persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 11 novembre 2016

Il n'est pas de saint qui n'ait attendu avec ferveur le retour du Christ,
et qui n'ait accueilli la mort comme l'accomplissement de tous ses désirs.
Non pour la mort elle-même, qui est notre ennemie et l'ennemie de l'humanité,
mais pour la rencontre avec Dieu qui s'y trouve cachée, 
et pour la résurrection promise et réalisée en Jésus Christ.

jeudi 10 novembre 2016

C'est étonnant comme les premiers chrétiens ne se mêlent jamais de la chose publique,
la "res publica", qui est devenue pour nous la politique.
Saint Paul demande à Philémon de bien traiter son esclave Onesime,
mais il ne se révolte pas contre l'esclavage en soi.
C'est que les premiers chrétiens ne cherchent pas à changer la condition de chacun,
mais que chacun, quelque soit sa condition, cherche à suivre le Christ et se convertisse.
Les changements sociétaux, s'ils doivent avoir lieu,
sont une conséquence de cette conversion sincère, 
non leur préalable.

mercredi 9 novembre 2016

Aujourd'hui nous fêtons la dédicace, l'inauguration, de la basilique du Latran en 324. Appelée "Mère de toutes les églises", elle l'est véritablement, dans le sens où c'est le premier lieu officiel, visible, public, et adapté à la liturgie, dont ont disposé les chrétiens. Jusque là, en effet, le christianisme était une religion interdite, persécutée avec plus ou moins d'intensité depuis ses origines. L'empereur Constantin, par l'édit de Milan de 313, permet à chacun d'adorer qui il veut, et donc aux chrétiens de pratiquer leur foi au grand jour. La construction de la basilique du Latran en 320 est la manifestation extérieure de cet "édit de tolérance" : puisque les chrétiens sont désormais légitimes, il faut leur donner un lieu de culte public, c'est la mentalité romaine.
Bien.
Mais la première messe ne date pas de 324. Depuis toujours, les chrétiens se réunissent, non pas dans les catacombes, contrairement à l'idée reçue, mais dans les maisons des uns et des autres, comme on le refera par la suite dans les pays où le christianisme sera de nouveau persécuté. C'est d'ailleurs ces réunions qui font qu'on se reconnait chrétien, au-delà du baptême : l'assiduité à participer au partage du pain et du vin, et de la parole de Dieu, est ce qui constitue l'Eglise primitive. Et pas besoin d'un bâtiment en pierre pour cela : la première communauté chrétienne a fortement conscience du fait que l'Eglise, c'est eux, ce sont les personnes qui la constituent, ce n'est ni un lieu ni une bâtisse. Ils sont les pierres vivantes de l'édifice spirituel dont le Christ est la pierre angulaire. D'ailleurs, "Eglise", "Ecclesia", signifie "communauté", et non pas "bâtiment au milieu du village".
Est-ce que l'Eglise a gagné à avoir des édifices publics pour exercer son culte au su et au vu de tous ? Oui, indéniablement, dans le sens où cette visibilité a permis l'évangélisation au grand jour de toute l'humanité.
Est-ce qu'elle y a perdu quelque chose ? Ah. Eh bien... Oui aussi, dans le sens où, aujourd'hui au moins, beaucoup de chrétiens délèguent leur appartenance à l'Eglise au bâtiment qui en porte le nom : ils pensent qu'ils peuvent faire partie de l'Eglise sans jamais y mettre les pieds, il suffit qu'elle soit là pour que tout aille pour le mieux.
Ça me fait de la peine, quand on vend une église pour en faire un magasin de chaussures ou un restaurant. Toute église est ma maison, depuis ma naissance, et n'importe où dans le monde, il suffit de rentrer dans une église pour être chez soi, quand on est chrétien. Mais, d'un autre côté, qu'on détruise ou qu'on vende des églises, peu m'importe : en effet, si elles sont vides parce que les chrétiens les ont désertées, alors non seulement elles ne servent à rien, mais elles deviennent un signe de honte : une église abandonnée, c'est le rappel du manque d'amour de notre époque pour Dieu, de l'indifférence envers notre foi, nos coutumes, notre religion, notre salut. Indifférence pour le sacrifice du Christ, pour l'amour de notre communauté chrétienne, pour le message de l'Evangile. Une église vide, c'est le signe visible de l'abandon invisible de Dieu par son peuple.
Ce n'est pas facile à entendre et pourtant c'est la vérité. 
Seigneur, augmente en nous la Foi et l'Amour : que ton peuple revienne à Toi, qu'il retrouve la joie de la fête d'être réuni, dans ta maison, auprès de Toi.

mardi 8 novembre 2016

Ce que les humbles prennent pour de précieux conseils,
les orgueilleux le voient souvent comme d'odieux reproches.

lundi 7 novembre 2016

Les prêtres sont les garants de la succession ininterrompue de témoins
qui remontent non seulement à l'époque du Christ, mais à sa volonté explicite
d'instituer des apôtres auxquels Il a confié son Eglise.
Une paroisse peut vivoter sans prêtre, mais pas vivre pleinement. 
Il faut des prêtres. Des saints prêtres.

dimanche 6 novembre 2016

La tentation de devenir "comme des dieux" date du péché originel,
autant dire qu'elle n'est pas d'aujourd'hui.
Mais elle est toujours aussi présente, et notre époque, comme toutes celles avant elle,
essaye encore d'éliminer Dieu et de vivre sans Lui,
en tentant de trouver l'immortalité par nos propres moyens,
comme cherchent à le faire les transhumanistes par exemple.
Tout ça pour obtenir quelque chose que Dieu veut de toutes façons nous donner,
si nous l'acceptons dans notre vie et que nous suivons le chemin qu'Il nous a tracé...
Ah, mais c'est qu'accepter l'immortalité de la part de Dieu demande de l'humilité,
et c'est bien ce qui manque à tous ceux qui se prennent pour des dieux, justement, 
alors que c'est l'une des caractéristiques à laquelle on reconnait les saints.

samedi 5 novembre 2016

"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent".
J'ai toujours pensé que cette phrase de l'Evangile n'a pas besoin d'interprétation,
qu'elle est à prendre au pied de la lettre. 
Et je n'ai jamais trouvé de raison de penser que j'avais tort.

vendredi 4 novembre 2016

Plusieurs activités sont incompatibles, juste parce qu'elles sont toutes chronophages :
rechercher la richesse, les plaisirs de la chair ou le pouvoir,
ou rechercher la fréquentation de Dieu et mettre en pratique ses commandements.
On ne peut pas tout faire à la fois, alors on fait nécessairement des choix,
qu'on en ait conscience ou pas, qu'on se rende compte des conséquences ou pas.
Mais l'insouciance, l'ignorance ou l'indifférence ne changeront rien au résultat : 
soit notre chemin mène vers Dieu, soit il ne mène nulle part.

jeudi 3 novembre 2016

Saint Martin de Porrès, c'est l'illustration de ce qui est important dans la foi.
Fils illégitime d'un noble espagnol et d'une esclave noire libérée,
abandonné par son père dans son jeune âge, il veut rentrer chez les dominicains,
mais la loi, à son époque et dans son pays, le Pérou, l'interdit aux métis.
Il y entre cependant, mais comme simple portier,
et n'aura jamais accès à la vie conventuelle complète.
Mais c'est lui qui est saint, et aucun autre frère du couvent. 
Et c'est ça qui compte, au-delà des injustices des hommes, fussent-ils d'Eglise.

mercredi 2 novembre 2016

C'est devant la mort que notre foi est mise à nu :
ou nous croyons à la résurrection et à la vie éternelle,
ou nous n'y croyons pas, ni à ça, ni à Dieu, ni en rien.
C'est là que beaucoup se rendent compte qu'ils ont perdu la foi,
sans même s'en rendre compte, à force de vivre loin de Dieu, 
alors qu'ils étaient persuadés, hier encore, d'être des chrétiens.

mardi 1 novembre 2016

Beaucoup de gens confondent la toussaint et la fête des morts,
au point de fleurir parfois les églises avec des chrysanthèmes pour la toussaint,
ce qui n'a pas de sens : ce sont des fleurs blanches qu'on devrait mettre,
roses, lys, ce que vous voulez, mais pas des chrysanthèmes !
La toussaint n'est pas la fête des morts mais des vivants,
de ceux qui ont choisit la vie par Dieu, avec Dieu et en Dieu 
et dont on fête, à l'avance, la résurrection et la joie éternelle !

lundi 31 octobre 2016

Estimer les autres supérieurs à soi-même,
avoir leur intérêt à coeur avant le nôtre,
voilà bien quelque chose qui va à contre-courant de notre époque,
qui met en avant le droit (et même le devoir) à l'épanouissement personnel.
Ce n'est pourtant pas de la faiblesse, ni être timoré, mou ou soumis,
d'agir comme saint Paul le recommande à tout chrétien.
Bien au contraire : pour en être capable, il faut se posséder soi-même,
être souverain sur sa propre vie, et décider de la mettre au service des autres.
Alors que se prendre pour le centre du monde et ne penser qu'à soi et à son plaisir, 
un nourrisson en est capable avant même de savoir parler.

dimanche 30 octobre 2016

C'est bien de se convertir et de décider désormais de suivre sérieusement le Christ,
mais il faut que ça soit suivi d'effets concrets.
Zachée, par exemple, décide de lui-même de donner la moitié de ses biens aux pauvres,
et de rembourser au quadruple toute personne qu'il aurait volé :
son appréciation de Jésus n'est pas juste une posture,
il en découle du bien pour pas mal de monde.
Il faut qu'il en soit ainsi pour nous tous : 
un chrétien qui n'apporte rien de bon à personne n'a de chrétien que le nom.

samedi 29 octobre 2016

J'ai toujours aimé cette réflexion de Paul,
qui voudrait aller avec le Christ parce que c'est son avantage,
mais qui reste ici-bas parce que d'autres ont encore besoin de lui... 
Voilà, me semble-t-il, quelle devrait être la position de tout chrétien devant la mort.

vendredi 28 octobre 2016

Toutes les religions, à l'époque du Christ, sont excluantes :
à chaque peuple et à chaque région son ou ses dieux, ses croyances et ses rites.
Ça s'impose aux peuples vaincus, mais en dehors de ça, ça ne se transmet pas,
ça sert au contraire à se distinguer et à se différencier des autres.
Le christianisme apporte une nouveauté totalement inédite :
dès qu'on devient chrétien, on devient un seul peuple, tous fondamentalement égaux,  
quelle que soit notre origine, race, couleur de peau, culture, richesse ou langue,
notre peuple, notre lieu de naissance, notre statut social, notre sexe ou notre âge.
Alors oui, il y a des religions qui divisent, parce qu'elles sont, au fond,
un signe d'appartenance réservé à une catégorie exclusive et excluante.
Mais le christianisme est ouvert à tous, sans exception.
C'est une religion certes communautaire, mais en aucun cas communautariste
parce que tout être humain, par le baptême, peut en devenir membre de droit. 
Ce n'est pas un hasard si on l'a qualifiée de "catholique", c'est à dire "universelle"...

jeudi 27 octobre 2016

Saint Paul nous indique ce qu'il faut posséder
pour avoir les moyens de lutter contre les forces du mal :
aimer la vérité et la justice, annoncer l'Evangile, avoir la foi,
rechercher le salut, connaître la Parole de Dieu.
Je ne connais pas beaucoup de chrétiens qui aient l'équipement complet de nos jours.
Mais rares sont ceux qui savent qu'on est en guerre contre le diable et ses troupes... 
Rien d'étonnant, donc, à ce que ceux qui recherchent le salut soient peu nombreux.

mercredi 26 octobre 2016

Ah, ça, Dieu déteste l'injustice, aucun doute là-dessus, il le redit assez souvent.
Mais l'injustice, pour Lui, c'est par exemple de ne pas savoir pardonner,
quand Lui nous pardonne tout pour peu qu'on le lui demande.
C'est de ne pas savoir partager,
alors que Lui nous a tout donné, à commencer par notre vie, et par la sienne.
Ne crois pas que l'injustice soit "tuer ou voler". 
C'est aussi ne pas savoir faire du bien en retour de celui qu'on reçoit de Dieu.

mardi 25 octobre 2016

Il y a deux choses qui portent gravement préjudice aux couples :
remplacer les mots d'amour par de l'ironie, du sarcasme ou du silence,
et faire des reproches incessants à l'autre pour "l'améliorer". 
La tendresse et la bienveillance sont, indéniablement, bien plus bénéfiques.

lundi 24 octobre 2016

Saint Paul dit que les profiteurs sont de vrais idolâtres.
C'est vrai qu'au lieu de privilégier l'amour du prochain, donc le don de soi,
ils ne cherchent que le bénéfice qu'ils pourraient tirer de leur entourage. 
Ce n'est pas vraiment la route qui mène au paradis...

dimanche 23 octobre 2016

Comment s'articule le fait que Dieu soit à la foi juste et bon ?
N'est-il pas injuste qu'il pardonne quiconque lui demande pardon ?
Ça le serait, s'il n'appartenait pas au pécheur de réparer les conséquences de ses péchés.
Le pardon de Dieu nous permet d'entrer au paradis, c'est un fait.
Mais nul n'y entrera sans avoir d'abord réparé le mal qu'il a fait :
soit ici-bas, sur terre, directement ou par la pénitence quand il n'y a pas d'autre solution,
soit au purgatoire, si on a négligé ce devoir de justice pendant notre vie terrestre.
C'est pour cette raison que le pardon des péchés,
qu'on obtient quand on va demander pardon à Dieu dans la confession, n'est pas injuste,
et que ce n'est en aucun cas une licence pour pécher autant qu'on veut,
comme si le mal qu'on fait n'avait pas la moindre conséquence 
à cause de l'amour que Dieu nous porte et de sa facilité à nous pardonner.