persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mardi 18 septembre 2018

Peu importe quelle est ma vocation, elles se valent toutes.
Ce qui importe, c'est que je la vive avec amour, 
et que je travaille pour les autres avec le même soin 
que je le ferais en travaillant pour mon propre intérêt. 

lundi 17 septembre 2018

Si on n'est pas capables de vivre dans une union fraternelle sur cette terre
avec ceux qui, comme nous, ont reçu le baptême et suivent le chemin du Christ, 
alors qu'est-ce qui nous fait penser qu'on sera capables de vivre au ciel
ce dont on aura négligé l'importance pendant notre vie ici-bas ? 

dimanche 16 septembre 2018

Le contraste est saisissant, chez Pierre, entre ce qui lui vient de Dieu, et ce qui vient de lui.
Par inspiration divine, il sait que Jésus est le messie, le Fils de Dieu, 
et il est toujours le premier à le reconnaître au loin, et à lui faire confiance
au point de se risquer à marcher sur l'eau, pour peu que Jésus lui dise de le faire.
Par caractère, il est assez différent, pourtant. 
Il ne comprend pas que Jésus doive souffrir la passion, parce qu'il ne comprend pas 
la hauteur, la largeur et la profondeur de l'amour de Dieu,
au point de se faire traiter de satan par celui-ci. 
Puis il le reniera trois fois, malgré toute sa fougue et son enthousiasme.
Eh bien, ce contraste, on le retrouve chez tout le monde.
Portés par la grâce de Dieu, on est tous capables de choses admirables.
Laissés à nous-même, eh bien... disons que ça peut assez vite être décevant. 

samedi 15 septembre 2018

"Unifie mon coeur pour qu'il craigne ton nom", lit-on au psaume 85. 
On pourrait appeler ça mettre tous ses oeufs dans le même panier.
Plus notre confiance est dispersée entre nos capacités, notre compte en banque, 
notre travail, les assurances, telle ou telle superstition ou sur des personnes, etc etc..., 
moins on a besoin de Dieu, au point de finir par l'oublier.
Mais si toute notre confiance est en Dieu et en Dieu seul, 
alors Il prend toute sa place dans notre vie, ce qui fera grandir en nous
le respect et l'amour qui lui sont dûs. 

vendredi 14 septembre 2018

La croix du Christ, ce n'est pas juste un instrument de supplice infâmant, 
réservé aux non-romains pour bien rappeler la puissance impériale à tout un chacun. 
Non. C'est, en réalité, le rappel concret, on pourrait dire matériel, 
de l'amour de Dieu pour l'humanité. 
"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis", 
et Jésus a donné sa vie sur une croix, retrouvée en son temps par sainte Hélène. 
Il est plus que légitime d'en vénérer les reliques, 
symboles de l'Arbre de Vie de la Génèse, qui confère la vie éternelle ! 

jeudi 13 septembre 2018

"Aimer ses ennemis"... C'est la pierre d'achoppement qui a fait tomber bien des chrétiens, 
qui en a fait renoncer à suivre le Christ, qui en a scandalisé et mortifié un grand nombre.
Et pourtant, c'est ce qu'a fait le Christ, qui a prié pour ses bourreaux, 
et qui a donné sa vie pour nous alors que nous étions totalement éloignés de Dieu. 
Le disciple n'est pas au-dessus du maitre. 
Ce qu'il a fait Lui, nous ne pouvons pas en faire l'économie. 

mercredi 12 septembre 2018

Dans les Béatitudes, Jésus ne fait pas l'apologie du masochisme, 
comme s'il disait que pour être heureux, il faut en baver comme des malades.
Non, ce qu'il dit, c'est que les malheureux qui en bavent sur cette terre
ont des motifs de se réjouir, parce que Dieu ne les oubliera pas dans la vie éternelle, 
et qu'il mettra en premier ceux qui étaient considérés comme les derniers ici-bas. 
Au-delà de ce que nous voyons et imaginons, il les comblera de tous biens. 

mardi 11 septembre 2018

Je n'ai jamais compris ce besoin commun de se comparer les uns aux autres
dans tout ce qui fait la vie quotidienne. 
Si encore c'était pour se réjouir de la réussite des autres ! 
Mais non, c'est pour se trouver plus ou moins bien qu'eux, 
et ensuite les mépriser ou les jalouser en ayant l'impression que c'est mérité. 
Il faut faire attention à ça dans l'Eglise. 
Untel me semble plus ou moins saint, avoir plus ou moins réussi sa vie, 
être plus ou moins obéissant au Christ ou à l'Eglise, prier plus ou moins bien que moi ? 
Et alors ? 
Chacun son rythme, ses faiblesses et ses forces. On marche tous sur le même chemin, 
et ce n'est pas une compétition. 

lundi 10 septembre 2018

Il est dangereux de se mettre en couple avec quelqu'un 
que soit son coeur, soit son esprit n'approuve pas. 
Pour que ça ait une chance de marcher, il faut l'approbation des deux. 

dimanche 9 septembre 2018

Lutter frontalement contre ses propres péchés, c'est une guerre qu'on ne peut pas gagner : 
où tu arriveras à les éliminer à force de volonté pure (ce dont je doute mais sait-on jamais), 
et tu cours le risque bien réel de remplacer par de l'orgueil ce que tu auras vaincu ;
ou tu n'y arriveras pas du tout, 
et tu cours le risque bien réel de t'éloigner de la religion pour ne plus te sentir coupable. 
Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. 
Si tu veux progresser dans le combat spirituel, 
lutte pour te rapprocher de Dieu et le laisser faire le boulot à ta place. 
Lutte contre la paresse qui t'empêche d'aller à la messe ou de te confesser, 
lutte contre ces mille et une choses que tu as subitement à faire 
au moment même où tu avais décidé de prier ou d'aller à l'église, 
lutte contre toutes ces excuses qu'on s'invente pour ne pas s'approcher de Lui, 
contre cette répugnance habituelle qui nous saisit quand on veut passer du temps avec Dieu.
Ça c'est un combat qu'on peut gagner, et qui fait grandir l'humilité, non pas l'orgueil, 
parce qu'on reconnait fondamentalement que tout seul on ne peut rien faire, 
et qu'on a besoin de Dieu pour s'améliorer. 
Puis quand tu auras réussi à remplir ta vie de Dieu, continue comme ça, avec persévérance.
Patiemment. Sans faire les comptes toutes les cinq minutes pour voir s'il y a des résultats.
C'est Lui qui, de l'intérieur, sans aucun autre effort de ta part, fera le ménage, à son rythme.
C'est Lui, le Sauveur. Ce n'est pas toi. Laisse-toi sauver, 
au lieu de t'efforcer en vain d'être à toi-même ton propre messie. 

samedi 8 septembre 2018

J'en ai connu, des chrétiens qui confondaient sainteté et sinistrose ! 
Pour qui le fait d'être coincé, exigeant, dur, facile à scandaliser, sérieux ou intransigeant
est un signe d'excellence et donc de ce qu'ils imaginent être la sainteté.
Résultat des courses, ils sont pénibles avec tout le monde, ne se détendent jamais, 
ne rient que quand ils se brûlent, parce qu'ils ont remplacé l'amour par la souffrance.
Mais tu sais quoi ? La sainteté, c'est aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même.
Ça n'a rien à voir avec le masochisme, pas plus d'ailleurs qu'avec le sadisme.
Ce n'est pas une question d'exigence envers les autres ou de perfection dans l'insensibilité.
Dieu seul est saint. Or Il est doux et humble de coeur, compatissant, généreux et prompt à pardonner.
L'imiter est bien suffisant. Pas besoin d'en rajouter.

vendredi 7 septembre 2018

Tiens, j'ai entendu un truc intéressant dans un film coréen : 
"en politique, oui veut dire peut-être, 
peut-être veut dire non. 
Quant à celui qui ose dire non, 
il n'aurait pas dû faire de politique."
Pas faux. 
Et tellement opposé au 
"que ton oui soit oui, que ton non soit non" de saint Paul ! 

jeudi 6 septembre 2018

Seul celui qui vient de Dieu peut nous mener à Dieu.
Tu veux être sauvé ? 
Alors accroche-toi au Christ. 
Écoute sa parole.
Imite sa façon d'agir.
Mets en pratique ses enseignements.
Le voilà, le chemin sûr et éprouvé qui mène à Dieu.

mercredi 5 septembre 2018

Jésus n'a que faire du témoignage des possédés. 
Ils savent qu'il est le messie, le Fils de Dieu ? 
Oui, ils le savent, et ils tremblent.
S'il ne veut pas de leur témoignage, 
c'est parce que le démon a l'habitude de mêler le vrai au faux, 
afin qu'on ne puisse plus discerner l'un de l'autre, 
et qu'il puisse semer discrètement les germes du doute, de la discorde et de la rebellion. 
C'est le prince du mensonge, menteur dès l'origine. 
À cause de ça, Jésus n'a que faire de ce que dit le diable, quelle qu'en soit la teneur.
On serait bien inspirés de l'imiter au lieu de chercher des réponses
auprès des shamans, marabouts, voyants et autres médiums, 
dont on ne sait pas qui les inspire, au nom de qui ils parlent, 
ni si ce qu'ils disent n'est pas un subtil entremêlement de vrai et de mensonges éhontés.

mardi 4 septembre 2018

Tu veux connaître les mystères insondables de ce qui se passe dans la tête de Dieu ? 
Alors lis ce qu'a fait et enseigné Jésus Christ. 
Il est la Parole de Dieu, et il connait son Esprit mieux que personne. 

lundi 3 septembre 2018

Oh, dans l'Evangile d'aujourd'hui, Jésus appuie là où ça fait mal... Déjà le livre d'Isaïe enseigne que le prophète a été envoyé pour les pauvres, les captifs, les aveugles et les opprimés. Très bien, mais qu'en est-il des gens qui sont fidèles à Dieu, qui le servent, qui recherchent sa faveur ? Non, rien, pas de trace. Ensuite Jésus en remet une couche : Élie n'a pas aidé les veuves d'Israël, mais une païenne, une étrangère. Élisée n'a guéri personne de la lèpre en Israël, mais un étranger, presque un ennemi. Cette fois, c'en est trop : l'assemblée, qui était d'abord charmée par ses enseignements, est à présent scandalisée, et cherche à se débarasser de lui en le jetant dans un précipice, rien de moins. Ses paroles valaient-elles une tentative de meurtre ?
Pour comprendre, il faut se remettre dans le contexte. À l'époque de Jésus, il y a des gens qui, en leur temps, ont essayé de faire la volonté de Dieu : ce sont les pharisiens, les scribes, les grands prêtres, etc... Mais ça, c'était avant. Ils se sont fatigués de leurs efforts qui ne les conduisaient nulle part, de cette sainteté qui n'arrivait pas, et surtout de ne pas recevoir de Dieu les fruits de leurs efforts, par des bénédictions simples à comprendre comme la richesse, le pouvoir, la santé, la gloire, la réussite, etc etc... Du coup, déçus par le peu de réponse de Dieu, ils ont pris ce qu'Il ne leur donnait pas : pouvoir, richesse et gloire. Ils ont privatisé la religion de leurs pères à leur bénéfice, ils ont substitué leurs actions à celles de Dieu, jusqu'à se prendre pour Lui...
Jésus est venu sur terre pour remettre les choses à leur place : Dieu seul est Saint, nous dit-il. Il n'a que faire des sacrifices ou des actes extérieurs de religiosité, mais il demande un coeur contrit, un esprit humilié, de la justice, de la bienveillance et de la paix. Il n'est pas venu pour les bien-portants ni pour les riches, mais pour les pauvres et les pécheurs qui mettent leur espérance en Dieu et non en leurs propres forces ou leurs qualités personnelles. Il nous rappelle que le salut ne consiste pas à faire du commerce avec Dieu (je te donne une prière, tu me donnes telle ou telle chose...) mais à aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, gratuitement. Il nous apprend le sens du seul sacrifice qui plait à Dieu : être capable de donner sa vie pour ceux qu'on aime. 
Ce n'est une Bonne Nouvelle que pour ceux qui aiment Dieu pour lui-même, et non pour les bénéfices qu'ils en attendent.
C'est donc une Bonne Nouvelle pour nous tous, mh... ?

dimanche 2 septembre 2018

N'ajoute pas d'exigences là où l'Eglise n'en demande pas : 
ça ne sert à rien d'être plus papiste que le Pape. 
Mais ne retranche rien non plus à ce qu'elle enseigne : 
il n'est pas raisonnable de faire cavalier seul dans la recherche de la Vérité. 

samedi 1 septembre 2018

Dieu aime bien ceux que le monde n'aime pas. 
Ne t'avise donc pas de détester qui que ce soit,
même pour faire comme tout le monde ou pour faire plaisir à ton entourage : 
ça serait idiot de te retrouver en guerre contre Dieu juste pour te faire bien voir du monde. 

vendredi 31 août 2018

Aimer, ça va au-delà du raisonnable, ça le dépasse infiniment.
Par exemple, si l'amour n'accompagne pas la raison, 
alors il est impossible de connaître quelqu'un à fond, 
parce que seul l'amour peut sonder jusqu'au fond de l'être. 
Et là où la raison sera découragée, dégoutée ou dépassée, 
l'amour trouvera toujours un passage et une solution. 
Ne suis pas que ta raison, si tu veux aimer. 
La raison peut t'emmener jusqu'à la porte de l'amour, mais elle est incapable de l'ouvrir seule.

jeudi 30 août 2018

L'idée de ce que c'est qu'aimer, et aimer quelqu'un pour de vrai, 
ce sont deux choses différentes.
Eh bien c'est pareil avec l'amour de Dieu. 
Qu'on se l'imagine, qu'on sache qu'il faut l'aimer, d'accord.
Mais l'aimer pour de vrai, autant de coeur qu'en actes, c'est tout autre chose.