persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 3 juillet 2017

Il y a des gens que je n'apprécie pas,
en particulier ceux qui travaillent activement à la destruction de l'Eglise,
qu'ils soient "ad intra" ou "ad extra".
Mais ce qui distingue un chrétien du reste du monde,
c'est le choix d'aimer ceux qui nous haïssent,
de vouloir le bien de ceux qui nous veulent du mal.
Il y a des gens que je n'apprécie pas.
Mais ça ne m'empêche pas d'avoir envers eux de la bienveillance,
en particulier d'offrir des messes pour qu'ils se convertissent
et qu'ils parviennent, eux aussi, 
à la vie éternelle et à la résurrection en présence de Dieu.

dimanche 2 juillet 2017

Nous vivons une époque où l'amitié est bien malmenée,
parce que tout est systématiquement soupçonné d'être sexuel.
Une amitié entre un homme et une femme ? De l'adultère.
Une amitié entre une personne plus âgée et une plus jeune ? Se faire entretenir.
Une amitié entre deux persones du même sexe ? De l'homosexualité.
Une amitié entre un adulte et un enfant ? Je n'ose même pas l'évoquer.
Et tout est à l'avenant, je ne vais pas plus loin parce que c'est de pire en pire.
L'hypothèse de la chasteté a disparu de notre quotidien, personne n'y croit plus
ou, pour être plus juste, le soupçon est toujours là en toile de fond,
qui ne demande qu'à être confirmé par un scandale ponctué d'un "je m'en doutais".
Du coup, puisque toute relation est nécessairement soupçonnée d'être sexuelle
et n'est plus considérée possible ni crédible autrement,
on vit à une époque d'immense solitude.
L'explosion de la libération des moeurs a, paradoxalement,
non pas rapproché les humains, comme on pouvait le penser,
mais nous fait tous vivre dans la défiance et le présomption de culpabilité. 
Le mauvais usage du libre arbitre conduit toujours à une perte de liberté, hélas.

samedi 1 juillet 2017

Je considère, en tant que prêtre, que ma fonction consiste principalement
à montrer à qui est intéressé le chemin qui mène à Dieu.
Le prêtre est un familier de Dieu, non pas son serviteur mais son ami,
et il connait cette route qui vient de Dieu et qui va à Lui,
parce qu'il dédie sa vie à la parcourir, comme un guide parcourt la montagne.
Seulement voilà, quand on n'est pas prêtre, on ne voit pas les choses de la même façon.
Pour beaucoup de paroissiens, le prêtre est la personne qui peut et doit
leur donner les sacrements et les bénédictions que Jésus a laissés à son Eglise.
Ils le voient comme le gardien de l'église, le distributeur des sacrements,
l'employé de Dieu et de son peuple, le serviteur de tous.
Cette différence de façon de voir explique bien des quiproquos.
Là où des chrétiens pensent faire plaisir au prêtre parce qu'ils vont à la messe,
parce qu'ils lui demandent des sacrements et des services divers,
le prêtre, lui, a soif de faire connaître à tous ce chemin sur lequel il est pélerin :
il voudrait que tous aiment Dieu et le recherchent avec passion,
et qu'on lui demande d'être le guide et le frère plutôt que le sherpa.
C'est pour ça que ceux qui nous demandent un sacrement isolé
au milieu de la vacuité spirituelle d'une vie que Dieu n'intéresse qu'en cas de besoin
peuvent facilement être surpris, voire choqués, de notre manque d'enthousiasme
et que nous, prêtres, avons si souvent l'impression de prêcher dans le désert
et de nous épuiser en vain, puisque ce que nous faisons ne contribue que rarement 
à faire grandir l'amour de Dieu et l'intérêt pour ses enseignements.

vendredi 30 juin 2017

Dieu possède toutes les qualités possibles et imaginables, bien sûr.
Mais ce n'est pas parce qu'on croit en Lui qu'on les acquiert spontanément.
Autrement dit, il est parfaitement possible d'être chrétien
sans avoir encore assimilé toutes les vertus
dont on imagine qu'elles devraient être les nôtres, 
et ça n'a rien de surprenant, si on y réfléchit un tant soit peu.

jeudi 29 juin 2017

Les gens qui sont toujours très exigeants avec les autres
prennent ça en général pour un signe de confiance et d'estime de soi :
ils ont une haute opinion d'eux-mêmes et de leurs besoins
et sont prêts à faire ce qu'il faut pour obtenir des autres ce qu'ils méritent.
En fait ça me semble plutôt être une attitude infantile et capricieuse :
les enfants aussi pensent que le monde doit se plier à leur volonté.
Si personne ne les éduque et ne leur apprend à accepter les frustrations,
ils penseront ça toute leur vie, mais c'est seulement parce qu'ils n'auront pas grandi,
et non, comme ils le pensent, parce qu'ils sont tout-puissants
et plus malins et méritants que les autres.
Après ils s'étonneront toute leur vie d'être combattus ou fuits
par tous ceux qui refuseront, tôt ou tard, de se plier à leurs caprices 
et ils prendront pour de la jalousie ce qui n'est que du mépris et du dégoût.

mercredi 28 juin 2017

Quelque chose à ne jamais dire à un curé
quand il ne peut pas faire quelque chose pour nous
(comme un mariage parce qu'on a déjà été marié(e) à l'église,
un baptême un jour où c'est déjà plein,
une messe "privée" pour un groupe pour qui la messe paroissiale n'est pas assez bien,
etc...)
c'est : "si c'est une question d'argent, on peut s'arranger..."
ou "je serai très généreux à la quête", bref ce genre de remarques.
C'est le meilleur moyen de mettre fin de façon soudaine et définitive à la conversation.
Si on faisait les choses pour de l'argent, 
alors il faudrait être complètement imbécile pour avoir accepté de devenir prêtre.

mardi 27 juin 2017

Ça doit être vrai, ce dicton selon lequel
"Dieu pardonne toujours, l'homme parfois, la nature jamais",
parce que plus on s'approche de Dieu, plus on pardonne facilement,
mais si on rejette Dieu pour ne faire confiance qu'à nos instincts animaux, 
alors on ne pardonnera jamais rien.

lundi 26 juin 2017

La religion chrétienne n'est pas la solution à tous les problèmes,
Dieu n'est pas un pansement destiné à nous sortir de tous nos ennuis,
un pompier dont l'unique intérêt serait de nous protéger dans notre vie.
Non, la religion est un chemin, souvent étroit et aride,
parfois pentu et caillouteux, parfois paisible et parfumé,
qui mène à Dieu ceux qui veulent l'aimer
et qui sont intéressés par la citoyenneté dans son royaume.
Dieu, quant à Lui, est venu en personne baliser ce chemin
et le parcourir, le premier, depuis nous jusqu'au paradis.
Maintenant c'est à chacun de décider s'il veut le suivre ou non,
si la résurrection et la vie éternelle en présence de Dieu l'intéresse ou non.
Ça sert à ça, la religion chrétienne, à savoir d'où on vient et où on va, 
et à ne pas être seul sur le chemin à condition d'accepter de se laisser guider.

dimanche 25 juin 2017

J'ai souvent remarqué en paroisse que les gens les plus exigeants 
sont systématiquement radins.

samedi 24 juin 2017

Il y a des environnements plus toxiques que d'autres
en matière de développement humain et de recherche du bonheur.
Ainsi, on comprend facilement que naître en temps de guerre
compliquera plus la vie que naître en temps de paix.
Eh bien, l'un des environnements les plus toxiques qui soient, 
c'est celui des esclaves de l'argent.

vendredi 23 juin 2017

Pour donner des conseils aux autres,
il faut avoir résolu dans sa propre vie un problème similaire au leur.
Il ne suffit pas de se dire qu'on aurait fait comme-ci ou comme-ça
si on avait été confronté à la même situation,
parce qu'il y a loin d'une théorie non éprouvée à la pratique,
et il faut être bien présomptueux pour penser qu'on a réponse à toutes les difficultés 
qui peuvent paver la route d'une vie qui n'est pas la sienne.

jeudi 22 juin 2017

J'ai toujours du mal à comprendre les gens qui n'agissent pas par conviction
mais seulement par intérêt ou opportunisme,
que ça soit pour le choix du travail qu'ils font ou dans leur vie personnelle. 
Autant dire que j'ai du mal à comprendre la majeure partie de l'humanité...

mercredi 21 juin 2017

La Foi est un don de Dieu, il la donne à qui Il veut,
ça ne dépend donc pas de nous que quelqu'un l'aie ou pas,
encore qu'on puisse toujours prier pour que Dieu la concède.
En revanche, l'environnement de la Foi,
dans lequel elle pourra naître et s'épanouir,
voilà qui dépend totalement des chrétiens qui l'ont déjà, 
et pas d'abord de Dieu.

mardi 20 juin 2017

Il est facile d'avoir de bonnes idées "pour les autres".
Il est plus compliqué de les mettre en pratique pour soi-même.

lundi 19 juin 2017

Ceux qui sont très généreux, que ce soit en argent, en temps, en services ou en écoute,
se retrouvent souvent seuls quand ils ont un problème.
C'est aussi souvent à eux d'appeler pour prendre des nouvelles de leurs "amis",
et tout le monde trouve ça normal.
Ceux qui n'ont pas cette générosité sont, par contre,
souvent bien considérés par tout le monde,
et on s'extasie quand ils daignent donner une bricole une fois tous les dix ans.
C'est totalement injuste, bien entendu, mais ça s'explique, je suppose,
par le fait que, dans ce monde, la bonté et la générosité
passent pour de la faiblesse et de la stupidité,
alors que l'égoïsme et la radinerie passent pour des vertus et de l'intelligence.
Mais ça, ça ne marchera que dans ce monde soumis au péché. 
Au paradis, les derniers seront les premiers.

dimanche 18 juin 2017

Les paroissiens confondent souvent leur prêtre et l'Eglise.
Pour eux, ce que le prêtre qu'ils connaissent fait, c'est l'Eglise qui le fait,
et si on fait quelque chose de travers, ils en veulent à l'Eglise universelle.
On ne peut pas tellement leur en tenir grief, parce que c'est une attitude universelle :
moi aussi j'identifie les paroisses à deux ou trois personnes qui en font partie,
en particulier celles qui sont les plus investies,
et si elles me déçoivent d'une manière ou d'une autre, 
j'ai tendance à penser que toute la paroisse est décevante, ce qui est bien sûr faux.

samedi 17 juin 2017

Les gens qui voient le diable partout, ça ne va pas.
D'abord parce que c'est faux,
pour beaucoup de maux il n'a pas besoin de s'en mêler,
on s'en sort très bien sans lui pour les générer,
et parce que c'est une façon un peu facile de se dédouaner de toute responsabilité.
Mais les gens qui ne le voient nulle part, voire qui professent qu'il n'existe pas,
ça ne va pas non plus, d'abord parce que c'est contraire à l'enseignement du Christ,
et parce que certains maux dépassent nos capacités humaines à nous détruire
et sont véritablement d'origine diabolique. 
Il ne faut pas le voir partout, il ne faut pas ne le voir nulle part.

vendredi 16 juin 2017

La racine du mal-être de beaucoup de prêtres
réside dans le fait qu'ils ne savent pas prendre de vacances.
Pire encore, certains s'en vantent, comme si c'était une gloire.
Seulement voilà, ils ne sont pas Dieu et ils ont des limites, comme tout le monde.
Et le jour où ils les dépassent, eux qui se croyaient indispensables
doivent être remplacés par leurs collègues "fainéants",
ceux qui ont su se reposer régulièrement pour tenir la distance,
ou pire encore ne sont pas remplacés parce qu'il n'y a personne de libre.
C'est bien gentil de vouloir sauver le monde à la force du poignet,
mais l'orgueil n'a jamais sauvé qui que ce soit, et à vouloir s'en nourrir, 
on perd des prêtres et des paroisses.

jeudi 15 juin 2017

Plus je suis prends de l'âge et plus je suis persuadé
que le christianisme ne peut, en aucun cas, être imposé à qui que ce soit.
La substantifique moëlle de l'enseignement du Christ est l'amour de Dieu et du prochain,
et comment aimer quand on y est forcé d'une manière ou d'une autre ?
L'amour ne peut être que librement consenti,
sans quoi il n'est plus qu'une coquille vide, que de l'hypocrisie.
Ainsi par exemple, vivre dans un pays dont les lois suivent la morale chrétienne,
c'est certes très confortable, mais ce n'est pas nécessairement parfait,
parce que tout le monde est obligé de s'y conformer, qu'ils soient d'accord avec ou pas,
et ça conduit plus souvent à une haine de la morale chrétienne et à un rejet de la religion
qu'à un amour spontané et sincère pour Dieu et pour son Eglise.
Notre royaume n'est pas de ce monde. 
Chercher à l'imposer à tous ici-bas est illusoire et contre-productif.

mercredi 14 juin 2017

Le rejet de ses propres péchés, fautes ou faiblesses, sur les autres,
remonte au péché originel :
c'est pas moi qu'a fait, c'est l'autre que tu as mis à mes côtés.
Autant dire que ce n'est pas vraiment une nouveauté.
Mais c'est étonnant, on a beau savoir que ça existe depuis toujours, 
ça reste choquant et désolant comme attitude.