persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 14 novembre 2014

Est-il légitime de faire passer sa vocation avant tout le reste,
en particulier avant les personnes qui nous aiment?
Trouver le bonheur en accomplissant sa vocation, ce n'est déjà pas si facile,
mais alors le trouver sans pouvoir l'accomplir, c'est extrêmement fastidieux
à un point tel que ça tient, pour ainsi dire, du miracle.
Dans la mesure où tout être humain a droit au bonheur,
donc moi aussi bien que les personnes qui m'aiment,
alors oui, je pense qu'il est légitime d'accomplir sa vocation,
même si elle ne correspond pas aux besoins ni aux envies de ceux qui m'aiment.
D'ailleurs, s'ils m'aiment pour moi et non pour eux-mêmes, 
ils devraient, sinon s'en réjouir, au moins le comprendre et l'accepter.

jeudi 13 novembre 2014

Si ceux qui passent leur vie à observer celle des autres pour la critiquer
utilisaient tout ce temps perdu pour s'améliorer eux-mêmes,
ça fait longtemps qu'ils seraient devenus saints  
au lieu de devenir amers et détestables.

mercredi 12 novembre 2014

Les gens qui réduisent le christianisme à une morale sont rarement rigolos.
Ceux qui le réduisent à une pratique liturgique sont rarement magnanimes.
Ceux qui le réduisent à une connaissance théologique sont rarement humbles.
Mais ceux qui sont des amis proches du Christ,
parce qu'ils le fréquentent, l'écoutent et mettent sa parole en pratique, 
ceux-ci sont souvent charmants, parce qu'ils sont joyeux, bons et simples.
Le premier commandement est d'aimer Dieu par-dessus tout.
Si le deuxième, "aime ton prochain comme toi-même", lui est semblable,
le premier reste malgré tout prioritaire,
et si on ne peut prétendre aimer Dieu sans aimer son prochain,
on ne peut pas plus prétendre aimer parfaitement son prochain sans aimer Dieu.
C'est Dieu qui est la source de tout amour véritable, 
et on ne peut aimer sans aimer l'amour...

mardi 11 novembre 2014

À l'époque où on avait des prêtres en pagaille,
mourir d'épuisement le sourire aux lèvres et le travail accompli
pouvait être un idéal sacerdotal : il y aurait bien quelqu'un pour prendre la suite.
Aujourd'hui, cet idéal ressemble plutôt à un suicide pour nos paroisses,
parce que quand un prêtre disparaît, il n'est pas toujours remplacé, 
et c'est beaucoup de monde qui est alors laissé à l'abandon.

lundi 10 novembre 2014

Il n'est pas superflu de se souvenir, au moins une fois par jour,
de la raison pour laquelle nous sommes sur cette terre,
du sens véritable de notre existence ici-bas,
et de la décision que nous avons à y prendre.
C'est même absolument indispensable, si on veut avoir le recul nécessaire
pour ne pas oublier qui nous sommes et ce que nous avons à devenir,
et pour ne pas nous laisser ballotter uniquement au gré de nos sentiments, 
de nos instincts, de nos problèmes ou des difficultés de cette vie.

dimanche 9 novembre 2014

C'est le jour de ma mort,
quelle qu'en soit l'heure,
que Dieu veut me trouver prêt.
Comme je ne sais pas quand ça sera, 
il faut être prêt tout le temps.

samedi 8 novembre 2014

On ne peut pas vivre la vie des autres à leur place,
même pour porter leurs fardeaux ou leurs croix,
pour leur éviter de souffrir ou de mourir.
C'est à eux de faire leur expérience, de prendre leurs décisions,
et d'être plus ou moins profondément marqués par leurs conséquences.
Je ne sais pas si c'est du fatalisme, 
mais c'est comme ça.

vendredi 7 novembre 2014

Quand l'individu prime sur le groupe
et les droits individuels sur le bien commun,
la société n'a plus la cohérence qui lui permettait d'exister en tant que telle, 
et elle est appellée à disparaître.

jeudi 6 novembre 2014

Ici c'est aujourd'hui,
à un autre endroit de la terre c'est encore hier
et à un autre déjà demain.
En fait, au moins sur terre, pour voyager dans le temps, 
il suffit de voyager dans l'espace...
La joie chrétienne n'est pas nécessairement tonitruante ni pleine de rires.
Selon les circonstances de la vie elle pourra même se faire secrète,
mais elle est là, au coeur, ancrée juste à côté de l'espérance de la résurrection
et du jour où, "délivrés du péché et de tout mal", 
on se retrouvera tous au paradis pour la vie éternelle !

mercredi 5 novembre 2014

De même qu'un champ laissé en jachère ne reste pas nu
mais se couvre de mauvaises herbes,
ainsi un peuple qui a perdu la foi en Dieu ne reste pas sans croire en rien 
mais il se remplit de magie et de superstitions.

mardi 4 novembre 2014


Beaucoup d'évêques de pays étrangers
refusent catégoriquement d'envoyer des prêtres en France.
Ils ont peur qu'ils n'y perdent leur vocation, voire la foi.
Ils pensent, à juste titre, que quand un prêtre n'est pas reconnu pour ce qu'il est,
mais qu'on s'en sert comme d'un distributeur automatique de sacrements,
qui doit juste être sorti de sa sacristie quand on a besoin de lui
et y retourner très vite, si possible sans avoir trop parlé, quand on a fini,
alors sa vie sacerdotale est en danger mortel.
Le pire, c'est qu'ils n'ont pas tout à fait tort, et que je comprends leur réticence :
c'est une vie qui ne convient pas plus à tous les prêtres
que le désert ne convient à tous les animaux 
ou la guerre à tous les reporters.

lundi 3 novembre 2014

Que la famille explose et c'est la civilisation telle qu'on la connait qui disparait.

dimanche 2 novembre 2014

J'ai connu dans ma vie des prêtres qui se sont retrouvés à l'hôpital
pour en avoir trop fait, parce qu'ils n'ont jamais pris le temps
de se reposer ni de se soigner quand ils en avaient besoin.
Je ne sais pas si c'est la vertu qui les a menés là, ou l'orgueil
de se prendre pour les sauveurs du monde
et de croire qu'ils étaient indispensables 
au point d'avoir mis leur vie en danger par négligence...

samedi 1 novembre 2014

En fait, dans les Béatitudes,
le Christ nous indique ni plus ni moins le chemin pour l'imiter,
parce que c'est lui-même qu'il décrit...
Dieu seul est saint.
Mais rien ne nous interdit de devenir ses enfants,
et donc de devenir, nous aussi, saints.
Comment ?
Par le baptême, qui nous met sur le chemin qui mène à Lui,
avec l'aide de l'Esprit Saint qui désormais habite en nous.
Mais aussi en "écoutant la parole de Dieu et en la mettant en pratique",
puisque Jésus nous dit que tous ceux qui font ça sont
"son frère, sa soeur, sa mère...", bref, sa famille.
Or comme il est l'unique fils de Dieu, lui qui est de nature divine
(contrairement à nous),
si nous devenons ses frères et ses soeurs
alors nous participons de sa sainteté,
car il est Dieu, car il est saint. 
C'est aussi simple que ça... au moins à comprendre.

vendredi 31 octobre 2014

Curieusement, chaque fois que je suis passé à deux doigts de la mort,
elle m'est soudainement apparue beaucoup moins appétissante
que quand elle n'est qu'un concept lointain,
qui considère les joies du paradis et de la compagnie de Dieu et des saints,
mais qui oublie largement le renoncement immense et terrifiant 
que constitue le moment du passage de cette vie à la vie éternelle...
J'aimerais bien mourir pendant une messe, juste après la communion. 
Comme ça, j'aurai Dieu en moi, alors il sera bien obligé de me recevoir en Lui...

jeudi 30 octobre 2014

Il y a une question que je trouve parfaitement stupide :
"sommes-nous seuls dans l'univers ?"
C'est tellement étrange de se demander si on est "seul", 
quand on vit sur une planête peuplée de milliards de milliards d'êtres vivants...