persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 6 février 2016

Le mécanisme du péché est bien connu :
il nait de l'orgueil, se nourrit du mensonge,
et génère la peur, la honte et le manque de confiance.
Pour lui mettre des batons dans les roues,
il suffit de lutter contre son propre orgueil et son propre mensonge.
Et si on a péché, lutter contre la honte en demandant pardon à Dieu, 
et contre la peur et le manque de confiance en revenant à Lui sans tergiverser.
Au lieu de demander à Dieu la richesse, les plaisirs ou la gloire,
Salomon lui a demandé la sagesse.
Cette demande à plu à Dieu, et il l'a abondamment exaucée. 
Rien ne t'empêche de demander la même chose.

vendredi 5 février 2016

Jean-Baptiste a perdu la vie au cause d'une succession de péchés :
la colère meurtrière d'Hérodiade, qui n'accepte pas qu'on lui fasse des reproches.
La lubricité et la beuverie d'Hérode, qui lui font promettre n'importe quoi.
Son orgueil, qui lui interdit de perdre la face devant ses invités.
L'insouciance de la fille d'Hérodiade, pour qui la vie d'un inférieur ne vaut rien.
Le péché n'est pas juste quelque chose qu'il faudrait éviter pour faire plaisir à Dieu,
mais qui, à part ça, serait inoffensif et bénin : 
ça fait toujours du mal, que ce soit à nous ou à quelqu'un d'autre.

jeudi 4 février 2016

Il est habituel de s'arrêter, lors des relations humaines,
au personnage que chacun de nous devient quand on est en face de quelqu'un d'autre.
Qu'on le veuille ou non, qu'on en soit conscients ou pas,
on porte tous plus ou moins un masque.
Pourtant, ce qui est intéressant,
ce n'est pas le personnage, mais la personne qui est derrière.
Seulement, pour y arriver, il faut que chacun accepte de se montrer tel qu'il est,
avec ses défauts, voire avec ses péchés.
Ce n'est que comme ça qu'on peut savoir qui on est vraiment :
avec le bien mais aussi avec le mal. 
C'est ça, n'avoir "qu'une seule tunique".

mercredi 3 février 2016

Le roi David a voulu recenser le peuple pour connaître sa force et sa gloire,
comme si le peuple lui appartenait, comme s'il était Dieu.
C'est ça, son péché dans cette affaire :
d'avoir oublié qu'il n'était que l'administrateur du peuple de Dieu,
et non son propriétaire.
Gardons-nous bien d'en faire autant, surtout quand on est prêtre ou évêque :
nous ne sommes pas les propriétaires du peuple de Dieu,
il ne nous appartient pas, 
et tous les chiffres et les statistiques le concernant n'ont pas lieu d'être.

mardi 2 février 2016

Marie et Joseph ont été bien inspirés de se soumettre à la loi
en présentant Jésus au temple, bien qu'il soit le Fils de Dieu
et qu'en tant que tel, il n'en avait pas besoin.
Grâce à leur docilité et à leur humilité,
ils ont reçu là deux propheties qu'ils n'auraient jamais entendu s'ils n'était pas venus.
Beaucoup de gens prennent comme argument pour ne pas venir à la messe
qu'ils n'en ont pas besoin, qu'ils sont au-dessus de ça.
Ils se privent de révélations et d'inspirations
que Dieu n'avait peut-être prévu de leur donner que là, 
comme il l'a fait pour son propre fils au temple de Jérusalem.

lundi 1 février 2016

Une personne stupide aurait beau écouter la personne la plus intelligente au monde,
elle ne comprendra jamais que ce que son propre cerveau sera capable d'assimiler,
autant dire pas grand chose,
si tant est qu'elle ne comprenne pas l'exact contraire de ce qu'on lui dit. 
C'est pour ça que ça ne sert à rien d'argumenter avec des cons.
Le roi David laisse un benjaminite,
quelqu'un de la même tribu que le roi Saül, dont il a pris le trône,
le maudire et lui jeter des pierres.
Peut-être, dit-il, que ses malédictions sont envoyées par Dieu,
peut-être est-ce un prophète, qui sait ?
Quand on est insulté, on réagit bien peu souvent de la même façon.
Au contraire, on se sent outragé, on veut se défendre, se battre,
faire ravaler ses paroles à qui n'a pas dit du bien de nous.
Mais... et s'il avait raison ? Et si on avait mérité d'être insulté ?
Qui veut agir sagement se gardera bien de laisser libre court à ses réflexes 
face à ceux qui lui font des reproches.

dimanche 31 janvier 2016

L'hymne à la charité de saint Paul,
chaque chrétien devrait la connaître par coeur
et surtout la mettre en pratique, concrêtement, chaque jour de sa vie. 
C'est un chemin sûr, si tu as l'intention d'aller au paradis.

samedi 30 janvier 2016

C'est bien d'avoir raison.
Mais il y a des manières d'imposer la vérité
qui sont si peu respectueuses d'autrui
et assénées avec tellement d'orgueil et de superbe,
qu'elles finissent par la défigurer
et par la rendre insupportable et inacceptable.
La vérité, sans humilité ni bienveillance,
perd en quelque sorte toute séduction et tout attrait
et si, pour y adhérer, il faut perdre la face, 
alors bien peu seront prêts à l'accepter.
La maitrise ne fait pas vraiment partie de la foi chrétienne. 
L'abandon à la volonté de Dieu, la remise de notre destin entre ses mains, si.

vendredi 29 janvier 2016

Si on est parfaitement libre de faire ce qu'on veut,
on ne peut en revanche pas décider souverainement des conséquences de nos actes :
celui qui agit bien aura des conséquences positives, tôt ou tard. 
Celui qui agit mal aura des conséquences néfastes, tôt ou tard.
Je ne pense pas que les entailles aux commandements concernant la sexualité
soient les pires péchés qui soient, et encore moins les seuls qui comptent :
La haine de Dieu et de son prochain sont infiniment plus graves.
Cependant, dans le monde qui est le nôtre,
ces péchés ont souvent des conséquences qui, elles, peuvent être tragiques,
même si ça n'en est que des effets secondaires.  
L'histoire du roi David avec la femme d'Urie le Hittite en est l'illustration.

jeudi 28 janvier 2016

Tant que des gens prendront les Saintes Ecritures
pour un recueil contenant des ordres envoyés par Dieu,
alors il y aura un risque que certains cherchent à les imposer à tous
au nom de la religion.
Plus grave encore, Dieu restera l'objet d'une incompréhension absolue :
l'amour n'impose rien, il propose.
L'amour ne donne pas d'ordres, mais des conseils.
L'amour n'a pas d'obligations, mais des choix librement consentis.
L'amour ne punit pas quand il est mal aimé, mais il est attristé.
Or il se trouve que Dieu est amour,
pas un général dont nous serions les soldats,
un joueur d'échecs dont nous serions les pions,
un tyran dont nous serions les esclaves.
Chercher à imposer la Parole de Dieu à tous par la force,
c'est ignorer qui est ce Dieu dont on se revendique pourtant. 
Si l'ironie n'avait pas déjà de définition, ça en ferait une bonne.
Saint Thomas d'Aquin a, à mon sens, une qualité fondamentale :
il n'a pas peur de confronter sa foi et sa connaissance de Dieu
à qui ne pense pas comme lui, les faisant converser avec les philosophes passés
ou tout ce que la connaissance de son époque compte de sages,
quelles que soient leurs religions ou leurs opinions.
C'est qu'il ne faut vraiment pas être sûr de soi ni de sa foi
pour n'accepter d'en parler qu'avec le petit cercle qui pense la même chose 
et pour vivre repliés entre ceux qui n'acceptent que la même tradition.

mercredi 27 janvier 2016

J'ai vu quelqu'un à la télé donner comme définition de l'amour :
"l'amour c'est se voir beau dans les yeux de l'autre".
C'était probablement une vague citation de Sempé, qui a dit qu'
"en amour, ce qu'on aime c'est sa propre image flatteuse
que l'autre vous renvoie de vous-même".
Ça c'est la définition du narcissisme, à la rigueur, mais pas de l'amour !
En tout cas, pas de l'amour tel que le définit le Christ, et qui consiste à 
donner sa vie pour ceux qu'on aime.
La graine de la Parole de Dieu a bien du mal à pousser
à une époque étouffée par les buissons des médias et du bruit 
et dans le désert de pays qui rejettent violemment tout ce qui vient de Dieu.

mardi 26 janvier 2016

Les saints Timothée et Tite, deux collaborateurs très proches de saint Paul
qui marquent le tournant pris par l'Eglise des origines :
l'un sera obligé de se faire circoncire,
pour faire plaisir à l'entourage de saint Jacques, évêque de Jérusalem,
qui prétendent qu'il faut rester fidèles à la loi de Moïse.
L'autre y échappera, parce qu'au concile de Jérusalem,
Paul se fera l'avocat du salut non par la loi mais par la foi,
et sera confirmé dans son intuition par saint Pierre.
Ils illustrent donc l'émancipation du christianisme par rapport au judaïsme,
et surtout le début de la compréhension de ce qui en est la pierre de fondation :
le salut vient du Christ, pas de notre hypothétique obéissance à une loi 
ou à des traditions qui n'ont jamais été capables de sauver qui que ce soit.

lundi 25 janvier 2016

J'ai toujours pensé que la conversion de saint Paul
était le fruit de la prière de saint Etienne,
qui a prié pour ceux qui le tuaient et que Paul approuvait.
Prier pour ses bourreaux : voilà la nouveauté chrétienne,
scandale et folie aux yeux de ceux qui ne connaissent pas Dieu
mais imitation de ce qu'a fait le Christ sur la croix, 
et chemin éprouvé pour obtenir la conversion des assassins.

dimanche 24 janvier 2016

Saint Luc écrit son évangile afin de graver dans le marbre
la solidité des enseignements concernant Jésus Christ.
Un chrétien qui n'a jamais lu les évangiles
a sa foi basée uniquement sur des "on dit".
Rien d'étonnant à ce qu'elle ne soit souvent pas très solide ni très claire.
Avoir lu dans son intégralité ce qu'ont relaté les témoins immédiats du Christ 
me semble être un minimum quand on veut être chrétien.