Même si on avait une grand-mère qui nous emmenait à l'église et qu'on est "très croyant",
tant qu'on n'est pas baptisé, on n'est pas chrétien.
On devient chrétien par le baptême, pas par la génétique ni par la pensée.
Le racisme, ce n'est pas un blanc qui déteste un noir ou un local qui déteste un étranger.
C'est quand on associe spontanément une ethnie, une couleur de peau ou une nationalité
avec des stéréotypes et des préjugés méprisants, et qu'on se croit spontanément supérieur.
Quand on fait de la discrimination "positive", on ajoute à tout ça le paternalisme,
en croyant lutter contre le racisme alors qu'on l'inscrit dans des pratiques politiquement correctes,
parce qu'on pense qu'ils ne sont pas capables, sans notre intervention, de s'en tirer tout seuls,
un peu comme si c'étaient des demeurés, des handicapés ou des enfants.
L'antiracisme, c'est de traiter tout le monde exactement de la même façon,
en faisant abstraction de tout préjugé et de tout stéréotype,
voire, si on est chrétien, en aimant à priori toute personne qui croise notre route
sans s'arrêter à son origine ni à son aspect.
Quelle prière faire à Dieu quand quelqu'un qu'on aime meurt ?
"Ouvre-lui les portes du paradis" ? Mais elle sont ouvertes à tous ceux qui veulent bien y entrer.
"Pardonne-lui ses fautes" ? Mais son pardon est acquis à toute personne qui le lui demande.
"Donne-lui la résurrection" ? Mais il la donnera à tous, de toutes façons, parce qu'il l'a déjà décidé.
"Je te rends grâce, Seigneur, parce que je sais que tu vas bien en prendre soin,
que tu l'aimes plus que n'importe qui ne peut l'aimer
et que tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour le recevoir dans ton royaume" ?
Ça, ou quelque chose d'approchant, ça me semble assez adéquat.
Et si on veut vraiment supplier quelqu'un,
alors c'est le défunt qu'il faut supplier d'accepter le salut qui vient de Dieu.
J'ai parfois vu des prêtres prêcher avec une violence effrayante.
Jésus s'est parfois énervé, c'est vrai, mais jamais avec ses disciples !
Les gens qui viennent à la messe n'y viennent pas pour se faire engueuler.
On ne peut pas expliquer aux gens qu'il faut aimer Dieu et son prochain
à coups de pieds dans le derrière.
J'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de gens adeptes de la pensée magique :
"si je pense que quelque chose est vrai, alors ça devient une vérité".
Le problème, c'est que la vérité n'a que faire de nos pensées.
Quand on vit dans la bulle d'un monde imaginaire qu'on a inventé soi-même,
tôt ou tard on va se retrouver confronté au réel, et plus la bulle est importante,
plus le retour à la réalité va faire mal.
Quand quelqu'un regrette sincèrement le mal qu'il a commis,
et qu'il fait tout ce qui est en son pouvoir pour le réparer du mieux qu'il peut,
qu'il demande pardon avec humilité et qu'il s'engage à mieux agir dorénavant,
alors, quelle que soit l'offense commise, elle n'est pas si difficile que ça à pardonner.
C'est cette attitude que Dieu attend du pécheur, et quand on l'a,
il n'y a rien qui puisse l'empêcher de nous pardonner de bon coeur.
On ne peut pas remplacer l'indigence d'une vie spirituelle négligée
par un attachement affectif à une personne ou des écrits mystiques.
Qu'est-ce que j'appelle la vie spirituelle ?
Aller à la messe au minimum le dimanche, ou quand c'est possible, tous les jours.
Recevoir fréquemment le sacrement de réconciliation, au minimum une fois par mois.
Être suivi par un accompagnateur spirituel régulièrement,
si possible un prêtre avec un bon niveau de connaissance théologique.
Une fois qu'on a tout ça, qui est la base de la vie spirituelle, alors oui, éventuellement,
on peut s'attacher à des mystiques et à leurs enseignements.
Quand bien même de la nourriture tomberait du ciel pour nous rassasier,
encore faudrait-il se pencher pour la ramasser puis ouvrir la bouche pour la manger.
Le pardon de Dieu ne cesse de couler sur l'humanité,
mais encore faut-il, pour en profiter, le recevoir dans le sacrement par lequel il nous est donné.