument seuls, sans le moindre ami,
enfermés en eux-mêmes, parce qu'ils ont systématiquement coupé tout lien
avec qui les contrariait, c'est à dire, tôt ou tard, avec tout le monde.
On ne peut pas se contenter d'être susceptible en disant que c'est notre caractère.
Il faut lutter contre ce défaut autant qu'on le peut, 
si on ne veut pas finir totalement misanthrope, et seul.

jeudi 1 février 2018

Si on réagit dès les premiers symptômes,
il est bien plus facile de se sortir de n'importe quel problème
que quand on attend de ne plus en pouvoir pour réagir.
Ça vaut pour la santé physique ou mentale, bien sûr,
mais aussi pour les tentations, pour le désamour,
pour le manque de foi, d'espérance ou de charité,
pour l'éloignement de Dieu et de l'Eglise,
pour tout ce qui est connu comme entrainant des addictions.
On le sait.
Il faut juste apprendre à en tenir compte.

mercredi 31 janvier 2018

Avoir des idées formidables, surtout pour "les autres", c'est facile.
Encore faut-il les tester soi-même pour savoir ce qu'elles valent :
si on peut les mettre en pratique facilement et si elles servent à quelque chose.
Si tout le monde faisait ça, on donnerait moins de conseils à tort et à travers.
On ne peut pas donner à porter aux autres des fardeaux 
qu'on ne bouge pas soi-même du petit doigt.

mardi 30 janvier 2018

Tiens, j'ai vu un film avec des policiers, où leur chef leur disait
de ne "pas rapporter avec eux leur boulot à la maison",
à cause des divorces, de l'alcoolisme ou des suicides que ça pouvait provoquer.
On serait bien avisés, nous les prêtres, de tenir compte de ce conseil.
Oh, je sais bien, "sacerdos in aeternum", tout ça,
"on est prêtre à vie", tout le temps, pour l'éternité, sans pauses.
Pourtant Jésus emmenait ses disciples à l'écart sur la montagne de temps en temps,
et lui-même le faisait très souvent pour son compte.
Peut-on le soupçonner d'avoir ignoré qu'il était non seulement prêtre,
mais le seul et unique prêtre de l'Eglise, le modèle même du sacerdoce ?
Ne sois pas plus christique que le Christ. C'est absurde. 
Apprends à décrocher. Pour ton bien, et pour celui de ceux que Dieu t'a confiés.

lundi 29 janvier 2018

Croire que Dieu ne peut pas se passer de nous pour agir à sa place,
c'est ignorer l'incarnation du Fils.
Je l'ai déjà dit, mais je me répète : 
quand Dieu veut que quelque chose soit fait comme il faut, il le fait Lui-même.

dimanche 28 janvier 2018

Je connais bien des prêtres qui pensent que
moins ils prennent soin de leur santé, plus ils sont saints.
Ils pensent sans doute aux pères du désert,
qui ne mangeaient quasiment rien et vivaient n'importe comment,
ou à ce genre d'histoires.
Seulement voilà, tout le monde n'a pas la même vocation,
et penser que plus je maltraite le corps que Dieu m'a donné,
plus je fais sa volonté, c'est toujours une erreur.
Tout au plus, obnubilé par la recherche de la sainteté, 
je peux en arriver à oublier mes besoins les plus élémentaires,
mais si je deviens saint, ça sera malgré ce déséquilibre
et non grâce à lui. 
S'ils avaient un directeur spirituel ou au moins un confesseur régulier
sage et expérimenté,
il le leur dirait, j'imagine,
parce que c'est quand même l'une des premières choses 
qu'on nous enseigne au séminaire... normalement.