persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 6 mai 2019

Je pense que ceux qui ont un esprit conservateur, réactionnaire, passéiste, etc...,
qui se complaisent dans les délices d'un passé largement fantasmé, souvent historiquement faux
(il n'y a jamais vraiment eu d'âge d'or de quoi que ce soit, 
et certainement pas de l'Église, par exemple), 
recherchent souvent, en réalité, l'époque de leur vie où tout allait de soi, 
l'époque d'avant les responsabilités et la culpabilité, d'avant le péché et la dégradation du temps. 
Peut-être projettent-ils dans le "c'était mieux avant" le mal-être d'une vie 
qui ne leur a pas apporté ce qu'ils en attendaient, ou dont ils ont perdu la maitrise ?
Qu'ils cherchent alors à vivre dans un passé imaginaire qui les rassure, bon, pourquoi pas, 
chacun fait ce qu'il veut, ou plutôt ce qu'il peut, avec sa vie.
Le problème, c'est quand ils prétendent imposer leur choix à tout le monde, 
pour que l'illusion de ne pas être dépassés par le monde soit plus crédible...

dimanche 5 mai 2019

Sans amour de Dieu par-dessus tout, pas de vie chrétienne possible. 
Parce que si on n'aime pas Dieu par-dessus tout, où trouver les forces
de donner sa vie pour ceux qu'on aime, et comment aimer tout le monde ? 
Ce qui nous est impossible est possible à Dieu. 
Et à ceux qui l'aiment. 

samedi 4 mai 2019

Quand on est prêtre, il est facile de tomber dans le paternalisme : 
croire que c'est à nous de tout faire, de sauver tout le monde, de répondre à toute détresse. 
Quelle est la seule chose qu'un non-prêtre ne peux pas faire ? Célébrer les sacrements. 
Quelle est, donc, la tâche la plus importante qui incombe aux prêtres ? Célébrer les sacrements.
Pour tout le reste, et en particulier pour l'exercice exhaustif de la charité, 
il y a toute la communauté chrétienne, et ce n'est pas à nous de tout porter, 
surtout si c'est aux dépends de l'exercice spécifique au sacerdoce. 

vendredi 3 mai 2019

Depuis la résurrection du Christ, on sait que la mort n'est plus définitive.
Si tu as quelque grief contre qui que ce soit, ou quelqu'un contre toi, 
efforce-toi de le résoudre ici-bas, cherche la réconciliation. La mort ne résoud rien, 
et c'est tant qu'on est en chemin qu'il faut se mettre d'accord entre nous. 

jeudi 2 mai 2019

Parce que le christianisme est une religion, beaucoup de monde considère
que c'est juste une histoire de croyance, quelque chose d'abstrait, une aberration intellectuelle
réservée aux crédules, aux ignorants et aux débiles mentaux.
Mais la résurrection du Christ est tout sauf une perturbation mentale : 
c'est un évènement historique, confirmé par de très nombreux témoins
qui ont préféré mourir que de cesser d'en parler, parce qu'ayant vu Jésus ressuscité, 
ils ne craignaient plus la mort, et préféraient obéir à Dieu qui ressuscite 
plutôt qu'aux hommes qui tuent. 
Après, on est libre d'accepter ou de rejeter la réalité du sacrifice de tous ces martyrs, 
de suivre le témoignage des apôtres et de tant de chrétiens, qu'ils ont payé de leur vie,
ou l'exaspération de ceux qui la leur ont prise pour faire cesser la diffusion de la Bonne Nouvelle. 
Mais ça n'enlève rien à l'authenticité de l'évènement de la résurrection de Jésus Christ.

mercredi 1 mai 2019

Il y a deux attitudes que je crains comme la peste : 
faire les choses pour être félicité, par soif de reconnaissance ou de gloire ; 
et être susceptible au point de faire une montagne de la moindre poussière
en croyant que le monde tourne autour de soi 
et que personne n'a rien de mieux à faire que de nous critiquer ou de nous juger. 

mardi 30 avril 2019

J'ai appris ce qu'était le service en servant la messe, de 15 à 21 ans. 
Être toujours prêt à tout, le plus invisible possible, les yeux fixés sur le prêtre
pour l'assister quel que soit le besoin, en s'oubliant soi-même totalement, quel bonheur ! 
Être tout donné pour quelqu'un d'autre que soi, sans se préoccuper de son nombril, 
sans recherche de reconnaissance ou de briller ou d'être remercié ni même vu, 
c'est véritablement quelque chose que j'ai trouvé merveilleux.
La chose qui m'a le plus coûté en devenant prêtre c'est de perdre cette place.

lundi 29 avril 2019

L'amour de Dieu pour nous est dingue. 
Par amour, il s'est fait homme, et il est mort pour nous, puis ressuscité, bon. 
Mais l'histoire ne s'arrête pas là !
Par amour, le Fils reste lié à l'humanité par son corps pour l'éternité ! 
Il ne nous a pas juste sauvés, il est réellement devenu l'un de nous ! 
Alors si ça, c'est pas dingue, je ne sais pas ce qui le sera. 

dimanche 28 avril 2019

Ce n'est pas quand on est dans la chaleur de l'émotion qu'il est difficile d'aimer, 
c'est quand l'émotion est partie. 
Et c'est là que l'on sait si on aime vraiment l'autre, 
ou si on aimait juste ressentir une émotion. 

samedi 27 avril 2019

Beaucoup de gens ne vont pas à la messe le dimanche 
"parce qu'ils n'en ont pas besoin". 
Et le besoin qu'a la communauté chrétienne de les voir, 
qu'en font-ils ? 

vendredi 26 avril 2019

Une église qui s'écroule, ça fait mal au ventre. 
Une fois.
Mais une église quasi vide quand on y célèbre la messe, 
ça fait mal au coeur tous les jours. 

jeudi 25 avril 2019

Ah, si nous prenions notre baptême au sérieux, 
si nous aimions vraiment Dieu plus que tout... 
Comme notre vie serait différente ! 
Comme le monde serait différent ! 
Hélas, pauvre de nous, nous sommes bien loin du compte... 

mercredi 24 avril 2019

Le mystère de Pâques, ce n'est pas la Trinité qui a tiré aux dés qui devait s'y coller, 
c'est tombé sur le Fils et il a dû y aller en marmonant et en trainant les pieds... 
Non, c'est Dieu qui, de tout son être, nous aime jusqu'à se perdre en nous
comme le Père se perd dans le Fils et le Fils dans le Père de toute éternité. 
C'est Dieu qui veut nous inclure en Lui, pour l'éternité, 
si nous voulons bien de son amour. 

mardi 23 avril 2019

Par sa mort et sa résurrection, Jésus a démontré que ça valait la peine d'aimer, 
de donner notre vie les uns pour les autres. 
Eh bien, il ne nous reste plus qu'à en tenir compte dans la nôtre, désormais, 
pour que sa mort et sa résurrection ne soient pas vaines. 

lundi 22 avril 2019

Tiens, en parlant de baptême... j'ai de plus en plus de gens qui, quand ils le demandent, ajoutent : 
"mais vous savez hein, il ou elle sera aussi baptisé(e) à la mairie", 
comme si ça devait me remplir d'allégresse... 
S'il y a bien un sacrement qui, singé par la république, n'a plus le moindre sens, c'est le baptême. 
Déjà qu'elle a totalement dévirtualisé le mariage, il fallait aussi qu'elle vide le baptême de son sens...
Baptême, ça veut dire "plongé dans". Ok. 
Être plongé dans la mort et la résurrection du Christ, en signe de notre résurrection future, 
ça a un sens, d'autant qu'il s'agit d'un commandement directement donné par Jésus lui-même. 
Mais être plongé, sans eau, bien sûr, dans... dans quoi, au fait ? à la mairie, 
non, vraiment, ça n'a ni queue ni tête, 
et en tout cas strictement aucun rapport avec le baptême chrétien. 

dimanche 21 avril 2019

Depuis plusieurs années, j'ai toujours des baptêmes d'adulte pour Pâques. 
J'aime bien que les adultes soient baptisés à Pâques, comme aux premiers siècles. 
Le baptême, c'est la plongée dans la mort et la résurrection du Christ. 
Aucun jour ne peut l'exprimer plus pleinement que ce jour-là. 

samedi 20 avril 2019

Le samedi saint, seul jour "aliturgique" de l'année. 
Un jour sans messe et sans autre sacrement que celui de la réconciliation... 
Mais comme on n'y tient plus, dès que tombe le soir on s'y remet, 
parce qu'un jour sans Dieu, c'est un jour qui n'a pas de sens. Littéralement.

vendredi 19 avril 2019

Le vendredi saint est pour nous l'occasion d'accompagner le Christ au calvaire. 
La liturgie, c'est ça : se rendre présent, au-delà de l'espace et du temps, 
à tout ce qui concerne Dieu, qu'il s'agisse du Père, du Fils ou du Saint-Esprit. 
Quelle occasion fantastique d'être aux côtés de Jésus quand il a le plus besoin d'amour ! 

jeudi 18 avril 2019

J'ai été très surpris au séminaire, quand j'ai découvert
que le jeudi saint était la fête du sacerdoce, 
parce que c'est la fête de l'institution de l'eucharistie. 
Avant, c'était pour moi un jour triste, comme tout le triduum pascal. 
Et tout d'un coup ça devenait une fête en même temps. 
Ça résume bien l'action du Christ, en même temps : 
c'est par le sacrifice de sa vie, 
évènement le plus triste de l'histoire de l'humanité, 
qu'il a rouvert les portes du paradis, 
évènement le plus extraordinairement joyeux de l'histoire de l'humanité.

mercredi 17 avril 2019

Je ne pense pas qu'Isaïe avait conscience de prophétiser de façon si graphique
sur ce qui arriverait au Messie de Dieu.
Jésus savait parfaitement ce qui l'attendait, et il ne s'est pas dérobé. 
Puissions-nous, nous aussi, ne pas fuir devant les sacrifices qu'implique l'amour véritable !