persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 8 janvier 2022

Pour le court terme, on peut trouver des personnes ou des méthodes pour nous sauver.

Mais pour le long terme, le loooong terme, genre pour l'éternité, 

rien qui ne soit pas Dieu n'a la moindre efficacité pour obtenir notre Salut. 

Et on ferait bien de ne pas mépriser l'éternité d'un revers de main, 

parce que notre âme est immortelle, que ça nous plaise ou non, et il va bien falloir faire avec. 

vendredi 7 janvier 2022

Il y a plusieurs façons de ne pas aimer : 

en pensée, en parole, par action et par omission. 

Pour bien faire, il faudrait donc aimer tout le monde ainsi : 

en pensée, en parole (ne pas en dire du mal) et par action (agir pour leur bien et leur bien-être). 

Il ne s'agit pas d'aimer qui on veut, de la façon que l'ont choisit, 

mais d'aimer tout le monde comme Dieu le veut, c'est à dire intégralement. 

jeudi 6 janvier 2022

Il y a des gens qui savent, comprennent ou savent faire d'instinct

ce que d'autres n'arriveront jamais à maitriser parfaitement même en l'étudiant ou en le travaillant. 

C'est dans cette direction qu'il faut chercher quelle est sa vocation, 

sur ce que l'on sait faire avec facilité, 

plutôt que sur ce qui nous plairait mais pour lequel on n'est pas doué.

mercredi 5 janvier 2022

Ah, si nous pouvions pécher sans que ça n'aie d'influence sur nous ! 

Mais non ! Quand nous rejetons l'amour de Dieu et du prochain, ça nous transforme, 

et petit à petit on devient une caricature de ce que l'on pourrait être si nous aimions en tous temps.

Heureusement que dans le Royaume de Dieu, nous retrouverons notre vrai visage, 

par la grâce de Dieu qui tient plus compte de nos maigres efforts que de nos piètres résultats. 

mardi 4 janvier 2022

L'incompétence à faire le mal n'est pas une vertu, 

mais la décision de ne pas en commettre alors qu'on le pourrait, si. 

lundi 3 janvier 2022

Il n'y a pas de vie humaine qui vaille plus ou moins qu'une autre

selon le niveau de "qualité" qu'une ou plusieurs personnes lui attribuent subjectivement. 

Nous avons tous la même valeur aux yeux de Dieu, 

parce que son Fils unique a donné sa vie pour tous et chacun d'entre nous sans discrimination. 

dimanche 2 janvier 2022

J'ai souvent remarqué que les gens les plus concernés par des reproches

sont ceux qui comprennent le moins de quoi on veut parler quand on leur en fait. 

samedi 1 janvier 2022

            Nous fêtons aujourd'hui Sainte Marie, Mère de Dieu. Comme ce titre nous semble familier, au point d'exprimer une simple évidence ! Et pourtant, il a été l'objet d'âpres discussions, de lettres fameuses, de condamnations par anathèmes et il a même fallu un concile pour l'établir une bonne fois pour toutes à la chrétienté.

            Le point de départ de la polémique n'a à voir avec Marie que de façon indirecte. Ce qui est mis en cause, c'est le fait que Dieu se soit incarné, c'est à dire que la nature divine se soit unie à la nature humaine dans le sein de Marie pour ne plus former qu'une seule personne, à la fois vrai Dieu et vrai Homme. Si c'est simple à expliquer (à défaut d'être simple à comprendre), c'est parce que nous bénéficions, nous, d'un vocabulaire clair et précis, ce qui n'était pas le cas de ceux qui ont dû l'inventer pour exprimer leur foi. Le concept de "personne" n'existait pas à l'époque du Christ, et on jonglait avec des mots qui exprimaient la personne chez les uns, la nature chez les autres, sans parvenir à se comprendre ni à se mettre d'accord. Je vous fais grâce des circonvolutions théologiques qui ont parlé "d'hypostase", de "ousia", de "physis" ou de "prosopon", c'est du grec, littéralement. À vrai dire, si ces discussions étaient monnaie courante dans l'antiquité, je ne suis pas certain que beaucoup de chrétiens seraient aujourd'hui capables de donner une définition de Jésus Christ qui ne leur vaille pas d'être anathèmes. La chose était pourtant d'un intérêt fondamental : si Jésus n'est pas vraiment Dieu, alors il ne peut pas nous sauver. S'il n'est pas vraiment Homme, alors on ne peut pas être sauvés. Il fallait, pour qu'il nous sauve et que nous soyons sauvés, qu'il soit à la fois vrai Dieu et vrai Homme, Dieu qui nous sauve et Homme qui accepte et reçoit pleinement le Salut, premier-né d'entre les morts. Le tout étant uni, de manière indivisible, en la personne de Jésus Christ. 

            Bon, ne restons pas dans le suspens plus longtemps, c'est bien ce que le concile d'Éphèse de 431 confirma et déclara. Par Marie, Jésus est bien à la fois vrai Dieu et vrai Homme, une seule personne unissant deux natures, pour notre Salut. Elle est donc, en vérité, Mère de Dieu, non parce qu'elle aurait engendré à elle seule la divinité qui l'a créée, bien évidemment, mais parce qu'elle a engendré Jésus Christ, qui est véritablement fils de Dieu engendré non pas créé, et fils de Marie par la conception. Sans la nature divine de Jésus, pas de Salut, mais sans la nature humaine concédée par Marie, pas de Jésus, et donc pas de Salut non plus. 

            Je n'ai pas fait dans la simplicité, aujourd'hui, parce qu'il faut que nous soyons conscients de la dette immense de toute la chrétienté, de toute l'humanité, envers Marie. Elle n'est pas juste un canal qui aurait permis à Dieu de s'incarner, elle est aussi, en vérité, mère de Dieu fait Homme. Elle est celle par qui la rédemption voulue par Dieu a pu prendre corps, vraiment. Sans son "oui", nous serions toujours soumis au péché et à la mort. La vénération qu'elle mérite n'est pas usurpée, son titre n'est pas seulement honorifique. Merci, Marie, pour l'amour de Dieu qui était et qui est le tien : grâce à lui, nous sommes sauvés ! Bénie sois-tu, Mère de Dieu et notre mère ! 

vendredi 31 décembre 2021

Si quelqu'un ne peut pas aller à la messe pour une raison d'âge, de santé, 

d'éloignement géographique sans moyen de transport ou de manque de prêtres, 

mais qu'il suit la messe à la télévision ou sur le net, ou en lisant son missel, 

ou qu'il vit un vrai temps de prière pour la remplacer, 

ce n'est pas un non-pratiquant, c'est parfaitement évident :

c'est juste quelqu'un qui pratique du mieux qu'il peut avec les moyens du bord. 

Le cas de quelqu'un qui ne va plus à la messe parce que ça ne l'intéresse pas est très différent.

Dans ce cas, il s'agit juste d'un abandon de sa religion, 

et même s'il pense demeurer croyant, ce n'est qu'une illusion, 

parce que prétendre croire en Dieu sans l'écouter, sans lui parler, sans le fréquenter, 

et sans avoir rien à faire de ce qu'il nous demande, 

c'est se mentir à soi-même sur la nature de notre relation véritable avec lui. 

Quand je dis ça, ce n'est pas pour juger les gens, 

c'est juste pour aider ceux qui vivent dans l'illusion à y voir un peu plus clair.

Après chacun vit bien comme il le veut, et s'il y en a qui veulent vraiment rejeter Dieu, 

c'est à eux de voir, mais au moins qu'ils en soient conscients. 

jeudi 30 décembre 2021

On ne peut prétendre aimer Dieu si on méprise sa façon de penser et d'agir. 

Or lui, il aime les pauvres, les petits et les pécheurs, qu'ils soient publics ou privés.

Si nous, on les déteste, il est difficile de prétendre être ses disciples, 

alors qu'il est venu sur terre pour eux, et non pour les justes.

mercredi 29 décembre 2021

Prétendre que l'Église serait une structure de péché, qu'elle serait néfaste par définition, 

et qu'il ne s'agirait que d'un repaire de pervers et d'orgueilleux qui se protègent mutuellement, 

c'est un mensonge éhonté. 

Qu'il y ait des pécheurs dans l'Église, certes, puisque Dieu seul est saint. 

Mais être pécheur ne signifie pas aimer cette situation ni s'en satisfaire ou s'en féliciter, 

et l'Église n'a d'autre but que de nous guider vers le Salut, la rédemption et le changement de vie, 

de nous faire passer de l'égoïsme et du nombrilisme à l'amour de Dieu et du prochain, 

en annonçant inlassablement le Christ et la venue de son Règne.

mardi 28 décembre 2021

Pendant des decennies, on a choisit de faire du catéchisme des enfants une "expérience de vie" 

plutôt qu'un cours où on enseignerait les vérités de la Foi de façon formelle.

Résultat des courses, on se retrouve avec des générations de chrétiens qui ont peut-être la Foi,

mais qui n'ont pas la moindre idée de ce en quoi elle est censée consister. 

Il ne savent même pas qu'elle se vit en communauté, 

et encore moins qu'elle a une origine sacramentelle.

Comme quoi le rejet radical de tout intellectualisme n'est pas nécessairement une bonne chose, 

d'autant que savoir en quoi consiste la Foi n'est pas incompatible avec le fait de la vivre. 

lundi 27 décembre 2021

Je n'ai pas le souvenir que Jésus soit venu parmi nous pour féliciter les justes. 

N'est-il pas venu pour sauver ce qui était perdu ? Pour les pauvres et les pécheurs ? 

dimanche 26 décembre 2021

On n'attend pas que quelqu'un soit guéri pour lui donner des médicaments, 

comme s'il s'agissait d'une récompense gagnée par sa bonne volonté de guérison.

De la même façon, les sacrements ne sont pas faits pour ceux qui n'en auraient pas besoin

parce qu'ils auraient déjà une vie en parfaite adéquation avec leur foi chrétienne.

Les sacrements ne sont pas une récompense, mais un remède à base d'Esprit Saint.

samedi 25 décembre 2021

Les gens qui sont rassurés par les règles, c'est courant, 

au point qu'il y en a qui en inventent alors qu'elles sont parfaitement inutiles, 

voire qui les imposent à tous alors qu'elles n'existent que dans leur imagination. 

Suivre des règles parce qu'elles servent à quelque chose ou que c'est la loi, pourquoi pas.

Mais en inventer et en imposer à notre entourage juste parce que ça nous fait plaisir, non. 

vendredi 24 décembre 2021

Nous avons tous des travers, des façons biaisées de considérer telle ou telle chose. 

Ce n'est pas trop grave tant qu'on se connaît suffisamment pour en être conscient, 

et qu'on ne décide pas de les imposer à notre entourage 

comme s'il s'agissait en fait de qualités personnelles. 


jeudi 23 décembre 2021

Il faut bien sûr être parfaitement fidèles au Christ en toutes choses, 

mais pour tout ce qui n'a aucun rapport avec ses enseignements, 

il n'y a aucune raison de faire preuve d'intransigeance, 

surtout quand il s'agit d'histoires de goûts personnels. 

mercredi 22 décembre 2021

On peut éventuellement imposer l'obéissance par la force, 

mais certainement pas l'amour, ni de son prochain, ni de Dieu. 

La mission de l'Église étant de transmettre la connaissance du Christ 

et en particulier le commandement qu'il nous a laissé de nous aimer les uns les autres, 

elle ne peut être dirigée par la force, sous peine de manquer inévitablement son but. 

mardi 21 décembre 2021

Ce n'est pas parce que quelqu'un est saint

que tout ce qu'il a fait dans sa vie l'était nécessairement. 

lundi 20 décembre 2021

La sainteté n'a rien à voir avec la mise en conformité avec un but à atteindre prédéfini, 

qui serait le même pour tous et correspondrait à une sorte de perfection immaculée. 

Non, la recherche de la sainteté, c'est s'efforcer de faire du mieux qu'on peut avec ce qu'on a, 

comme la pauvre veuve qui donne ses deux piecettes, 

ou celui à qui on a confié deux pièces et qui en gagne deux autres. 

Nul ne peut donner ce qu'il n'a pas, nul ne peux gagner plus que ses capacités ne le permettent, 

et si on juge la sainteté des gens par rapport à un idéal fantasmé, on se trompera toujours sur eux, 

et sur leur proximité réelle avec Dieu.