persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 13 juillet 2017

Croire que la conversion du monde dépend d'une méthode,
d'une formation, d'un plan pastoral, d'une structure, etc etc...
c'est se tromper sur l'enjeu fondamental auquel on est confrontés.
La conversion, c'est échapper au diable pour se jeter dans les bras de Dieu.
Ça dépend du don de l'Esprit Saint, de la prière, de l'intercession des saints,
du sacrifice de la messe, etc etc...
Les moyens humains ne valent que pour les enjeux humains, 
et la conversion des âmes n'appartient pas à cette catégorie.
À enjeu spirituel, moyens spirituels.

mercredi 12 juillet 2017

-"Bonjour monsieur, je vous appelle parce qu'on voudrait se marier tel jour telle heure,
est-ce que c'est possible ?
- bonjour, attendez je regarde... ah non, ça ne va pas être possible, c'est déjà plein ce jour-là, mais c'est libre la semaine d'avant ou celle d'après si vous voulez.
- ah ben non alors ça va pas être possible, on a tout réservé pour cette date. Vous êtes sûr que c'est pas possible ?
- si c'est possible, juste pas à cette date-là...
- ah bon ben tant pis alors, ça fait rien, ça nous aurait fait plaisir de passer à l'église mais c'est pas grave, au-revoir monsieur".
Des conversations téléphoniques comme celle-ci, j'en ai au moins deux par an. 
Quand le mariage religieux ne tient qu'à ça, mieux vaut ne pas se marier à l'église, effectivement...

mardi 11 juillet 2017

C'est étonnant, on vit dans une civilisation qui cache la mort et qui refuse d'en parler
(essayez de lancer le sujet lors d'un diner pour voir ce que ça donne...),
et pourtant les journaux sont remplis de photos de personnes mortes
même si on les montre en vie (et à leur avantage si les journalistes les appréciaient).
En même temps, toutes ces photos de gens décédés qui ont l'air en bonne santé,
ça contribue peut-être aussi à cacher la mort, la vraie, celle qu'on ne veut pas voir, 
un peu plus, et à la rendre irréelle.

lundi 10 juillet 2017

Je comprends bien la lassitude des prêtres et la tentation de passer à autre chose,
tant est grand parfois le sentiment d'inutilité, de solitude ou de fatigue, entre autre.
Bien.
Mais alors il faut trouver des choses intéressantes à faire, se faire des amis, et se reposer.
Ce n'est pas en abandonnant le sacerdoce qu'on résoudra quoi que ce soit,
mais en lui donnant les conditions de l'épanouissement humain
sans lequel aucune vocation n'est supportable, quelle qu'elle soit.
En tout cas, je ne crois pas que la solution soit dans l'abandon de sa vocation :
je ne vois rien qui ne puisse sembler fade et sans intérêt, à terme,
quand on a cotoyé Dieu, qu'on l'a tenu dans ses mains, qu'on a donné l'Esprit Saint, 
qu'on a fait venir le Christ sur terre à la messe et qu'on a donné le pardon de Dieu,
quand on a passé tant de temps à méditer sa Parole et à Le prier,
quand on a veillé avec Lui et qu'on a été son intime.
On peut fuir, bien sûr, mais trouver le bonheur loin de l'intimité avec Dieu ?
Franchement, je ne crois pas que ça soit viable.
Courage ! Il a vaincu le monde, et nous vaincrons avec Lui 
si nous ne L'abandonnons pas en chemin.  

dimanche 9 juillet 2017

La recherche du bien-être est l'un de plus puissants moteurs qui soient.
Tout le monde le cherche, mais on n'espère pas tous le trouver de la même façon,
ce qui explique la multiplicité des activités humaines :
certains le cherchent dans la richesse, le travail, le sport, la satisfaction des instincts,
les distractions, les voyages, les plaisirs, le sentiment du devoir accompli, etc etc...
Pour moi, je ne connais pas de bien-être plus profond
que celui qui provient de l'amour de Dieu,
c'est à dire quand on Le trouve et qu'on s'attache à Lui, 
ou quand on se laisse aimer par Lui de bon coeur.

samedi 8 juillet 2017

Les nominations de curés de paroisse, c'est comme le scrabble.
Si on pouvait poser le nombre de lettres qu'on veut n'importe où,
on ferait des mots magnifiques.
Mais on n'a que 7 lettres à poser où on peut,
et ça ne donne pas du tout le même résultat.
Eh bien avec les prêtres c'est pareil,
si on en avait pléthore et qu'on puisse mettre chacun là où ça lui convient le mieux,
ça donnerait satisfaction tant au prêtre qu'à l'endroit où il serait nommé.
Mais on en a peu et les paroisses ont des besoins,
du coup on nomme curé des prêtres qui auraient été mieux à leur place ailleurs, 
et ce n'est pas comme si on avait le choix de faire autrement.

vendredi 7 juillet 2017

Donne un conseil une seule fois, c'est un conseil.
Donne le même conseil deux fois, c'est de la pression.
Donne-le jusqu'à ce qu'il soit accompli, c'est un ordre.  

jeudi 6 juillet 2017

Si on enlève le Christ de l'équation, le mariage chrétien n'a pas de sens.
Pourquoi un seul homme et une seule femme, jusqu'à ce que la mort les sépare ?
Pourquoi pas un homme et plusieurs femmes, une femme et plusieurs hommes,
plusieurs hommes avec plusieurs femmes,
un homme et un homme, une femme et une femme,
un mariage pour une nuit, une semaine, un mois ou sept ans ?
Parce que quelqu'un a posé la question à Jésus, et qu'il a répondu
"n'avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme,
à cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas !"
Bien entendu, si je ne crois ni en Dieu, ni en Jésus Fils de Dieu,
tout ça n'a aucun sens et est révocable à tout moment.
Rien d'étonnant donc qu'un monde qui s'efforce avec constance de nier Dieu
et de faire sortir son influence de nos vies par tous les moyens possibles
pense que le mariage chrétien est obsolète
et qu'il est urgent de trouver des nouvelles formules basées non pas sur Dieu 
mais sur les désirs des gens, quels qu'ils soient.

mercredi 5 juillet 2017

Les reproches, ça fait du bien à la personne qui les fait,
rarement à celle qui les reçoit,
surtout quand ils sont incessants.
Au contraire, on se recroqueville, on s'habitue à ce bruit
et on n'y fait d'autant moins attention qu'il est plus constant, 
comme les gens qui habitent en ville et qui n'entendent plus les voitures la nuit.

mardi 4 juillet 2017

Pour faire pousser une fleur, il faut de la terre, un peu de soleil, un peu d'eau,
et elle poussera toute seule sans qu'on s'en occupe plus que ça.
Pour faire grandir une âme, c'est la même chose :
un peu de sacrements, un peu d'accompagnement spirituel,
et ensuite il faut laisser la personne grandir à son rythme, il n'y a rien de mieux à faire.
Une fleur ne pousse pas plus vite parce qu'on tire dessus ou qu'on la regarde pousser.
Une âme ne se fortifie pas plus vite parce qu'on la noie sous les conseils 
ou qu'on l'agonit de "il faut", "tu devrais", "il suffit de" et autres "fais ci ou fais ça".

lundi 3 juillet 2017

Il y a des gens que je n'apprécie pas,
en particulier ceux qui travaillent activement à la destruction de l'Eglise,
qu'ils soient "ad intra" ou "ad extra".
Mais ce qui distingue un chrétien du reste du monde,
c'est le choix d'aimer ceux qui nous haïssent,
de vouloir le bien de ceux qui nous veulent du mal.
Il y a des gens que je n'apprécie pas.
Mais ça ne m'empêche pas d'avoir envers eux de la bienveillance,
en particulier d'offrir des messes pour qu'ils se convertissent
et qu'ils parviennent, eux aussi, 
à la vie éternelle et à la résurrection en présence de Dieu.

dimanche 2 juillet 2017

Nous vivons une époque où l'amitié est bien malmenée,
parce que tout est systématiquement soupçonné d'être sexuel.
Une amitié entre un homme et une femme ? De l'adultère.
Une amitié entre une personne plus âgée et une plus jeune ? Se faire entretenir.
Une amitié entre deux persones du même sexe ? De l'homosexualité.
Une amitié entre un adulte et un enfant ? Je n'ose même pas l'évoquer.
Et tout est à l'avenant, je ne vais pas plus loin parce que c'est de pire en pire.
L'hypothèse de la chasteté a disparu de notre quotidien, personne n'y croit plus
ou, pour être plus juste, le soupçon est toujours là en toile de fond,
qui ne demande qu'à être confirmé par un scandale ponctué d'un "je m'en doutais".
Du coup, puisque toute relation est nécessairement soupçonnée d'être sexuelle
et n'est plus considérée possible ni crédible autrement,
on vit à une époque d'immense solitude.
L'explosion de la libération des moeurs a, paradoxalement,
non pas rapproché les humains, comme on pouvait le penser,
mais nous fait tous vivre dans la défiance et le présomption de culpabilité. 
Le mauvais usage du libre arbitre conduit toujours à une perte de liberté, hélas.

samedi 1 juillet 2017

Je considère, en tant que prêtre, que ma fonction consiste principalement
à montrer à qui est intéressé le chemin qui mène à Dieu.
Le prêtre est un familier de Dieu, non pas son serviteur mais son ami,
et il connait cette route qui vient de Dieu et qui va à Lui,
parce qu'il dédie sa vie à la parcourir, comme un guide parcourt la montagne.
Seulement voilà, quand on n'est pas prêtre, on ne voit pas les choses de la même façon.
Pour beaucoup de paroissiens, le prêtre est la personne qui peut et doit
leur donner les sacrements et les bénédictions que Jésus a laissés à son Eglise.
Ils le voient comme le gardien de l'église, le distributeur des sacrements,
l'employé de Dieu et de son peuple, le serviteur de tous.
Cette différence de façon de voir explique bien des quiproquos.
Là où des chrétiens pensent faire plaisir au prêtre parce qu'ils vont à la messe,
parce qu'ils lui demandent des sacrements et des services divers,
le prêtre, lui, a soif de faire connaître à tous ce chemin sur lequel il est pélerin :
il voudrait que tous aiment Dieu et le recherchent avec passion,
et qu'on lui demande d'être le guide et le frère plutôt que le sherpa.
C'est pour ça que ceux qui nous demandent un sacrement isolé
au milieu de la vacuité spirituelle d'une vie que Dieu n'intéresse qu'en cas de besoin
peuvent facilement être surpris, voire choqués, de notre manque d'enthousiasme
et que nous, prêtres, avons si souvent l'impression de prêcher dans le désert
et de nous épuiser en vain, puisque ce que nous faisons ne contribue que rarement 
à faire grandir l'amour de Dieu et l'intérêt pour ses enseignements.

vendredi 30 juin 2017

Dieu possède toutes les qualités possibles et imaginables, bien sûr.
Mais ce n'est pas parce qu'on croit en Lui qu'on les acquiert spontanément.
Autrement dit, il est parfaitement possible d'être chrétien
sans avoir encore assimilé toutes les vertus
dont on imagine qu'elles devraient être les nôtres, 
et ça n'a rien de surprenant, si on y réfléchit un tant soit peu.

jeudi 29 juin 2017

Les gens qui sont toujours très exigeants avec les autres
prennent ça en général pour un signe de confiance et d'estime de soi :
ils ont une haute opinion d'eux-mêmes et de leurs besoins
et sont prêts à faire ce qu'il faut pour obtenir des autres ce qu'ils méritent.
En fait ça me semble plutôt être une attitude infantile et capricieuse :
les enfants aussi pensent que le monde doit se plier à leur volonté.
Si personne ne les éduque et ne leur apprend à accepter les frustrations,
ils penseront ça toute leur vie, mais c'est seulement parce qu'ils n'auront pas grandi,
et non, comme ils le pensent, parce qu'ils sont tout-puissants
et plus malins et méritants que les autres.
Après ils s'étonneront toute leur vie d'être combattus ou fuits
par tous ceux qui refuseront, tôt ou tard, de se plier à leurs caprices 
et ils prendront pour de la jalousie ce qui n'est que du mépris et du dégoût.

mercredi 28 juin 2017

Quelque chose à ne jamais dire à un curé
quand il ne peut pas faire quelque chose pour nous
(comme un mariage parce qu'on a déjà été marié(e) à l'église,
un baptême un jour où c'est déjà plein,
une messe "privée" pour un groupe pour qui la messe paroissiale n'est pas assez bien,
etc...)
c'est : "si c'est une question d'argent, on peut s'arranger..."
ou "je serai très généreux à la quête", bref ce genre de remarques.
C'est le meilleur moyen de mettre fin de façon soudaine et définitive à la conversation.
Si on faisait les choses pour de l'argent, 
alors il faudrait être complètement imbécile pour avoir accepté de devenir prêtre.

mardi 27 juin 2017

Ça doit être vrai, ce dicton selon lequel
"Dieu pardonne toujours, l'homme parfois, la nature jamais",
parce que plus on s'approche de Dieu, plus on pardonne facilement,
mais si on rejette Dieu pour ne faire confiance qu'à nos instincts animaux, 
alors on ne pardonnera jamais rien.

lundi 26 juin 2017

La religion chrétienne n'est pas la solution à tous les problèmes,
Dieu n'est pas un pansement destiné à nous sortir de tous nos ennuis,
un pompier dont l'unique intérêt serait de nous protéger dans notre vie.
Non, la religion est un chemin, souvent étroit et aride,
parfois pentu et caillouteux, parfois paisible et parfumé,
qui mène à Dieu ceux qui veulent l'aimer
et qui sont intéressés par la citoyenneté dans son royaume.
Dieu, quant à Lui, est venu en personne baliser ce chemin
et le parcourir, le premier, depuis nous jusqu'au paradis.
Maintenant c'est à chacun de décider s'il veut le suivre ou non,
si la résurrection et la vie éternelle en présence de Dieu l'intéresse ou non.
Ça sert à ça, la religion chrétienne, à savoir d'où on vient et où on va, 
et à ne pas être seul sur le chemin à condition d'accepter de se laisser guider.

dimanche 25 juin 2017

J'ai souvent remarqué en paroisse que les gens les plus exigeants 
sont systématiquement radins.

samedi 24 juin 2017

Il y a des environnements plus toxiques que d'autres
en matière de développement humain et de recherche du bonheur.
Ainsi, on comprend facilement que naître en temps de guerre
compliquera plus la vie que naître en temps de paix.
Eh bien, l'un des environnements les plus toxiques qui soient, 
c'est celui des esclaves de l'argent.