persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 8 juin 2015

C'est très bien de ne pas juger les autres, si on ne veut pas être jugé soi-même.
Mais une chose est de ne pas juger son prochain,
autre chose de ne pas accepter de voir ce qui est bien ou mal.
Or certains, sous prétexte de tolérance, d'ecclectisme, de bienveillance,
préfèrent aveugler volontairement leur conscience et leur intelligence
plutôt que d'accepter de se rendre compte qu'une situation puisse être sans issue.
Ainsi, ils valident des attitudes qui ne feront pourtant aucun bien
à ceux qu'ils prétendent comprendre et aimer,
au nom de la liberté ou d'autres principes abstraits.
Si j'aime mon enfant, que j'ai ses intérêts à coeur et que je veux son bien,
dois-je en conséquence le laisser se jeter dans un feu s'il lui en prenait l'envie,
au nom de la tolérance et de la compassion? 
N'est-ce pas lui que je dois protéger, et non ses lubies, ses caprices ou ses erreurs?

dimanche 7 juin 2015

Que des complotistes se méfient de la science et disent tout et n'importe quoi,
on peut le comprendre, après tout ils sont assez paranoïaques pour ça.
Mais qu'on dénigre la science pour des raisons religieuses,
mettant en doute le principe même du bien fondé de la recherche scientifique
et les connaissances acquises, au nom d'une prétendue fidélité à Dieu,
ça c'est intolérable.
Ceux qui le font n'ont rien compris à la religion :
ils pensent confusément qu'elle est inséparable de l'obscurantisme et de l'ignorance. 
Le Christ a dit que la vérité nous rendrait libres, pas qu'elle doit nous rendre idiots.

samedi 6 juin 2015

C'est très difficile, quand tout le monde s'entend pour taper sur quelqu'un,
de résister à la facilité de hurler avec les loups,
de tenir pour ce quelqu'un, de refuser de l'enfoncer, de dire quelque chose en sa faveur,
ou au minimum de ne pas en rajouter si on pense qu'il est coupable de quelque chose.
C'est très difficile, mais c'est indispensable d'apprendre à le faire :
c'est par ce genre de lynchage en meute que le Christ a été condamné, et participer,
quelles que soient les circonstances dans lesquelles ça se produit, à ce genre de chose, 
c'est reconnaître devant lui qu'on ne vaut pas mieux que ses assassins.

vendredi 5 juin 2015

J'ai toujours pensé que les critiques sont des gens qui,
n'ayant pas eu les moyens d'atteindre ce qu'ils auraient voulu faire, 
ont fait un métier de dénigrer désormais ceux qui en ont été capables.

jeudi 4 juin 2015

On juge beaucoup trop facilement des gens
dont l'époque, la situation économique, personnelle, la culture, l'éducation,
les moyens, l'environnement, la situation géopolitique, le métier, les aléas, etc etc...
nous sont totalement étrangers et parfois même strictement inimaginables.
Or pour juger, il faut comprendre.
Pour comprendre, il faut connaître.
Pour connaître, il faut avoir vécu en tous points les mêmes situations.
Autant dire qu'on ne peut, en fait, que se juger soi-même, et encore ! 
À condition de se connaître soi-même, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

mercredi 3 juin 2015

Ne t'y trompes pas : ce que tu fais influence ce que tu es
et peut te faire devenir, sans que tu n'y prennes garde, 
quelqu'un d'autre que ce que tu crois être.

mardi 2 juin 2015

Que penserait-on de quelqu'un qui entrerait dans la maison de ses parents et qui,
sans même leur dire bonjour ni leur jeter un seul regard,
ferait un peu le tour des pièces en parlant tout fort avec des amis,
avant de ressortir sans jamais leur avoir adressé la parole ni le moindre geste?
C'est pourtant ce que font ceux qui entrent à l'église sans avoir l'intention d'y prier, 
que ça soit pour les enterrements, les mariages, les baptêmes ou le tourisme.
C'est triste, d'être quelqu'un de méchant.
Ça l'est tout autant de vouloir donner cette impression
quand on ne l'est pas en réalité 
juste pour se donner un genre.

lundi 1 juin 2015

Mettre son destin entre les mains d'un homme ou une femme politique
qui ne cesse de hurler, de vociférer, d'insulter et de lancer des imprécations, 
m'a toujours semblé être de la folie furieuse.

dimanche 31 mai 2015

Les plus dangereux parmi les violents 
sont ceux qui ne savent pas qu'ils sont violents.

samedi 30 mai 2015

Ceux qui veulent totalement éradiquer Dieu et la religion de cette terre
verront leur désir satisfait à la résurrection :
Dieu, qui les respecte infiniment plus que ce qu'ils imaginent,
ne les forcera pas à vivre en sa présence pour l'éternité.
Du coup, ils vont la passer sans Lui.
Les malheureux, ils ne savent même pas que ce qu'ils souhaitent avec tant de hargne 
s'appelle la damnation.

vendredi 29 mai 2015

Une société sans Dieu et comme un canard dont on vient de couper la tête :
il ne sait pas encore qu'il est mort, il a même l'air plus vivant que jamais, 
et pourtant c'en est fini de lui.

jeudi 28 mai 2015

Beaucoup de choses n'ont ni queue ni tête, de nos jours.
Beaucoup de déclarations, de débats, de lois, d'avis, d'articles, de discussions.
À un point tel, qu'à un moment on finit par se demander si on n'est pas soi-même fou 
quand on pense que tout ce tapage n'a ni queue ni tête.

mercredi 27 mai 2015

L'un des secrets du bonheur (et, accessoirement, de la chasteté), 
c'est de savoir aimer les autres pour eux-mêmes, et non pas pour soi.

mardi 26 mai 2015

Je plains ceux qui cherchent à obtenir le bonheur d'une manière égoïste : 
ils n'en obtiendront, au mieux, qu'une image, et même pas vraiment fidèle en plus.

lundi 25 mai 2015

C'est une folie de s'installer sur terre comme si notre séjour devait y être définitif.

dimanche 24 mai 2015

Si tu attends d'être en équilibre sur une selle de vélo à l'arrêt
avant d'oser te lancer à rouler,
ce n'est pas demain la veille que tu feras du vélo : l'équilibre vient en roulant.
Si tu attends d'être parfait en ne t'occupant que de corriger tes défauts
avant d'oser t'occuper des besoins de ceux qui t'entourent, 
ce n'est pas demain la veille que tu les aideras :
la perfection de l'amour vient en aimant.

samedi 23 mai 2015

Plus on aime les gens,
plus le bien qu'on leur fait nous fait aussi du bien à nous.
Moins on les aime, 
plus le bien qu'on leur fait nous coûte et ressemble à une privation.
Au détour d'une conversation avec un ami artiste professionnel,
il s'était étonné que je n'aie pas activé les commentaires publics sur le blog,
estimant que je fuyais ainsi les critiques ou les débats que pouvaient soulever mes pensées.
Ça fait longtemps que je réfléchis à cette conversation.
Je crois savoir maintenant pourquoi je n'ai pas voulu de commentaires
que chacun pourrait publier après chaque apophtegme.
D'abord, ce que j'écris ici n'est pas de l'art,
je ne suis pas dans une démarche de démonstration de quoi que ce soit.
Ensuite, je me méfie de la vanité comme de la peste,
et les commentaires peuvent en être l'occasion, par leur contenu ou par leur nombre.
Enfin, je crois que pour dire avec sincérité tout ce qu'on veut partager,
il faut se tenir éloigné du médiatique, quand bien même il serait confiné ici :
je dis ce que bon me semble, littéralement parlant,
ceux à qui ça plait reviennent, ou pas, chacun fait ce qu'il veut.
Je pense que c'est plus sain comme ça : ça me laisse toute ma liberté,
et elle est indispensable à ce que j'écris ici, si je veux être dans la vérité 
et ne pas tomber dans le consensuel, le politiquement correct ou le démagogique.
Et puis, si quelqu'un veut me faire un commentaire, il peut facilement le faire par mail...
Je n'ai rien à prouver ni à défendre, c'est pour ça que le débat public ne m'intéresse pas,
mais donner des explications en privé peut s'avérer utile, éventuellement, 
et je n'ai jamais refusé de donner des éclaircissements à qui m'en a demandé.

vendredi 22 mai 2015

La recherche de la perfection personnelle
peut être une distraction qui nous éloigne de l'essentiel : 
l'amour de Dieu et du prochain.