persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 16 mai 2016

La douceur est le sceau de la sagesse qui vient de Dieu. 
La "sagesse" humaine, elle, est souvent agressive, violente et jalouse.

dimanche 15 mai 2016

L'Esprit Saint est, sans aucun doute, bien méconnu de la théologie occidentale.
C'est malheureux, parce que si le Père est l'origine de tout et le Fils la Parole de Dieu,
l'Esprit Saint est l'Amour de Dieu, un amour qu'on reçoit à notre baptême,
et qu'il ne tient qu'à nous de faire fructifier,
en apprenant à mettre en pratique les inspirations qu'il nous souffle.
C'est la présence de Dieu en nous, au plus intime de nous-même,
qui fait de nous dès ici-bas des prêtres, des prophètes et des rois.
C'est le défenseur qui intercède pour nous et qui défend notre cause contre le diable, 
c'est le salut de Dieu, qui veut la conversion du pécheur et non sa mort.

samedi 14 mai 2016

Pour connaître la joie qui vient de Dieu,
il faut vivre comme lui, en aimant.
Elle ne vient pas de la simple connaissance, 
mais de l'action concrète de donner sa vie pour ceux qu'on aime.

vendredi 13 mai 2016

Quand on entend parler du pape, qui aurait dit ceci ou cela, une seule adresse :
http://www.news.va/fr/
Ici au moins, on sait ce qu'il a dit au mot près, et dans quel contexte.
Par exemple, aujourd'hui, les médias français glosent à l'envi
sur le fait qu'il serait d'accord pour ordonner des femmes diaconnesses.
Si on va lire ce qu'il a dit exactement, on se rend compte qu'il n'en est rien :
il veut bien former une commission chargée d'étudier le cadre exact
qui était celui des diaconnesses des premiers siècles,
parce que les historiens ne s'accordent pas sur leur fonction.
(on n'est pas sûrs, par exemple, qu'elles étaient ordonnées,
ni que le cadre de leurs compétences sortait des baptêmes de femmes adultes,
qui étaient baptisées nues et dont il fallait oindre le corps complet de saint Chrême,
ce qui justifiait que ça soit fait par des femmes et non par un évêque).
Bref, dans ce cas comme dans beaucoup d'autres,
il y a un gouffre entre ce qu'a dit le pape et ce que rapportent les médias.
Donc, aujourd'hui plus que jamais, il faut systématiquement aller aux sources,
avant de se scandaliser ou de faire couler de l'encre pour rien.
En fait, dans la mort, le plus dur n'est pas de perdre des proches,
c'est de perdre des intimes.
Quelle que soit notre foi et la certitude de la vie éternelle et de la résurrection, 
en attendant il faut supporter, chaque jour, le manque qu'on a d'eux.
Le critère de sélection de Jésus, c'est l'amour qu'on lui porte.
Ça vaut pour les papes, ça vaudra aussi pour nous 
quand on prétendra entrer au paradis.

jeudi 12 mai 2016

Être "un" avec le Christ, bref uni au Christ pour parler normalement,
c'est tout d'abord l'aimer, lui, profondément,
et à cause de cet amour, nous efforcer de l'imiter en tout,
et de mettre en pratique les enseignements qu'il nous a laissés.
Faire moins que ça, c'est rendre vain le baptême que nous avons reçu 
et n'avoir de chrétien que l'emballage, et non pas le contenu.

mercredi 11 mai 2016

Jésus dit que les chrétiens "n'appartiennent pas au monde".
Ça veut dire que nous ne devrions pas être intéressés par les mondanités,
les modes, le politiquement correct, bref tout ce qui est vanité et superficialité.
C'est que notre priorité devrait être la recherche de Dieu en tout, 
non celle des premières pages de journaux, des récompenses ou des acclamations.

mardi 10 mai 2016

La vie éternelle, c'est connaître Dieu, pour ainsi dire au sens biblique du terme,
comme Adam a connu Ève et engendré Caïn.
C'est que le paradis consiste à vivre avec Dieu, à demeurer éternellement en sa présence.
On peut déjà commencer sur terre, par la prière
et la fréquentation quotidienne des églises,
par l'amour de Dieu qui demeure en nous par l'Esprit Saint 
et qui produit des fruits d'amour et de sainteté.

lundi 9 mai 2016

Le Dieu trinité, Père, Fils et Esprit Saint, a été révélé par Jésus.
Certes, il a fallu du temps, des siècles même, et de nombreux conciles,
avant de savoir en donner une explication et une définition satisfaisantes.
C'est que la tache était ardue, il a fallu créer de toutes pièces
les concepts de nature, de substance et de personne, qui n'existaient pas encore
juste parce que la trinité n'est pas une connaissance née de l'expérience physique.
Nous n'avions donc pas les mots pour en comprendre et appréhender
le fonctionnement et la possibilité, puisqu'ils ne peuvent être observés.
Mais ce n'est pas pour autant une invention de l'Eglise :
l'Eglise n'a fait que scruter et comprendre l'héritage donné par le Christ,
et c'est pourquoi on ne peut pas être chrétien sans accepter ce que le Christ a révélé, 
et donc, entre autre, sans croire que Dieu est Père, Fils et Saint Esprit.

dimanche 8 mai 2016

Le chrétien ne doit faire qu'un avec le Christ,
comme des époux ne font plus qu'un quand ils sont mariés.
Mais pour cela, il faut aimer Jésus, l'aimer vraiment :
c'est sur ce critère qu'il choisira Pierre comme premier pape,
c'est sur ce critère qu'on rentre au paradis,
puisque celui qui l'aime garde sa parole et la met en pratique.
Peut-on être Chrétien sans aimer le Christ ? 
Non. C'est juste impossible, c'est se faire illusion.

samedi 7 mai 2016

Le Christ est venu sur terre à une époque où il y avait une grande attente de Dieu :
on voit par exemple Apollos annoncer que Jésus est le Christ,
alors qu'il n'a que les écritures pour le guider, il ne l'a pas connu personnellement. 
C'est quand la dernière fois qu'on a annoncé ça à quelqu'un, nous ?

vendredi 6 mai 2016

Corinthe, à l'époque de saint Paul, a une réputation épouvantable :
"Corinthienne" est synonyme de "prostituée", c'est tout dire.
Et pourtant, Dieu affirme qu'il a là un peuple nombreux. 
Ça illustre, si besoin était, à quel point "ses pensées ne sont pas nos pensées".

jeudi 5 mai 2016

Après sa résurrection, Jésus pouvait remonter vers le Père,
parce que sa présence sur terre n'aurait pas convaincu ceux qui l'ont mis à mort :
quand on n'est pas ouvert à la parole de Dieu et qu'on ne l'accepte pas,
quand bien même on verrait quelqu'un ressuscité des morts, 
ça ne nous convaincrait pas.

mercredi 4 mai 2016

Paul a fait un flop à Athène. Ce n'est pas bien surprenant.
C'est la Grèce qui a inventé la philosophie,
et les habitués de l'aréopage sont à la fois cultivés et orgueilleux.
Or les intellectuels ont, paradoxalement, souvent bien de la difficulté
à accepter la vérité, eux qui sont habitués à jouer avec les arguments.
Par contre, ils sont très sensibles aux arguments des mensonges,
et j'en ai vu beaucoup résister avec force à la simplicité de l'Evangile 
pour tomber la tête la première dans des sectes aux théories extravagantes.

mardi 3 mai 2016

les gens qui se sentent coupables, tu peux dire n'importe quoi,
ils le prennent toujours pour eux et se sentent agressés personnellement. 
Je crains qu'on n'y puisse pas grand chose.
J'aime beaucoup saint Jacques, le premier évêque de Jérusalem,
auteur de la lettre qui porte son nom,
et que Jésus lui-même aurait placé sur le siège épiscopal de Jérusalem,
si l'on en croit saint Jérôme et saint Epiphane.
Sa lettre est tellement imprégnée de l'amour et de la connaissance du Christ
qu'on a souvent l'impression, en la lisant, de lire un Evangile
et d'entendre Jésus parler.
C'est ça, être chrétien : se laisser imprégner par le Christ 
pour qu'à travers nous, il continue à édifier le monde nouveau.

lundi 2 mai 2016

En matière de morale sexuelle ou plus largement de la théologie du corps,
il est essentiel que les prêtres connaissent la théorie sur le bout des doigts.
Bien.
Mais il est tout aussi essentiel de tenir compte, quand quelqu'un les consulte,
non pas d'abord de cette théorie, mais de la situation concrète de la personne.
La théorie n'est pas une boite dans laquelle on doit faire rentrer les personnes,
à la force si ça ne rentre pas, ou que l'on exclue si ça ne rentre vraiment pas.
Non.
C'est un manteau qu'il faut adapter, sur mesure, en fonction des situations concrètes,
pour essayer, de la meilleure façon possible,
de donner à chacun un vêtement décent et confortable,
dans lequel ils puissent vivre dignement et le mieux possible,
quelles que soient les difformités, les difficultés ou les caractéristiques de chacun. 
Voilà.
J'aime bien Lydie, la commerçante de pourpre,
qui a forcé la main à saint Paul et l'a obligé à accepter son hospitalité.
Saint Paul étant assez petit, chauve, maigrichon,
j'ai toujours imaginé Lydie plantureuse et généreuse,
la maitresse femme qui mène son monde et à qui on ne résiste pas.
Et ça m'a toujours amusé d'imaginer Paul, la voix de Dieu, 
obligé d'obéir à Lydie, l'amour (envahissant) de Dieu.

dimanche 1 mai 2016

On ne peut pas prétendre aimer Dieu 
si on ne s'efforce pas de mettre en pratique ce que son messie nous a enseigné.