persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mardi 16 novembre 2021

"Jésus" signifie "Dieu sauve". 

Dieu sauve, oui. Encore faut-il se laisser sauver par lui, 

parce que s'il est de son ressort de nous proposer le salut, 

il est du nôtre d'accepter de le recevoir 

en mettant en pratique les enseignements qu'il nous a donnés.

lundi 15 novembre 2021

C'est surprenant de constater que les gens qui parlent le plus de tolérance et d'ouverture d'esprit

sont ceux qui en ont le moins envers ceux qui ne pensent pas comme eux. 

dimanche 14 novembre 2021

Est-ce qu'aujourd'hui, j'ai cherché à aimer Dieu par-dessus tout et mon prochain comme moi-même ?

C'est la seule chose importante, vraiment.

Tout le reste, c'est bien gentil, mais c'est du remplissage. 

samedi 13 novembre 2021

Oh, comme c'est tentant de toujours rejeter nos fautes sur les autres ! 

"On m'a tenté", "on m'a obligé", "on m'a poussé à faire ci ou ça"... 

On a été faible, lâche ou influençable, c'est ça la vérité, 

et se la cacher n'est pas une bonne méthode pour faire mieux la prochaine fois. 

vendredi 12 novembre 2021

Ce n'est pas parce que quelque chose est légal que c'est moral, et vice versa. 

Et si, ici-bas, c'est aux hommes qu'il faut rendre compte de nos actes selon leurs lois, 

tôt ou tard, ça sera à Dieu, selon les siennes. 

jeudi 11 novembre 2021

Si par malheur nous étions condamnés pour l'éternité, ça ne serait pas parce que Dieu nous déteste, 

ou qu'il se venge de nous, ou nous en veut pour quelque raison que ce soit. 

Pour aller en enfer, il faut l'avoir choisi, pas nécéssairement intellectuellement parlant, 

mais par la façon de vivre qui aura été la nôtre. 

Il faut avoir rejeté Dieu, c'est à dire l'amour, volontairement, en toute connaissance de cause.

Dieu ne fait que tenir compte de notre choix : si nous le haïssons, 

il ne va pas nous imposer sa présence pour l'éternité. 

Mais la haine est du côté du damné, et non pas de Dieu. 

mercredi 10 novembre 2021

La mort n'est pas une punition divine mais une conséquence du péché, 

ce qui n'est pas du tout la même chose. 

mardi 9 novembre 2021

Voici l'explication de la parabole de l'intendant indélicat (Lc 16, 1-8).

Le maître, c'est Dieu. L'intendant, c'est nous. Les biens du maître qui sont dilapidés, ce sont les qualités que Dieu nous a données, et dont nous ne se servons que pour nous-même et non pour les mettre au service du bien de tous. C'est ça, le détournement de fonds. Le maître décide donc de se séparer de l'intendant qui dilapide ses biens, comme Jésus décide de faire se déssécher le figuier qui n'a pas produit de fruit en son temps. Mais alors, l'intendant, se reprenant, met enfin ses talents au service de son prochain, avec le raisonnement suivant : je vais leur rendre service, comme ça, le jour où je serai dans le besoin, ils vont me renvoyer l'ascenseur. Et c'est exactement ce que Dieu attend de nous : que nous mettions nos capacités au service les uns des autres, afin de n'avoir entre nous d'autres dettes que celle de l'amour mutuel (Rm 13,8). C'est pour cette raison que Jésus loue l'attitude de l'intendant : il met sa compétence au service de son prochain, et non plus pour se remplir les poches. Voilà ce qu'il attend de chacun de nous. Les dons divers qu'il nous a confiés ne sont pas destinés à un usage personnel et égoïste, mais ils permettent à tous de compléter ce qui nous manque à chacun. C'est cette solidarité mutuelle qui accomplit parfaitement le plan de Dieu, chacun donnant un peu de sa vie, qu'il s'agisse de ses capacités ou de ses biens matériels, au service de son prochain. 

lundi 8 novembre 2021

Avoir tout ce qu'il nous faut avant même d'en avoir éprouvé le besoin, 

c'est une excellente façon de tuer le désir.

Or il n'y a rien de plus mortifère que de ne plus éprouver le moindre désir pour rien : 

quel ennui !!!

dimanche 7 novembre 2021

Plus on est pauvre, plus il est facile de comprendre les Évangiles et les Actes des Apôtres, 

parce qu'alors on n'a pas besoin d'homélies et d'explications, 

ça correspond parfois très exactement à ce que l'on est soi-même en train de vivre

et aux aspirations et attentes qui sont notre pain quotidien.

samedi 6 novembre 2021

Photo du paradis, prise 10mn avant une messe de semaine  
 

vendredi 5 novembre 2021

La résurrection et la vie éternelle, ça a l'air trop beau pour être vrai.

Mais qu'est-ce qui est trop beau pour être vrai avec Dieu ? 

Il a créé l'univers à partir de rien, et en maintient l'existence depuis lors.

Alors nous ressusciter et nous donner l'éternité dans son royaume, franchement, 

ça ne doit pas être bien compliqué pour lui. 

jeudi 4 novembre 2021

Je l'ai déjà dit mais je le répète : la peur est l'une des armes favorites du diable.

Se laisser diriger par elle est une excellente façon de s'éloigner de Dieu.

La colère aussi est dangereuse. Elle peut parfois être sainte (mais n'est pas le Christ qui veut), 

mais il y a plus de chances qu'elle soit peccamineuse que rien d'autre la plupart du temps.

mercredi 3 novembre 2021

            Aujourd'hui nous fêtons saint Martin de Porrès, qui est certainement peu connu en France, mais très connu au Pérou. Fils d'un caballero espagnol et d'une esclave noire, bien que reconnu par son père, il sera toute sa vie considéré comme un citoyen de seconde zone, autant par l'étrangeté de ses origines que par sa couleur de peau. Confirmé par celui qui deviendra saint Toribio de Mogrovejo, le premier archevêque de Lima, il est, à douze ans, apprenti coiffeur et assistant dentiste. Il fait la connaissance d'un père Dominicain, qui l'invite à venir au monastère, parce qu'il a déjà une réputation de sainteté par la droiteur de sa vie. Il ne peut cependant pas devenir frère, à cause de la couleur de sa peau, selon la coutume de l'époque. Peu importe : il sera un "donné". Il n'a pas accès au choeur en tant qu'acteur de la liturgie mais il peut cependant vivre au monastère et y rendre des services. Deux ans plus tard, son père vient lui rendre visite et, après avoir parlé avec le provincial, il est convenu que Martin devienne frère coopérateur. Ça reste une sous-catégorie, mais il est admis cependant à faire sa profession religieuse, ce qui n'est pas rien. Devenu le portier de la maison, il est connu pour sa charité sans borne : il sert tout le monde, qu'il s'agisse de soldats espagnols, d'esclaves ou d'indiens, personne n'est banni de sa générosité, personne n'est jugé, tous sont traités avec la même bienveillance. Il héberge même les chats, les chiens et jusqu'aux souris, qu'il protège des appétits des félins. D'autre part, il a des dons pour soigner les malades, et il exerce ses talents tant envers ses frères dominicains que dans la rue. Il ne faudrait pas croire cependant qu'on lui en rend grâce : la plupart du temps, c'est sous les insultes, les moqueries et les humiliations qu'il rend service. De plus, la jalousie provoquée par sa renommée de sainteté lui cause souvent du tort. Mais lui, heureux d'aimer, ne s'offusque pas, ne se défend pas, ne se décourage jamais. Son supérieur finit par lui imposer de venir demander l'autorisation avant de faire des miracles, tant sa réputation fait de l'ombre aux autres frères, et Martin, toujours docile, ne manque pas de lui obéir. Quand il va faire les courses pour le monastère, il n'est pas rare qu'il distribue, sur le chemin du retour, tout ce qu'il avait acheté aux pauvres. On comprend bien qu'il devenait compliqué de lui confier même les tâches les plus simples, car toutes étaient soumises à l'impératif de la charité, et devenaient secondaire dès qu'on lui demandait quelque service que ce soit. Sentant sa mort venir, il demanda un jour aux frères de chanter le Credo, et il remit son âme à Dieu au cours de cette prière. 

            Saint Martin de Porrès forme, avec saint Toribio de Mogrovejo et sainte Rose de Lima, ce qu'on pourrait appeler la "trinité" des saints du Pérou. Ils ont tous vécu à la même époque, au début du 17ème siècle, passant leur vie à faire connaître, dans ce pays nouveau, la joie qu'il y a à servir Dieu et à être disciple du Christ. Par des miracles, une vie chaste et droite, de grands sacrifices et beaucoup de souffrances supportées avec patience et bonne humeur, ils ont répandu l'Évangile et la bonne nouvelle du salut dans tout le pays, au point que même les autorités Incas de l'époque demandaient le baptême comme une grâce qui leur serait faite. L'histoire de l'évangélisation de ce pays est bien différente de la "légende noire" inventée beaucoup plus tard. Elle se fonde sur des saints qui ont su, par leur humilité, leur amour de Dieu et des pauvres, et leur générosité sans limite, non pas imposer une religion nouvelle par la force à une population réticente, mais évangéliser avec amour et don de soi, donnant envie à tout un peuple de marcher, à leur suite, dans leurs pas du Christ. 

mardi 2 novembre 2021

C'est curieux cette tendance à canoniser systématiquement les gens lors de leurs obsèques.

S'il suffisait d'être mort pour être saint, l'Église n'aurait pas institué les deux fêtes distinctes

que sont la Toussaint et le jour des morts. 

lundi 1 novembre 2021

Autant l'amour que l'ont prétend porter à Dieu est validé par l'amour du prochain, 

autant l'amour du prochain ne nous dispense pas de l'amour de Dieu 

à travers le culte d'adoration et de prière que l'on est censés lui rendre. 

dimanche 31 octobre 2021

Les institutions diocésaines ne mènent plus à grand-chose aujourd'hui, 

et on a souvent l'impression, vu des paroisses, qu'elles ne servent qu'à se maintenir elles-mêmes, 

créant des illusions d'activité dans le seul but de justifier leur existence. 

Par contre, ce qui fonctionne toujours et qui porte des fruits invisibles mais splendides, 

c'est la rencontre personnelle, sur le terrain, avec toute personne qui cherche Dieu.

Le monde actuel n'a que faire de structures rigides qui viennent d'en haut, 

mais il a soif de rencontres humaines simples, bienveillantes et ouvertes à tous. 

samedi 30 octobre 2021

En 1949, Holzner écrit : 

(les chrétiens du Ier siècle) devaient porter sur un plan spirituel l'idée fondamentale de la civilisation antique : "être citoyen", et devenir les membres du corps du Christ, les citoyens de la cité céleste, sans constituer pour autant un État dans l'État. Le chemin se trouvera aplani devant l'Eglise, lors de la chute du monde antique. l'Église devra alors créer, grâce à l'esprit chrétien, de nouvelles institutions sociales, dont les peuples jeunes se feront les protagonistes. Aujourd'hui ce temps semble définitivement révolu. Il n'existe plus de société chrétienne, d'État chrétien au sens de celui du Moyen Âge. Pour cette raison il nous faut, aujourd'hui plus que jamais, nous souvenir de nos forces essentielles. Une Église qui voudrait travailler de nos jours avec les méthodes anciennes, qui voudrait en appeler à des privilèges périmés, conditionnés par le temps, deviendrait un corps étranger. Placé dans une situation analogue, Paul nous dit : "cherchez ce qui est en haut !". (J. Holzner, Paul de Tarse, ed. 1950, p.533). 

Comme quoi la situation actuelle n'est pas nouvelle, elle se voyait venir depuis bien longtemps, 

et un état d'esprit de reconquête chrétienne du monde, de retour au passé, 

ne mènerait à rien d'autre qu'à faire devenir le christianisme 

définitivement obsolète aux yeux du monde. 

Il est temps, au contraire, de tourner les yeux vers le Royaume de Dieu à venir, 

et de laisser derrière nous 

"le christianisme de ceux qui pensent humainement, des adeptes d'un christianisme embourgeoisé, mondain, qui s'installent confortablement ici-bas, et font de la politique avec les mêmes moyens et les mêmes armes que les enfants de ce monde"(ibid). 

vendredi 29 octobre 2021

Il ne faut jamais oublier que le mal que l'on fait aux autres, 

on se le fait aussi à soi-même en même temps. 

Le péché est une épée à deux tranchants, 

et on ne peut pas l'utiliser contre quelqu'un d'autre sans se couper soi-même. 

jeudi 28 octobre 2021

Tu crois que c'est difficile d'être ennemi de Dieu, et que ça ne te concerne pas ?

Tsk tsk. Rien n'est plus simple, pourtant. 

Il suffit de haÏr quelqu'un, quelle que soit la raison invoquée. 

Ça te semble si difficile que ça ? Es-tu certain que ça ne te soit jamais arrivé ?